Ferrari

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Ferrari

Message par Modena49 le Mer 12 Mar - 0:40:59

Adresse : Ferrari SpA, Via A. Ascari,
41053 Maranello (MO),
Italy
Directeur : Stefano Domenicali
Directeur des
opérations : Mario Almondo
Directeur technique : Aldo Costa

Aérodynamicien en chef : Aldo Costa
Responsable moteur :
Gilles Simon
Ing. course de Raikkonen : Chris Dyer
Ing.
course de Massa : Rob Smedley

Débuts en GP :
1950

Titre(s) constructeur(s) : 15
Titre(s) pilote(s) :
15
Victoire(s) : 201

Pole Position(s) : 196

Record(s) du tour :
207
Points marqués : 3804,5

Grands Prix disputés : 760


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L'histoire de la Scuderia Ferrari est indissociable de
la F1. Légende parmi les légendes, l'équipe fondée par Enzo est la seule équipe
en activité à avoir participé à chaque campagne mondiale depuis 1950, même si ce
ne fut qu'à partir du 2ème Grand Prix, en Mai à Monaco. Les années 50, les
années 60, 70, 80 et même 90 ont été marquées par les exploits et les déboires
des voitures rouges et de ses pilotes plus ou moins charismatiques.



Pourtant, pendant plus de 20 ans, plus aucun pilote de l'écurie
italienne n'allait réussir à décrocher la couronne suprême. Les années 80 ont
fait illusions grâce à l'apparition des moteurs turbos. Une technologie qui
permettra aux Rouges de remporter leur dernier titre de champion des
constructeurs avant des lustres. Les années 90 ont été celles des " vaches
maigres " malgré le recrutement des meilleurs pilotes du moment - Nigel Mansell,
Alain Prost puis le duo Alesi-Berger - rien n'y fit !

Il faudra tout le
poids de Fiat, appuyé par Marlboro, afin de recruter Jean Todt, Michael
Schumacher et ses ingénieurs pour redorer le blason des rouges. D'emblée,
l'Allemand a remis la Scuderia au centre des débats, mais sans pour autant avoir
atteint la terre promise. En 1999, le redressement du cheval cabré s'est
poursuivi avec le succès final des voitures rouges dans le championnat du monde
des constructeurs, 16 ans après le sacre de la 126-C3 aux mains de Patrick
Tambay et René Arnoux.

L'an 2000 a été l'aboutissement d'un rêve, de
Jean Todt, de Michael Schumacher, mais surtout celui de tous les tifosi. Une
nouvelle ère s'est ainsi ouverte, et l'équipe italienne a de la sorte confirmé
les titres de champion du monde des pilotes pour une deuxième année consécutive,
et celui des constructeurs pour la troisième. Porté par la vague, 2002 n'a pas
vu l'élan victorieux se briser. Pire : l'aisance et la domination affichées par
les voitures rouges de Michael Schumacher et Rubens Barrichello, ont été
outrancières, obligeant les hautes instances régissant le summum du sport
automobile mondial à prendre des mesures drastiques.

En 2003, le
challenge s'est avéré encore plus difficile à relever, compte tenu du niveau
toujours plus élevé de l'adversité. Mais personne n'a réussi à briser l'unité
qui pousse la Scuderia toujours plus loin. Qu'on se le dise, en 2004, la
concurrence promet d'être acharnée... un nouveau couronnement n'en serait que
plus beau.

Ainsi on pensait la Scuderia être la cible d'attaques venues
tous azimuts en 2004 - il n'en sera rien du tout. C'est au contraire Ferrari qui
allait écraser un peu plus la concurrence avec 15 victoires sur 18 possibles et
un sixième titre des constructeurs consécutifs à la clé. Difficile de faire
mieux après… mais on l'a déjà si souvent répété !

Couronnée six fois de
suite après 15 saisons sans le moindre sacre, l'équipe Ferrari savait que la
spirale du succès s'arrêterait un jour. Le coup d'arrêt a été net et brutal en
2005 où la Scuderia n'a dû son salut qu'à une victoire tronquée à
Indianapolis.

Retombée au troisième rang, l'écurie italienne et son
leader allemand étaient de retour sur le devant de la scène en 2006 pour un
baroud d'honneur avant une retraire bien méritée. En 2007, un nouveau chapitre
commence. Felipe Massa est rejoint par Kimi Raikkonen - avec un objectif qui
reste le même : le titre mondial.



1950 No constructors
Championship
1951 No constructors Championship
1952 No constructors
Championship
1953 No constructors Championship
1954 No constructors
Championship
1955 No constructors Championship
1956 No constructors
Championship
1957 No constructors Championship
1958 2° (Constructors
Championship), 40 points.
1959 2° (Constructors Championship), 32 points.

1960 3° (Constructors Championship), 24 points.
1961 World champion, 40
points.
1962 5° (Constructors Championship), 18 points.
1963 4°
(Constructors Championship), 26 points.
1964 World champion, 45 points.

1965 4° (Constructors Championship), 26 points.
1966 2° (Constructors
Championship), 31 points.
1967 4° (Constructors Championship), 20 points.

1968 4° (Constructors Championship), 32 points.
1969 5° (Constructors
Championship), 07 points.
1970 2° (Constructors Championship), 55 points.

1971 4° (Constructors Championship), 33 points.
1972 4° (Constructors
Championship), 33 points.
1973 6° (Constructors Championship), 12 points.

1974 2° (Constructors Championship), 65 points.
1975 World champion,
72.5 points.
1976 World champion, 83 points.
1977 World champion, 95
points.
1978 2° (Constructors Championship), 58 points.
1979 World
champion, 113 points.
1980 10° (Constructors Championship), 08 points.

