EMMERSON FITTIPALDI:

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EMMERSON FITTIPALDI:

Message par Guylaine le Mer 12 Mar - 11:59:31

Emerson Fittipaldi

Emerson Fittipaldi (São Paulo, 12 décembre 1946) est un ex pilote automobile brésilien. Il a notamment remporté le championnat du monde de Formule 1 à deux reprises (en 1972 et 1974), ainsi que le championnat CART (1989) et les 500 Miles d'Indianapolis (1989 et 1993).


Biographie

Les débuts

Fittipaldi sur Lotus 59 de F3 à Brands Hatch en 1969Emerson Fittipaldi débute comme mécanicien avant de courir en moto et de passer au karting. Pour sa deuxième saison en monoplace, il remporte le titre brésilien de Formule Vee à 21 ans. En 1969, il débarque en Grande-Bretagne, pour courir en Europe, avec l'ambition de parvenir en trois mois à convaincre les responsables d'écuries de son talent. Après quelques podiums et ses premières victoires, Emerson est engagé par Jim Russel, propriétaire d'une écurie de Formule 3. Il enchaîne aussitôt les victoires, au point d'attirer immédiatement l'attention de Colin Chapman, le génial concepteur des Lotus, qui cherche un pilote pour épauler pour épauler l'Autrichien Jochen Rindt lors de la saison 1970 de Formule 1. La mort de Jochen Rindt en septembre 1970 place très vite le jeune Fittipaldi devant de lourdes responsabilités. En s'imposant dès son cinquième Grand Prix, à Watkins Glen, il contribue grandement au titre mondial à titre posthume du pilote autrichien.


Double consécration en Formule 1
Cette éclosion rapide, l'une des plus fulgurantes que le sport automobile ait connu, place d'emblée le jeune pilote brésilien parmi les favoris pour le titre de champion du monde. Toujours chez Lotus en 1971, même s'il ne remporte aucune course, il termine sixième du championnat (avec 16 points), et affiche ses ambitions pour la saison suivante. En 1972, il remporte la Race of Champions et le BRDC International Trophy deux courses hors-championnat puis, avec 61 points et cinq victoires en douze épreuves, il devient champion du monde de F1 avec 16 points d'avance sur le double champion du monde Jackie Stewart ! A 25 ans et 9 mois, Emerson Fittipaldi devient le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1. Ce record tiendra jusqu'en 2005 et le titre mondial de l'Espagnol Fernando Alonso, âgé de 24 ans depuis le 29 juillet 2005.

Avec trois victoires dans les quatre premières manches de la saison 1973, Fittipaldi semble bien parti pour se succéder à lui-même. Mais une blessure lors d'essais privés stoppe sa marche triomphale vers un second titre et permet à Jackie Stewart de prendre sa revanche en obtenant sa troisième couronne. En 1974, il est recruté par l'écurie McLaren avec laquelle il conquiert un deuxième titre de champion du monde (55 points, 3 victoires).


L'échec du projet Copersucar
En 1976, Emerson rejoint de manière surprise son frère Wilson au sein de la nouvelle écurie brésilienne Copersucar-Fittipaldi, montée un an plus tôt, et qui se traîne en fond de grille. Il s'agit, pour le double champion du monde, d'un beau challenge. Sa qualification en cinquième place au premier Grand Prix de la saison laisse entrevoir une possible progression, mais elle ne se reproduira plus jamais au cours des cinq années de collaboration familiale ! De mieux en mieux, 1978 s'ouvre sur une belle deuxième place, à Rio devant une foule brésilienne en délire… Hormis un podium chanceux à Long Beach en 1980, Emerson vit deux dernières saisons désastreuses et décide de jeter l'éponge.

Continuant malgré tout à croire dans le potentiel de l'écurie qui porte son nom, il s'occupera de son management pendant deux saisons, en 1981 et 1982, faisant courir le futur champion du monde Keke Rosberg et Chico Serra. Mais au terme de ces deux nouvelles années la famille et les sponsors doivent baisser le rideau définitivement.


L'exil aux États-Unis
Après une tentative avortée de retour en Formule 1 au début de la saison 1984, Fittipaldi tire un trait définitif sur la F1 et part s'exiler aux États-Unis, dans le championnat CART. Devenu l'une des stars du sport automobile nord-américain, Fittipaldi remporte notamment le championnat CART et en 1989 et en 1993, sur le célèbre Indianapolis Motor Speedway, les 500 miles d'Indianapolis. En 1996, un grave accident survenu sur le circuit du Michigan l'oblige à mettre un terme à sa carrière.

