GRAHAM HILL:

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GRAHAM HILL:

Message par Guylaine le Mar 11 Mar - 19:45:13

GRAHAM HILL:
Graham Hill (né le 17 février 1929 à Londres - mort le 29 novembre 1975 à Arkley dans un accident d'avion) était un pilote automobile anglais.

Figure emblématique de la Formule 1 des années 1960, il a disputé 176 Grand Prix, remporté 14 victoires et décroché à deux reprises le titre de champion du monde des pilotes (en 1962 et 1968). Également victorieux d'épreuves aussi prestigieuses que les 500 Miles d'Indianapolis (en 1966) et les 24 heures du Mans (en 1972 sur Matra Simca avec Henri Pescarolo), il est le seul pilote de l'histoire détenteur de la triple couronne

Son fils Damon Hill est lui aussi devenu champion du monde des pilotes en formule 1.

Biographie:

Les débuts (1953-1957)
Issu d'une famille modeste, Graham Hill est très loin de se destiner au sport automobile. À 24 ans, un âge auquel certains pilotes commencent à briller sur les circuits de Formule 1, il n'a d'ailleurs pas encore passé son permis de conduire. Surtout passionné par l'aviron (il dirige le huit barré du London Rowing Club), il exerce à la ville le paisible métier d'ingénieur-mécanicien chez Smiths Instruments, une horlogerie. À la fin de l'année 1953, sachant que Graham vient enfin de passer son permis, un collègue de travail l'invite à essayer une Cooper de Formule 3 qu'une école de pilotage se propose de louer aux apprentis pilotes, moyennant cinq shillings le tour. L'expérience est une révélation pour Graham qui immédiatement, décide de tout abandonner pour devenir pilote professionnel.

Sans argent, et ne connaissant aucun autre moyen d'aborder le sport automobile, Graham se propose d'effectuer des petits travaux pour le compte d'une école de pilotage. Il fréquente également le "Steering Wheel Club" à Londres, un club réservé aux pilotes. De fil en aiguille, il fait la connaissance de Colin Chapman avec qui il sympathise et qui lui propose de travailler pour lui au sein de Lotus qu'il vient de fonder. Recruté en tant que mécanicien, Graham obtient ponctuellement le droit de prendre le volant dans des épreuves mineures (essentiellement des courses de tourisme), et fait preuve d'un talent certain. En 1957, estimant que Chapman ne lui donne pas suffisamment sa chance, il quitte Lotus pour l'écurie officielle Cooper en Formule 2, où il confirme son potentiel naissant, à tel point que Chapman lui propose de revenir au bercail, mais cette fois dans le cadre du championnat du monde de Formule 1.


L'apprentissage de la F1 (1958-1961)
Graham Hill effectue ses débuts en championnat du monde à l'occasion du Grand Prix de Monaco 1958. L'écurie Lotus, qui débute également au plus haut niveau, est alors loin d'être la machine à innover et à gagner qu'elle sera tout au long des années 1960 et 1970, et Hill doit se contenter d'une modeste monoplace (la Lotus 12) avec laquelle il ne parvient qu'à inscrire un seul point, à l'occasion du GP d'Italie.

Toujours chez Lotus en 1959, Hill touche cette fois un peu plus performante (la Lotus 16, fortement inspirée de la Vanwall championne du monde, dont le créateur n'était autre que Chapman lui-même), même si elle ne s'est pas engouffrée dans l'inévitable voie du moteur arrière initiée par Cooper. Mais ces performances à la hausse sont gachées par une fiabilité plus qu'aléatoire, à tel point qu'au soir du GP d'Italie, marqué par un énième abandon et un compteur de point désespérement vierge, il claque la porte de Lotus.

Malgré un procès intenté par Chapman, Hill rejoint BRM à l'orée de la saison 1960. Doté d'un système de freinage inédit (un frein arrière unique), la BRM est loin d'être une mauvaive voiture, et l'Anglais en profite pour réaliser quelques jolis coups d'éclat en tête de peloton. Mais une succession d'ennuis (erreurs de pilotage, casses mécaniques) l'empêche de concrétiser ses performances, à l'exception du GP des Pays-Bas, où il monte sur la troisième marche du podium.

La saison 1961 est nettement moins bonne pour Hill, qui subit le manque de préparation de BRM à la nouvelle réglementation limitant la cylindrée des moteurs à 1500 cm3. Il ne marque que trois petits points.