1981 5° (Constructors Championship), 34 points.
1982 World champion, 74
points.
1983 World champion, 89 points.
1984 2° (Constructors
Championship), 57.5 points.
1985 2° (Constructors Championship), 82 points.

1986 4° (Constructors Championship), 37 points.
1987 4° (Constructors
Championship), 53 points.
1988 2° (Constructors Championship), 65 points.

1989 3° (Constructors Championship), 59 points.
1990 2° (Constructors
Championship), 110 points.
1991 3° (Constructors Championship), 55.5 points.

1992 4° (Constructors Championship), 21 points.
1993 4° (Constructors
Championship), 28 points.
1994 3° (Constructors Championship), 71 points.

1995 3° (Constructors Championship), 73 points.
1996 2° (Constructors
Championship), 70 points.
1997 2° (Constructors Championship), 102 points.

1998 2° (Constructors Championship), 133 points.
1999 World champion,
128 points.
2000 World champion, 170 points.
2001 World champion, 179
points.
2002 World champion, 221 points.
2003 World champion, 158
points.
2004 World champion, 262 points.
2005 3° (Constructors
Championship), 100 points.
2006 2° (Constructors Championship), 201 points.

2007 World champion, 204 points.

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ferrari 125 1950
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ferrari F2007


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Re: Ferrari

Message par Guylaine le Mer 12 Mar - 15:16:22

Superbe travail merci Modena49 Very Happy Very Happy Very Happy Wink Les modèles ont vraiment beaucoup évolué.À vrai dire aucune comparaison n'est possible!!!



**********************
BONJOUR Invité PLAISIR DE TE VOIR !!!
Apprendre ce qu'était hier pour savoir aujourd'hui et faire demain... : HISTORIQUE F1.

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MICHAEL SCHUMACHER est le Roi de la F1, jusqu'à preuve du contraire...Il est le plus grand de tous .Il est maintenant = LÉGENDE VIVANTE ...mais dans quelle conditon... ♥♥♥ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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Alfredo Ferrari le fils D'Enzo

Message par Modena49 le Mer 19 Mar - 16:02:45

Alfredo Ferrari, appellé Dino (de Alfredino, petit Alfredo) était brillant depuis petit garçon. Quand il était enfant, il s'appliquait à suivre son père dans l'usine de Maranello et à regarder combien ce qui s'y passait était excitant et intéressant. Il commenca à aimer ce blason jaune sur fond rouge et comprit que tout là-bas était une partie de cela. La chose la plus fantastique à ses yeux d'enfant étaient les moteurs.Une mystérieuse boîte d'acier avec autant de puissance à l'intérieur qui ne demandait qu'à exploser, comme son jeune coeur. Peut-être y avait-il un lien inconscient entre sa maladie et son génie naturel pour projeter les moteurs.

Il souffrait d'un mal terrible qui paralyse les méchanismes externes du corps, qui paralise les possibilités de mouvements, alors que la force de son coeur, à l'intérieur, est élevée et bien vivante.

Certaines personnes disaient que Dino était un génie rare, autant que son père. Probablement qu'il serait simplement devenu un ingénieur-moteurs mais certainement que son talent aurait projeter quelque chose de tellement important s'il avait pu avoir la chance de le faire.

Un jour, alors que Dino avait alors 11 ans, il vint avec son père à Maranello. Il y avait un moteur sur un banc d'essai. Ils s'en approchèrent et Enzo commença à parler avec un mécanicien tandis que les yeux de Dino étaient de plus en plus grands ouverts, entre la surprise et l'excitation. Le jeune garçon s'accrocha à un coin du veston d'Enzo et lui dit : "Papà, un jour j'en construirai un moi-même, n'est-ce pas?".

Enzo Ferrari était si heureux qu'il resta en silence, surpris, et qu'une légère goutte tomba de sa joue.

1956 était l'une des années les plus importantes de la vie d'Enzo Ferrari. En fait, cette année, l'usine de Maranello commença à augmenter sa production automobile, montant de 81 à 113 voitures produites. La raison de ce succès (en 1961 Ferrari aurait produit 1246 voitures!) était la démonstration d'un système de production sûr et fiable et les efforts du carrossier turinois Pinifarina.

1956 réserva aussi à Enzo Ferrari une grande douleur. La plus grande. Dino décéda dans leur maison de Modène le 30 juin 1956. Son corps, après une courte fièvre, "stoppa de travailler", s'arrêtant doucement, comme un moteur usé. Le jour suivant, au Grand Prix de France, Peter Collins courut avec un bandeau noir autour de son brad et dit "Monsieur Enzo, c'est un cadeau pour vous et une dédicace à Dino". Enzo Ferrari n'oublia jamais ce "cadeau".

C'est pourquoi des années durant, Enzo Ferrari porta toujours une cravate noir, signifiant la profonde douleur pour son seul fils qu'il aimait tant et trop tôt perdu (plus tard, Enzo Ferrari eut un autre enfant avec une autre femme: Piero Lardi Ferrari, actuel président honoraire de la SpA Ferrari).

Enzo se souvint de Dino de nombreuses façons. Lui dédicaçant la piste d'Imola (près de Maranello) "Circuito Dino Ferrari", et ce moteur: le seul que Dino projetait pour la F1, un V6, une entière idée de Dino finalisée par Vittorio Jano. Les voitures propulsées par ce modèle de moteur étaient toutes appellés "Dino", comme la Dino 246 F1 qui devint championne du monde en 1958.

