Les pilotes constructeurs

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Les pilotes constructeurs

Message par Modena49 le Jeu 17 Jan - 23:49:23

Tous ces pilotes ont un jour fondé leur propre équipe en F1, avec des fortunes diverses!! Retour sur l’odyssée des pilotes constructeurs, aujourd’hui complètement éteinte.

Jack BRABHAM: malgré son statut de triple champion du monde (1959, 1960, 1966), le pilote austrailen reste dans les mémoires pour avoir fondé Brabham, écurie mythique, rachetée par la suite par Ecclestone, championne du monde avec BMW et Nelson Piquet (1981 et 1983), grâce à Paul Rosche et Gordon Murray. Brabham pilota jusqu’en 1970, incapable de trouver le pilote idéal pour son team. Il est vrai qu’il fut plusieurs fois délaissé par ses jeunes coéquipiers (dont Hulme et Rindt), ne pouvant pas s’aligner sur les salaires de la concurrence. Associé à Ron Tauranac, Brabham s’impliqua énormément dans le développement de son écurie, si bien que le dimanche, une fois arrivé sur les circuits, il lui manquait la condition d’un athlète en forme ... mais il compensait par une volonté hors du commun!

Bruce McLAREN: en 1966, à Monaco, le pilote néo-zélandais court sous une voiture portant son nom. La première victoire intervient en 1968. En 1970, Bruce McLaren se tue dans une course de CanAm. Denny Hulme, son compatriote, reprend le flambeau jusqu’en 1974, année du premier titre mondial avec Emerson Fittipaldi. Marlboro s’associe avec McLaren, dirigé par Teddy mayer. En 1980, Ron Dennis reprend le team de Woking, et en fait une machine à gagner, souvent copiée par la concurrence. Les meilleurs ingénieurs (Barnard, Murray, Ascanelli, Newey) et pilotes (Lauda, Senna, Prost, Hakkinen, Raikkonen, Montoya, Alonso, Hamilton) viennent chez McLaren, devenu au fil du temps le rival le pluscoriace du team de la Scuderia Ferrari, dont Ron Dennis veut égaler le prestige. Mais les affaires d’espionnage de 2007 et le désir de Dennis de concurrencer son partenaire en F1, Mercedes, sur le secteur des voitures de tourisme/sport, ont précipité sa chute ... ceci dit, le nom de McLaren passera à la postérité!

Dan GURNEY: révélé chez Porsche,Gurney quitta Brabham fin 1965 etfonda son écurie, Eagle, en 1966. Jamais le succès ne sera au rendez-vous en F1, à l’exception d’une victoire en 1967 à Spa Francorchamps.Si le pilote américain gagne des courses en Can-Am, il est incapable de lutter avec Lotus, Matra et Ferrari, ogres de la F1 bien mieux équipés que lui.

John SURTEES: s’étant brouillé avec Eugenio Dragoni puis Enzo Ferrari, Surtees claqua la porte de la Scuderia en 1966, terminant la saison chez Cooper. Puis il s’allia à Honda, à qui il offrit une victoire en 1967 à Monza. En 1966, il fonda le team Surtees, qui débuta en tant que constructeur en 1970 en F1. John Surtees continua lui même de piloter jusqu’en 1972. Malheureusement, ses voitures ne furent jamais capables de tenir la dragée haute aux meilleures monoplaces du plateau.

Graham HILL: en fin de carrière, Graham Hill fonde l’écurie Embassy Hill avec la marque de cigarettes Embassy, en 1973. Il engage des Shadow, puis des Lola en 1974, avant de devenir constructeur à part entière en 1975. Tony Brise, son poulain, est très prometteur. Mais en 1975, au retour d’essais sur le circuit Paul Ricard, le Piper Aztec piloté par Graham s’écrase à Elstree. Le double champion du monde laisse son fils Damon orphelin et une famille ruinée par les compagnies d’assurance, qui réclament les dommages de l’accident ... Décapitée, l’équipe Embassy Hill ne survit pas à cet accident ...