Premier titre mondial (1962)

Graham Hill et sa BRM sur le Nurburgring lors du GP d'Allemagne 1962.Après de nombreuses saisons de galère, 1962 est enfin l'année du décollage pour Hill et BRM. La BRM Type 56 est une vraie réussite, ce que s'empresse de confirmer Hill en s'imposant hors-championnat au Glover Trophy de Goodwood (la course qui marqua la fin de carrière de Stirling Moss) et au BRDC International Trophy de Silverstone. Lorsque débute le championnat du monde, sa domination est entravée par la révolutionnaire Lotus 25 monocoque de Jim Clark, mais profitant d'une plus grande fiabilité qui lui avait jusque là fait défaut, il s'impose au GP d'ouverture à Zandvoort. Malheureux à Monaco (abandon), il s'incline face à Clark en Belgique, mais consolide néanmoins sa position de leader au championnat. Une nouvelle lourde défaite à Aintree semble marquer le tournant du championnat tandis que Clark et sa Lotus apparaissent plus irrésistibles que jamais, mais Hill renverse la vapeur avec panache à l'occasion du GP d'Allemagne au Nurburgring, où sous la pluie, il sort vainqueur d'une bagarre acharnée avec Dan Gurney et John Surtees. Il enfonce le clou avec une troisième victoire à Monza qui lui de creuser un écart de 16 points sur Jim Clark, d'ailleurs lui-même devancé par le très régulier Bruce McLaren. L'avance de Hill est toutefois à relativiser car il a déjà marqué des points à six reprises (alors que seuls les cinq meilleurs résultats comptent), et doit donc commencer à soustraire ses moins bons résultats. Victorieux à Watkins Glen, Clark aborde la finale du championnat avec un retard de 9 points sur Hill, et une chance réelle de souffler le titre à l'Anglais puisqu'il lui suffit de gagner pour le rejoindre championnat et d'être titré au bénéfice du plus grand nombre de victoires (toujours en raison du règlement qui ne permet de capitaliser que ses 5 meilleurs résultats, même une seconde place de Hill équivaudrait en effet à un score vierge!). Auteur de la pole-position, Clark prend la course en main dès le départ, et à vingt tours de l'arrivée, est donc le champion du monde virtuel. Mais une casse moteur sur la Lotus du pilote écossais offre la victoire et son premier titre mondial à Graham Hill.


Dans l'ombre de Jim Clark (1963)
Champion du monde en titre, Graham Hill entame sa saison 1963 de la plus belle des manières, avec une victoire à Monaco (la première d'une longue série). Il s'impose selon un schéma de course déjà observé plusieurs fois la saison précédente, à savoir que l'homme fort de la course a été Jim Clark, contrait de renoncer sur ennuis de boîte de vitesse alors qu'il avait la course solidement en main. Le reste de la saison ne sera pas du tout à l'image de ce Grand Prix d'ouverture: Clark continuera à dominer, mais sans casser, et c'est au contraire Hill qui sera accablé par les ennuis en tout genre. Ce n'est qu'en fin de saison à Watkins Glen qu'il renoue avec le succès. Une performance suffisante pour terminer vice-champion du monde, mais très loin de l'invincible Clark.


Défaite amère à Mexico (1964)
Obligé de tenir compte de la domination de Lotus, BRM abandonne en 1964 son approche technique conservatrice et se lance à son tour dans la voie du monocoque (en réalité, un châssis semi-monocoque). Cette solution permet à BRM de combler en partie son retard de performance sur Lotus.
A Monaco, selon un scénario désormais habituel, Clark domine, et Hill gagne. Dominé (et cette fois battu) par Clark lors des GP de Hollande, de Belgique et de Grande-Bretagne, Hill parvient néanmoins à garder le contact au championnat grace à sa grande régularité. Une nouvelle deuxième place au Nurburgring (derrière Surtees) lui permet même de reprendre les commandes du classement général. À l'abord des deux derniers GP du championnat, la position de leader de Hill est pourtant très fragile: avec déjà six arrivées dans les points, il va devoir commencer à retrancher ses moins bons résultats, et outre son éternel rival Clark, il est désormais sous la menace de John Surtees (Ferrari), auteur d'une remarquable deuxième moitié de championnat. À Watkins Glen, il décroche sa deuxième victoire de la saison, mais au championnat, l'effet est quasiment nul puisque obligé de retrancher un résultat, il ne reprend qu'un seul point à Surtees, arrivé deuxième.
La grande finale du championnat a lieu à Mexico, avec trois pilotes mathématiquement en mesure d'être titré: Hill, Surtees (à 5 points), et Clark (à 9 points). À 35 tours de l'arrivée, Clark est en tête devant Gurney tandis que Hill est troisième juste devant Lorenzo Bandini et que Surtees est cinquième. Pour Graham, même s'il va devoir retrancher les points de sa quatrième place de Zandvoort, cette position est suffisante pour s'assurer un deuxième titre mondial. Mais c'est à ce moment qu'il est percuté par Lorenzo Bandini (le coéquipier de Surtees chez Ferrari), qui le suivait de trop près. Obligé d'oberver un long arrêt au stand, il repart loin des points. C'est donc Jim Clark qui devient virtuel champion du monde puisqu'à ce stade de la course il reprend 6 points à Surtees et 9 points à Hill (avec le bénéfice d'un plus grand nombre de victoires). Et même si Bandini laissait passer son coéquipier Surtees, cela ne changerait rien. À deux tours de l'arrivée, Clark vole vers son deuxième titre mondial ****écutif lorsque une fuite d'huile met fin à ses efforts. Gurney prend donc la tête de la course devant Bandini et Surtees, ce qui signifie que Graham Hill redevient champion du monde pour un tout petit point! Mais en laissant volontairement passer Surtees en vue de l'arrivée, Bandini offre à son coéquiper deux points suffisants pour souffler le titre mondial à Hill, lequel se contentera de commenter les circonstances litigieuses de sa défaite par un lapidaire "Bandini a bien mérité bien son salaire".


