Le jour où... Michael Schumacher a couru en DTM

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Le jour où... Michael Schumacher a couru en DTM

Message par Modena49 le Mar 5 Jan - 3:39:21




Michael Schumacher a 47 ans aujourd'hui et l'on devine dans quelles conditions atroces il se bat pour survivre aux terribles séquelles de son tragique accident de ski. En guise d'hommage à ce grand champion, nous revenons sur un épisode peu connu de la carrière du Kaiser : ses piges en DTM au début des années 90. Pas vraiment un franc succès, comme une zone d’ombre à explorer…
Fin 1989, Michael Schumacher devient vice-champion d’Allemagne de Formule 3 (sur une Reynard-VW de l'écurie WTS managée par Willi Weber) derrière l’Autrichien Karl Wendlinger et à égalité de points avec son compatriote Heinz-Harald Frentzen. Les trois hommes ont fait le vide autour d’eux, à un tel point que Mercedes décide de les contacter tous les trois à la fin de l’année. La firme de Stuttgart, dont les Flèches d'argent brillent en endurance sous la houlette de Sauber, souhaite monter dès 1990 un programme junior afin de permettre à des jeunes pilotes d’apprendre les ficelles du métier dans un contexte professionnel, le tout chapeauté par l'expérimenté Jochen Neerpasch.
Mercedes souhaite monter dès 1990 un programme junior pour permettre à des jeunes pilotes d’apprendre les ficelles du métier dans un contexte professionnel.
Wendlinger, Frentzen et Schumacher sont donc sélectionnés dans le Mercedes Junior Team en 1990 pour courir sur Sauber-Mercedes en WSC (World Sportscar Championship) aux côtés de vétérans comme Jean-Louis Schlesser, Mauro Baldi ou Jochen Mass. Si les deux premiers décident de disputer en parallèle une saison en Formule 3000, Schumi remet le cap sur la F3 nationale (toujours avec le team WTS de son mentor Willi Weber) qu’il remporte haut-la-main, tout en épaulant Mass sur la C11 argentée en endurance. Le duo remporte même la dernière course de la saison à Mexico après que la voiture-sœur de Schlesser-Baldi se soit fait disqualifier pour avoir 0,1 litre d’essence de trop dans son réservoir.

Karl Wendlinger, Heinz-Harald Frentzen et Michael Schumacher : la "dream junior team" de Mercedes.








Eric van de Poele (BMW Schnitzer) précède Michael Schumacher (Mercedes AMG) à Hockenheim en 1990.
Schumacher apprend sa victoire dans l’avion du retour vers l’Allemagne. Mercedes l’a en effet convié à faire des essais sur une 190E 2.5-16 Evo 2 en vue d’une participation à la finale du très populaire DTM à Hockenheim. Le championnat allemand de voitures de tourisme vit son apogée au début des années 90 et la présence de Schumi est attendue. Il est engagé au sein de l’équipe officielle AMG aux côtés de son vieux rival Wendlinger mais aussi de Fritz Kreutzpointer, qui sera son équipier au Mans quelques mois plus tard.
L’expérience se passe très mal pour le pilote de Kerpen. Qualifié en milieu de grille pour la course 1, il doit aller dans l’herbe pour éviter une BMW en perdition et va percuter la M3 de Johnny Cecotto ! Un incident d’autant plus fâcheux que le Vénézuélien joue le titre face à Hans-Joachim Stuck et son Audi. La course est interrompue mais le week-end de Schumacher s’arrête déjà vu qu’il ne dispose pas d’une voiture de réserve. Pour un coup d'essai, c'est un coup dans l'eau...
Malgré les excuses de Schumi, Cecotto restera longtemps persuadé que le rookie l’avait volontairement accroché parce que Mercedes ne souhaitait pas voir BMW remporter le titre.
Malgré les excuses de l’Allemand, l’ancien pilote de Formule 1 restera longtemps persuadé que le rookie l’avait volontairement accroché parce que Mercedes ne souhaitait pas voir BMW remporter le titre. Des rumeurs banales pour le DTM dont la moindre petite polémique fait les choux gras de la presse locale. Mais avec le recul et en connaissant le passé chargé du Kaiser dans d’autres circonstances, on le voit bien jouer ce rôle de “bad boy” pour son employeur.

Michael est resté sur le carreau lors de la finale du DTM en 1990 à Hockenheim... Chargé de mission ?





Norisring 1991 : nouvelle tentative infructueuse avec la Mercedes 190 du Team Zakspeed.
Auréolé de son titre en F3, Schumacher ne parvient pourtant pas à monter en F3000 internationale l’année suivante faute de budget et il se focalise sur son programme avec Mercedes en endurance. Sa saison tourne pourtant au désastre, la Sauber C291 à moteur V12 se révélant peu fiable. Michael se console toutefois en finissant cinquième des 24 heures du Mans et en terminant à la deuxième place de sa seule course en F3000 japonaise à Sugo, son unique apparition en monoplace cette année-là avant ses débuts en F1.
Malgré la bévue de Hockenheim, Mercedes lui fait faire encore quelques piges en DTM, cette fois avec le Team Zakspeed de Erich Zakowski. Il est engagé aux 200 miles de Nüremberg sur le Norisring, une piste courte et étroite considérée comme le Monaco d’Outre-Rhin. Nouvelle déception puisqu’il termine 25ème et bon dernier, à trois tours du vainqueur Kurt Thiim, avant d’abandonner dans la deuxième manche.
Nouvelle déception au Norisring où Michael termine 25ème et bon dernier, à trois tours du vainqueur Kurt Thiim, avant d’abandonner sans gloire dans la seconde manche.
Schumacher est toutefois appelé pour disputer le meeting suivant début août à Diepholz, un aéroport aménagé en circuit. Il renonce dans la première joute suite à un problème moteur et limite les dégâts sans gloire en finissant 14ème dans la suivante. Ce sera sa dernière apparition en DTM, catégorie dans laquelle il n’a jamais laissé apparaître l’étendue de son talent pourtant indiscutable. Pour quelles raisons ? Les lourdes berlines, au comportement trop pataud, ne convenaient sans doute pas à son style de pilotage plutôt en finesse qu’en force. Plus jamais il ne s'aventurera en voiture de tourisme.

Un Schumi dubitatif : il n'est jamais parvenu à trouver le mode d'emploi des bolides du DTM.





La sublime Jordan 191 : un tremplin idéal pour relancer sa carrière, en F1 cette fois !
A la fin du mois d’août 1991, Schumi est à Spa-Francorchamps pour disputer le premier Grand Prix de Formule 1 de sa carrière (grâce au soutien financier de Mercedes) sur une Jordan en remplacement de Bertrand Gachot, injustement emprisonné en Angleterre. On connaît la suite, avec son engagement chez Benetton dès le Grand Prix suivant en Italie.
Schumacher honorera ses engagements avec la firme à l’étoile jusqu’au bout : à la fin de l’année, il remporte l’ultime manche de la saison du WSC à Autopolis.
Schumacher honorera néanmoins ses engagements avec la firme à l’étoile jusqu’au bout et, à la fin de l’année, il remporte l’ultime manche de la saison du WSC à Autopolis, avant de connaître le fabuleux parcours en F1 que nous connaissons tous. En cette journée d’anniversaire, on ne peut s’empêcher d’avoir une pensée émue pour le combat que mène cet immense champion…

Ultime succès avec Mercedes à Autopolis en 1991 sur la C291 au fragile moteur V12.

http://www.f1i.com/magazine/magazine-classic/le-jour-ou-michael-schumacher-a-couru-en-dtm/4/



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