Les plus belles monoplaces de l’histoire

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Les plus belles monoplaces de l’histoire

Message par Modena49 le Jeu 17 Jan - 11:59:53

Jackie Stewart a déclaré en 1999: "Quand une monoplace est belle, elle va souvent vite". Cette réfléxion est assez exacte, et la F1 a connu quelques chefs-d’oeuvre esthétiques qui ont marqué son histoire.

Maserati 250F (1953)

Cette monoplace italienne fut la première à présenter des caractéristiques esthétiques séduisantes pour une voiture à moteur avant. A une époque où les teams n’étaient pas déterminés, elle a vaincu avec les plus grand pilotes de cette époque, Juan Manuel Fangio et Stirling Moss entre autres. A son volant, le fabuleux argentin décrocha sa cinquième couronne en 1957. Epoustouflante de longévité, il ne faudra que l’introduction par Cooper du moteur central arrière pour sonner la fin de carrière de la merveilleuse 250F, que quelques évolutions ont suffi à perfectionner durant sa longue vie.

Mercedes W196 (1954)

Véritable ovni, la W196 a fait son apparition en 1954 pour le GP de France sur l’ovale de Reims. Deux carrosseries étaient disponibles, une avec roues carénées pour les circuits rapides (Reims, Monza), et une avec roues apparentes pour les circuits plus sinueux. La version carénée a été essayée à Silverstone en 54, mais les contraintes aérodynamiques de la carrosserie ont contraint Juan Manuel Fangio à la quatrième place. Pendant deux ans, en 54 et 55, les Flèches d’Argent ont tout raflé avec Fangio, Karl Kling puis Stirling Moss. Le Maestro a conquis deux titres au volant decette Mercedes, avant le retrait du constructeur allemand suite au terrible accident du Mans en 55.

Ferrari 156 (1961)

Avec sa gueule de squale, la F156 fut une concurrente redoutable en 61. Suite à la réduction des cylindrées des F1 pour des raisons de sécurité, la Scuderia maîtrisa sans mal cette nouveauté technique en accouchant d’une splendide monoplace. Disposant sans mal de Lotus, BRM et Cooper, les 156 de Phil Hill et Wolgang Von Trips se disputèrent le titre jusqu’à l’accident mortel de ce dernier à Monza. A Reims, la 156 de réserve confiée à Giancarlo Baghetti consacre le jeune italien pour sa première apparition en F1! Reconduite pour 62, la 156 fut dépassée par les monoplaces anglaises, après avoir été couronnée avec Phil Hill.

Lotus 25 (1962)

Le génial Colin Chapman a conçut avec la 25 la première F1à châssis monocoque, une révolution à l’époque. Confiée à Jim Clark, cette monoplace fut couronnée de succès de 62 à 65, avec sa jumelle Lotus 33. Clark conquis deux titres en 63 et 65, après avoir subi les incidents de fiabilité de sa monture en 62 et 64, au profit de Graham Hill (BRM) et John Surtees (Ferrari). Géniales dans leur conception, les Lotus ne brillaient pas par la riguer de leur préparation, ce qui a valu au pilote écossais des échecs aussi retentissants que ses victoires. La paire 25/33 fut abandonnée en 1966, saison au cours de laquelle la puissance et la taille des moteurs a été revuesensiblement à la hausse (3000cm3 au lieu de 1500).

Ferrari 312B (1970)

Après plusieurs années de disette, la Scuderia Ferrari revint en 1970 au premier plan avec Clay Regazzoni et Jacky Ickx. Dominées en début de saison par la Lotus 72 de Jochen Rindt, les 312B terminèrent la saison en trombe, Ickx échouant de peu face au regretté Rindt. Belle et performante, la 312B cèdera sa place à la médiocre B2 en 71, évolution qui de plus était plus laide. Elle continuera sa carrière avec les B3 et B4 jusqu’à fin 74, avec Regazzoni et Niki Lauda, en échouant une fois de plus sur le fil lors de sa dernière saison.

Lotus 72 (1970)

Il s’agit très certainement de la monoplace la plus belle de tous les temps. Innovante et performante, la 72 a bouleversé les codes de la F1, prônant les angles au lieu des courbes. Championne du monde aux mains de Jochen Rindt en 70, elle réédita l’exploit en 72 avec Emerson Fittipaldi. D’une longévité exceptionnelle, elle a été rendu célèbre par le cigarettier JPS qui avait paré la belle d’une somptueuse robe noire et or. Cette version fut la Lotus la plus aboutie techniquement, et a fait le bohneur de grands pilotes dont Rinft, Fittipaldi et Ronnie Peterson.