BRM en perte de vitesse (1965-1966)
Devenu le grand classique du championnat du monde, le duel Clark-Hill reprend en 1965. Mais comme en 1963, Clark et Lotus sont tout simplement intouchables, et la légendaire régularité de Hill ne lui est d'aucun secours. Il profite tout de même de l'absence de Clark (occupé à disputer et à gagner les 500 Miles d'Indianapolis) pour remporter avec panache son épreuve fétiche, le GP de Monaco: parti à la faute en début de course en voulant éviter la Brabham immobilisée de Bob Anderson, il doit descendre de sa voiture pour la remettre dans le sens de la course et se lance dans une folle course poursuite qu'il conclut par ce qui constitue peut-être la plus belle victoire de sa carrière. La suite de la saison est plus délicate pour Hill, qui outre la domination de Clark, subit en interne la montée en puissance de son jeune coéquipier, le débutant Jackie Stewart. Avec une victoire en fin de saison à Watkins Glen (qui avec Monaco, et l'autre circuit du championnat sur lequel il est traditionnellemment en réussite), il s'assure néanmoins d'une nouvelle place de vice-champion du monde.

La belle série de Hill, qui évolue au plus haut niveau du championnat depuis 1962 s'arrête en 1966. Le championnat est marqué par l'entrée en vigueur d'une nouvelle réglementation moteur (la cylindrée maximale autorisée est portée à 3000cm3), que BRM croit bien inspiré d'aborder avec un inédit moteur H16. Véritable usine à gaz constituée de deux V8 superposés, le H16 va s'avérer être un véritable fiasco. Rapidement démobilisé et de plus en plus souvent dominé par Stewart, Hill parvient à glaner quelques places d'honneur, mais n'obtient pas la moindre victoire
La saison 1966 de Hill est toutefois sauvée par son succès aux prestigieux 500 Miles d'Indianapolis, au volant d'une Lola. Il s'agit d'un succès qui n'est pas dénué d'une bonne dose de chance, la course ayant été dominér par Jackie Stewart (son coéquipier, comme en F1), lequel tomba en panne en vue de l'arrivée



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Re: GRAHAM HILL:

Message par Guylaine le Mar 11 Mar - 19:46:04

Retour gagnant chez Lotus (1967-1969)
Près de sept ans après sa violente rupture avec Colin Chapman, Graham Hill effectue son retour chez Lotus pour la saison 1967, formant ainsi un duo de choc avec Jim Clark. Ce retour de Hill chez Lotus doit beaucoup à l'insistance du géant Ford, nouveau partenaire de Lotus, et qui pour des raisons commerciales, avaient exigé de Chapman qu'il aligne un duo de "stars", rompant ainsi avec la politique traditionnelle de Lotus consistant à engager un deuxième pilote de moindre calibre aux côtés de Clark. Lotus, qui sort d'une saison 1966 douloureuse (en grande partie à cause du moteur H16 BRM) aborde 1967 avec un projet technique totalement inédit: la sublime Lotus 49 à moteur Ford-Cosworth. Ayant eu l'honneur de mettre au point le V8 Cosworth (en grande partie parceque Clark, exilé fiscal, compte ses jours de présence en Angleterre), Hill signe la pole-position dès sa première apparition, à Zandvoort. Mais en course, c'est Clark qui s'impose. Accablé par les ennuis mécaniques, Hill connait une saison globalement frustrante et ne remporte pas une seule course.

Malgré la perte de l'usage exclusif du moteur Ford (dont bénéficient désormais les Matra semi-officielles de l'équipe Tyrrell et les McLaren), Lotus aborde la saison 1968 en position de favorite, eu égard à leurs très prometteuses prestations de 1967. Même si Hill et Clark bénéficient du même statut au sein de l'équipe, l'homme fort de l'équipe est pourtant bel et bien Clark. Admiré pour son professionnalisme et sa bravoure, Hill n'en est pas moins considéré par la plupart des observateurs comme un pilote moins talentueux que l'Ecossais. En outre, à près de 40 ans, il passe pour être un pilote vieillisant, qui a ses plus belles années derrières lui. On attend donc surtout de lui qu'il joue les équipiers de luxe. Ces considérations sur les rapports de force au sein du Team Lotus volent brutalement en éclat lorsque le 7 avril 1968, Jim Clark (facile vainqueur de la première manche du championnat en Afrique du Sud) se tue dans une épreuve de Formule 2 à Hockenheim. C'est de fait sur Graham Hill que reposent tous les espoirs du Team Lotus. Vainqueur en Espagne puis à Monaco, il s'installe en tête du championnat du monde et ne la quittera plus malgré la pression incessante de Jacky Stewart (Matra) et Denny Hulme (McLaren). Au GP du Mexique, comme quatre années plus tôt, le titre mondial se joue dans une bagarre à trois lors de l'ultime manche du championnat, mais cette fois, c'est Hill qui en ressort vainqueur et qui décroche son deuxième titre mondial.