Mais neuf ans après avoir raccroché le casque, Emerson Fittipladi a effectué son retour à la compétition en 2005 dans le cadre de la série Grand Prix Masters, qui met au prise d'anciennes gloires de la Formule 1.


Statistiques en Formule 1
1er GP: Grand Prix de Grande-Bretagne 1970
144 GP disputés
14 victoires
35 podiums
6 poles
6 meilleurs tours
281 points
57 classements dans les points

Palmarès
Champion de Grande-Bretagne de Formule 3 en 1969
Champion du monde de Formule 1 en 1972 et 1974
Champion CART en 1989
Vainqueur des 500 Miles d'Indianapolis en 1989 et 1993

SOURCE=WIKIPEDIA



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Re: EMMERSON FITTIPALDI:

Message par Guylaine le Mer 12 Mar - 12:01:12

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Re: EMMERSON FITTIPALDI:

Message par Modena49 le Jeu 4 Déc - 9:09:51

Hiver 1969, un brésilien inconnu débarque en Angleterre. Septembre 1970, il remporte son premier Grand Prix et trois ans plus tard, devient le plus jeune champion du monde de l'histoire de la F1. Son règne sera bref et sa chute cruelle. Mais à plus de quarante ans, ce roi déchu va conquérir un nouveau trône aux États-Unis avec l'enthousiasme d'un débutant.



Encombré par de deux grosses valises, un jeune homme aux épais cheveux de jais cherche un taxi à la sortie de l'aéroport de Londres. Le temps est gris, glacé, humide et il frissonne sous son caban de pécheur. Chez lui au Brésil, la pluie est tiède et même l'hiver est en couleur. Enfin, un gros "cab" noir arrive à sa hauteur, il ne parle pas l'anglais et tend au chauffeur un papier avec une adresse près de Wimbledon. A travers Londres et sa folle activité de cette fin de matinée, il se sent déjà très seul.

Pourtant, cet exil, Emerson Fittipaldi l'a voulu de toutes ses forces. Depuis cinq ans, il rafle avec son frère Wilson tous les titres en karting, en Formule V ou dans les courses d'endurance ouvertes à de curieux prototypes "made in Brazil". A 22 ans, il est le meilleur pilote de son pays et risque de conserver longtemps ce titre, mais cela ne lui suffit plus... Il y a deux mois que sa décision est prise. C'était en Argentine, lors de la Temporada F2 réunissant quelques uns des meilleurs spécialistes européens. Une révélation pour Emerson qui pu mesurer le gouffre qui sépare alors les deux continents lorsqu'il tenta de nouer des liens avec les team-managers des grandes équipes. Seul Frank Williams, lui accorda un peu de temps et finit par lui fournir quelques adresses utiles en Angleterre. A la fin des année soixante, c'est toujours la terre d'élection pour qui prétend percer en sport automobile. Il y a toujours un moyen de courir dès qu'on le veut vraiment et que l'on prêt... à en baver. Emerson va en faire l'amère expérience.

Un choix qui ne manque ni de panache et encore moins de courage. Issu d'une famille bourgeoise et plutôt aisée, Emerson mène alors une vie confortable lui permettant de s'adonner à sa passion pour la course sans grands soucis. Une passion née naturellement dans l'ombre paternelle puis entretenue par les premiers succès de son frère aîné.

Wilson senior, le père compte, en effet, parmi les plus réputés commentateurs de la radio télévision brésilienne. Il a suivi les exploits de Fangio en Europe et tâté de la compétition dans les années cinquante avant qu'un accident au guidon de sa BMW ne le contraigne à des activités plus raisonnables. Conservant des activités de consultant à la TV, il devient alors importateur de nombreux produits ou accessoires automobiles dont il assure la promotion en soutenant des équipes de karting. "Wilsonho" (Wilson junior) son fils débute ainsi dans la discipline en 1961, se taille vite une réputation sous le regard admiratif d'Emerson.