Ferrari 312T (1975)

Succèdant à la fantastique 312B, la 312T reprit le flambeau avec succès. Dotée d’une inédite boite de vitesses disposée en position transversale, elle fut imbattable en 75, où elle décrocha la couronne aux mains de Niki Lauda. Toujours dominatrice en 76, elle trompa le pilote autrichien sur le Ring qui en sorti grièvement brûlé. Championne du monde en 1977 et 1979, la 312T est la monoplace la plus titrée de l’histoire. Après quatre évolutions et une saison de trop en 1980, elle cèda sa place à la première Ferrari à moteur turbo, la 126C. Pilotée par Clay Regazzoni, Niki Lauda, Carlos Reutemann, Gilles Villeneuve et Jody Schekter, elle correspond à l’une des plus grandes périodes de domination de la Scuderia.

Lotus 78 (1977)

Première monoplace à effet au sol, la Lotus 78 montra rapidement ses capacités. Aux mains de Mario Andretti et Gunnar Nilsson en 77, elles se sont illustrés malgré une saison nécessaire de mise au point. L’évolution de la 78 fut la Lotus 79, championne du monde en 78 avec Andretti. Implacable, elle fut aussi la monoplace dans laquelle Ronnie Peterson trouva la mort à Monza. Dépassée ensuite par les Ferrari et les Ligier, son développement fut interrompu pour préparer la somptueuse Lotus 88, qui ne fut pas homologuée par Bernie Ecclestone pour des raisons obscurs.

Ligier JS11 (1979)

Rapide et esthétique, la JS11 fut piloté par Jacques Laffite, Patrick Depailler, Jacky Ickx et Didier Pironi, et fit le bohneur des Bleus en 79 et 80. Battue par la 412T4 en 79, elle subit la loi de la Williams de Alan Jones l’année suivante. Le team Ligier, incapable de faire progresser sa monoplace, et exploitant insuffisamment le V8 Ford, doivent se contenter de la deuxième place au championnat. Son évolution, la JS17 de 1981, permis une fois de plus à Laffite de se battre pour le titre, mais le Français dû une fois de plus se résoudre à la défaite.

Renault RE30 (1983)

La RE30 fut la Renault Turbo la plus aboutie. Permettant à Alain Prost de jouer le titre, elle ne termina que dauphine face à Brabham, alors que le moteur BMW de cette dernière utilisait un carburant non conforme. Prost fut accompagné par Eddie Cheever en 83, duo remplacé par le tandem Patrick Tambay/Derek Warwick en 84. Cette splendide monoplace fut en première ligne en 83, avant de sombrer doucement l’année suivante face aux redoutables McLaren-TAG-Porsche de Prost et Lauda. Renault ne parvint jamais à retrouver son niveau et se retira fin 85.

McLaren MP4-4 (1988)

La monoplace de la Dream Team. Jamais une F1 n’a exercé une telle emprise sur la F1 depuis la Mercedes W196. Aux mains d’Alain Prost et Ayrton Senna, motorisée par un V6 Honda, la MP4-4 empocha 15 victoires en 16 GP sur la saison 88. Consacrant Senna à Suzuka, elle fut la première F1 au design fin et tendu, qui allait s’étendre à la majorité des teams entre 88 et 92. Cette voiture inaugura également une période de domination du duo McLaren-Honda jusqu’en 92. Elle devint myhtique et le team de Woking surfa sur son succès pendant plusieurs saisons, au détriment de Ferrari.

Ferrari 641 (1990)

D’une simplicité de ligne époustouflante, la 641 fut la Ferrari du renouveau. Echouant de très peu face à Ayrton Senna, Alain Prost avait réussi à optimiser le rendement de cette magnifique monoplace, dont la fiabilité était malheureusement aléatoire. Laissant sa place à l’anémique 642 en 91, Prost a même suggéré en cours de saison de ressuciter la 641 qu’il jugeait meilleure. Les querelles incessantes au sein de la Scuderia ont eu raison de cette fabuleuse monoplace.

Williams FW14 (1991)

Optimisant la brèche entrouverte par la MP4-4, la FW14 fut la Williams du renouveau après le départ de Honda en 88. Propulsée par un V10 Renault, cette monoplace se hissa au plus haut niveau en 91, échouant face à la McLaren de Senna, avant de connaître une domination sans partage en 92 et 93. Devenue FW14B en 92 et FW15 en 93, elle couronna Nigel Mansell et Alain Prost. Malgré les guerres intestines gangrenant le team, les Williams-Renault ont supplanté les McLaren pour s’installer durablement en haut de la hiérarchie. Seule les Benetton B194 et B195pourront détrôner les héritières de la FW14, réussite dûe à Adrian Newey.

Ferrari 412T2 (1995)

Renaissant de la période la plus sombre de l’histoire de Ferrari en F1, la 412T2 permis à Jean Alesi et Gehrard Berger de revenir au tout premier plan. Manquant cruellement de fiabilité, la belle italienne dû s’incliner face aux Williams et aux Benetton. Conçue par John Barnard, elle marqua le début de l’ascension de la Scuderia, qui se traduira par une domination sans partage aux débutes des années 2000. Surprenant Michael Schumacher, ce fut la dernière Ferrari à être propulsée par un moteur V12. Jean Alesi lui donnera sa seule victoire à Montréal, la dernière d’un tel propulseur en GP.