Graham Hill en 1969 au Nurburgring sur la Lotus 49.L'euphorie du deuxième titre mondial de Hill se poursuit à l'occasion du début de saison 1969, où il décroche une nouvelle victoire à Monaco. Mais il s'agit du champ du cygne pour le vétéran anglais, dont la pointe de vitesse apparait de plus en émoussée, et qui subit largement la loi de son nouvel équipier, le jeune Autrichien Jochen Rindt. La saison s'achève même de manière dramatique pour Hill, victime à Watkins Glen d'un grave accident: reparti sans boucler son harnais de sécurité suite à un premier tête-à-queue qui l'avait obligé à pousser lui-même sa voiture (comme à Monaco en 1965), il sort violemment de la route quelques instants plus tard, se fait ejecter de sa voiture et est relevé avec les deux jambes brisées


Fin de carrière en fond de grille (1970-1975)
Les graves blessures de Hill semblent devoir sonner la fin de sa carrière. Bravant les pronostics, il effectue pourtant son retour à la compétition dès le début du championnat du monde 1970. Le Team Lotus ne l'ayant pas conservé, il a trouvé refuge au sein de la célèbre écurie de Rob Walker, qui engage des Lotus à titre privé (et avec un certain succès comme l'a prouvé la victoire de Jo Siffert au GP de Grande-Bretagne 1968). Mais les résultats sont très décevants, Hill ne parvenant à inscrire que 7 points.


Hill au volant de la Brabham BT34 "pince de homard" lors de sa victoire au BRDC International Trophy 1971.En 1971, il rejoint Brabham, où il renoue avec la victoire à l'occasion de l'épreuve hors-championnat de l'International Trophy, au volant de la fameuse BT34 surnommée "pince de homard" en raison de la forme caractéristique de son capot avant. Mais les résultats en championnat du monde ne suivent pas. En 1972, l'arrivée à la tête de l'écurie de Bernie Ecclestone ne change pas la donne, et il continue de se battre en fond de grille, dans l'espoir de grapiller quelques points. Cette saison 1972 est pourtant à marquer d'une pierre blanche pour Hill, qui gagne les 24 heures du Mans sur la Matra MS670(en équipage avec Henri Pescarolo) et rentre au panthéon du sport automobile en devenant le premier pilote de l'histoire (et le seul à de jour) à décrocher la triple couronne, c’est-à-dire à avoir remporté le championnat du monde de F1, les 500 Miles d'Indianapolis et Le Mans.

En 1973, il décide de monter sa propre écurie de Formule 1, baptisée Embassy-Hill du nom d'une marque de cigarettes. Après avoir engagé en 1973 des châssis Shadow, puis en 1974 des châssis Lola, l'écurie Embassy-Hill devient constructeur à part entière en 1975 avec la GH1 (en réalité une évolution de la Lola de la saison précédente). Toujours pilote, mais de moins en moins performant (comme en témoigne sa triste non-qualification au GP de Monaco 1975), il décide de mettre un terme à sa carrière à l'occasion du GP de Grande-Bretagne, où il se contente d'effectuer quelques tours au ralenti, sans casque, pour un saluer le public, lequel lui réserve une véritable ovation.

Le 29 novembre 1975, de retour d'une séance d'essais privés, il est victime d'un accident au volant de son avion privé. Lui et ses cinq passagers (dont son jeune pilote, le grand espoir de la F1 Tony Brise) sont tués sur le coup.

SOURCE:WIKIPEDIA



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Re: GRAHAM HILL:

Message par Guylaine le Mar 11 Mar - 19:46:58

Carrière en Formule 1

Statistiques
Grands Prix : 176 départs (179 participations)
Victoires : 14
Points marqués : 289
Poles Positions : 13
Podiums : 36
Meilleurs Tours en course: 10
Débuts en F1 : 1958 — Grand Prix de Monaco (Résultat : abandon)
Première victoire : 1962 — Grand Prix des Pays-Bas à Zandvoort
Première pole position : 1962 — Grand Prix de Belgique, à Spa-Francorchamps
Dernier GP disputé : 1975 — Grand Prix du Brésil, à Interlagos (Résultat : abandon)
Dernière participation : 1975 — Grand Prix de Monaco (non-qualifié)
Année Nb de Courses Écurie Monoplace Points Poles Victoires Podiums Meilleur tour
en course Abandons Classement
1958 9 Lotus-Climax Lotus 12 0 0 0 0 0 7 n.c
1959 7 Lotus-Climax Lotus 12
Lotus 16 0 0 0 0 0 5 n.c
1960 8 BRM P25
P48 4 0 0 1 0 6 15e
1961 8 BRM-Climax P48
P57 3 0 0 0 1 5 16e
1962 9 BRM P57 52 1 4 6 3 0 Champion
1963 10 BRM P57
P61 29 2 2 5 0 3 2e
1964 10 BRM P261 41 1 2 5 1 2 2e
1965 10 BRM P261 47 4 2 6 3 1 2e
1966 9 BRM P261
P83 17 0 0 3 0 5 5e
1967 11 Lotus-BRM
Lotus-Climax
Lotus-Ford Lotus 43
Lotus33
Lotus 49 15 3 0 2 2 8 7e
1968 12 Lotus-Ford Lotus 49
Lotus 49B 48 2 3 6 0 4 Champion
1969 10 Lotus-Ford Lotus 49B 19 0 1 2 0 3 7e
1970 11 (12) Lotus-Ford
(Rob Walker) Lotus 49C
Lotus 72A
Lotus 72C 7 0 0 0 0 4 13e
1971 11 Brabham-Ford BT33
BT34 2 0 0 0 0 6 21e
1972 12 Brabham-Ford BT33
BT37 4 0 0 0 0 4 15e
1973 12 Shadow-Ford
(Embassy-Hill) DN1 0 0 0 0 0 5 n.c
1974 15 Lola-Ford
(Embassy-Hill) T370 1 0 0 0 0 3 18e
1975 2 (4) Lola-Ford
Hill-Ford
(Embassy-Hill) T370
GH-01 2 0 0 0 0 0 n.c

Note: Graham Hill compte 179 participations pour seulement 176 départs. Cette différence s'explique par le forfait du Team Walker suite aux essais du GP d'Italie 1970 (en hommage à Jochen Rindt qui venait de se tuer sur la Lotus d'usine) et par ses non-qualifications aux GP d'Afrique du Sud et de Monaco 1975 (ses deux seules participations sur la Hill GH-1).


Victoires
# Année Manche Grand prix Circuit Écurie Voiture
1 1962 01/09 Pays-Bas Zandvoort BRM BRM P57
2 1962 06/09 Allemagne Nurburgring BRM BRM P57
3 1962 07/09 Italie Monza BRM BRM P57
4 1962 09/09 Afrique du Sud East London BRM BRM P57
5 1963 01/10 Monaco Monaco BRM BRM P57
6 1963 08/10 Etats-Unis Watkins Glen BRM BRM P57
7 1964 01/10 Monaco Monaco BRM BRM P261
8 1964 09/10 Etats-Unis Watkins Glen BRM BRM P261
9 1965 02/10 Monaco Monaco BRM BRM P261
10 1965 09/10 Etats-Unis Watkins Glen BRM BRM P261
11 1968 02/12 Espagne Jarama Lotus-Ford Lotus 49
12 1968 03/12 Monaco Monaco Lotus-Ford Lotus 49B
13 1968 12/12 Mexique Mexico Lotus-Ford Lotus 49B
14 1969 03/11 Monaco Monaco Lotus-Ford Lotus 49B

Note: Avec 5 victoires au Grand Prix de Monaco, Graham Hill a longtemps détenu le record du nombre de succès en Principauté. Ce record n'a été battu qu'en 1993 et la sixième victoire d'Ayrton Senna, qui ironie de l'histoire, s'imposa devant Damon Hill, le fils de Graham.


SOURCE:WIKIPEDIA



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Re: GRAHAM HILL:

Message par Guylaine le Mar 11 Mar - 19:47:36

[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Sujet: Graham Hill: [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Mar 3 Juil - 7:54:08
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Re: GRAHAM HILL:

Message par Servoz-Gavin le Jeu 3 Avr - 10:28:28

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Photo insolite ... Graham HILL en " Miss Terre ". Novembre 1966.
Du livre " L' AGE D' OR DE LA COURSE AUTOMOBILE "
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Re: GRAHAM HILL:

Message par Guylaine le Jeu 3 Avr - 10:32:13

Eh biencomme quoi les britanniques savent se lâcher lousse parfois Il a de si belles jambes Excusez!



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Re: GRAHAM HILL:

Message par Modena49 le Lun 29 Sep - 14:29:22

Graham le Magnifique


Son palmarès est sans égal. Il est le seul pilote de l'histoire du sport automobile à avoir remporté la triple couronne : champion du monde F1, vainqueur des 500 miles d'Indianapolis et des 24 heures du Mans. Il y eut l'homme aussi, modèle de fair-play et de courage, en parfaite harmonie avec une époque qui avait du style.




L'oil malicieux, la moustache fine mais conquérante soulignant un sourire coquin, l'allure naturellement décontractée d'un aristocrate, Graham Hill était Britannique. Terriblement Britannique... au point de ressembler aux caricatures croquant les officiers de l'Armée des Indes. Son flegme et son humour ravageur lui vaudront le respect de ses pairs et une immense popularité. Ce Londonien bon teint venait d'un milieu modeste et c'est au fil du temps et au hasard des rencontres qu'il affina son personnage. Il se plaisait à répéter qu'il ne fallait compter que sur soi et ne rien attendre des autres. Une discipline acquise sur le banc de douleur du 8 barré du London Rowing Club, l'un des clubs d'avirons les plus réputés d'Angleterre.

