Paris ePrix : impressions du bord de piste

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::pouce:: Paris ePrix : impressions du bord de piste

Message par Modena49 le Lun 25 Avr - 11:17:43

Paris ePrix : impressions du bord de piste
Par Ziv Knoll
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On était curieux de voir ces monoplaces électriques en action. A la télévision, force est de reconnaître que le show est spectaculaire, avec des caméras embarquées très basses qui donnent l'impression de vitesse. Mais qu'en est-il dans la réalité ? L'ePrix de Paris nous fournissait une occasion rêvée de s'en rendre compte sur place.
Il est 10 heures ce samedi matin quand j’arrive aux abords du circuit tracé sur l'esplanade des Invalides. La piste, en fait un grand rectangle agrémenté de quelques chicanes, n’offre à première vue pas un intérêt démesuré au niveau pilotage. Lignes droites et gros freinages, puis enchainements de virages très étroits : gare à la faute, sinon c’est le mur. Par contre, impossible de dépasser, sauf au bout des deux lignes droites.
Les voitures sont sympas à observer. Jacky Eekelaert (ingénieur chez Abt Audi Sport) m’ayant expliqué que 68% du poids de la monoplace est situé sur l’arrière, je comprends aisément le comportement plutôt sous-vireur des Formula E. Pour pallier ce sous-virage, les plus adroits (Bird, Vergne, di Grassi...) jettent leur bolide d’un virage à l’autre, maltraitent leur monoplace en la faisant décrocher de l’arrière, pour mieux l’inscrire dans le prochain virage. Impressionnant.
Il est faux de dire que les Formula E ne font pas de bruit : sifflements, craquements, crissements des pneus, bruits mécaniques et électriques se mêlent. C’est très particulier.
L'absence de véritables vrombissements ne diminue pas pour autant l'intensité du spectacle. Les accélérations sont bien réelles, l'adhérence délicate, la balance des freins incertaine et il n'y a pas de marge d'erreur. Les pilotes attaquent pourtant : la séance de qualification les oblige à tenter le tour parfait, la moindre petite faute se payant cash. Mais le niveau de pilotage est bluffant : les quinze premiers sont de vrais pros.
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Un plateau remarquable, des équipes structurées et des pilotes professionnels : que demande le peuple ?



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Jean Todt et les représentants du monde politique se sont mobilisés pour cet événement historique.
Il est 15 heures à présent et les monoplaces se dirigent vers la pré-grille. La FIA ne m’a pas accordé (hum) le sésame, un petit sticker avec un drapeau tricolore, permettant d'observer les voitures jusqu’à leur emplacement. Pourtant, je suis le mouvement dans la foule et, sans contrôle aucun, me retrouve sur cette grille ! Alors que je converse avec Jean-Eric Vergne, je me fais bousculer par un gorille en costume noir.
Attention : le Premier ministre Manuel Valls et son épouse, flanqués de Jean Todt et de Rachida Dati, arrivent. Ils cherchent Alain Prost, patron de l’équipe Renault-e.DAMS, et échangent quelques mots avec lui devant les caméras. Jean Todt prends l’initiative : "Allons voir Simona de Silvestro" lance-il au petit groupe, toujours suivi d’une meute de caméras. Une nana sur la grille, c’est intéressant, ça fait le buzz et c’est politiquement correct.
"Allons voir Simona de Silvestro" lance Jean Todt au petit groupe, toujours suivi d’une meute de caméras : une nana sur la grille, c’est intéressant, ça fait le buzz et c’est politiquement correct.
16 heures : la course est lancée, Vergne (DS Virgin) passe son équipier Bird le poleman qui a loupé son départ, mais di Grassi (Abt Audi Sport) a déjà pris les devants et s’envole vers une victoire indiscutable. En salle de presse, les journalistes suivent la course sur les écrans sans grande passion, tout en se concentrant sur les sandwiches-salami offerts par l’organisateur. Sont-ils blasés ou simplement pas assez curieux ?
Nous vivons pourtant un moment historique, la première course automobile à Paris depuis 65 ans (le dernier Grand Prix organisé dans le Bois de Boulogne remonte à 1951). L'ambiance à l'arrivée est formidable, avec une belle communion entre les spectateurs et les acteurs au pied du podium. En quittant le circuit, une question taraude pourtant mon esprit : ai-je été témoin, aujourd’hui aux Invalides, de ce que sera l’avenir du sport auto ? Possible, mais je n’en suis pas du tout certain.
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La liesse populaire participe à l'ambiance conviviale qui caractérise la Formula E.

http://www.f1i.com/magazine/magazine-features/paris-eprix-impressions-du-bord-de-piste/2/



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Je reste un artisan provincial.

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