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Enzo et Dino



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Re: Ferrari

Message par Modena49 le Sam 13 Sep - 9:24:47

Stefano Domenicali, le nouvel homme fort de la Scuderia

Avec le départ de Michael Schumacher (le septuple champion du monde) d’abord, puis celui de Ross Brawn (le «mage» de la technique), et enfin de Jean Todt (le grand ordonnateur), c’est tout le paysage de Ferrari qui s’est trouvé bouleversé en quelques mois. Chacun dans son domaine était quasiment irremplaçable. Mais le poste le plus difficile à repourvoir était certainement celui dont a hérité Stefano Domenicali, le 1er janvier dernier, à la tête de la «Gestione Sportiva», le département compétition de la firme de Maranello. On ne succède pas à un «monstre» de travail, d’organisation et d’intelligence comme Jean Todt sur un simple claquement de doigts.

Enorme responsabilité
Domenicali est jeune (43 ans depuis le 11 mai dernier). Entré chez Ferrari en 1991, fort de son diplôme de l’Université de Bologne, il est passé par tous les secteurs de l’usine avant d’arriver à la compétition – en 1995 – où il est devenu le bras droit du Français en tant que directeur sportif, en 2002. Il était donc aux premières loges pour apprécier l’esprit et les méthodes qui ont ramené la Scuderia au premier plan, avec à la clé une extraordinaire série de succès. Pour lui, cependant, pas question de copier: «Chacun à une manière différente de faire les choses, résume-t-il. Et la différence d’âge n’y est certainement pas pour rien. C’est une énorme responsabilité, parce que mon prédécesseur a réussi tant de choses que la comparaison est difficile. J’écouterai toujours ce qu’il aura à me dire, même s’il est normal que je suive mon approche, qui est différente de la sienne. C’est une des forces de notre team, dans lequel il n’y a pas de stars…».

Il y en a au moins deux, pourtant, mais elles ne sont pas considérées comme telles: Felipe Massa et Kimi Raikkonen ne sont que la partie visible du gigantesque iceberg de Maranello, où quelque 900 spécialistes du plus haut niveau travaillent pratiquement jour et nuit pour que les deux monoplaces rouges continuent à dicter leur rythme en tête des pelotons.

Raikkonen confirmé
Domenicali, comme Todt, croit en la continuité, nécessaire pour obtenir les meilleurs résultats. Il l’a confirmé en annonçant hier le renouvellement du contrat de Raikkonen pour une année supplémentaire. Pas de retraite anticipée donc pour le Finlandais, particulièrement décevant cette année, et qui restera – en théorie, tout au moins - pilote Ferrari jusqu’à fin 2010. Comme Massa, déjà au bénéfice d’un contrat de trois ans depuis l’automne dernier.

Une demi-surprise: «Nous avons deux des meilleurs pilotes du plateau, nous n’avons aucune raison de penser à les remplacer» assurait récemment le jeune patron. Ajoutant: «Kimi traverse une passe difficile, mais cela ne remet pas en question notre confiance en lui.» Todt aurait–il fait différemment? Question sans réponse. Fernando Alonso et Robert Kubica, souvent cités pour rejoindre Ferrari, attendront…

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Re: Ferrari

Message par Modena49 le Sam 13 Sep - 9:34:17

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Re: Ferrari

Message par Modena49 le Jeu 14 Mai - 23:58:40

Pilotes Ferrari

SCHUMACHER Michael
BARRICHELLO Rubens
BERGER Gerhard
ALBORETO Michele
ALESI Jean
REGAZZONI Clay
VILLENEUVE Gilles
IRVINE Eddie
MASSA Felipe
LAUDA Niki
ICKX Jacky
RAIKKONEN Kimi
HAWTHORN Mike
BANDINI Lorenzo
REUTEMANN Carlos
ARNOUX René
MANSELL Nigel
JOHANSSON Stefan
HILL Phil
PROST Alain
SURTEES John
SCHECKTER Jody
AMON Chris
ASCARI Alberto
PIRONI Didier
Von TRIPS
Wolfgang
TAMBAY Patrick
COLLINS Peter
VILLORESI Luigi
FARINA Giuseppe
TRINTIGNANT Maurice
GONZALEZ Jose-Froilan
MUSSO Luigi
ROSIER Louis
CAPELLI Ivan
TARUFFI Piero
ANDRETTI Mario
CASTELLOTTI Eugenio
MERZARIO Arturo
GINTHER Richie
MAIRESSE Willy
BAGHETTI Giancarlo
GENDEBIEN Olivier
RODRIGUEZ Pedro
FANGIO Juan Manuel
FISCHER Rudi
BROOKS Tony
WHITEHEAD Peter
SALO Mika
MAGLIOLI Umberto
SCARFIOTTI Ludovico
ALLISON Cliff
PARKES Mike
SWATERS Jacques
De PORTAGO Alfonso
RODRIGUEZ Ricardo
MANZON Robert
GIUNTI Ignazio
GURNEY Dan
LARINI Nicola
HIRT Peter
BEHRA Jean
FRERE Paul
CARINI Piero
BELL Derek
De TORNACO Charles
SIMON André
SOMMER Raymond
PARNELL Reg
De ADAMICH Andrea
WILLIAMS Jonathan
MORBIDELLI Gianni
De TOMASO Alessandro
VACCARELLA Nino
COMOTTI Franco
CLAES Johnny
SALVADORI Roy
GALLI Nanni
ADOLFF Kurt
SCARLATTI Giorgio
PERDISA Cesare
PILETTE André
SCHELL Harry
SCHOELLER Rudolf
SERAFINI Dorino
BIONDETTI Clemente
LANDI Chico
BRACCO Giovanni
OAKES Danny
STÆCHELIN Peter
BAIRD Bobbie
MARZOTTO Vittorio
BALDWIN Johnny
MAURO Johnny
FAULKNER Walt
BALL Bobby
BRAMBILLA Tino
SIGHINOLFI Sergio
SHAWE-TAYLOR Brian
STUCK Hans
MARZOTTO Gianni



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Re: Ferrari

Message par dom465 le Mar 8 Jan - 12:18:43

Historique:

Si le nom Ferrari résonne aujourd’hui comme un mythe, c’est essentiellement grâce au caractère de son créateur qui jamais n’aura abandonné son aura de vainqueur et d’homme d’affaire redoutable.

