La chute du Mazarin de la Formule 1

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La chute du Mazarin de la Formule 1

Message par Modena49 le Jeu 17 Jan - 3:33:12

Le 21 septembre 2009 marque la fin du parcours de Flavio Briatore en Formule 1. Retour sur 20 ans d’une carrière riche en succès mais aussi en polémiques.

Flavio Briatore quitte la F1 par la petite porte. Emporté par le scandale du Grand Prix de Singapour, le playboy millionnaire, viré par Renault est désormais exclu a vie. La sanction est lourde, mais elle est à l’image du condamné: excessif!

Lorsqu’il débarde dans le paddock fin 88, Flavio Briatore détonne dans le milieu. Depuis une dizaine d’années, il est directeur commercial de Benetton et ne connait rien à la F1. C’est pourtant lui que Luciano Benetton nomme à la tête de son écurie pour la saison 1989. A cette époque l’écurie Benetton suscite la sympathie, les monoplaces sont belles et très colorées. Mais sur le plan sportif, l’écurie, qui existe depuis 1986, peine à décoller vraiment. Avec l’arrivée de Briatore tout change.

En homme d’affaires avisé, il repère les bons éléments qui manquent à l’écurie. Il commence par recruter un ingénieur star: John Barnard (créateur des imbattables McLaren MP-4) puis il engage un triple champion du monde: Nelson Piquet, qui vit un calvaire chez Lotus. Le brésilien signe trois victoires et en 1991 arrive Ross Brawn et Michael Schumacher. Le pilote Allemand avait en principe un contrat signé avec l’écurie Jordan. Mais Briatore profite des difficultés financières de Jordan et devance Mercedes, dont Michael Schumacher est le protégé, pour signer un juteux contrat au jeune prodige. En cinq courses, Schumacher domine Piquet qui est viré sans ménagement. 1992 et 1993 voit Schumacher monter en puissance, il signe ses premiers succès. L’écurie est désormais un challenger sérieux pour le titre.

1994, l’année noire de la Formule 1. Après la mort d’Ayrton Senna, Schumacher a le champ libre. Mais le titre est acquis dans des conditions équivoques. Il y a la disqualification du Grand Prix d’Angleterre puis celle plus grave du Grand Prix de Belgique pour sabot non conforme (planche en bois fixée sous le châssis pour en vérifier la hauteur). C’est la première grande polémique de la carrière Briatore. Devant les performances spectaculaires de la B194, certaines voix s’élèvent pour déclarer la monoplace non conforme. On accuse alors la FIA de deux maux. D’un coté, elle essaierait de relancer artificiellement un championnat promis Schumacher, ou de l’autre, ne pouvant prouver la non-conformité, elle sévit au moindre écart de Benetton. Quoi qu’il en soit, le titre se joue sur une manœuvre limite de Schumacher à Adélaïde contre Damon Hill. En 1995, le titre est rapidement acquis. Il faut dire que Briatore a fait main basse sur l’écurie Ligier en 1994 pour récupérer le V10 Renault, meilleur moteur du moment. La suite est moins belle, Schumacher, Brawn et Rory Byrne filent chez Ferrari en 1996 et en 1997, Flavio est débarqué pour manque de résultat.

Mais l’italien a tissé des liens avec Renault. Alors que le constructeur se retire et vend ses moteurs sous licence Mecachrome en 1998, Flavio Briatore propose à Renault de créer une société pour vendre leurs moteurs. Supertec est né et Flavio arrive à refourguer à prix d’or un moteur, né en 1997, à trois écuries (BAR, Arrows et Benetton) qui n’obtiendront pas de grands résultats.

En 2000, Renault rachète Benetton et nomme Briatore à sa tête pour son grand retour en 2002. Il met la main sur une nouvelle merveille, Fernando Alonso. Il s’en suit les titres de 2005 et 2006, même si au passage Briatore est critiqué pour avoir sacrifié les pilotes français (Montagny et Bourdais en feront les frais). Son incapacité à retenirAlonso et les mauvais résultats depuis 2007 ont conduit le flamboyant italien à l’irréparable. L’homme qui se voyait en successeur de Bernie Ecclestone est désormais banni. La Formule 1 perd l’un des personnages les plus controversé de son histoire.
par stephane benicourt

Le 21 septembre 2009 marque la fin du parcours de Flavio Briatore en Formule 1. Retour sur 20 ans d’une carrière riche en succès mais aussi en polémiques.