Il en conservera les couleurs sur son célèbre casque mais aussi un sens aigu des responsabilités. Ainsi, ce jeune homme qui aime la vie et ses plaisirs, qui aurait aimé être comédien, choisit finalement une vie paisible et un métier raisonnable. Employé dans une fabrique d'horlogerie de précision, il peut enfin se payer sa première voiture, une vieille Morris de 1934 et passe son permis de conduire dans la foulée. Il a déjà 24 ans et découvre alors un monde totalement inconnu. Son père n'avait ni permis, ni voiture et, adolescent, il n'avait jamais éprouvé l'envie de toucher un volant ou de feuilleter une revue spécialisée.

Le sport automobile fera irruption dans sa vie de façon tout aussi impromptue. "Â l'usine, lors d'une pause, une collègue m'a montré une petite annonce : un particulier louait sa Cooper F3 à Brands Hatch, 5 shillings le tour. J'ai emmené une livre et j'ai fait quatre tours."* Graham Hill avait trouvé sa voie. Il serait pilote. Il démissionna peu après de son emploi, sûr de son fait et toujours aussi cabotin, il s'inscrit au chômage sous la rubrique "pilote de course". Il arrondit sa maigre allocation en devenant homme à tout faire sur le circuit de Brands-Hatch, où ses talents de mécanicien et son sens de l'humour font merveille. Il est bientôt connu et apprécié de tous les habitués des lieux. C'est ainsi qu'il rencontre Colin Chapman, jeune fondateur de l'écurie Lotus, qui lui propose un poste de mécanicien.

Chargé de l'entretien et de la préparation des voitures des clients, Graham ne tarde pas à négocier ses prestations de mécaniciens contre une place de co-pilote dans une épreuve d'endurance au volant de voitures appartenant à des amateurs plus fortunés que lui. Le "mercenaire" se forge bientôt une jolie réputation dans les courses de Club, mais le poste de pilote promis par Chapman ne vient toujours pas. Le patron de Lotus qui a lui-même mis un terme à sa carrière de pilote pour se consacrer au développement de sa société suit d'un mauvais oil les efforts déployés par son nouveau "chef du département transformations" pour devenir pilote professionneL Bien pire, Chapman ne voit en lui qu'un mécanicien faisant désormais partie des meubles. Graham décide de quitter Lotus en 1957 et après un projet avorté avec l'équipe de John Willment (il sera plus tard l'associé de John Wyer de l'antenne Ford Angleterre), il finit par prendre le volant d'un Cooper F2 "usine" à Siverstone. Le débutant soutien le rythme de Roy Salvadori, le leader de l'écurie et Chapman, au bord de la piste comprend enfin son erreur. Il découvre un pilote accrocheur qu'il vaut mieux avoir avec soi que contre soi ! En mai 1958, Graham Hill fait ses premiers pas au GP de Monaco F1 sur une Lotus. C'est le coup d'envoi d'une prodigieuse carrière.


De Monaco à Monaco...

Les débuts furent difficiles. Les Lotus n'étaient alors que des formules 2 "gonflées" et elles avaient la fâcheuse habitude de semer un peu trop souvent leurs roues sur la piste. En 1960, il rejoint BRM. Châssis, moteur, rien ne va et puis soudain l'équipe semble touchée par la grâce. Le nouveau V8 surclasse le V6 Ferrari, n'a rien à envier au Climax, tandis que la fine P 56 se montre à l'aise sur tous les tracés. Graham enlève sa première victoire en Hollande en 1962, récidive en Allemagne, Italie et Afrique du Sud. Dans cette dernière épreuve où Clark peut encore emporter le titre, il va dévoiler une résistance physique et morale à toute épreuve pour coiffer sa première couronne mondiale. Il récidivera en 1968. Devenu leader d'une équipe Lotus à la dérive après la disparition de Clark, il sera à nouveau l'homme de la situation.

D'une solidité nerveuse sans faille, il sera le nouveau point d'ancrage de l'équipe qui retrouva ainsi l'envie de gagner. Une fois encore c'est dans l'ultime Grand Prix que Graham décrochera victoire et couronne. Ce sera l'apogée d'une carrière déjà longue, ponctuée notamment de quatre victoires au GP de Monaco (une cinquième suivra en 1969) et d'un succès aux 500 Miles d'Indianapolis en 1966. Une somptueuse vitrine qui ne révèle qu'une infime part de son immense palmarès. C'était l'époque où les pilotes de F1 courraient tous les dimanches et Graham ne cédait jamais avec son baquet. Il courut ainsi en Formule 2, en Formule Tasman pendant l'intersaison, en sport-prototypes et en GT avec des Porsche, des Ferrari, des Ford, en Canam, fit débuter la Jaguar E en course...