Ce dernier n'a que 14 ans et malgré une intervention paternelle, la Fédération lui refuse sa licence. Emerson ne veut pas attendre deux ans et il débute sur deux roues au guidon d'un "petit 50" préparé par ses soins. Il ne tarde pas à faire main basse sur les épreuves locales et une équipe lui propose le guidon d'une 175 cm3. Bravant l'interdit maternel (le souvenir de l'accident de "papa Wilson" ), Emerson s'inscrit sous un faux nom, manque de triompher avant de casser son moteur. Le retour à la maison sera encore moins glorieux. "Mama Fittipaldi" a vite découvert la supercherie et dit-on, accueillit son héros de rejeton avec de grands moulinets de manche à balai...

L'incident oublié, Emerson retourne à ses "Mobylettes" de course mais préfère bien vite suivre Wilson sur les pistes de karting. Il est le jeune homme à tout faire et devient un mécanicien de talent, préparant avec soin les moteurs de son frère. A quinze ans, les mécaniques deux temps n'ont plus de secret pour lui et commence à se tailler une belle réputation de "sorcier". Dans le petit atelier familial, les clients affluent, dont un certain Carlos Pace qui le rejoindra un jour en F1.
Pendant qu'Emerson débute enfin en kart en 1964 et enlève sa première victoire dès sa troisième sortie, Wilson est recruté par Wyllis (la marque qui construit sous licence au Brésil les berlinettes Alpine) enlève le titre GT et participe à l'élaboration d'une monoplace de F3 à moteur Renault qui doit débuter à la Temporada Argentine pendant l'hiver 1964/65. Chaudement recommandé par Wyllis, considéré comme un lointain cousin, Wilson devient un familier de l'équipe Alpine qui a fait le déplacement et se voit promettre le volant d'une monoplace bleue pour deux courses en Europe. Arrivé au GP de Reims en juin 1965, Wilson déchante rapidement. Aucune voiture n'est disponible et doit rentrer pavillon bas au Brésil. Il trouve le temps toutefois de ramener un cadeau à son cadet : un petit volant gainé de cuir.

A peine monté sur la Wyllis Alpine que les deux frères se partagent désormais dans les épreuves d'endurance, le volant déclenche toutes les convoitises. Emerson commence à le reproduire de façon artisanale pour faire plaisir à ses amis mais bientôt, il ne peut plus faire face à la demande. A 18 ans, il renonce définitivement à des études qu'il suivait déjà de loin, engage quatre employés et fonde sa petite entreprise. Le succès est immédiat et la société artisanale se transforme rapidement en une véritable industrie capable de produire 1200 volants "Formula Uno" par mois ! Tous les bénéfices sont rapidement réinvestis dans la production de karts, de Formule V puis d'un petit prototype à moteur Porsche au sein d'un atelier installé au bord du circuit d'Interlagos. Wilson et Emerson dirigent tout (production, management d'une équipe officielle de six karts) et continuent à courir et triompher. Champion de kart, Emerson prend l'ascendant sur son aîné et finit par le devancer au championnat de F.V. En 1968, les deux hommes sont mûrs pour un destin international, mais Wilson conscient du talent de son frère et... futur jeune marié décide de laisser partir seul Emerson en Angleterre
Engourdi par le froid et la solitude, Emerson n'a cependant pas tardé à organiser son exil. Suivant les recommandation de Frank Williams, il a choisi de faire ses classes en Formule Ford en se finançant avec l vente son affaire au Brésil et un petit budget Bardahl. Il doit impérativement convaincre ou se faire remarquer car il a tout juste assez d'argent pour tenir trois mois après l'achat d'une Merlyn. Pour préserver ses maigres économies mais aussi pour vaincre sa déprime, il a trouver un accord avec le préparateur Dennis Rowland qui lui assure l'entretien de son moteur en échange d'heures de travail dans son atelier. Quatre longues semaines plus tard, il part pour Zandvoort disputer enfin sa première course. Il n'a jamais piloté la Merlyn, ne connaît pas le circuit, mais réalise tout de même le second meilleur temps aux essais. En course, trois petits tours suffiront pour ruiner ses espoirs lorsque le moteur rendra l'âme. A Snetteron, ce sera pire encore. Une maladresse en déchargeant la Merlyn de la remorque brise la transmission. "Deux mois en travail pour rien. Ce jour là, j'ai pleuré, j'avais envie de rentrer au Brésil, d'oublier les journées glaciales, la petite chambre de Wimbledon et surtout la calamiteuse nourriture anglaise".

