Mercedes-

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Mercedes-

Message par Modena49 le Mar 22 Avr - 0:09:47

Mercedes a joué un rôle important dans l'histoire du Grand Prix, mais de façon très sporadique. Le nom date du premier Grand Prix de 1906, dans lequel trois Mercedes entrèrent en compétition. Le badge Mercedes, avec son étoile à trois pointes, signifie que les moteurs sont produits pour la terre, la mer et l'air.

Une grande période de prospérité arriva pour Mercedes au début des années 1930, peu après l'arrivée de Hitler au pouvoir. Hitler voulait utiliser le sport automobile pour prouver la supériorité de la technique allemande, et demanda à son ministère des Transports d'accorder une large somme pour ceux qui construisaient des voitures de Grand Prix. Cette subvention fut partagée entre Mercedes et Auto Union.

Le développement allemand alla de pair avec une nouvelle formule de 750 kg et des progrès furent réalisés du point de vue du châssis, avec une suspension indépendante à chaque roue, ce qui améliorait la puissance dans les virages.

Parmi les grands pilotes de Mercedes en 1934, on pouvait compter Rudolf Caracciola, Manfred von Brauchitsch et Luigi Fagioli. Mercedes, ainsi que Auto Union, ratèrent Monaco afin que leurs voitures puissent faire un début patriotique à Avus devant deux cent mille personnes et devant le Führer lui-même. Mercedes avait quelques problèmes de moteur et se retira plutôt que de risquer de perdre la face devant les Italiens.

Ce désastre fut réparé au Nurburgring quelques semaines plus tard. Von Brauchitsch et Fagioli menaient et l'Italien fut plus rapide. Cependant il fallait qu'un Allemand gagne et le directeur de l'équipe Alfred Neubauer, signala à Fagioli de ralentir. Cela produisit une dispute incroyable entre ces deux pilotes à l'un des stands, après quoi Fagioli poursuivit von Brauchitsch jusqu'à ce qu'il décide de se parquer et de laisser Stuck terminer deuxième pour Auto Union.

Les Allemands subirent ensuite un triplé d'Alfa dans le Grand Prix de France avant de commencer une série de victoires qui convainquirent les grands pilotes italiens de conduire absolument pour les équipes allemandes. Mercedes avait déjà Fagioli et Achille Varzi s'engagea chez Auto Union, où il refusa d'avoir Tazio Nuvolari dénommé "le Mantouan volant", qui était reconnu alors comme le plus grand pilote de l'époque. Nuvolari conduisit donc une Alfa pour Enzo Ferrari.

L'organisme allemand de direction du sport automobile avait suggéré un Championnat Européen des pilotes, qui fut remporté par Rudolf Caracciola dans la Mercedes W25. Les Allemands étaient en général dominants mais, contradictoirement, 1935 sera toujours inscrite dans les annales comme la course fantastique de Nuvolari dans le Grand Prix d'Allemagne au Nurburgring avec une Alfa P3 de conception dépassée. Après avoir appliqué une pression sans relâche, Nuvolari gagna devant plus de trois cent mille Allemands tombés absolument silencieux lorsque la Mercedes de von Brauchitsch subit une crevaison au dernier tour.

Caracciola et Mercedes eurent des difficultés devant Auto Union et Bernd Rosemeyer en 1936, mais revinrent fortement à la charge l'année suivante avec un nouveau département de course sous la direction de Rudi Uhlenhaut et avec la superbe nouvelle W125. Caracciola emporta son deuxième Championnat Européen.

Il y eut une nouvelle Formule à 3 litres pour 1938, et jusqu'à la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, Mercedes domina, battue seulement une ou deux fois par la type D d'Auto Union qui était finalement dans les mains de Nuvolari.

Mercedes ne revint à la course de Grand Prix qu'en 1954 avec sa W196 techniquement perfectionnée, qui pouvait fonctionner soit à roues découvertes, soit sous forme aérodynamique. Une fois de plus, elle fut dominante, avec Juan-Manuel Fangio gagnant les Grand Prix de France, d'Allemagne, de Suisse et d'Italie.

La domination continua en 1955 quand Fangio fut rejoint par Stirling Moss qui habituellement suivait de près le grand Argentin, lequel recevait maintenant son troisième titre mondial. Cependant, Moss marqua une victoire émouvante au Grand Prix de Grande-Bretagne devant cent cinquante mille personne, à propos de laquelle Fangio dit avec insistance qu'elle fut gagnée au mérite. Cette année-là fut aussi celle de la tragédie du Mans. Quatre-vingts spectateurs et Pierre Levegh moururent quand la Mercedes du Français s'écrasa dans la foule. Mercedes se retira à la fin de l'année. Ils ne sont jamais revenus en tant que constructeurs.

