La Williams FW38 à la loupe

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La Williams FW38 à la loupe

Message par Modena49 le Sam 20 Fév - 10:46:21

La Williams FW38 à la loupe
Par Nicolas Carpentiers

F1i examine à la loupe la Williams FW38, première monoplace 2016 à avoir été présentée. Si la filiation avec le modèle précédent est évidente, des différences existe, qui seront encore plus prononcées à partir de Melbourne.
© Williams
PLUS D’ADHÉRENCE EN VIRAGE LENT
Si la FW38 est une évolution de sa devancière, sa conception a démarré plus tôt que d’ordinaire, dès la mi-janvier 2015, comme l’explique Pat Symonds : “Avant même que la FW37 ne démarre, nous nous sommes réunis autour du concept de ‘liste de course’ afin de préciser les domaines dans lesquels nous espérions que la FW38 pourrait surpasser le modèle précédent. Quand nous avons commencé à rouler avec la FW37, nous avons pu identifier encore plus clairement les directions que nous voulions suivre en matière de design et commencer à esquisser l’architecture de base.”
Profitant d’un développement plus long, les ingénieurs de Grove ont notamment cherché à améliorer l’adhérence mécanique dans les virages lents, talon d’Achille d’une FW 37 très efficace dans les courbes rapides mais à la peine sur les tracés plus sinueux (Valtteri Bottas et Felipe Massa avaient terminé 14e et 15e à Monaco, et 13e et 12e en Hongrie). Pour ce faire, la géométrie de suspension a été revue : le triangle supérieur, qui empiétait sur le capot l’an passé, semble avoir été légèrement abaissé. L’objectif est aussi de mieux faire travailler les Pirelli, dont l’exploitation sera encore compliquée par la mise à disposition de trois mélanges au lieu de deux.
Si le museau avec protubérance est quasiment identique à celui de 2015, un nez plus plat, à la mode Mercedes, serait à l’étude pour le Grand Prix d’Australie. Claire Williams a d’ailleurs précisé que la voiture présentée vendredi n’était “en aucun cas” une version finale de la monoplace (souligné en rouge ci-dessus, le panneau décoratif – ou “vanity panel” – ressemble à celui de McLaren avant qu’elle introduise un S-duct : la FW38 en sera-t-elle équipée plus tard ?).
On notera aussi les protections latérales rehaussées au niveau du cockpit, comme l’impose le règlement.



© Williams
PLUS DE CLASSICISME DANS LES PONTONS
Les pontons abandonnent leur forme singulière pour développer un profil plongeant davantage vers le fond plat. Le but ? Dynamiser le flux d’air courant sur les pontons afin de générer le long du diffuseur une sorte de paroi d’air, qui va fermer, sceller, les côtés du diffuseur, et protéger celui-ci des turbulences produites par la rotation des roues arrière (le fameux “tyre squirt”). Ces turbulences ont tendance à faire pénétrer à l’intérieur du diffuseur un flux d’air non désiré, de faible énergie, qui en perturbe le fonctionnement. Les trois petits déflecteurs verticaux, posés au-dessus des entrées d’air, contribuent aussi à maintenir attaché ce flux d’air.
En raison des progrès du moteur Mercedes PU106C en matière de refroidissement, les pontons sont globalement plus fins et abritent des radiateurs aux formes probablement modifiées.
Jadis triangulaires, les entrées d’air prennent une forme plus ovale, assez proche de celle adoptée par Mercedes sur la W06 l’an passé. En creusant les pontons, elles dégagent les flancs et accélèrent le passage de l’air vers l’arrière de la monoplace. Pour diriger ce flux et l’isoler des turbulences créées par la rotation des roues avant, un fin déflecteur a été fixé au fond plat, de la même manière que sur la Mercedes 2015.


© Williams
INSPIRATION MERCEDES (BEAUCOUP) ET McLAREN (UN PEU)
À l’arrière de la FW38, au niveau des bras de suspension, se trouve un déflecteur arrondi, manifestement inspiré de celui qui équipait la Flèche d’argent de la saison dernière. Sa taille est toutefois plus imposante, alors que celle du déflecteur équipant le bolide de Rosberg et Hamilton n’avait cessé de diminuer. Son profil incliné suggère qu’il travaille en relation avec les pontons amincis mais aussi avec le début du capot, qui s’infléchit sensiblement au niveau du logo Martini.
Il faudra attendre de meilleures images pour distinguer clairement la configuration choisie par Pat Symonds et ses hommes pour ses tuyaux d’échappement liés la wastegate. Cette saison, on le sait, les monoplaces doivent être équipées de deux sorties d’échappement scindées : une évacuation pour la turbine, et une – ou deux – évacuation(s) pour la soupape de décharge. L’objectif est d’amplifier le bruit et de satisfaire les spectateurs déçus par la (relative) discrétion des V6 hybrides, puisque le son de la turbine, typique d’un moteur suralimenté, ne sera plus assourdi par le conduit séparé de la wastegate.
Enfin, les panneaux latéraux de l’aileron arrière sont équipés d’ailettes en dents de scie, telles qu’on en trouvait sur la McLaren MP4-30.
Alors qu’elle avait été la bonne surprise de la saison 2014, Williams a quelque peu plafonné l’an passé, parvenant toutefois à terminer troisième au classement final du Championnat du monde. La mission de la FW38, version corrigée de sa devancière, est de se maintenir à ce niveau, ce qui ne sera pas une sinécure si Red Bull et McLaren retrouvent leur compétitivité, et si Force India poursuit son ascension. Elle devra mieux se comporter sur piste humide et exploiter ses pneumatiques avec plus de constance. Favorisée au détriment du développement de son aïeule, la FW38 matérialise les grandes espérances de Williams.

http://www.f1i.com/z-flux-rss/la-williams-fw38-a-la-loupe/3/



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