C'est Dennis Rowland qui va lui éviter le naufrage. Il ramène la Merlyn dans son atelier, répare la transmission et monte l'un de ses meilleurs moteur. Le samedi suivant, Emerson est non seulement au départ à Thruxton mais enlève sa première victoire, devant les Dave Walker, Tony Trimmer, Gerry Birrell et autre James Hunt, les ténors de la discipline. Fini, les heures de "vache enragée", Merlyn lui offre un statut de pilote d'usine tandis que dans les jours suivants, le soleil revient toutafait avec l'arrivée de la "tribut Fittipaldi". Wilson a choisi Londres comme étape à son voyage de noce et surtout la "Mama" les rejoint avec ses bons petits plats.
Après deux nouveaux succès et conscient de la sympathie qu'il suscite (un pilote brésilien était alors une curiosité inédite en Europe !), Emerson décide de brûler les étapes. En juin, il achète un châssis Lotus F3 avec la plus grande bienveillance de Mike Warner (le directeur de Lotus Components, l'unité compétition clients du Team Lotus) tandis que l'équipe de Jim Russell prend à sa charge l'achat des moteurs.

Cinquième pour ses débuts à Mallory Park, il se paye le luxe de devancer les Lotus officielles lors de sa seconde sortie à Brands Hatch avant de rafler huit victoires et le championnat Lombank. Fin 1969, il compte parmi les quatre "Grands", avec Ronnie Peterson, Tim Schenken et Reine Wisell, d'une saison de F3 qui fut d'un niveau qui ne sera jamais égalé. Lotus lui propose alors un contrat de pilote d'uine en F 3 pour 1970.Emerson qui sait que ses trois principaux rivaux seront en F2 l'année suivante, ne veut pas perdre de temps et se dit prêt à signer avec Lotus... mais en F2. Un arrangement est vite trouvé avec le montage d'une équipe semi-officielle confiée à Jim Russell et financée par plusieurs firmes brésiliennes dont la filiale de Ford. Après une campagne victorieuse en Formule Ford pendant l'intersaison au Brésil, il débute au printemps 1970 en Formule 2 avec l'élite, treize mois seulement après son arrivée anonyme sur le sol anglais. Ce n'est qu'une étape.
Sa renommée n'a pas été longue à se propager du côté des responsables d'écuries de F1. Colin Chapman, qui a "loupé" Ronnie Peterson parti chez March, ne veut pas se laisser prendre de vitesse une seconde fois. "Hello, Emerson, j'aimerai vous faire passer un test sur une F1. Et il s'en alla..." résume ainsi Fittipaldi, sa première rencontre avec Chapman. Rendez-vous est pris en juin pour une séance d'essais privés à Silverstone au volant de la Lotus 49 que Rindt mena à la victoire au GP de Monaco. Emerson conduit vite mais ne pend pas de risques mais reste dans le flou complet en s'apercevant que Chapman est parti avant la fin de la séance. Rien de concret donc, juste des grandes sensations : "j'ai cru rêver-se souvient-il- lorsque j'ai vu Jochen Rindt m'indiquer mes temps du bord de la piste". Apprenant que Frank Williams a proposé un contrat de deux ans à Emerson après l'accident tragique de Piers Courage, Chapman sort enfin de son silence et décide d'aligner sans tarder le Brésilien au départ du GP d'Angleterre.

Des débuts appliqués pour Emerson qui termine 8e avec la vieille Lotus 49, mais quinze jours plus tard, il marque ses premiers en Allemagne et Chapman ravit par sa recrue (mais aussi prévoyant car la retraite de Rindt ne fait plus aucun doute) lui promet une Lotus 72 toute neuve pour le GP d'Italie. A l'issue de la première séance d'essais, la belle Lotus n'est plus qu'une épave bet Emerson rentre penaud à son hôtel. Le lendemain quand il trouve le courage de retourner au circuit, une chape de plomb vient de tomber sur Monza. Rindt vient de se tuer. Le Team Lotus déclare forfait pour les prochaines courses et revient au GP des Etats Unis. Emerson se voit alors "bombardé" premier pilote d'une équipe championne du monde ! Avant la course, Chapman ne lui donne qu'une seule consigne : terminer devant les Ferrari pour assurer le titre posthume de Rindt. Emerson va faire beaucoup mieux... en remportant son premier Grand Prix. "Quand j'ai vu Colin Chapman envoyer sa casquette en l'air, j'avais peine à croire que c'était pour moi. C'était une image de mon enfance. A l'époque, Chapman saluait ainsi, les victoires de Jim Clark."

