Champions du monde F1 : le retour des retraités

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Champions du monde F1 : le retour des retraités

Message par Modena49 le Mar 15 Jan - 11:52:10

Niki Lauda, Mario Andretti, Alan Jones, Alain Prost, Nigel Mansell, Michael Schumacher, Kimi Raikkonen. Sept champions du monde F1, 18 titres. Ils ont pris leur retraite, y sont restés plusieurs mois, parfois plusieurs années, puis sont revenus aux affaires. Entre les résultats de leurs deux carrières, de même qu’entre leurs véritables motivations et celles qu’on leur a prêtées, il y a parfois un gouffre .

Classic COURSES

Au cours de cette saison 2012, on a vu deux anciens Champions suivre des trajectoires contraires. Retour fulgurant après deux saisons d’éloignement pour l’un, seconde retraite, consécutive à un retour en demi-teinte pour l’autre. Ces champions ont tout gagné et sont partis. Alors pourquoi reviennent-ils ? Et avec quels résultats ? Nous avons essayé de comprendre. Ce phénomène apparait à l’orée des années 80. En effet, jusqu’à la fin des années 70, le danger omniprésent, les nombreuses tragédies, ne suscitent pas ce genre de questionnement chez les pilotes. En 1980, parmi les champions retraités Fangio, Brabham, P. Hill, Surtees, Hulme ont passé l’âge d’un retour, Stewart, sollicité, a déjà rejeté cette option. Reste Lauda chez qui les paramètres sont réunis…

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Encore faut-il qu’il soit motivé. Souvenons-nous. Titré en 1975 et 1977, il quitte la Scuderia au cours d’une séance d’essai du Grand Prix du Canada. Parti chez Brabham, il dit assez imprudemment que l’on verrait dans deux ans où en serait Ferrari et où il en serait lui-même… la réalité est qu’en 1979 Ferrari est à nouveau champion du monde et que Lauda quitte la F1 par la petite porte. Une nouvelle fois avant la fin de la saison. Une nouvelle fois pendant les essais du Grand Prix du Canada. Laissant sur place combinaison et casque. Cela permet à Riccardo Zunino de disputer ses premiers essais officiels pour Brabham déguisé en Lauda.

La rationalité de celui qui a été surnommé « l’ordinateur » est pour une fois dominée par ses sentiments. Malgré son contrat et une auto performante, il ne trouve plus de sens à ce qu’il fait. Il part survoler ce monde-ci, deux années durant, aux commandes de ses avions de ligne. Il a 30 ans, 2 titres, 17 victoires, 113 Grands Prix disputés et 24 pole positions.

Par la suite s’il fait quelques apparitions sur certains Grands Prix, cela le laisse de marbre. Il n’est plus concerné. Son parcours est fini. L’idée
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d’un retour ne l'effleure pas...du moins jusqu'au jour de 1981 où il se pose la question fatidique : « et si ?... » . Si l’on se réfère à ce qui précède et à ses deux « arrêts », l’esprit de Lauda arrive fréquemment aux conclusions au terme d’un cheminement silencieux, voire inconscient. Et lorsque la conclusion s’éveille à la conscience, la décision est immédiate, abrupte et sans appel. « Et si ? … » est la question finale, la décision est déjà prise. Le retour décidé. Compte tenu de l’enchaînement des faits, on peut imaginer que Ron Denis – avec Marlboro - a quelque peu incité Lauda à se la poser cette question. On a aussi évoqué des besoins financiers pressants liés à sa compagnie aérienne « Lauda Air ». Test McLaren à Donington. Pas évident ; voiture inconnue, circuit inconnu. Après une soixantaine de tours, il ne rend que quelques dixièmes à Watson. Entrainement intensif, mise en place d’un contrat « à siège éjectable » en cas de manque de résultat.
Arrive le début de saison 1982. Niki Lauda prend immédiatement la tête de la première … grève des pilotes de F1 ! (1). Pour ne pas subir les pressions des chefs d’écurie, les pilotes s’enferment dans un hôtel situé à 30 kms du circuit. Les négociations durent toute la nuit du vendredi au samedi. Ils obtiennent gain de cause. Les essais, tronqués d’une séance démarrent. Le retour de Lauda a pour le moins été remarqué. Les média du monde entier ont en effet relayé ces circonstances particulières. En piste il finit quatrième ce week end là. Puis il gagne deux Grands Prix ; les USA Ouest à Long Beach et La Grande Bretagne à Brands Hatch. Il finit 5e au championnat tandis que John Watson également vainqueur de deux Grands Prix, finit second (ex-aequo avec Didier Pironi). Mc Laren est second chez les constructeurs avec la MP4B/5.

On passera rapidement sur la saison 1983 durant laquelle Lauda ne s’intéresse qu’au développement du moteur TAG (conçu par Porsche) V6 Turbo qui remplace le Cosworth en cours de saison. Il acheve sa saison à la douzième place du championnat, Watson étant sixième et McLaren cinquième chez les constructeurs avec les MP4/1C Cosworth et MP4/1E TAG.
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On retrouve le grand Niki Lauda en 1984. Son nouvel équipier Alain Prost l’aiguillonne certainement, mais la McLaren est à nouveau compétitive. Il n’est pas le plus rapide, largement dominé en qualifications par Prost, mais finalement un peu plus régulier. Il compte cinq victoires contre sept à Prost. Six abandons, contre cinq à Prost. Mais quatre secondes places contre une à Prost. En fin de saison, à Estoril, Prost gagne mais Lauda est second. A Monaco la course avait été arrêtée au 31e tour à cause de la pluie. Prost avait gagné d'extrème justesse devant la révélation "Senna" mais seule la moitié des points avait été attribuée. Des points qui manquent cruellement à Prost lors du décompte final. Lauda le devance de 0,5 points et devient champion du monde pour la troisième fois. McLaren est champion chez les constructeurs avec la MP4/2
Lors d’une interview d’après titre par la télévision française, il lui est demandé si en 1985 il aidera Prost. Il répond logiquement que Prost n’a besoin de l’aide de personne pour devenir Champion du monde.