Emerson FITTIPALDI: fin 1975, il quitte McLaren Cosworthet fonde Copersucar avec son frère aîné Wilson. Le sponsor est une grosse coopérative qui vend du sucre et de l’alcool au Brésil.Dès 1976, le double champion du monde tombe en fond de grille, tandis queWilson abandonne le pilotage, se consacrant à plein temps à son rôle de directeur d’écurie...En 1978, Emerson finit deuxième à Interlagos, derrière Carlos Reutemann. En 1979, l’équipe récupère le matériel de feu l’écurie Wolf, mais cela ne leur permet pas de décoller, les résultats stagnent. Emerson, lui,finira aux oubliettes, méprisé de tous, en 1981, dans une écurie rebaptisée Fittipaldi. Son coéquipier, Keke Rosberg, le domine copieusement. En 1982, le Finlandais passe chez Williams et gagne le titre mondial, profitant des malheurs de Renault (abandons récurrents de Prost) et de Ferrari (brouille d’Imola, mort de Villeneuve à Zolder, accident de Pironi à Hockenheim)

Jacques VILLENEUVE: en 1998, Craig Pollock rachète Tyrrell et s’associe à British American Tobacco pour monter BAR (British American Racing). En 1999, les BAR, équipées du moteur Supertec, sont un fiasco, bien qu’Adrian Reynard, designer victorieux outre Atlantique, ait dessiné le châssis. Moyennement véloces, leur fiabilité est un désastre, ce qui fait de la saison du Canadien un véritable calvaire ... indigne de son rang d’ancien champion du monde. En 2000, le moteur Honda remplace l’ancien V10 Renault. BAR marque ses premiers points mais l’alchimie ne vient jamais.Actionnaire de l’écurie, Villeneuve boit le calice jusqu’à la lie en 2003. Il ne s’entend pas avec le nouveau patron, David Richards (ancien directeur de Benetton) et se fait dominer par son nouveau coéquipier, Jenson Button, qu’il avait un peu vite traité de "boys band" avec son habituel franc-parler. Viré par Richards fin 2003, Villeneuve est remplacé par Takuma Sato, qui est confirmé en 2004 et 2005. Honda phagocyte BAR en 2005, Villeneuve lui revient (après un intérim chez Renault fin 2004, où il est ridiculisé par Alonso) en 2005 chez Sauber, racheté en 2006 par BMW. Coéquipier d’Heidfeld, Villeneuve est congédié à Hockenheim, remplacé par Robert Kubica ...

On remarque au passage qu’à l’exception de Gurney et McLaren, tous ces pilotes ont gagné le championnat du monde ... et ils n’ont pas eu peur de jouer à la roulette russe avec leur carrière, ce qui leur coûta cher, notamment J.Villeneuve et E.Fittipaldi.

Après leur carrière, Alain Prost et Jackie Stewart fondèrent leurs écuries. Prost racheta Ligier en 1997, Stewart fut aidé par Ford. Avec son fils Paul, co-directeur, Stewart recruta Rubens Barrichello. Ils revendirent leur team à Ford, qui le rebaptista Jaguar en 2000. Mais JohnnyHerbert eut le temps de faire gagner une Stewart en F1au Grand Prix d’Europe 1999,sur le Nürburgring, théâtre d’exploits passés du pilote Stewart (notamment en 1968, sous la pluie).

Quant à Colin Chapman, il fut pilote avant de fonder Lotus. Moss le recommanda chez Vanwall, à égalité avec le comte Wolfgang Von Trips.

Enzo Ferrari, lui aussi, fut pilote, dans les années 20, avant de créer la Scuderia en 1929
par AxelBorg
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Re: Les pilotes constructeurs

Message par dom465 le Ven 18 Jan - 9:33:00

L'Eagle de Dan Gurney était particulièrement superbe, je trouve !

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