Les surprises de début de saison.

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Les surprises de début de saison.

Message par dom465 le Mar 14 Avr - 12:59:02

Un post pour rappeler les années où les débuts de saisons ont apportés leur lot de surprises.



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"I remember when sex was safe and Motor Racing dangerous !" Jack Brabham
"Dans le doute, il ne s'abstient jamais !" (Manu Zurini parlant de Gilles Villeneuve)
"Qand tu arrives en haut d'une côte, reste à fond. Il y a peut-être une ligne droite après !" (Willy Mairesse)

« Sais-tu ce qu'il y a de particulièrement beau dans une voiture ? Quand elle ne marche pas bien, on peut la démonter entièrement, mettre ses organes à nu, découvrir la cause précise du mal et ôter la pièce défectueuse pour la remplacer par une neuve.
Si on pouvait en faire autant pour les humains... »


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F1, surprises de début de saison : 1954

Message par dom465 le Mar 14 Avr - 13:01:10

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A l’issue des essais hivernaux les Mercedes apparaissent comme les grandes favorites. Plusieurs équipes semblent être en mesure de créer la surprise. Sans forcément jouer la victoire, mais en se rapprochant des flèches d’argent, effaçant ainsi une saison parfois décevante. A commencer par Ferrari qui retrouve une agressivité qu’on croyait réservée à ses voitures de série, et qui donne le sourire aux deux amis Vettel et Raikkonen. 
En attendant de voir à Melbourne quelles seront les révélations ou les déceptions, Classic Courses revient sur les surprises de début de saison en F1. Petit rappel historique des manches inaugurales marquées par des coups d’éclat, des écuries que l’on attendait pas, des dominations étonnantes et outrancières...   Pour patienter jusqu’au 15 mars.
Bertrand Allamel
 
Démarrons la série avec un retour sur l’année 1954, et un cas particulier. Une surprise qui intervient non pas au début de saison, mais au Grand Prix de France. Le Grand Prix de Reims, est la 4e manche (1) d’un championnat bien engagé, et mené déjà par Fangio sur Maserati.
Reims est en revanche le début de saison pour Mercedes-Benz, qui revient en F1 après 15 ans d’absence et présente un nouveau bolide très affûté, piloté par … Fangio. L’argentin avait été approché par Alfred Neubauer dès la fin de saison 1953 et « prêté » à Maserati pour les trois premiers grand prix de la saison 1954, le temps que la firme à l’étoile prépare sa W196.
A Reims donc, Fangio découvre sa nouvelle monture allemande, moderne, novatrice (et carénée s’il vous plaît pour les circuits rapides comme à Reims, après avoir fait briller la Maserati devant des Ferrari décevantes.
Les Mercedes-Benz W196 se montrent compétitives dès les qualifications, puisque deux des trois voitures engagées occupent les première et deuxième place sur la grille, Fangio en pole.
La compétitivité se transforme en domination le dimanche : Fangio remporte la course, devant Karl Kling sur l’autre Mercedes, reléguant Robert Manzon, troisième sur Ferrari, à plus d’un tour.
La concurrence est assommée par le retour des Flèches d’argent qui pour leur première course, signent leur première pôle, leur première victoire, leur premier doublé et inaugurent une domination flagrante (9 victoires en 12 courses) mais courte : l’accident du Mans en 55 met un terme à la carrière de la mythique W196.
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Notes :
1 : Si l'on inclut Indianapolis qui comptait à l'époque et jusqu'en 1960 pour le championnat du monde F1.
 