suite



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Re: EMMERSON FITTIPALDI:

Message par Modena49 le Jeu 4 Déc - 9:14:24

Emerson a tout de même encore beaucoup à apprendre. Il le sait. 1971 sera une année difficile avec une Lotus 72 qui perdu de a superbe et une Chapman qui s'entête à rendre compétitive une monoplace à turbine. Une superbe livrée noire et or, mais aussi de nouvelles suspensions et voilà la Lotus 72, devenue JPS, redevenue invincible n 1972. Une saison magique pour Emerson qui enlève cinq victoires et son premier titre mondial. Mais un triomphe un peu amer lorsque Emerson apprend l'arrivée de Peterson pour 1973 avec lui aussi un statut de premier pilote. Ronnie et Emerson s'entendent bien, mais Chapman exacerbe la rivalité entre les deux hommes. Ainsi, à Monza, il laisse triompher le Suèdois, privant Emerson de trois précieux points pour le titre. Un beau gâchis qui profite à Stewart ! La rupture est inévitable et Emerson décide de s'en aller. Il fait le bon choix.

Alors qu'il empoche un second titre en 1974 au volant d'une McLaren, les Lotus ne sont plus que l'ombre d'elles mêmes. Second du championnat 1975 derrière Lauda, Fittipaldi décide contre toute attente, de rejoindre l'équipe Copersucar mise sur pied par son frère Wilson. En dépit de quelques coups d'éclat, la monoplace 100 % brésilienne ne sera jamais dans le coup. Pendant cinq ans, c'est un lent retour vers l'enfer. Emerson se bat pour une qualification, une 10e place en course mais aussi contre la presse de son pays qui dénigre l'entreprise familiale et les sponsors qui trahissent leurs promesses. Epuisé, humilié et presque ruiné, il jette l'éponge en 1980. la formule 1 lui a tout donné. Elle vient de tout lui reprendre.
Pourtant, l'aventure ne s'arrête pas là, comme si cette belle histoire méritait une meilleure fin. Emerson a beau dire "plus jamais ça !" le démon de la course le démange très vite au fond de sa retraite. Il accompagne les débuts de son neveu Christian en karting et retrouve immédiatement le plaisir de courir "j'avais trop envie de m'amuser, même si je me faisais battre par des gamins de seize ans..." En 1982, il enlève neuf victoires en superkart mais tout va mal. Sa plantation d'orangers est ravagée par un virus, son couple explose... Il quitte le Brésil et débute une nouvelle vie à Miami. C'est là qu'il se voit proposer le volant d'une March par le promoteur du GP de Miami IMSA.

Emerson n'a rien perdu de sa science du pilotage et après trois saisons d'inactivité au niveau international, il décroche la pole position et anime les premières heures de course. Une expérience
qui lui vaut de recevoir de nombreuses propositions. Il opte pour la formule CART et débute en 1984 au volant d'une March qui ne compte pas parmi les plus performantes du plateau. Il lui faut six mois pour trouver le rythme et il se découvre une véritable passion pour le pilotage sur les pistes ovale "aborder des courbes à près de 400 km/h exige un pilotage d'une infinie précision et nulle part, je n'ai ressenti un telle émotion". A près de quarante ans, il se lance avec la fougue d'un jeune homme dans cette nouvelle discipline dont il apprécie l'ambiance et la convivialité. Moins d'un an après ses débuts (toujours pressé !), il enlève son premier succès à Michigan.

Le début d'une série de 22 victoires, dont deux aux 500 miles d'Indianapolis en dix saisons et pas moins de 195 courses au cours desquelles il côtoiera et triomphera de toutes les stars de la catégorie (les Andretti, Foyt, Unser père et fils, Mears) mais aussi de la nouvelle vague (son neveu Christian !) et des autres exilés de la F1 comme Nigel Mansell.