Flavio Briatore quitte la F1 par la petite porte. Emporté par le scandale du Grand Prix de Singapour, le playboy millionnaire, viré par Renault est désormais exclu a vie. La sanction est lourde, mais elle est à l’image du condamné: excessif!

Lorsqu’il débarde dans le paddock fin 88, Flavio Briatore détonne dans le milieu. Depuis une dizaine d’années, il est directeur commercial de Benetton et ne connait rien à la F1. C’est pourtant lui que Luciano Benetton nomme à la tête de son écurie pour la saison 1989. A cette époque l’écurie Benetton suscite la sympathie, les monoplaces sont belles et très colorées. Mais sur le plan sportif, l’écurie, qui existe depuis 1986, peine à décoller vraiment. Avec l’arrivée de Briatore tout change.

En homme d’affaires avisé, il repère les bons éléments qui manquent à l’écurie. Il commence par recruter un ingénieur star: John Barnard (créateur des imbattables McLaren MP-4) puis il engage un triple champion du monde: Nelson Piquet, qui vit un calvaire chez Lotus. Le brésilien signe trois victoires et en 1991 arrive Ross Brawn et Michael Schumacher. Le pilote Allemand avait en principe un contrat signé avec l’écurie Jordan. Mais Briatore profite des difficultés financières de Jordan et devance Mercedes, dont Michael Schumacher est le protégé, pour signer un juteux contrat au jeune prodige. En cinq courses, Schumacher domine Piquet qui est viré sans ménagement. 1992 et 1993 voit Schumacher monter en puissance, il signe ses premiers succès. L’écurie est désormais un challenger sérieux pour le titre.

1994, l’année noire de la Formule 1. Après la mort d’Ayrton Senna, Schumacher a le champ libre. Mais le titre est acquis dans des conditions équivoques. Il y a la disqualification du Grand Prix d’Angleterre puis celle plus grave du Grand Prix de Belgique pour sabot non conforme (planche en bois fixée sous le châssis pour en vérifier la hauteur). C’est la première grande polémique de la carrière Briatore. Devant les performances spectaculaires de la B194, certaines voix s’élèvent pour déclarer la monoplace non conforme. On accuse alors la FIA de deux maux. D’un coté, elle essaierait de relancer artificiellement un championnat promis Schumacher, ou de l’autre, ne pouvant prouver la non-conformité, elle sévit au moindre écart de Benetton. Quoi qu’il en soit, le titre se joue sur une manœuvre limite de Schumacher à Adélaïde contre Damon Hill. En 1995, le titre est rapidement acquis. Il faut dire que Briatore a fait main basse sur l’écurie Ligier en 1994 pour récupérer le V10 Renault, meilleur moteur du moment. La suite est moins belle, Schumacher, Brawn et Rory Byrne filent chez Ferrari en 1996 et en 1997, Flavio est débarqué pour manque de résultat.

Mais l’italien a tissé des liens avec Renault. Alors que le constructeur se retire et vend ses moteurs sous licence Mecachrome en 1998, Flavio Briatore propose à Renault de créer une société pour vendre leurs moteurs. Supertec est né et Flavio arrive à refourguer à prix d’or un moteur, né en 1997, à trois écuries (BAR, Arrows et Benetton) qui n’obtiendront pas de grands résultats.

En 2000, Renault rachète Benetton et nomme Briatore à sa tête pour son grand retour en 2002. Il met la main sur une nouvelle merveille, Fernando Alonso. Il s’en suit les titres de 2005 et 2006, même si au passage Briatore est critiqué pour avoir sacrifié les pilotes français (Montagny et Bourdais en feront les frais). Son incapacité à retenirAlonso et les mauvais résultats depuis 2007 ont conduit le flamboyant italien à l’irréparable. L’homme qui se voyait en successeur de Bernie Ecclestone est désormais banni. La Formule 1 perd l’un des personnages les plus controversé de son histoire.
par stephane benicourt
Le 21 septembre 2009 marque la fin du parcours de Flavio Briatore en Formule 1. Retour sur 20 ans d’une carrière riche en succès mais aussi en polémiques.