Illustration :
Photo Mercedes W196 @ DR
Dessin Mercedes W196 @ Patrick Brunet
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F1, surprises de début de saison : 1958

Message par dom465 le Mar 14 Avr - 13:03:38

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Dix voitures présentes seulement sur la grille pour le premier grand-prix de la saison 58 en Argentine : la CSI ayant imposé tardivement une nouvelle réglementation sur les carburants, les équipes officielles britanniques en manque de préparation décident de boycotter cette première manche en signe de protestation.
Bertrand Allamel
Ainsi sans les BRM et les Vanwall, révélations de la fin de saison 57, les Ferrari de Hawthorn, Collins et Musso apparaissent comme les grandes favorites. Seul Fangio semble en mesure de leur contester la victoire en signant la pole-position avec sa Maserati. Mais l’argentin, couronné pour la cinquième fois en 57, songe à se retirer et n’a plus le cœur à prendre des risques. La saison 58 sera sa dernière, avec seulement deux participations, à Buenos Aires et à Reims.
Stirling Moss quant à lui, se retrouve sans monture suite au forfait de Vanwall et s’engage in extremis avec une Cooper-Climax privée du team Rob Walker. Ces surprenantes petites voitures, propulsées et non plus tractées, suscitent curiosité et ironie, celle notamment du Commendatore qui ne croit pas au moteur en position arrière. Il sera vite contraint de changer d’avis : Moss gagne la course contre toute attente avec sa Cooper T43 au terme d’une performance héroïque, et crée la sensation devant des monoplaces d’usine.
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Amoindri par un problème oculaire (l’anglais court avec un œil bandé), il rencontre dès le quatrième tour des ennuis avec sa boîte, mais choisit de faire toute la course sans passer par les stands. Il prend ainsi la tête à la faveur des ravitaillements et remporte une victoire mémorable avec des pneus usés jusqu’à la corde. 
Premier grand-prix de la saison : première victoire d’une Cooper, première victoire d’un moteur Climax, et première victoire d’une voiture à moteur arrière. La Cooper signera d’autres résultats convaincants en 58, notamment une victoire à Monaco aux mains de Maurice Trintignant, avant de dominer avec Jack Brabham les deux saisons suivantes
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Illustrations :
 
1 : Grand Prix d'Argentine 1958 Hawthorn Ferrari - Moss Cooper T43 @ DR
2  et 3 : Stirling Moss Coo per T43 @ DR
4 : Grand Prix de Reims 1958 @ Patrick Brunet
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F1, surprises de début de saison : années 60 et 70

Message par dom465 le Mar 14 Avr - 13:08:18



Le grand-prix d’Australie ne débute plus à quatre heures du matin comme c’était le cas il y a quelques années, mais à six heures. C’est peut-être l’unique raison qui a poussé certains d’entre-nous à tenir jusqu’au bout, les paupières lourdes, pour voir Lewis Hamilton s’imposer avec une sereine maîtrise au terme d’un grand-prix soporifique. A quatre heures, si la course est ennuyeuse, on sombre devant l’écran, ou on retourne carrément se coucher. A six heures, la journée est lancée, alors on tient, dans l’espoir d’assister à un rebondissement ou un retournement de situation.