McLaren MP4-13 (1998)

Création d’Adrian Newey, la MP4-13 fut une redoutable réussite esthétique. Motorisée par Mercedes, cette McLaren sera championne du monde aux mains de Mika Hakkinen et David Coulthard. Inaugurant un empattement long, cette McLaren ouvrit la porte au retour du team britannique aux avant-postes. Incroyablement efficace, elle reprendra pour son compte l’appellation de Flèche d’Argent, surnom des fabuleuses W196 de 1954.

Stewart SF03 (1999)

Pour sa dernière saison, le team Stewart produisit une superbe monoplace qui animera la saison en compagnie de Williams-Supertec. Incapable de rivaliser avec McLaren, Ferrari et Jordan, la Stewart-Ford profitera de toutes les occasions de briller, et s’imposera au Nürburgring avec Johnny Herbert. Rubens Barrichello échouera à Magny-Cours pour quelques litres d’essence. Racheté par Ford, le team deviendra Jaguar, mais ne retrouvera jamais les joies de la victoire qu’a connu cette SF03, dont la simplicité des lignes en faisait la plus belle monoplace de la saison.

Williams FW22 (2000)

Après deux années de disette suite au retrait de Renault, Patrick Head accoucha de la belle FW22, motorisée par un tout nouveau V10 BMW. Solide et rapide, elle fut le point de départ du retour de Williams au premier plan. Adoptant une robe blanche et marine, cette monoplace fut confiée à Ralf Schumacher et Jenson Button. Bien que rapide, elle ne put jamais disputer la victoire aux McLaren et aux Ferrari. Mais elle conduira aux futurs succès de l’association anglo-allemande à partir de 2001.

Ferrari F2002 (2002)

Redoutable monoplace fruit du travail de Rory Byrne et Ross Brawn, la F2002 fut l’une des monoplaces les plus dominatrices de l’histoire. Ecrasant toute la concurrence, elle permit à Michael Scumacher de coiffer sa quatrième couronne. Cette Ferrari est à ranger dans la très prestigieuse catégorie des imbattables avec les W196, 312T, L79, MP4-4 et FW14. Elle symbolise l’emprise de la Scuderia sur le début des années 2000.

Renault R23 (2003)

Equipée d’un inédit V10 à angle très ouvert, la R23 affichait une grande finesse, aux mains de Fernando Alonso et Jarno Trulli. Permettant au constructeur français de s’installer parmi les top-teams (avec McLaren, Williams et Ferrari), elle s’est avéré rapide bien qu’insuffisamment fiable. Elle sera tout de même gratifiée d’une victoire à Budapest avec Alonso. L’abandon des V10 en 2006 a contraint Renault d’abandonner son surprenant moteur pour 2004.

Red-Bull RB5 (2009)

Candidate au titre en 2009, la RB5 fut l’une des plus belles F1 de tous les temps. Rapide, elle a néanmoins dû s’incliner malgré ses qualités. Concue par Adrian Newey et pilotée par le duo Sebastian Vettel/Mark Webber, elle a su profiter du changement de règlement pour s’installer en haut de la hiérarchie. Motorisée par un bloc Renault, la RB5 a ridiculisé lesmonoplaces françaisesofficielles. Avec un design novateur, elle pourrait permettre à Red-Bull de s’installer durablement en haut de la grille.
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Re: Les plus belles monoplaces de l’histoire

Message par dom465 le Jeu 17 Jan - 12:44:16

Personnellement, je la trouvais jolie, la Ferrari 312 B2. Et elle ne marchait pas si mal mais était tellement peu fiable !
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Re: Les plus belles monoplaces de l’histoire

Message par Modena49 le Jeu 17 Jan - 15:23:35

dom465 a écrit:Personnellement, je la trouvais jolie, la Ferrari 312 B2. Et elle ne marchait pas si mal mais était tellement peu fiable !

Le palmarès de ce modèle se limite à 3 victoires:

Brands Hatch (Victoire de Clay Regazzoni)
Grand Prix des Pays-Bas de 1971
Allemagne en 1972 (victoire de Jacky Ickx).
cette version est moins efficace que sa devancière la 312B un petit échec pour la scuderia ferrari qui la gardé jusqu'à début 1973 et remplacé par la B3



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Re: Les plus belles monoplaces de l’histoire

Message par dom465 le Ven 18 Jan - 9:13:53

C'est vrai mais beaucoup d'abandons alors qu'elle était en passe de faire un bon résultat. Maintenant, c'est sûr qu'elle était dépassée par la Lotus 72 et, proportionnellement, moins bonne que la 312 B. Mais meilleure que la 312 B3 qui fut un vrai désastre !
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