Flavio Briatore quitte la F1 par la petite porte. Emporté par le scandale du Grand Prix de Singapour, le playboy millionnaire, viré par Renault est désormais exclu a vie. La sanction est lourde, mais elle est à l’image du condamné: excessif!

Lorsqu’il débarde dans le paddock fin 88, Flavio Briatore détonne dans le milieu. Depuis une dizaine d’années, il est directeur commercial de Benetton et ne connait rien à la F1. C’est pourtant lui que Luciano Benetton nomme à la tête de son écurie pour la saison 1989. A cette époque l’écurie Benetton suscite la sympathie, les monoplaces sont belles et très colorées. Mais sur le plan sportif, l’écurie, qui existe depuis 1986, peine à décoller vraiment. Avec l’arrivée de Briatore tout change.

En homme d’affaires avisé, il repère les bons éléments qui manquent à l’écurie. Il commence par recruter un ingénieur star: John Barnard (créateur des imbattables McLaren MP-4) puis il engage un triple champion du monde: Nelson Piquet, qui vit un calvaire chez Lotus. Le brésilien signe trois victoires et en 1991 arrive Ross Brawn et Michael Schumacher. Le pilote Allemand avait en principe un contrat signé avec l’écurie Jordan. Mais Briatore profite des difficultés financières de Jordan et devance Mercedes, dont Michael Schumacher est le protégé, pour signer un juteux contrat au jeune prodige. En cinq courses, Schumacher domine Piquet qui est viré sans ménagement. 1992 et 1993 voit Schumacher monter en puissance, il signe ses premiers succès. L’écurie est désormais un challenger sérieux pour le titre.

1994, l’année noire de la Formule 1. Après la mort d’Ayrton Senna, Schumacher a le champ libre. Mais le titre est acquis dans des conditions équivoques. Il y a la disqualification du Grand Prix d’Angleterre puis celle plus grave du Grand Prix de Belgique pour sabot non conforme (planche en bois fixée sous le châssis pour en vérifier la hauteur). C’est la première grande polémique de la carrière Briatore. Devant les performances spectaculaires de la B194, certaines voix s’élèvent pour déclarer la monoplace non conforme. On accuse alors la FIA de deux maux. D’un coté, elle essaierait de relancer artificiellement un championnat promis Schumacher, ou de l’autre, ne pouvant prouver la non-conformité, elle sévit au moindre écart de Benetton. Quoi qu’il en soit, le titre se joue sur une manœuvre limite de Schumacher à Adélaïde contre Damon Hill. En 1995, le titre est rapidement acquis. Il faut dire que Briatore a fait main basse sur l’écurie Ligier en 1994 pour récupérer le V10 Renault, meilleur moteur du moment. La suite est moins belle, Schumacher, Brawn et Rory Byrne filent chez Ferrari en 1996 et en 1997, Flavio est débarqué pour manque de résultat.

Mais l’italien a tissé des liens avec Renault. Alors que le constructeur se retire et vend ses moteurs sous licence Mecachrome en 1998, Flavio Briatore propose à Renault de créer une société pour vendre leurs moteurs. Supertec est né et Flavio arrive à refourguer à prix d’or un moteur, né en 1997, à trois écuries (BAR, Arrows et Benetton) qui n’obtiendront pas de grands résultats.

En 2000, Renault rachète Benetton et nomme Briatore à sa tête pour son grand retour en 2002. Il met la main sur une nouvelle merveille, Fernando Alonso. Il s’en suit les titres de 2005 et 2006, même si au passage Briatore est critiqué pour avoir sacrifié les pilotes français (Montagny et Bourdais en feront les frais). Son incapacité à retenirAlonso et les mauvais résultats depuis 2007 ont conduit le flamboyant italien à l’irréparable. L’homme qui se voyait en successeur de Bernie Ecclestone est désormais banni. La Formule 1 perd l’un des personnages les plus controversé de son histoire.
par stephane benicourt
Le 21 septembre 2009 marque la fin du parcours de Flavio Briatore en Formule 1. Retour sur 20 ans d’une carrière riche en succès mais aussi en polémiques.