Bertrand Allamel




Hélas rien de tel ne s’est produit lors de ce premier grand-prix d’une saison qui s’annonce monotone, et monochrome. Bien sûr, on a vu Vettel monter sur la 3e marche. Agréable et prometteuse confirmation plutôt que réelle surprise. On a vu aussi un jeune brésilien mener sa modeste Sauber à une honorable cinquième place, quoiqu’avec un plateau réduit à treize voitures à la fin du premier tour, la performance soit toute relative. Rien à voir avec ces coups de tonnerre ou ces éclosions de talents qui ont marqué par le passé certaines manches inaugurales. Florilège des meilleures surprises de début de saison des années 60-70. 
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A Monaco, en 1961, Stirling Moss sur sa Lotus-Climax 18 s’impose devant des Ferrari pourtant archi-favorites, et qui domineront d’ailleurs le reste de la saison, permettant à Phil Hill d’être sacré champion du monde.  
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En 1967, à Kyalami cette fois-ci, le début du championnat est marqué par une double surprise : Pedro Rodriguez l’emporte sur une Cooper-Maserati T81, devant un étonnant John Love, pilote rhodésien, qui mène la course durant treize tours avec sa Cooper-Climax privée. Un podium improbable complété par John Surtees sur Honda, devant Denny Hulme quatrième, mais néanmoins futur champion du monde avec sa Brabham. 
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À Kyalami toujours, en 1970, la surprise vient de Jackie Stewart, qui réussit à se hisser en pole-position, pour finir à la troisième place au volant d’une surprenante March 701 qui fait ses premiers tours de roue. Premier grand-prix, première pole, et premier podium pour la voiture conçue par l’écurie d’un certain Max Mosley, à l’ouverture de la saison : les organisateurs actuels paieraient cher pour un tel scénario. 
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Un an plus tard, toujours en Afrique du Sud, c’est Mario Andretti, troisième pilote Ferrari, qui crée la sensation en remportant sa première victoire devant Jackie Stewart (Tyrrell), alors que tout le monde s’attendait plutôt à voir briller en ce début de saison les deux autres Ferrari, celles de Ickx et Regazzoni.    
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En 72, le Grand-prix d’Argentine est la première manche de la saison, mais c’est également la première course pour Carlos Reutemann qui signe la pole-position devant son public sur sa Brabham BT 34-1. Une performance-surprise (première course – première pole) que seuls Mario Andretti (en 68) et Jacques Villeneuve (en 96) parviendront à réaliser. 
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En 1973, en Argentine là-aussi, Clay Regazzoni obtient la pole et mène cette première course de l’année durant les vingt-huit premiers tours avec une vieille BRM 160 complètement obsolète, devant les Fittipaldi, Cevert, et Stewart, pour finalement échouer à la septième place.  
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Enfin, la plus belle surprise de début de saison de cette période 60-70’s est à mettre au compte de l’écurie du canadien Walter Wolf. Construite sur les bases de l’écurie Williams, la toute nouvelle écurie Walter Wolf Racing réussit, en 1977 lors du Grand-prix d’Argentine, l’exploit de remporter sa première course lors de sa première participation. Pilotée par Jody Scheckter et propulsée par un moteur Ford-Cosworth, la Wolf WR 1 fait sensation d’entrée de jeu, et confirme même son étonnant potentiel avec une victoire à Monaco, puis au Canada.
Illustrations :
Video Grand Prix Argentine 1977 @ DR
Autres photos @DR 
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F1, Surprises de début de saison : les années 78- 90

Message par dom465 le Mar 14 Avr - 13:11:53



Suite de notre série consacrée aux surprises de début de saison. Notre rétrospective nous a conduit dans le dernier billet jusqu’en 1977, avec la victoire surprise de la Wolf lors du premier grand-prix de la saison. 1977 est une année de rupture dans l’histoire de la Formule 1 : Renault fait ses débuts avec son moteur turbo-compressé, et Colin Chapman présente sa révolutionnaire Wing Car, la fabuleuse Lotus 78. Première voiture à effet de sol, bien sûr, mais aussi premier châssis conçu avec l’aide de la soufflerie et de l’informatique. La F1 entre dans une nouvelle ère, celle de l’ultra-professionnalisation et des gros moyens. Ainsi la victoire d’Andretti, sur Lotus donc, lors du premier grand-prix de la saison 78, n’est pas aussi surprenante que celle de la Wolf par exemple : Lotus a remporté quelques courses en 77 et s’annonce avec la 78 puis la belle 79, comme une des favorites de la saison qui s’ouvre en Argentine. Néanmoins c’est une victoire qui prend par surprise tous les autres concurrents tant les solutions radicales de cette Lotus annoncent une angoissante domination et révèlent un retard technologique qu’il faudra combler.

Bertrand Allamel


 