A près de cinquante ans, il se faisait tirer l'oreille pour raccrocher son casque. "les circuits, c'est mon vrai bureau" se plait-il à répéter et c'est finalement un grave accident qui le mettra sur la touche. En juillet 1996, sur la piste de Brooklyn, sa Penske accrochée par un concurrent échappe à son contrôle et part dans le mur à près de 350 km/h. Emerson s'en tire bien malgré plusieurs fractures dont une aux cervicales qui lui fait entrevoir le spectre de la paralysie. Cette fois, c'est bien fini, encore que... Emerson reste plus actif que jamais sous le soleil de Miami où il s'est découvert une passion pour les bateaux puissants et rapides.
LES GRANDES DATES

1946 : naissance le 12 décembre à Sao Paulo
1961 : débuts en moto
1964 : débuts en karting
1966 : premières victoires en GT (Alpine Berlinette)
1967 : champion du brésil de karting et de Formule V
1968 : courses GT et prototypes
1969 : débuts en Angleterre. 3 victoires en F.Ford (Merlyn), puis 8 victoires en F3 sur 11 courses (Lotus 59) ; 1er du championnat Lombank F3
1970 : vainqueur de la Temporada brésilienne de F.Ford ; 3e du championnat d'Europe F2 (Lotus 69) ; débuts en F1 au GP d'Angleterre (8e/Lotus 49) et 1ere victoire au GP des USA (Lotus 72)
1971 : 6e championnat du monde F1 (Lotus 72) ; 5 victoires en F2 (Lotus 69)
1972 : Champion du monde de F1(Lotus 72), 5 victoires ; 4 victoires F1 (hors-championnat) et 4 victoires en F2 (Lotus 69)
1973 : 2e du championnat du monde de F1 (Lotus 72), 3 victoires
1974 : Champion du monde de F1 (McLaren M23), 3 victoires
1975 : 2e du championnat du monde de F1 (McLaren M23), 2 victoires
1976/80 : F1 avec l'équipe Copersucar-Fittipaldi. Meilleur résultat : 2e GP Brésil 1978
1981/82 : Super Kart au Brésil (9 victoires)
1983 : retour à la course aux USA ; Pole position au GP de Miami IMSA
1984 : débuts en Formule Indy CART (March)
1985 : 1ere victoire à Michigan (March)
1986/88 : 5 victoires (March)
1989 : 1er 500 Miles d'Indianapolis ; 1er championnat CART (Penske), 5 victoires
1990/92 : 7 victoires (Penske)
1993 : 1er 500 Miles d'Indianapolis ; 2e championnat CART (Penske), 3 victoires
1994 : 2e championnat CART (Penske) ; 1 victoire . 1995 : 1 victoire.
1996 : grave accident le 29 juillet sur le speedway de Broolkyn ; arrêt définitif de la compétition.
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Re: EMMERSON FITTIPALDI:

Message par Guylaine le Mar 6 Jan - 4:38:55

World Championships 2
Grand Prix Starts 149
Grand Prix Wins 14
Pole Positions 7
Nationality Brazilian
History
The youngest World Champion after Fernando Alonso achieved that distinction through circumstances that threw him in at the deep end while he was still relatively wet behind the ears. But 'Emmo' rose superbly to the challenge, winning his first driving title at 25 and his second two years later. Thereafter, dragged under by a disastrous career move, he sank to the bottom leaving hardly a trace of past glory. Yet his status as the youngest ever title-winner remains intact and he was the inspiration for the influx of Brazilian drivers that followed him into Formula One racing.

Emerson Fittipaldi was named after Ralph Waldo Emerson, an American writer admired by his father Wilson Fittipaldi, a prominent Brazilian motorsport journalist and radio commentator. With this background Emerson (born December 12, 1946, in Sao Paulo) and his older brother Wilson Jr, soon became enthusiastic followers of motorsport, though when they decided to become participants their father was reluctant to finance it. He didn't have to because the Fittipaldi boys became successful entrepreneurs while still in their teens. Their enterprise, which began with a steering wheel that Emerson made for his mother's car, developed into a thriving custom car accessory business. Then came Fittipaldi karts, built and raced by the brothers, though more successfully by Emerson, who became Brazilian kart champion at the age of 18. In 1967, when the Fittipaldis turned to constructing Volkswagen-powered Formula Vee single seaters, Emerson drove one of them to the Brazilian championship.