De quoi remplir un annuaire téléphonique mais, les chiffres et les lieux sont encore bien insuffisants pour tracer un portrait complet du personnage. Il y avait le pilote, concentré avant la course et chevaleresque sur la piste... Et puis, il y avait ce fabuleux animateur de soirées, digne des troisième mi-temps du rugby, cet homme à allure respectable osant les pires blagues de collégien, l'orateur né trouvant toujours le mot juste pour rire ou l'accent de sincérité pour rendre un poignant hommage à un ami disparu en course, le père de famille attentionné qui aimait être entouré de jolies femmes et enfin un homme de cour toujours disponible pour les actions caritatives. Un "Docteur Graham et Mister Hill" indissociable du monde de la course, sur lequel le temps ne semble pas avoir de prises
Les derniers défis

A près de quarante ans, le champion du monde sortant ne veut pas raccrocher son casque, mais la saison, 1969 sera cruelle. La perte d'un aileron sur la Lotus au GP d'Espagne signe une première alerte. L'éclatement d'un pneu manquera de lui être fatale au GP des Etats-Unis. Éjecté lors du choc, il est relevé avec une très vilaine fracture du genoux. Les médecins estiment qu'il lui faudra presque un an pour recouvrer ses moyens.150 jours plus tard, Graham prenait le départ du GP d'Afrique du Sud et marquait même le point de la 6e place ! Cet admirable acte de bravoure, ne pourra toutefois masquer une carrière en Grand Prix en net déclin. Si l'homme est toujours "gonflé à bloc", et passionné, le pilote, bien que toujours aussi combatif, est moins rapide. Handicapé en outre par un matériel capricieux, il réussira encore de jolis coups.

Opportuniste, il s'imposera encore en F1 à Silverstone dans une épreuve hors-championnat en 1971, retrouvera la fougue de sa jeunesse la même année en triomphant de Ronnie Peterson en F2 à Thruxton, et triomphera avec Henri Pescarolo aux 24 Heures du Mans 1972 sur une Matra. Cette victoire qui lui vaut d'arborer un palmarès unique où il dévoilera une nouvelle fois la sûreté et la précision de son pilotage dans des conditions climatiques épouvantables sera aussi la dernière de portée internationale. La fin de sa carrière en Grand Prix sera moins glorieuse. A Monaco, où il avait si souvent vaincu, il connaîtra en 1975 l'humiliation d'une non-qualification. Celui que l'on avait surnommé "Mister Monaco", assume l'affront et prend le temps d'assister à la course de Formule 3. Il y remarque une jeune pilote britannique de 23 ans : Tony Brise. Il a du talent à revendre, mais pas de fortune et peu doué pour les relations publiques, il piétine en F3 depuis trois ans. Hill veut lui offrir la chance que lui-même n'a jamais eue.

Il le fait signer dans l'écurie qu'il a fondée l'année précédente et bien vite, s'aperçoit que son poulain tire un meilleur parti de la monoplace. Graham comprend le sens du message et la semaine précédant le GP de Grande-Bretagne, il décide de se retirer de la compétition. Il prendra encore le volant de l'une de ses F1 pour accomplir un tour d'honneur devant son public à Silverstone. Il reçoit un hommage vibrant. L'émotion est énorme. Tous savent qu'une époque vient définitivement de se terminer, mais cette retraite est aussi ressentie comme un immense soulagement, tant il aurait semblé injuste ou stupide qu'un tel destin s'achève brutalement sur une piste lointaine. Et puis, Graham Hill ne quitte pas vraiment les Grand Prix. Il est toujours là et il a des projets plein la tête. Il veut construire sa F1 et rêve d'un nouveau titre mondial pour Tony Brise. Le projet se présente bien. Il a reçu le soutien accru d'une importante marque de tabac britannique, la nouvelle voiture est nettement plus performante que les anciennes Lola de l'écurie et Tony Brise affirme chaque jour un peu plus son talent...

A l'issue d'une séance d'essais privés au Castellet, quatre membres de l'équipe et Tony Brise embarquent avec la satisfaction du travail bien fait dans le Piper Aztec piloté par Graham. Quelques heures plus tard, l'appareil s'écrasait dans une prairie du Kent, noyée dans la brume. Graham Hill avait 46 ans et espérait vivre centenaire pour trouver le temps de satisfaire toutes ses passions. Le destin n'avait pas son élégance...
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Re: GRAHAM HILL:

Message par Guylaine le Mar 6 Jan - 4:33:28

World Championships 2
Grand Prix Starts 179
Grand Prix Wins 14
Pole Positions 13
Nationality British
History
Graham Hill's iron-willed determination, fierce pride and great courage enabled him to overcome the odds against more naturally gifted drivers. None of them was more popular with the public than the moustachioed extrovert with the quick wit, who loved the limelight, was a natural entertainer and became one of the first Formula One media stars. His fans remained loyal, even when he damaged his reputation by racing too long past his prime. Millions were shocked when he was killed, not in a racing car, but at the controls of his plane.