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Plus surprenante est en revanche la victoire remportée par Jacques Lafitte un an plus tard, lors du grand-prix d’ouverture de la saison 79, toujours en Argentine. Alors que tout le monde s’attend logiquement à voir les Lotus poursuivre leur écrasante domination, ce sont les Ligier JS11 de Lafitte et Depailler qui monopolisent la première ligne. Gérard Ducarouge a bien assimilé le principe de l’effet de sol et a conçu une Ligier efficace dès les essais hivernaux. Laffite exploite avec talent son matériel et gagne la course devant Reutemann sur la première Lotus. L’autre Lotus du champion du monde en titre Andretti ne finit que cinquième, à un tour. Cette surprise devient une victoire probante lorsqu’elle est confirmée dès la course suivante par une second succès consécutif de Laffite à Interlagos, marquant ainsi l’une des plus belles pages de l’histoire de l’écurie Ligier.
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Pas de grosse surprise en 1980 lors de la manche inaugurale, remportée par le favori Alan Jones sur Williams, mais à signaler tout de même : une bonne sixième place pour un débutant français, un certain Alain Prost, sur une médiocre McLaren M29. Un an plus tard, petite surprise à Long Beach, premier grand-prix de la saison 81, lorsque Riccardo Patrese se qualifie en pole-position, avec sa modeste Arrows. L’italien se fait remarquer en menant la course durant vingt-quatre tours, avant d’abandonner. En 1984, la saison s’ouvre au Brésil, avec une victoire de Prost sur une McLaren que l’on attendait pas à pareille fête, surtout avec un tout récent moteur TAG-Porsche. 
En 1989, tous les regards sont évidemment tournés vers l’enfant du pays, le héros national pour la reprise du championnat au Brésil. Ayrton Senna, champion du monde en titre, signe la pole-position et espère bien gagner enfin devant son public, mais il s’auto-élimine dès le premier virage en s’accrochant avec Berger. Dès lors, on peut s’attendre à voir l’autre McLaren-Honda de Prost filer vers la victoire. Las, il ne parviendra jamais à inquiéter Mansell sur Ferrari, qui gagne une course pleine de surprises : contre-performance des McLaren pourtant invincibles la saison précédente, victoire de Ferrari, bonne prestation de la Williams-Renault de Patrese qui mène durant dix-sept tours, premier podium pour le brésilien Mauricio Guggelmin sur une surprenante March-Judd, et remarquable quatrième place du débutant Johnny Herbert (Benetton-Ford), miraculé et courageux (victime d’un dramatique accident de F3000 en 88). 
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La saison 90 démarre à Phoenix, quelques mois après le psycho-drame de Suzuka. On y attend bien sûr là encore Senna, spécialiste des tracés urbains, et Prost qui a quitté l’air irrespirable du stand McLaren pour rejoindre Ferrari. Les surprises vont s’enchaîner tout au long du week-end, avec la pole-position d’une McLaren, mais celle de Berger. A ses côtés …. une Minardi ! Celle de Pierluigi Martini, équipée de pneus Pirelli. Troisième place : la Dallara de De Cesaris ! Quatrième... Alesi sur Tyrrell ! Senna ne s’est qualifié qu’en cinquième position, Prost en septième. A l’extinction des feux, le jeune Jean Alesi bondit et s’empare opportunément de la première place au terme d’un départ-canon. Sa surprenante petite Tyrrell 018 , équipée elle-aussi de gommes Pirelli, tient en respect Berger et même Senna, jusqu’au fameux duel du trente-quatrième tour : revenu en deuxième place, Senna s’apprête à déborder Alesi. La McLaren est stable, Senna est offensif mais prudent. Le débutant, une fois son quart d’heure de gloire passé, s’écartera bien pour laisser filer le Maître... La Tyrrell virevolte entre les murs et le petit jeune défend sa place sans complexe. Senna déboîte Alesi au freinage et, orgueilleux, laisse un infime espace au virage suivant que le petit jeune n’osera pas exploiter. Erreur ! Sans se démonter, « Jeannot » s’infiltre dans le trou de souris et repasse devant Senna qu’on imagine forcément surpris et/ou agacé. Crime de lèse-majesté ! Senna retente la manœuvre au tour suivant, avec un succès définitif cette fois-ci, et remporte la course devant la sensation Alesi. Jeannot monte sur la deuxième marche, exploit qu’il rééditera quelques semaines plus tard avec la Tyrrell 019,  sur un autre tracé urbain, plus prestigieux : Monaco !
Illustrations :  
1 : Grand Prix des USA 1990 - Phenix @ DR
2 : Lotus 79 Andretti , 1978 @ DR
3 : Ligier JS11 Laffite, Depailler, 1979 @ DR
4 : Tyrrell 018 Alesi, 1990 @ DR
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F1, surprises de début de saison : les années 90-2000

Message par dom465 le Mar 14 Avr - 13:15:09

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Dernier épisode de notre série consacrée aux surprises de début de saison. Nouveau changement d’époque, nouvelles têtes, nouvelles associations châssis-moteur : voici les combinaisons qui ont marqué les esprits dès les premières courses de la saison.