The speed of his racing success at home prompted Emerson to abandon the pursuit of a mechanical engineering degree at university and put himself to the test of competing abroad. In 1969, alone and unable to speak anything other than his native Portuguese, he arrived in England, bought a Formula Ford and was an immediate winner. A step up to Formula Three produced similarly impressive results and a reward in the form of a Lotus Formula Two contract for 1970. Quickly a top F2 contender, he was given a long-term contract by Lotus boss Colin Chapman, who eased him into his Formula One team near the end of the 1970 season. The promotion, in a third Lotus as understudy to regular drivers Jochen Rindt and John Miles, was intended by Chapman to provide further seasoning for a driver who had leapfrogged up the racing ladder with staggering speed. As it developed, tragic circumstances quickly conspired to force Emerson even higher and faster.

Having made his Formula One debut in the 1970 British Grand Prix, Emerson then finished a fine fourth in Germany and also ran well in Austria. Then came the ill-fated Italian Grand Prix at Monza, where Jochen Rindt was killed in a practice accident. Earlier that day Emerson had also crashed at high speed but was unhurt, though severely shaken. His remaining team mate John Miles was so upset at Monza that he left Formula One racing forever. Thus, after only three championship races on his CV, it fell to Emerson Fittipaldi to lead Team Lotus.

In the next race he achieved the best possible result, winning the United States Grand Prix at Watkins Glen to rejuvenate the devastated team and guarantee that the 1970 driving title would go posthumously to Rindt. Emerson's progress the next season was slowed by his involvement in a serious road accident while driving through France with his then wife Maria Helena. The crash left both Fittipaldis with lingering injuries and, though the accident wasn't his fault, it eroded Emerson's confidence somewhat.

In 1972 the Lotus 72 was the class of the field and Emerson brilliantly exploited its potential, winning five of the 12 races and scoring all the points that secured the Constructors' Championship for Team Lotus and made him World Champion at the age of 25 - the youngest in Formula One history.

As a driver his strengths included a delicate touch and calm approach that kept him out of trouble and an analytical mind that made him accomplished at tactics and strategy. As a personality in a milieu full of large egos he was refreshingly unassuming and had a nice line in self-deprecating humour. The media and the public warmed to 'Emmo' and his good nature usually prevailed when it was subjected to the several stern tests of character that awaited.

In 1973 the reigning champion was rather disconcerted to find that his new team mate Ronnie Peterson was faster. The swift Swede had nine pole positions to one for the Brazilian and also won four races to his three. However Emerson's more consistent results left him second in the championship (to Jackie Stewart) and Peterson was third. Their internecine rivalry went no further at Team Lotus because Emerson eagerly accepted a lucrative offer to join McLaren for 1974.

In his McLaren M23 Emerson won in Brazil, Belgium and Canada, made it to the podium on four other occasions and scored points in three more races to become the 1974 World Champion. When his 1975 season was only slightly less successful (he finished runner up to Ferrari's Niki Lauda), it came as a shock when the two-time champion chose to forsake McLaren and embark on a risky new venture. Emerson's decision, based on family loyalty and patriotism, made him a partner with his brother Wilson in a Copersucar team funded by Brazil's state-run sugar marketing company.

Wilson Fittipaldi, whose Formula One experience amounted to a couple of ineffectual seasons in a Brabham, was not expected to contribute as much to the team's driving strength as his illustrious younger brother. But even Emerson went relatively nowhere in an embarrassingly uncompetitive Copersucar team that persisted from 1975 to 1979. Nor did a team name change to Fittipaldi Automotive in 1980 do much to salvage the former champion's reputation and his familiar toothy grin was seldom seen. In 1980 the Brazilian sugar money ran out and he stopped driving to manage the team and seek sponsorship. In 1982 the team folded and Emerson went home to Brazil to run the family citrus farms and auto accessory business.

However, there was more racing left in Emmo's life. He went IndyCar racing in the USA and became a star in that series, winning the 1989 championship and the famed Indianapolis 500 race on two occasions. But in 1996 he crashed heavily in the Michigan 500 and suffered a broken neck. While still recuperating, and still hoping to race again, he received serious back injuries when his private plane crashed near his farm in Brazil. He recovered, stopped racing and became a born-again Christian.

Text - Gerald Donaldson
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Re: EMMERSON FITTIPALDI:

Message par Guylaine le Lun 9 Fév - 9:03:10

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