Début:

Si Enzo Ferrari est un pilote Alfa Romeo, il prend vite conscience de ses limites et se retire progressivement des courses. Toujours en bon terme avec Alfa, il crée la Scuderia Ferrari en 1929. La mission est claire, faire courir sous le nom Ferrari les Alfa Roméo préparés pour la course. De nombreux succès feront la réputation d’Enzo Ferrari.

En 1938, Enzo Ferrari se brouille avec Alfa et claque la porte. La marque « Ferrari » appartenant à la marque milanaise, Enzo crée Auto Avio Construzioni. Il produira la superbe Auto Avio Costruzioni 815. Malheureusement, la Seconde Guerre mondiale vient contrarier tous les plans de la marque au cheval cabré. Et Ferrari est obligée de remettre tous ses plans à plus tard.

Retour de la Scuderia Ferrari:

La guerre terminée, Enzo relance la marque Ferrari en 1947, et par la même occasion la Scuderia Ferrari, littéralement « l’équipe Ferrari ». Le 11 mai 1947, Franco Cortese a l’honneur de tester la première Ferrari : la 125S. La première victoire arrive deux semaines plus tard, sur le circuit des Thermes de Caracalla.

Les débuts en F1 sont en 1948. Si le championnat n’existe pas encore vraiment, les bolides rouges réalisent de bons débuts. Les premiers succès surviennent en 1949 où les Ferrari trustent les premières places et remportent également les 24H du Mans.

1950 marque la création du Championnat du monde de Formule 1. Enzo Ferrari ne loupe pas l’occasion et s’inscrit dans la compétition. Les débuts se font à Monaco, mais les Ferrari sont dominées par les Alfa Roméo 158 bien plus puissantes. Ironie du sort, le moteur des Alfa a été imaginé par la Scuderia Ferrari avant la guerre… Le meilleur résultat est la 2e place à Monaco.

En 1951, le duel fratricide entre l’écurie au Biscione (Alfa) et l’écurie au cheval cabré continue. Ferrari a considérablement réduit l’écart et par l’intermédiaire de son pilote Alberto Ascari, se met à rêver du titre. 1951 marque aussi la première victoire en F1 de Ferrari. Cette victoire est signée José Froilan Gonzalez en Angleterre. Après cette victoire, Enzo Ferrari déclarera : « c’est comme si j’avais tué ma mère ». Rappelant les liens qui unissent Alfa et Enzo Ferrari. Malheureusement pour Ferrari, dans l’ultime course de la saison, Alberto Ascari fait un mauvais choix de pneu et doit laisser filer le titre chez Alfa. Le champion est alors un certain Juan Manuel Fangio.

En 1952, Alfa Roméo a décidé de se retirer de la compétition. La commission sportive change également le règlement pour mettre celui applicable en Formule 2. L’objectif est de rendre la F1 plus accessible. Peu importe pour Ferrari qui domine toute la saison 1952 : Ascari remporte 6 courses consécutivement et son équipier Piero Taruffi s’occupe de gagner la seule manche que ne gagnera pas Ascari. Au final, Ascari est champion du monde des pilotes. Ferrari l’est officieusement aussi, mais le championnat constructeur n’existe pas encore. L’année 1953 est en tout point similaire puisque Ascari survole le championnat. Mike Hawthorn, jeune recrue de Ferrari, se permet même le luxe de résister à Fangio (qui roule alors sur Maserati) pour s’imposer. Ascari en profite pour réaliser le doublé au championnat pilote.

En 1954, la F1 abandonne la règlementation Formule 2. Si Ferrari perd son pilote Ascari, elle conçoit 2 nouvelles voitures : la 625 et la 554. Malheureusement, les voitures sont en-dessous des concurrentes Maserati et Mercedes. 1955 sera pire pour Ferrari incapable de suivre les Mercedes, Lancia et Maserati. Ferrari connait également de graves problèmes financiers. Mais le sort tourne pour Ferrari puisque Ascari se tue et Lancia se retire de la F1 cédant ses rapides D50 à Ferrari. Même situation pour Mercedes qui touchée par un grave accident au 24H du Mans, décide de se retirer de toutes les compétitions. Les concurrents de Ferrari partent et la voie semble toute dégagée pour les bolides rouges.

En 1956, Ferrari fait d’une pierre deux coups puisqu’en plus de pouvoir utiliser les D50 de Lancia, il récupère également Fangio en provenance de Mercedes. Pourtant, la saison ne sera pas aussi dominatrice qu’escomptée pour Ferrari. Fangio ne sera pas irrésistible et l’écart avec les Maserati pas aussi grand que prévu. La saison sera très dure et le championnat semble se perdre dans la dernière course de la saison, à Monza lorsque Fangio est victime d’une casse mécanique… Mais son équipier Peter Collins rentre alors dans les stands et offre sa voiture à Fangio, ce dernier reprend la course et gagne le titre.

En 1957, la D50 vieille de deux ans commence sérieusement à s’essouffler. Ferrari est alors impuissante face à la Maserati. La marque au trident a choisi de recruter Fangio qui ne s’entendait pas du tout avec Enzo Ferrari. Fort bien lui en a pris puisque l’Argentin est au sommet de son art. Au final, il remporte un nouveau titre et Ferrari termine la saison avec 0 victoire. Une première depuis 1950.

