12 heures de Reims

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12 heures de Reims

Message par Modena49 le Mar 20 Mai - 13:28

Disputées deux semaines après le 24 Heures du Mans, les 12 heures de Reims prenaient souvent l'allure d'une revanche. Organisée à neuf reprises l'épreuve champenoise atteignit son apogée entre 1964 et 67, à plus belle époque des Sport-prototypes.
Avec ses longues lignes droites brutalement interrompues par les virages de Gueux, du Thillois et de Muizon, le circuit de Reims comptait parmi les tracés les plus rapides du monde. "Temple de la Vitesse", Reims était aussi et surtout une ambiance unique, festive et pétillante. Ecrasé le plus souvent d'un soleil de plomb, rendez-vous des passionnés mais aussi des personnalités de la vie parisienne, le meeting de l'été proposait les plus belles affiches de l'époque. En plus des fameux Grand Prix de l'ACF ou de la Marne, le circuit champenois proposait aussi des épreuves Junior, F2 ou F3 au cours du week-end. Dédié à la vitesse, Reims n'hésita pourtant pas à ouvrir ses portes à l'endurance et aux voitures de Sport. Dès 1926 (soit deux ans après son inauguration) Reims organisait une course de 12 heures qui fut remporté par Gauthier sur une Bignan. Dix ans plus tard, alors que la Formule Grand Prix est écrasée par les constructeurs allemands, les organisateurs choisissent la formule Sport pour les Grands Prix de la Marne et les éditions 1936 et 37 disputées sur 2 et 3 heures voient le doublé de la Bugatti de Jean-Pierre Wimille. Il faut attendre 1952 pour revoir les Sport sur la piste de Reims.

Prélude à la renaissance des 12 heures, l'épreuve, disputées sur 50 tours, est enlevée par Stirling Moss sur une Jaguar C. Le Britannique, associé à Peter Whitehead sera d'ailleurs le premier vainqueur des 12 heures "moderne" organisées en 1953, après avoir réussi à contenir les Cunningham et profité des ennuis des Ferrari. La marque de Coventry fera d'ailleurs de Reims l'un de ses terrains de jeu favori. L'année suivante, les Jaguar raflent les trois premières places (devant la Ferrari de Gregory - Biondetti et les deux Cunningham) faisant ainsi partiellement oublier leur échec aux 24 Heures. Annulée en 1955 après la tragédie du Mans, l'épreuve est à nouveau à l'affiche en 1956. Pour éviter les risques de collision entre petites et grosses cylindrées, deux courses distinctes sont organisées. Disputée le samedi l'épreuve réservée au moins de 1500 cm3 voit la domination des Porsche RS, alors que la course des "grandes" voit une nouvelle fois une totale domination des Jaguar qui prennent les quatre premières places, en l'absence des Ferrari officielles.

Réservées aux GT, les éditions 1957 et 58 seront totalement écrasées par les Ferrari 250 GT qui prendront chaque fois les cinq premières places au terme de courses peu spectaculaires. La désaffection populaire liée au déclin des courses Sport au profit des GT amènera la suspension de l'épreuve pendant cinq ans.

Le renouveau de la catégorie Sport-Prototypes lié à l'arrivée de Ford en endurance donne un second souffle aux 12 heures de Reims disputées traditionnellement de minuit à midi. En quête de revanche après sa débâcle aux 24 heures, Ford aligne trois GT 40 en juillet 1964 alors que Ferrari, absent officiellement compte sur ses fidèles clients du NART ou Maranello Concessionnaires. Très vite hors jeu après la rupture de leurs transmissions, les Ford laissent le champ libre aux Ferrari LM. Succès total pour Ferrari qui triomphait également en GT, tandis que la jeune marque Alpine Renault laissait entrevoir de belles promesses en s'imposant en "Prototype" 1300 cm3. Guère plus heureux au Mans en 1965, Ford faisait l'impasse sur les 12 heures, tout comme Ferrari qui faisait encore représenter par ses clients. Cette fois, c'est la voiture du NART de Pedro Rodriguez - Jean Guichet qui prenait le meilleur sur l'autre "P2" de Surtees - Parkes, alors que Bonnier-Graham Hill, longtemps en tête, devaient renoncer, transmission cassée. Victorieuse en GT, la Cobra Daytona de Schlesser-Bondurant "vengeait" Shelby de sa défaite au Mans et s'assurait de la couronne mondiale.

Non organisées en 1966 (pour cause de GP de l'ACF), les 12 heures figurent à nouveau au calendrier international en 1967. Tout le monde espère un grand crû après la somptueuse bataille des 24 Heures du Mans. Malheureusement, c'est la déception car si le retrait des Ford MkIV est connu, aucune Ferrari P4 ou 412 P, pas plus que la Chaparral n'ont fait le déplacement.