Bertrand Allamel




En 1996, à Melbourne, Damon Hill fait figure de favori sur sa Williams-Renault. Tout le monde espère un duel avec Schumacher, parti relever le défi Ferrari à l’intersaison. C’est sans compter sur le débutant Jacques Villeneuve, fraîchement titré en championnat américain CART et auréolé de la couronne de vainqueur des 500 Miles d’Indianapolis. Pour sa première participation en F1, Villeneuve honore la mémoire de son père et réalise sa première pole-position. Il tient en respect son co-équipier Hill, plus expérimenté, durant cinquante tours, avant de devoir lui céder la première place en vue de l’arrivée suite à une fuite d’huile. Le premier grand-prix de la saison révèle le talent de Villeneuve : première participation, première pole, meilleur tour en course, deuxième place au classement final.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Un an plus tard, en 97, toujours à Melbourne, la saison s’ouvre sur une victoire surprise d’une McLaren qui semble lentement remonter la pente. David Coulthard s’impose devant Schumacher et Hakkinen, alors que le favori Villeneuve abandonne dès le premier tour suite à une collision. Une victoire qui annonce le retour aux affaires de McLaren...
En 98 en effet, après le sacre de Villeneuve et la bévue de Schumacher à Jerez, personne ne sait trop à quoi s’attendre. Renault s’est officiellement retirée et les écuries partenaires, Williams et Benetton, n’ont plus qu’un moteur rebadgé Mecachrome et Playlife à mettre sous le capot. Le championnat semble alors plus ouvert, à moins qu’il ne soit promis à Schumacher et Ferrari. Pourtant à Melbourne, ce sont les McLaren-Mercedes qui créent la surprise, et quelle surprise : elles assomment littéralement la concurrence. Dès les qualifications, Hakkinen et Coulthard se qualifient en première ligne, avec sept dixièmes d’avance sur Schumacher, troisième... En course, les McLaren boys réalisent le doublé et relèguent Frentzen, troisième sur Williams-Mecachrome, à plus d’un tour ! Épatante démonstration de ces monoplaces très affûtées conçues par Adrian Newey, qui avait poussé le raffinement jusqu’au couvercle de réservoir d’essence, amovible et automatique.
En 99, les deux McLaren sont ultra-favorites mais offrent des images saisissantes en rentrant coup sur coup directement au fond du garage pour abandonner. L’autre favori, Schumacher, compromet ses chances dès le départ en calant sur la grille, ce qui le place en dernière position lors de la nouvelle procédure de départ. En l’absence des grands ténors, c’est donc Irvine qui remporte cette victoire surprise devant l’étonnante mais irrégulière Jordan-Mugen-Honda de Frentzen.
Il faut attendre dix ans pour voir une vraie surprise lors d’une manche inaugurale, l’ère Ferrari-Schumacher n’ayant laissé que peu de suspens. En 2009, des voitures blanches et vierges de sponsors réalisent un tonitruant doublé devant les teams « historiques ». Les Brawn BGP 001 de Button et Barrichello confirment leur étonnant potentiel révélé durant les tests hivernaux. La monoplace conçue par Ross Brawn, et dotée d’un irrésistible double-diffuseur, réussit l’exploit de remporter une course lors de sa première participation, comme la Wolf en 77, avant de remporter le championnat (pilote et constructeur).
En 2014 enfin, alors qu’on se demande qui pourra briser l’hégémonie des Red Bull-Renault, les Mercedes d’Hamilton et Rosberg réalisent un doublé (après le déclassement de Ricciardo), annonciateur d’une brillante domination. Soixante ans après la victoire surprise de Fangio sur Mercedes, les flèches d’argent retrouvent le chemin de la victoire. 1954-2014, la boucle est bouclée. Bon grand-prix de Chine !
 
Illustrations :
Brawn GP 2009 @ DR
Australie 1996 @ DR
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