Après avoir fourni des moteurs à Sauber en 1993 et 1994, Mercedes signa un contrat de cinq ans de fourniture de moteurs avec McLaren, commençant en 1995. 1998 fut l'année du sacre du moteur Mercedes qui emporta la coupe constructeur avec McLaren. le retour de Ferrari au zénith empêcha McLaren de rééditer l'exploit. Que nous réserve donc l'avenir ?

Mercedes W 196, la dernière flèche d'argent

Fangio, la bonne étoile !!
Réalisant d'emblée, avec Fangio et Kling, les deux meilleurs temps aux essais, les Mercedes sèment une véritable panique chez leurs adversaires que la course allait pleinement justifiée_ après une quinzaine de tours, toute opposition avait disparu et les deux "Flèches d'Argent" concluait leur premier doublé pour leur première sortie. L'euphorie est de courte durée. Quinze jours plus tard, à l'occasion du GP de Grande-Bretagne, gênés par leur carrosserie enveloppante qui ne leur permet pas de placer leur voiture avec précision dans les virages, l'équipe enregistre une sévère déroute. De retour à Stuttgart, les hommes de Uhlenhaut travaillent jour et nuit pour réaliser une nouvelle carrosserie laissant les roues découvertes. Terminée juste à temps pour le GP d'Allemagne, la nouveauté s'impose sans coup férir avec Fangio, prouvant ainsi l'extraordinaire capacité de réaction du constructeur. Récidivant en Suisse puis en Italie, et ajoutant ses deux succès obtenus sur Maserati en début de saison, Fangio s'empare de sa seconde couronne mondiale. En plus de la parfaite organisation de l'écurie et de son potentiel technique, le pilote argentin au sommet de son art sera le véritable artisan au triomphe. Pas plus que le jeune Herrmann ne seront en mesure de pallier à une défaillance du "Macre". L'année suivante, Fangio réussira à contenir la fougue et la spectaculaire adresse de Stirling Moss, appelé en renfort et s'offrira son troisième titre mondial après quatre nouvelles victoires. 1955, sera à la fois l'année de tous les succès pour Mercedes mais aussi une année noire. Engagée en catégorie Sport avec le modèle 300ISLR, étroitement dérivé de la F1, la marque allemande enlève cinq victoires sur six épreuves et empoche le championnat du monde des voitures de sport. Un superbe doublé, marqué, hélas par la tragédie des 24 Heures du Mans (88 morts après l'explosion de la Mercedes de "Levegh" devant les tribunes), où la part des responsabilités ne fut jamais clairement établie. Bien que les dirigeants de Mercedes s'en défendent, il est indéniable que ce drame influença leur décision au moment de définir l'avenir 1-avenir du programme sportif. Le 22 octobre 1955, les "Flèches d'Argent" garées dans la cour de l'usine étaient symboliquement recouvertes d'une bâche après l'annonce du retrait en compétition. Le duel avec la prometteuse Lancia L1 50 devenue Ferrari pour la saison 56 n'aurait jamais lieu. Un rêve fabuleux s'estompe mais l'emprunte des "Flèches d'Argent" reste gravée à jamais dans la légende de la Formule 1.

Palmarès : presque un sans faute !!

Saisons 1954-55 : 2 titres mondiaux avec Fangio, 12 GP disputés, 9 victoires, 8 pole position, 9 meilleurs tours en course. (Domination totale complétée par quatre doublés (A.C.F. 1954, Belgique, Pays Bas et Italie 1955) et un quadruplé (Grande-Bretagne 1955).

Neufs victoires en championnat du monde de F1, s'ajoutent le triplé victorieux du GP de Berlin 1954 et le doublé du GP de Buenos Aires 1955.

Pendant cette période, une Mercedes figurait à chaque fois sur la première ligne de départ d'un GP. Fangio le plus titré avec 9 victoires : A.C.F., Allemagne, Suisse et Italie 1954 ; Argentine, Buenos Aires, Belgique, Pays Bas, Italie 1955. Une seule victoire pour Stirling Moss (Grande Bretagne 1955) et Karl Kling (GP de Berlin 1954).

Trois autres pilotes ont également pris le volant de la W I196 :
errmann Lang (Allemagne 1954/Abandon); André Simon (Monaco 1955/Abandon). PIero Taruffi (2e Italie et 4e GB 1955), Hans Herrmann (3e Suisse, 4e Italie 1954, 4e Argentine 1955).

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