En 1958, Fangio et Maserati partis, Ferrari n’est cependant pas tranquille. Les nouvelles Vanwall de Tony Brooks et Stirling Moss veulent le titre et il faudra un grand Mike Hawthorn pour mener la Ferrari à la victoire et pour que le Britannique puisse gagner le titre de champion. Mais la saison est entachée par la mort tragique de Luigi Musso et Peter Collins, 2 pilotes de Ferrari. Très attristé, Mike Hawthorn décide de mettre un terme à sa carrière.

la Formule 1, vitrine technologique:

1959, la formule 1 connait l’une des évolutions majeures : le placement du moteur à l’arrière. Mais Enzo Ferrari s’oppose à cette idée et refuse de placer le moteur à l’arrière : « ce n’est pas le chariot qui tire le bœuf », déclare- t-il à l’époque. Sans pilote, Ferrari doit aussi reconstituer un duo de pilotes. Ferrari composera un trio : Phil Hill, Jean Behra et Peter Brooks. Malheureusement, c’est une nouvelle saison mitigée des rouges. La voiture peine à résister aux Cooper-Climax à moteur arrière. Seul Brooks parviendra à imposer sa Ferrari sur le circuit de Reims et de l’Avus. Mais au sein de l’écurie, l’ambiance se dégrade et Ferrari licencie Behra auteur d’une gifle sur Romolo Tavoni, directeur sportif de l’époque. Bis repetita en 1960 où Ferrari persiste avec un moteur avant dépassé. Ferrari est loin derrière les Anglaises à moteur arrière. Phil Hill remporte tout de même le GP d’Italie boycotté par les équipes anglaises qui reprochaient aux organisateurs de favoriser Ferrari en intégrant l’anneau de vitesse au circuit. Conscient de la fin du moteur avant, Ferrari développe enfin une voiture à moteur arrière.

En 1961, la règlementation des moteurs change brutalement et ordonne une cylindrée maximum de 1500cm³. Bien préparée, Ferrari largue complètement la concurrence et domine toute la saison. Le duel pour le championnat du monde se joue entre les 2 pilotes Ferrari : Phil Hill et Wolfgang Von Trips. Le duel dure toute la saison, mais se finit tragiquement pour Von Trips qui se tue à Monza dans l’un des pires accidents du sport automobile italien et mondial. La course n’est pas interrompue et Phil Hill remporte le titre.

Durant l’hiver, Ferrari connait l’une des plus grandes crises de son histoire. Romolo Tavoni et Carlo Chiti, respectivement directeur sportif et directeur technique, claquent la porte de la Scuderia, ils ne supportent plus la femme d’Enzo Ferrari qui s’investit de plus en plus dans l’équipe. Ferrari prend alors beaucoup de retard dans le développement de sa 156 et jamais Ferrari ne sera capable de sortir un coup d’éclat lors de la saison 1962. Néanmoins, ce changement dans l’écurie permet l’arrivée de Mauro Forghieri qui se révèlera comme l’un des personnages les plus importants des rouges.

En 1963, Ferrari se retrouve de nouveau derrière, après avoir loupé le train du moteur arrière. Ferrari loupe encore un nouveau train celui des châssis en monocoque destiné à remplacer les vieux châssis tubulaires. La saison est de nouveau peu convaincante, mais Ferrari n’attendra pas 2 ans pour se mettre à jour. Dès la fin de saison, Ferrari présente une 156 Aéro avec ce nouveau châssis. À son volant, John Surtees s’impose au Nurburgring et met fin à 2 années d’insuccès. La saison 1964 confirme le retour des rouges puisque Surtees parvient à se mêler à la course au titre face à Graham Hill et Jim Clark. Durant la saison, Enzo Ferrari se brouille avec la fédération automobile qui refuse d’homologuer la 250 Le Mans. Furieux, Enzo se retire de toutes les compétitions dans lesquelles il est engagé. Il termine néanmoins la saison de F1 via l’écurie NART qui produit les Ferrari sous les couleurs bleu et blanc. Au final, c’est Surtees qui gagne le titre et devient le premier et actuellement le seul, à gagner un titre de champion du monde en moto et en voiture.

En 1965, tout le monde espère que Ferrari parviendra enfin à répéter son succès, mais se pose un choix de motorisation entre un V8 ou un Flat 12… Au final, Ferrari passe à côté de sa saison et espère une saison 1966 plus belle. Saison qui s’ouvre avec un nouveau règlement, exit la cylindrée de 1500 cm³ : on passe à la 3000 cm³. Ferrari profite de son gros V12 utilisé en endurance et l’adapte à la F1. Ferrari domine, mais la machine s’enraye quand le directeur sportif, Eugenio Dragoni, émet des doutes sur la capacité de Surtees à gagner de nouveau (le pilote anglais s’est blessé lors d’une course en CanAm). Ferrari va alors tout miser sur Lorenzo Bandani. Après une victoire de Surtees au GP de Belgique, celui-ci claque la porte de Ferrari, excédé par le comportement de Dragoni. Mais Bandani est plus que limité et a toutes les peines du monde à s’imposer comme numéro 1. Ferrari stagne et finit par perdre les titres mondiaux…

