Constructeur anglais Tyrrell

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Constructeur anglais Tyrrell

Message par Modena49 le Dim 11 Jan - 23:25:32

Constructeur anglais  Tyrrell
Par Martin Businaro le 11 janvier 2015 à 17:01



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Tyrrell était sans conteste l’une des écuries britanniques les plus prestigieuses en Formule 1. En lune de miel avec Matra durant la seconde moitié des années 60 et s’affirmant comme une équipe de pointe dans les seventies, des égarements techniques et un manque criant d’argent ont finalement provoqué la chute de la structure de l’Oncle Ken.
Ancien marchand de bois dans le Surrey et lui-même pilote, Ken Tyrrell fonde sa propre écurie de course en 1960. Un temps lié à Cooper en Formule 3, sa rencontre avec Jean-Luc Lagardère par l’intermédiaire du journaliste Gérard Crombac lui permet de se fournir chez Matra dès 1966, décrochant ainsi le titre de champion d’Europe avec Jacky Ickx l’année suivante. L’équipe anglaise effectue dans la foulée ses premiers pas en F1 sous la bannière Matra International et se révèle d’emblée victorieuse grâce aux efforts de Jackie Stewart mais pas souveraine puisque Graham Hill est sacré au volant de sa Lotus 49. L’Ecossais tient sa revanche en 1969 où sa première partie de saison dominatrice lui permet d’enlever le premier de ses trois titres.
C’est à ce moment que Tyrrell et Matra décident de prendre des chemins séparés. Le constructeur français souhaite en effet équiper ses monoplaces de son mélodieux V12 tandis que les Britons veulent rester fidèles au V8 Cosworth. "No way" pour Ken Tyrrell qui redevient dès lors indépendant et trouve d’abord refuge chez March, avant de devenir constructeur à part entière à la fin de l'année de l’année 1970. Le contrat qui lie Elf à Renault et interdit tout partenariat avec Matra lui permet de conserver le soutien du pétrolier français.
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François Cevert aurait dû prendre la suite de Jackie Stewart à la tête de l'écurie britannique, hélas...
Sous l’impulsion de François Guiter, de nombreux espoirs tricolores vont prendre part au premier Grand Prix de leur carrière chez Tyrrell, dont François Cevert, Jean-Pierre Jabouille ou encore Michel Leclère et Didier Pironi. Après une année d’apprentissage, les monoplaces bleues décrochent la timbale en 1971 avec le sacre de Jackie Stewart associé au titre de champion chez les constructeurs, avant de récidiver deux ans plus tard. L’écurie doit toutefois déplorer la disparition de Cevert en essais à Watkins Glen en 1973 alors que le Français était considéré comme le successeur de Stewart au sein de l’équipe basée à Ockham. La période dorée de Tyrrell vient de se terminer.
Jody Scheckter et Patrick Depailler prendront le relais et ramèneront quelques victoires mais plus le moindre titre. Pour tenter de reprendre le dessus sur Ferrari et McLaren, Derek Gardner conçoit la radicale P34 à six roues qui sera une semi-réussite. Si l’équipe termine troisième du championnat en 1976 avec notamment une victoire historique de Scheckter en Suède, la saison suivante est décevante avec aucune victoire. Le départ de Gardner et le refus de Goodyear de continuer à fournir des pneumatiques de dimensions spécifiques marqueront la fin du projet P34.
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Ultime succès pour le valeureux moteur V8 Cosworth avec Michele Alboreto en 1983.
Désormais revenue à quatre roues plus conventionnelles, l’équipe continuera à jouer la gagne, Depailler allant jusqu’à un moment être candidat pour le titre avec la 008 dessinée par Maurice Philippe. Mais la machine s’enraye petit à petit. Les commanditaires Elf et Candy se désengagent, le budget s’étrique et les résultats s’en ressentent. Au volant de voitures ayant parfois loupé le coche au niveau technique, Jean-Pierre Jarier et Derek Daly auront toutes les peines du monde à redorer un blason autrefois glorieux et désormais bien terne. Ce qui n’empêchera pas l’équipe d’empocher deux dernières victoires-surprises (les ultimes succès du V8 Cosworth) avec le jeune Michele Alboreto à Las Vegas en 1982 et à Detroit en 1983.
L’équipe espère pour de bon remonter la pente l’année suivante et peut compter sur les prometteurs Stefan Bellof et Martin Brundle pour y parvenir. Irréductible structure restant fidèle au moteur atmosphérique tandis que le reste du plateau a cédé aux sifflements du turbo, elle donne une définition très singulière de l’essence ‘’au plomb’’ en faisant partir ses voitures sous le poids légal et en injectant des billes de plomb dans le réservoir lors d’un simulacre de ravitaillement en fin de course. La supercherie est découverte après le Grand Prix de Detroit, ce qui entraîne l’exclusion pure et simple de l’écurie du championnat 1984.
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L'exploit de Stefan Bellof dans les rues de Monaco en 1984 ne fut pas récompensé à sa juste valeur.
Le podium de Brundle dans la Motor City et celui mémorable de Bellof acquis à Monaco sont dès lors annulés. Malgré le passage mi-85 au V6 Renault turbo, elle continue de s’enliser dans le ventre mou du peloton et, preuve que l’Oncle Ken tire le diable par la queue, elle doit faire appel à des pilotes payants pour subsister. Cette situation précaire n’empêchera pas l’équipe de retrouver quelque peu le sourire grâce aux coups d’éclat de Stefano Modena et surtout de Jean Alesi qui résistera bec et ongles à Phoenix face à Ayrton Senna au volant de la très léchée 019 née du crayon de Jean-Claude Migeot.
Les dernières années de vie de l’équipe seront marquées par des choix techniques hasardeux (comme ces hideux appendices surélevés sur la 025 de 1997) qui ne lui permettront pas sortir de cette spirale négative. Mark Blundell décrochera un dernier podium à Barcelone en 1994, Mika Salo les derniers points trois ans plus tard. Elle finit par être rachetée par le groupe British American Tobacco qui lancera l’écurie BAR avec Craig Pollock aux manettes en 1999. Quant à Ken Tyrrell, il s’éteindra chez lui en 2001 à l’âge de 77 ans.
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Jean Alesi a écrit les dernières belles pages de l'histoire du Team Tyrrell en 1990 avec la 020.


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Re: Constructeur anglais Tyrrell

Message par Invité le Lun 12 Jan - 10:20:30

C'est une écurie qui me fait penser à Williams ou à Lotus.

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