Face à des Ferrari "vieillissantes" la Ford Mk IIB alignée par Ford France pour Schlesser-Ligier fait figure de grande favorite. Elle devra compter cependant sur les nouvelles Lola T 70 pilotées par des équipages de premier plan (Surtees - Hobbs, Hulme - Gardner et Hawkins - Epstein). Très rapides, les Lola vont enflammer les premières heures de course à un rythme endiablé. Hawkins devient le pilote le plus rapide de l'histoire de Reims en établissant un nouveau record du tour à plus de 229 km/h. Les belles anglaises manquent de fiabilité et elles ont toutes sombré avant la mi-course, comme la plupart des Ford GT 40. Ralentis par de multiples ennuis, Schlesser - Ligier se hissent alors en tête et parviennent à conserver leur position malgré le retour de la Ferrari de Piper - Siffert. Cette victoire des deux "copains" guère favorisés par le sort fit le bonheur d'un public, déjà comblé par une course incertaine jusqu'au bout.

L'annulation de la course en 1968 (pour cause "d'évènements de mai") allait précipiter la fin du circuit de Reims dont le tracé peu sélectif était désormais jugé dépassé et trop dangereux. Après une dernière épreuve de F2 en 1969, plus aucune compétition automobile ne fut organisée sur le circuit de Reims

Les podiums des 12 heures de Reims

1953
1er Moss - Whitehead (Jaguar C)
2e Rosier - Giraud Cabantous (Talbot T26 GS)
3e Cunningham - Johnston (Cunningham C4 R)

1954
1er Wharton - Whitehead (Jaguar D)
2e Rolt - Hamilton (Jaguar D)
3e Laurent - Swaters (Jaguar C)

1956 (Course Sport + 1500 cm3)
1er Bueb - Hamilton (Jaguar D)
2e Hawthorn - Frère (Jaguar D)
3e Fairman - Titterington (Jaguar D)

1956 (Course Sport - 1500 cm3)
1er Storez - Von Frankenberg (Porsche RS)

1957
1er Gendebien - Frère (Ferrari 250 GT)
2e P. Hill - seidel (Ferrari 250 GT)
3e Munaron - Madero (Ferrari 250 GT)

1958
1er Gendebien - Frère (Ferrari 250 GT)
2e Mairesse - "Beurlys" (Ferrari 250 GT)
3e Péron - Noblet (Ferrari 250 GT)

1964
1er Bonnier - G. Hill (Ferrari 250 LM)
2e Surtees - Bandini (Ferrari 250 M)
3e Scarfiotti - Parkes (Ferrari 250 GTO)

1965
1er P. Rodriguez - Guichet (Ferrari 365 P2)
2e Surtees - Parkes (Ferrari 365 P2)
3e Mairesse -" Beurlys " (Ferrari 250 LM

1967
1er Schlesser - Ligier (Ford Mk IIB)
2e Piper - Siffert (Ferrari P2/P3)
3e Buchet - Herrmann (Porsche 906)



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Re: 12 heures de Reims

Message par Invité le Mar 20 Mai - 13:41

C'était un vrai circuit rapide, au point queles petites cylindrées y réalisaient des moyennes étonnantes.

141 kmh pour cette 4CV Ferry :

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Re: 12 heures de Reims

Message par Invité le Mar 20 Mai - 14:05

Il y en même qui tapaient les grosses cylindrées.

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Re: 12 heures de Reims

Message par Invité le Mar 20 Mai - 14:51

Et moi j'écris des couillonnades, en faisant confiance à des sites que je ne connais pas !

Il s'agit bien d'une Ferry, mais le moteur avant, et les roues, montrent qu'il s'agit d'une Panhard, pas d'une Reenow ! Embarassed

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Re: 12 heures de Reims

Message par Guylaine le Mar 20 Mai - 14:58

Pas grave doyen des erreurs tout le monde en commets moi la première avec les couleurs du forum! Rolling Eyes jocolor

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Re: 12 heures de Reims

Message par Invité le Mer 21 Mai - 9:11

Et Embarassed Embarassed Embarassed

Vérification faite dans mes bouquins, cette Ferry de 1955-56 est bien une Renault, mais avec cette particularité de n'avoir ni traction, ni moteur à l'arrière, mais une implantation classique, avec moteur avant, et transmission arrière ! Une rareté !

M'apprendra à écrire de mémoire. Laughing

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Re: 12 heures de Reims

Message par Invité le Mer 21 Mai - 12:18

Pas grave, l'erreur est rectifiée. Il n'y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe pas.

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Re: 12 heures de Reims

Message par Modena49 le Mer 21 Mai - 12:44

Alain a écrit:Pas grave, l'erreur est rectifiée. Il n'y a que celui qui ne fait rien qui ne se trompe pas.


très juste Alain Wink Wink

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Re: 12 heures de Reims

Message par Invité le Jeu 22 Mai - 13:36

Oui, je sais. Poignées de main Modéna.

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