En 1967, Ferrari a clairement perdu son avance technique, les Anglais étant revenus avec des moteurs aussi performants que le V12 Ferrari. Les rouges ont alors bien du mal à résister. Le chemin de croix continue à Monaco où Lorenzo Bandini perd la vie, la saison ne pouvait être plus noire. L’équipe relève la tête en 1968 grâce au jeune Belge Jacky Ickx qui parvient à s’imposer à Rouen sous la pluie, grâce à sa régularité. Il parvient également à titiller les leaders au championnat. Mais Ferrari rechute en 1969 et ne marque que 7 points au championnat. Ferrari va de plus en plus mal. Enzo Ferrari, conscient que la F1 devient de plus en plus chère et que Ferrari n’a pas les moyens de survivre, décide de vendre 40% de l’écurie à Giovanni Agnelli, riche industriel italien, nul autre que le directeur de FIAT. En 1970, l’accord semble porter ses fruits puisque la Ferrari de Ickx s’affirme comme l’un des meilleurs pilotes du plateau. Si le début de saison est marqué par les soucis de fiabilité, le 2ème est nettement meilleur. Malheureusement, il finit 2e derrière Jochen Rindt, seul pilote sacré champion à titre posthume. Mais les fruits pourrissent vite à Maranello et les saisons 1971, 1972 et 1973 seront plus mauvaises les unes que les autres. Agnelli, alors très discret, monte d’un ton et décide de s’impliquer dans la gestion de Ferrari.

Niki Lauda, le sauveur:

La première décision d’Agnelli est d’imposer à Enzo Ferrari un directeur sportif issu du groupe FIAT : Luca Cordero Di Montezemolo. Celui-ci prend 3 grosses décisions : le retour de Mauro Forghieri à la tête de la direction technique (écarté depuis 1972), le retour de Clay Regazzoni (écarté également en 1972) et la nomination de Niki Lauda. La saison 1974 débute et tout Ferrari est émerveillé par l’audace du pilote autrichien. Malheureusement, le pilote connait plusieurs abandons de sa propre faute ou dus à des problèmes sur sa Ferrari. Seule la régularité de Regazzoni permet aux rouges de songer aux titres. Mais l’Italien s’incline dans la dernière manche face à Fittipaldi. Lauda débute la saison 1975 avec un statut de numéro 1. La 312T est redoutable et Lauda domine : couronné, il ramène un titre à Maranello , le premier depuis 1964 ! Satisfait du travail accompli, Montezemolo quitte Ferrari.

En 1976, tout semble sourire au rouge, mais Lauda est stoppé par un grave accident au Nurburgring. S’il revient plus vite que prévu, il ne peut stopper James Hunt, de gagner le titre. La tension monte entre Enzo et Niki, le premier reproche au 2e d’avoir craqué au Japon, le 2e reproche au premier de ne pas avoir poussé la voiture pour contrer Hunt en son absence. Au final, Enzo Ferrari propose à Lauda un contrat de directeur sportif. Vexé, Lauda sort une toute grande saison 1977, gagne son 2e titre mondial et claque la porte de la scuderia alors que la saison n’est pas encore terminée.

Gilles Villeneuve et drame:

1978, si Ferrari domine depuis 3 ans, la nouvelle saison sera beaucoup plus difficile car les Lotus d’Andretti et Peterson dominent le championnat. En effet, Ferrari n’accroche que 5 petits succès, 4 signés Carlos Reutemann et le dernier signé du tout jeune Gilles Villeneuve qui souffre d’un gros manque d’expérience. En 1979, Forghieri invente la 312T4, une voiture capable de contrer l’armada lotus ! La Ferrari domine le championnat et annonce une lutte entre Villeneuve et Sheckter (qui remplace Reutemann). C’est finalement Jody Sheckter qui s’impose. En 1980, Villeneuve espère bien enfin décrocher un titre de champion, mais la Ferrari est dépassée par les événements et ne parvient pas à se hisser au niveau des leaders : la stratégie doit être revue et Ferrari songe au moteur turbo lancé par Renault. C’est dans cette optique que débute la saison 1981, mais c’est du côté du châssis que le bât blesse cette fois-ci, malgré 2 victoires signées Villeneuve à Monaco et Jarama. La saison est un nouvel échec. En 1982, Ferrari connait encore le drame alors que tout semblait radieux pour l’équipe. La voiture était la meilleure et le duo Pironi – Villeneuve s’occupait de truster les premières places du championnat. Le championnat tourne court quand aux qualifications en Belgique, Villeneuve heurte la voiture de Jochen Mass et se tue. Encore un coup dur pour Ferrari ! Le sort s’acharne encore en Allemagne, Pironi est victime d’un grave accident et avec des jambes broyées est incapable de remonter dans une voiture de course… Ferrari finit la saison avec le Français Patrick Tambay et l’Italo-américain Mario Andretti. Les 2 pilotes aideront Ferrari à gagner le titre constructeur, une maigre consolation pour les rouges qui ont encore perdu 2 pilotes durant l’année…

En 1983, Ferrari remplace Andretti par René Arnoux. Si Tambay rentre vite dans le rang, Arnoux se montre régulier et se propose en sérieux candidat pour le titre. Malheureusement, une casse moteur réduit ses espoirs… Néanmoins, la régularité des Ferrari permet aux rouges de gagner un nouveau titre constructeur ! La saison 1984 s’annonce bien pour Ferrari qui nomme un jeune espoir Italien : Michele Alboreto, remplaçant Tambay qui avait déçu la saison précédente. Rapidement l’Italien donne raison à Ferrari et gagne en Belgique ! Mais les McLaren de Prost et Lauda sont bien plus rapides que les voitures de Maranello. En 1985, Ferrari est de retour dans la lutte pour le titre et domine la première partie de saison. Mais à la mi-saison, les Ferrari perdent toute leur avance, manquant cruellement de fiabilité et de performance… Alboreto doit laisser le championnat filé et Johansson qui a remplacé Arnoux n’est que très peu performant. Démotivée, la saison 1986 sera une saison vierge… Ferrari décide de réagir et engage en 1987 Gerhard Berger et l’ingénieur John Barnard. Ce dernier aura le mérite de relancer un peu l’équipe en fin de saison. Mais la saison 1988 ne confirmera pas ce retour en forme… Largement dominée par les McLaren de Prost et Senna. Et comme si une saison ratée ne suffisait pas, le 14 août 1988 décède « il commendatore » Enzo Ferrari. Sans le fondateur, Ferrari a du mal à se trouver. La saison 1989 sera dans la même lignée…