Norman Graham Hill was born in north London on February 15, 1929. He claimed he inherited his determination from his mother and his sense of humour from his father, a stock broker. Both qualities were required to endure the deprivations and dangers of life in wartime London, where Hill grew up during the Blitz. He played drums in a Boy Scout band, went to a technical school and at 16 became an apprentice for the Smith instrument company. He bought a motorcycle and on a foggy night crashed it into the back of a stopped car, suffering a broken thigh that permanently shortened his left leg. In 1952 he joined the London Rowing Club, took to the sport like a duck to water and would later wear the club's insignia (eight vertical stripes representing oars) on his racing helmet. Before that, however, he had to wear a Royal Navy uniform, in which he felt like a fish out of water. He resented the compulsory nautical service and as a sign of protest deliberately contravened naval regulations by cultivating the neatly trimmed moustache that would become his trademark.

In 1953, on a whim, he tried a few laps around Brands Hatch in a F3 car and was "immediately bitten by the racing bug." His desire to scratch the itch was hampered by two problems: he hardly knew how to drive even a road car and could scarcely afford to fund a racing habit. He bought a rattletrap 1934 Morris, taught himself how to drive and got a license to drive on public roads. He quit his job at Smith's, collected unemployment insurance and talked his way into a job as a mechanic at a racing school, where he soon became an instructor. He competed in a couple of races and met Colin Chapman, then in the early stages of developing his Lotus cars. After persuading Chapman to give him a part-time job (at one pound per day) Hill soon became a full time Lotus employee, and was rewarded with the occasional race.

In 1958 Chapman decided Team Lotus was ready for the big time and Graham Hill became a Formula One driver. However, the Lotus was both slow and unreliable and when little improvement came in 1959, the ever-ambitious Hill switched to BRM for 1960. This seemed like a bad career move because in its decade of existence the beleaguered British Racing Motors Formula One effort had started slowly then tapered off.

But Hill pitched into the depressed team and proceeded to haul it up by its bootstraps, leading by example, working hard and deliberately affecting an optimistic outlook that boosted morale and produced ever-improving results. In 1962 he won in Holland, Germany, Italy and South Africa to collect a World Championship he fully deserved. As well as establishing himself as a driver of the top rank he was also a frontrunner in terms of public acclaim.

The dashing driver with the roguish moustache, naughty wink and quick wit blossomed as a media hero and greatly enjoyed his notoriety. He became famous for such antics as dancing on table tops, enlivening parties by performing bump and grind striptease acts and, once, streaking naked around a swimming pool. He flirted outrageously with women, to the chagrin of his long-suffering wife Bette, mother of their two daughters and a son named Damon who one day would also become a champion. As if the dangers of racing weren't enough Hill bought a plane and became the carefree, sometimes careless, pilot of 'Hillarious Airways.'

Yet behind the scenes Hill had a fierce temper and was prone to vicious black moods, in the grip of which he would inflict severe tongue lashings on all and sundry. These outbursts became more frequent as BRM progressively fell off the pace. Though he did manage to win America's Indianapolis 500 in 1966, Hill decided his Formula One fortunes could only be improved by going back to where he started.

In 1967 he re-joined Team Lotus where Jim Clark was at the peak of his powers. Early in 1968 the great Scot was killed and Hill found himself leading a distraught team that was further devastated by the death of Mike Spence at Indianapolis. Colin Chapman marvelled at the way Hill so brilliantly responded to the challenge. Others acclaimed Hill's bravery in trying so hard in Lotus cars that were notoriously fragile. He persevered and won in Spain, Monaco, and Mexico, to secure his second driving title.

In 1969 he won Monaco for a record fifth time, though the distinction of becoming 'Mr. Monaco' was followed by a downward spiral precipitated by a huge accident in the last race of the season, the US Grand Prix. When Hill's Lotus spun and stalled, he got out, push-started it and resumed driving without fastening his seat belts. A tyre suddenly deflated, pitching the Lotus into a bank and throwing Hill out, breaking his right knee and badly dislocating the left. He recovered and continued racing but was never the same driver again.

A season with Rob Walker (in a Lotus) and two years with Brabham were undistinguished. However, a victory in a Matra (with Henri Pescarolo) in the 1972 Le Mans race made him the only driver to win motorsport's Triple Crown: Le Mans, Monaco and the Indy 500. Though history shows he should have stopped at this point, Hill's pride pushed him on.

In 1973 he set up his own Formula One team, but Embassy Hill Racing and its famous driver were embarrassingly off the pace. Finally, following the humility of failing to qualify for the 1975 Monaco Grand Prix, Hill announced he was retiring as a driver but would continue to run the team led by his highly talented discovery, Tony Brise. A few months later Hill, Brise and four other team members were dead.

On November 29, 1975, returning from a test session at the Paul Ricard circuit in France, Hill was trying to land in dense fog at the Elstree airfield near London when his twin-engined plane crashed and burned, killing all aboard.

Text - Gerald Donaldson

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Re: GRAHAM HILL:

Message par Guylaine le Lun 9 Fév - 8:44:32

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