Flavio Briatore quitte la F1 par la petite porte. Emporté par le scandale du Grand Prix de Singapour, le playboy millionnaire, viré par Renault est désormais exclu a vie. La sanction est lourde, mais elle est à l’image du condamné: excessif!

Lorsqu’il débarde dans le paddock fin 88, Flavio Briatore détonne dans le milieu. Depuis une dizaine d’années, il est directeur commercial de Benetton et ne connait rien à la F1. C’est pourtant lui que Luciano Benetton nomme à la tête de son écurie pour la saison 1989. A cette époque l’écurie Benetton suscite la sympathie, les monoplaces sont belles et très colorées. Mais sur le plan sportif, l’écurie, qui existe depuis 1986, peine à décoller vraiment. Avec l’arrivée de Briatore tout change.

En homme d’affaires avisé, il repère les bons éléments qui manquent à l’écurie. Il commence par recruter un ingénieur star: John Barnard (créateur des imbattables McLaren MP-4) puis il engage un triple champion du monde: Nelson Piquet, qui vit un calvaire chez Lotus. Le brésilien signe trois victoires et en 1991 arrive Ross Brawn et Michael Schumacher. Le pilote Allemand avait en principe un contrat signé avec l’écurie Jordan. Mais Briatore profite des difficultés financières de Jordan et devance Mercedes, dont Michael Schumacher est le protégé, pour signer un juteux contrat au jeune prodige. En cinq courses, Schumacher domine Piquet qui est viré sans ménagement. 1992 et 1993 voit Schumacher monter en puissance, il signe ses premiers succès. L’écurie est désormais un challenger sérieux pour le titre.

1994, l’année noire de la Formule 1. Après la mort d’Ayrton Senna, Schumacher a le champ libre. Mais le titre est acquis dans des conditions équivoques. Il y a la disqualification du Grand Prix d’Angleterre puis celle plus grave du Grand Prix de Belgique pour sabot non conforme (planche en bois fixée sous le châssis pour en vérifier la hauteur). C’est la première grande polémique de la carrière Briatore. Devant les performances spectaculaires de la B194, certaines voix s’élèvent pour déclarer la monoplace non conforme. On accuse alors la FIA de deux maux. D’un coté, elle essaierait de relancer artificiellement un championnat promis Schumacher, ou de l’autre, ne pouvant prouver la non-conformité, elle sévit au moindre écart de Benetton. Quoi qu’il en soit, le titre se joue sur une manœuvre limite de Schumacher à Adélaïde contre Damon Hill. En 1995, le titre est rapidement acquis. Il faut dire que Briatore a fait main basse sur l’écurie Ligier en 1994 pour récupérer le V10 Renault, meilleur moteur du moment. La suite est moins belle, Schumacher, Brawn et Rory Byrne filent chez Ferrari en 1996 et en 1997, Flavio est débarqué pour manque de résultat.

Mais l’italien a tissé des liens avec Renault. Alors que le constructeur se retire et vend ses moteurs sous licence Mecachrome en 1998, Flavio Briatore propose à Renault de créer une société pour vendre leurs moteurs. Supertec est né et Flavio arrive à refourguer à prix d’or un moteur, né en 1997, à trois écuries (BAR, Arrows et Benetton) qui n’obtiendront pas de grands résultats.

En 2000, Renault rachète Benetton et nomme Briatore à sa tête pour son grand retour en 2002. Il met la main sur une nouvelle merveille, Fernando Alonso. Il s’en suit les titres de 2005 et 2006, même si au passage Briatore est critiqué pour avoir sacrifié les pilotes français (Montagny et Bourdais en feront les frais). Son incapacité à retenirAlonso et les mauvais résultats depuis 2007 ont conduit le flamboyant italien à l’irréparable. L’homme qui se voyait en successeur de Bernie Ecclestone est désormais banni. La Formule 1 perd l’un des personnages les plus controversé de son histoire.
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