Un professeur pour redresser l'équipe:

En 1990, Ferrari annonce la signature d’Alain Prost, triple champion du monde. Le Français est réputé pour son grand talent de développeur et est l’homme de la situation pour redresser l’équipe. L’ingénieur Barnard signe alors un chef-d'œuvre en dessinant la Ferrari 641. La voiture est très performante et Prost semble filé tout droit vers le titre ! Mais c’est sans compter sur son meilleur ennemi : Ayrton Senna ! Le Brésilien remotive McLaren et revient en force sur la Ferrari. Après un accident au Japon, c’est finalement Senna qui s’impose.

Ferrari veut confirmer en 1991 et nomme un nouveau pilote pour épauler Prost : Jean Alesi. Mais la voiture est mauvaise et les têtes tombent : Cesare Fiorio, directeur sportif est licencié. Plus tard dans la saison, Prost auteur de déclaration offensante sur sa voiture se voit montrer la porte… Plus tard dans la saison, c’est FIAT qui s’emmêle et renvoie Piero Fusaro, président de Ferrari. Agnelli fait alors revenir celui qui avait relancé l’équipe au début des années 70 : Luca Di Montezemolo. Mais il arrive trop tard et ne peut éviter le désastre de la saison 1992. Alesi parviendra tout de même à accrocher 2 podiums. Quant à son équipier, Ivan Capelli, il sombre complètement et est remplacé par Nicola Larini qui ne fera guère mieux.

Mise en place de la dream-team:

Le travail pour remettre Ferrari sur les bons rails est encore en phase d’élaboration : Montezemolo fait revenir Barnard, Berger et fait signer Jean Todt comme directeur de la gestion sportive. Malheureusement, encore une fois les hommes forts sont arrivés trop tard et ne parviennent pas à faire gagner la voiture, mais la voiture a cependant progressé ! En 1994, Ferrari continue sa progression et renoue avec le succès en Allemagne par l’intermédiaire de Berger ! Idem en 1995, où Ferrari continue de se rapprocher des 2 écuries de pointes : Benetton et Williams. Alesi remporte également sa première victoire au Canada ! Ferrari est sur les bons rails, mais veut plus !

Le plus arrive fin 1995 quand Jean Todt annonce son duo de pilote : Alesi et Berger disent au revoir à Maranello, et Todt annonce Irvine et surtout le double champion en titre : Michael Schumacher ! Si la saison 1996 n’est pas top, Schumacher parvient quand même à sortir quelques coups d’éclats et sauver la tête de Todt. Fin 1996, Todt décide de se passer des services de Barnard et fait venir à Maranello l’ingénieur qui a permis à Schumi de gagner ses 2 premiers titres : Ross Brawn. Ce dernier amène dans ses bagages un autre grand de chez Benetton : Rory Byrne ! Personne ne se doute alors que Ferrari vient de créer une machine de guerre, une dream team : Todt- Brawn – Byrne – Schumacher. La saison 1997 remet la Ferrari dans la course au titre. Si la Williams est plus rapide, Schumacher fait parler tout son talent pour lutter au championnat. Mais à Jerez, l’Allemand commet l’erreur de s’accrocher volontairement avec Villeneuve. Non seulement il abandonne et laisse le titre au Canadien, mais en plus il est déclassé du Championnat du monde. La saison 1998 sera plus dure pour Ferrari. L’écurie McLaren a construit une voiture très performante et malgré l’abnégation de Schumacher, le cheval cabré ne parvient pas à accrocher de nouveau laurier…

Schumacher, l'ogre venu d'Allemagne:

Schumacher veut sa revanche en 1999. La Ferrari et la McLaren sont toujours au coude à coude. L’Allemand se blesse alors gravement en Angleterre. La saison semble alors perdue, mais Irvine prend le rôle de numéro 1 et tente d’arracher le titre promis à Hakkinen. Si le Finlandais gagne finalement le titre, Ferrari gagne le championnat constructeur ! Le premier depuis 1983. Les succès continuent en 2000 où malgré une lutte serrée entre Hakkinen et Schumacher, l’Allemand s’impose au championnat ! Schumacher est le premier pilote titré depuis Sheckter en 1979 et Ferrari gagne un second titre consécutif. La série ne fait que commencer. La saison 2001 est dominée par Schumacher qui remporte une 4e couronne et permet encore à Ferrari de gagner ! Idem en 2002 où la Ferrari explose la concurrence : 5e couronne pour Schumacher (record de Fangio égaler !) et 12e couronne pour Ferrari. En prime, Ferrari marque le record du plus grand nombre de points marquer en 1 saison : 221, le record était alors détenu par McLaren en 1988 !

La saison 2003 marque le retour sur terre des Ferrari, c’est également le début des duels Michelin – Bridgestone ! Les Michelin sont beaucoup plus performants que les gommes japonaises ! La McLaren de Räikkönen et la Williams de Montoya se battent pour contrer Schumacher, mais au final Ferrari remporte les 2 titres ! La saison 2004 sera le même cru que la saison 2002, la F2004 étant un avion de chasse et les titres restent une saison de plus à Maranello !

