F1 - Mansell et Piquet jugent la F1 d’aujourd’hui (partie 1)

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F1 - Mansell et Piquet jugent la F1 d’aujourd’hui (partie 1)

Message par Modena49 le Mar 29 Jan - 7:14:20



Un milieu très difficile et très différent"
29 janvier 2013 - 11h42, par D. Thys

Les moins jeunes d’entre nous se souviennent du duel entre Alain Prost et Ayrton Senna alors qu’ils étaient équipiers chez McLaren. Mais deux pilotes ont aussi bataillé ferme alors qu’ils étaient équipiers chez Williams : Nelson Piquet et Nigel Mansell. Ils se retrouvent aujourd’hui pour nous parler de F1...

C’est en tant que commissaire sportif que Nigel Mansell a fait son apparition la plus récente dans le petit monde de la F1 alors qu’on a retrouvé récemment Nelson Piquet sur le podium du Grand Prix du Brésil de l’année passée pour l’interview des trois premiers de la course, Jenson Button, Fernando Alonso et Felipe Massa.

Peu avant de monter sur le podium pour poser des questions à ces trois pilotes, la FIA a demandé à Nelson Piquet de ne parler que de la course et pas du titre que Sebastian Vettel venait de décrocher. Cela a bien sûr surpris le champion brésilien et ce qu’il nous dit nous surprend encore plus...

"Ils m’ont dit que le championnat n’était pas encore décidé. Ils ont ajouté qu’il faudra attendre peut-être jusqu’au mois de février pour voir si la voiture (de Vettel) était conforme aux règles techniques. Ce sont des choses très compliquées. Je leur ai dit que tout le monde savait que Vettel avait remporté le titre et qu’Alonso avait perdu et un type a alors crié dans mon oreillette de ne pas parler du championnat," raconte Nelson Piquet.

"Ils ne m’ont rien laissé dire. Je ne pouvais pas parler du championnat, je ne pouvais parler de rien. J’aurais aimé faire l’interview de Lewis Hamilton, lui parler de ses nouvelles boucles d’oreilles, mais il ne m’a pas offert cette possibilité. A Button, je lui aurais bien demandé s’il était content que Lewis Hamilton quitte l’équipe," ajoute Piquet.

Nigel Mansell est lui aussi quelque peu déçu par la F1 d’aujourd’hui. "C’est un milieu très difficile et très différent, car il y a beaucoup plus d’argent en jeu... il y a des gens qui payent des millions pour devenir pilote de F1. De mon temps, on était habitué à être payé pour rouler en F1. C’est donc très différent."

Leo et Greg, les deux fils de Nigel Mansell, ont essayé de se faire une place dans le sport automobile de haut niveau, mais ils ont très vite abandonné cette idée. "Il y a quatre ans, nous avons décidé tous les trois que l’argent que nous dépensions pour le sport automobile, il valait mieux le verser à des œuvres caritatives britanniques qui viennent en aide aux enfants. On se sent mieux comme ça," ajoute Mansell.

Pour le fils Piquet, le départ de la F1 fut controversé suite au scandale de Singapour 2008. "Après le gros problème qu’il a eu avec Renault il a dépensé pendant deux ans son argent en justice," explique son père. "Et maintenant il a heureusement des sponsors pour continuer en Nascar Trucks aux USA. Il est heureux là-bas. J’espère qu’il sera champion. Il est populaire mais il faut avant tout gagner des courses et des titres. Moi la popularité je m’en foutais à mon époque !"

http://motorsport.nextgen-auto.com/Mansell-et-Piquet-jugent-la-F1-d-aujourd-hui-partie-1,55505.html



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Mansell et Piquet jugent la F1 d’aujourd’hui

Message par Modena49 le Mer 30 Jan - 0:04:14

"Les choses ont changé"

29 janvier 2013 - 16h14, par Olivier Ferret

Les moins jeunes d’entre nous se souviennent du duel entre Alain Prost et Ayrton Senna alors qu’ils étaient équipiers chez McLaren. Mais deux pilotes ont aussi bataillé ferme alors qu’ils étaient équipiers chez Williams : Nelson Piquet et Nigel Mansell. Ils se retrouvent aujourd’hui pour nous parler de F1... (retrouvez la 1ère partie ici)

Concernant les pilotes actuels en F1, Piquet ne critique pas. "Ils sont tous très bons, je ne doute pas de ça. Mais les choses ont changé. Avant il fallait mieux connaitre la technique, travailler plus avec les ingénieurs. Moi et Nigel, nous bossions sans télémétrie et nous devions sans cesse expliquer ce que la voiture faisait. Aujourd’hui il faut juste être rapide et ne pas faire d’erreurs pendant 70 tours. C’est tout. Pour les réglages c’était bien plus compliqué à notre époque."

Selon Mansell, c’est la sécurité accrue qui a changé le sport de bien des façons. "C’est une grande explication des changements, c’est un problème mais un bon problème parce que quand nous pilotions, Nelson et moi, chaque année quelqu’un était mort ou gravement blessé en F1. A l’époque il ne fallait pas nécessairement mourir pour terminer une carrière. En tapant, sans échappatoires, cela pouvait vous mettre mal. Aujourd’hui les pilotes ne pensent plus à ça, ils attaquent, ils sortent ils reviennent sur le circuit et personne ne se blesse, ce qui est fantastique côté sécurité."

"Il y a donc moins de défis," interrompt alors Piquet. "Un peu moins," reconnait Mansell. "Cela a un effet pervers parce que beaucoup de pilotes très bons en GP2 ou d’autres séries attendent et attendent à cause de la longévité des pilotes en F1. A notre époque c’était énorme de faire 180 ou 200 Grands Prix. Aujourd’hui Barrichello en a fait bien plus de 300. Et Button a déjà largement dépassé les 200. Toute la dynamique de renouvellement est impactée."

Depuis les années 80, le sport s’est aussi mué en spectacle. Une transition clairement assumée lorsque le DRS a été introduit en 2011.

"Les règles sont si différentes de l’époque et maintenant avec le DRS. Avant il fallait savoir prendre l’aspiration et freiner. Aujourd’hui avec le DRS vous passez comme ça. C’est facile Ce n’est pas vraiment naturel mais c’est comme ça. Au moins cela excite les fans," dit Mansell.

"C’est du show, rien que du show. Je n’aurais pas aimé courir avec le DRS ou le KERS," répond Piquet. "Et puis il faut aussi de la compétition entre les pneus, comme il y a entre les voitures et les moteurs."

"Pour moi, il faut changer les boîtes de vitesses," poursuit Mansell. "Tout est automatique maintenant ou presque, en montée comme en descente. Nelson et moi on s’est parfois vaincu l’un l’autre à cause d’une erreur sur un changement de vitesses. C’était parfois la seule différence entre gagner ou perdre."
"Les choses ont changé"





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