Le public commence à se lasser et la FIA décide alors de pimenter les choses en changeant le règlement : les pneus devront tenir 1 grand prix complet ! S’il se murmure que la F2005 était encore plus puissante que la F2004, les gommes Bridgestone manquent cruellement de performance et Ferrari est dominée par la Renault d’Alonso et la McLaren de Räikkönen… Une seule victoire aux États-Unis gagnée quasiment sur tapis vert puisque les Michelin sont réputés trop dangereux et que les écuries équipées des gommes françaises ne disputent pas la course. La saison 2006 sera nettement meilleure pour les rouges ! Malgré un début de saison difficile et toujours dominée par Alonso, Schumacher revient dans la course au titre à la mi-saison. Parallèlement, il se murmure que Schumacher pourrait bien quitter Ferrari à la fin de la saison ! Après une victoire à Monza, Ferrari annonce officiellement le départ de Schumacher à la retraite, il sera remplacé par Räikkönen. Mais Schum ne lâche rien et veut quitter la F1 avec un 8e titre ! Malheureusement, il perd le titre au Japon. Alors qu’il est en tête, son moteur rend l’âme… Lors de sa dernière course au Brésil, Michael montre toute l’étendue de son talent en s’offrant le luxe de remonter tout le peloton pour finir 4e.

Une équipe en transition:

Une page se tourne chez Ferrari : Schumacher ne pilote plus, Brawn est parti et Todt prend de plus en plus de recul. Mais l’empreinte de l’ancienne structure est toujours présente et la F2007 reste une très bonne voiture. En effet, Räikkönen s’offre le luxe de gagner sa première course en rouge, le premier à le faire depuis Nigel Mansell en 1989. Mais McLaren est de retour dans la course et le titre se jouera lors de la dernière course de la saison : au Brésil. C’est le Finlandais qui s’impose et ramène les 2 titres à Maranello ! La saison 2008 est en tout point similaire à la 2007 : énorme duel entre McLaren et Ferrari ! Cette année-là, Kimi est largement en-dessous de son niveau et Massa en profite pour jouer les numéros 1, le titre se jouant encore au Brésil : si Massa finit la course virtuellement champion, Hamilton profite des 500 derniers mètres pour prendre la 5e place et devenir champion du monde… Maigre consolation, Ferrari remporte son 16ème titre de champion constructeur. La saison 2009 sera un véritable calvaire pour les rouges, la voiture est mal développée et on l’a vu avant, une saison noire pour Ferrari est généralement très noir : Massa se blesse grièvement et finit la saison à la maison. Kimi gagnera tout de même une course, à Spa, mais Ferrari n’aura jamais été capable de dominer…

Pour 2010, Ferrari décide de remplacer Räikkönen par un pilote de renommée : Fernando Alonso ! Le champion espagnol a la lourde tâche de faire oublier Schumacher ! La saison débute bien puisque les Ferrari signent un doublé à Bahreïn, mais la Ferrari rentre vite dans le rang et il faudra attendre la mi-saison pour revoir Ferrari sur la plus haute marche du podium. La lutte sera serrée jusqu’à la fin de la saison où Alonso arrive en tête du Championnat du monde ! Mais une très mauvaise stratégie des rouges fait perdre le titre…

2011 s’ouvre sous forme de fêtes et de promesses : Ferrari veut fêter les 150 ans de l’unification de l’Italie et ne veut plus reproduire les erreurs de 2010. Mais la voiture est largement en-dessous des espérances et s’avère très mauvaise ! Quelques coups d’éclats grâce à Alonso : comme cette victoire en Angleterre → 60 ans après la première victoire de Ferrari en F1.

La saison 2012 se doit d’être meilleure. La Scuderia connaitra une nouvelle révolution profonde de sa structure.

Palmarès :

· Titres pilotes : 15

- Alberto Ascari : 1952 et 1953

- Juan Manuel Fangio : 1956

- Mike Hawthorn : 1958

- Phil Hill : 1961

- John Surtees : 1964

- Niki Lauda : 1975 et 1977

- Jody Scheckter : 1979

- Michael Schumacher : 2000-2001-2002-2003-2004

- Kimi Räikkönen : 2007

· Titres constructeurs : 16 (1961-1964-1975-1976-1977-1979-1982-1983-1999-2000-2001-2002-2003-2004-2007-2008)

· Victoires : 216 (dont le record du plus grand nombre de victoires à égalité avec McLaren en 1 saison : 15)

· Podiums : 653 (dont 55 consécutifs)

· Poles positions : 205

· Records du tour : 227 (dont 9 consécutifs)

· Doublés : 81

Ils ont gagné sous les couleurs de Ferrari :



1. Michael Schumacher : 72 victoires

2. Niki Lauda : 15 victoires

3. Alberto Ascari : 13 victoires

4. Felipe Massa* : 11 victoires

5. Kimi Räikkönen – Rubens Barrichello : 9 victoires

6. Fernando Alonso* : 7 victoires

7. Gilles Villeneuve – Jacky Ickx : 6 victoires

8. Alain Prost – Carlos Reutemann – Gerhard Berger : 5 victoires

9. John Surtees – Eddie Irvine – Clay Regazzoni : 4 victoires

10. Juan Manuel Fangio – Peter Collins – Jody Scheckter – Phil Hill – Nigel Mansell – René Arnoux – Mike Hawthorn – Michele Alboreto : 3 victoires

11. Tony Brooks – Patrick Tambay – Jose Froilan Gonzales – Didier Pironi – Wolfgang Von Trips : 2 victoires

12. Ludovico Scarfiotti – Giancarlo Baghetti – Mario Andretti – Piero Taruffi – Maurice Trintignant – Luigi Musso – Lorenzo Bandini – Jean Alesi : 1 victoire

* Les 2 pilotes sont toujours chez Ferrari et peuvent donc encore gagner.

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Re: Ferrari

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