1985 est sa dernière saison. Sa décision d’arrêter prise et irrévocable. La motivation n’est plus là, onze abandons, un forfait, une arrivée hors des points et trois arrivées dans les points seulement. Il gagne cependant à Zandvoort après avoir annoncé sa retraite. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Et il va au terme de la saison ! Il se classe dixième au championnat tandis que son équipier, toujours Alain Prost, remporte son premier titre. McLaren est champion chez les constructeurs avec la MP4/2B TAG. Niki Lauda a 36 ans, 3 titres, 25 victoires, 171 Grands Prix disputés et 24 pole positions. Un retour pour huit victoires et un titre !
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On n'a pas vu mieux à ce jour, un "second" palmarès qui aurait fait de n'importe quel pilote un homme comblé.
a suite de la carrière de Lauda va se faire entre aviation et F1. Il mène les deux en parallèle. Côté F1, ses rôles de commentateur TV lui permettent de maintenir le contact avec la course. Tandis que les écuries désireuses de s’adjoindre les services d’un chef d’entreprise à l’intelligence vive, font de lui leur conseiller. Bmw, Ferrari, Jaguar, Mercedes le titularisent à différentes reprises comme conseiller ou même chef d’équipe. Force est de constater que les résultats acquis dans cette phase de sa carrière ne sont pas à la hauteur de son palmarès. Jusqu’au transfert de Lewis Hamilton chez Mercedes…

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Re: Champions du monde F1 : le retour des retraités

Message par dom465 le Mer 23 Jan - 13:08:47

Champions du monde F1 : le retour des retraités. 2/4

Le tour des champions retraités se poursuit avec Mario Andretti et Alan Jones. Un point commun ? Un titre et douze victoires chacun.

2 - Mario Andretti

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Le pilote américain élu "Pilote du siècle" par l'agence "Associated Press" et le magazine "Racer" en l'an 2000 a partagé sa carrière entre nouveau et ancien continent au prix de fréquents allers-retours entre les deux rives de l'atlantique. Son palmarès est extraordinaire ; quatre titres en Indy ( USAC et CART), les 500 miles d'Indianapolis, les 500 miles de Daytona en Nascar, 12 victoires et un titre en F1, plusieurs victoires importantes en championnat du monde d'endurance, de multiples victoires dans toutes les disciplines spécifiquement US... La seule victoire qui lui ait échappée - et de peu - ce sont les 24 heures du Mans. ( Second en 1995 avec Bob Wollek et Eric Helary)

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Il est excessif, le concernant, d'évoquer le retour d'un retraité. Disons plutôt que deux voire trois années décevantes en F1 l'ont éloigné des Grands Prix mais qu'il n'avait pas le moins du monde l'intention de prendre sa retraite du sport automobile en général.

Côté Formule 1 il disputera 22 Grands Prix entre 1968 et 1974, marquant les esprits par la pole position qu'il obtient lors de son premier Grand Prix à Watkins Glen sur une Lotus 49B. Sur cette période il courra sur Lotus, March, Ferrari et Parnelli accumulant un total de 20 points et une victoire sur Ferrari au GP d'Afrique du Sud en 1971.

A partir de 1975, au sein de l'écurie de Parnelli Jones, il donne la priorité à la F1. Il effectue une saison presque complête, marque 5 points et établit un meilleur tour en course.

En 1976 il entame une période de plein temps en F1 qui durera jusqu'en 1981. Ce qui ne l'empêche pas de disputer des courses aux Usa, notamment les 500 miles d'Indianapolis. Parnelli Jones Racing ayant cessé son activité en F1 en début de saison, Mario Andretti effectue un retour - réticent - à ses premières amours, j'ai nommé l'écurie Lotus. Lotus dont les voitures de Peterson puis Nilsson sont surtout cantonnées au fond de grille. Peterson rejoint March. Andretti entame un long travail de mise au point. les premières idées concernant l'effet de sol encore aussi théoriques qu'expérimentales datent, chez Lotus, de cette époque semble-t-il. Ce travail va s'avérer payant, les Lotus remontant la grille de départ tout au long de la saison pour finir par gagner le Grand Prix du Japon sous le déluge au mont Fuji. Seconde victoire d'Andretti.

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Dès lors le tempo est donné. Quatre nouvelles victoires en 1977 ( plus une de son coéquipier, le regretté Gunnar Nilsson) , mais un manque de fiabilité qui ne permet pas à Andretti de jouer le titre contre Lauda. La Lotus 78 est la première des Wing cars concrétisant les vertues de l'effet de sol. En 1978. La Lotus 79 construite sur les mêmes principes mais beaucoup plus fine et aboutie, s'avère irrésistible. Andretti et le malheureux Peterson trustent les victoires (6 pour l'américain, 2 pour le suédois dont le statut de second pilote le bridait quelque peu, malgré une pointe de vitesse exceptionnelle). Andretti est titré.

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Les deux années suivantes Lotus se met dans une impasse en essayant de pousser le principe de l'effet de sol dans une mauvaise direction, au contraire de ses concurrents qui ont eu le temps d'assimiler. Andretti rejoint par Carlos Reutemann en 1979 puis Elio de Angelis en 1980, jongle entre les chassis 80 et 79, ne marque que 14 points en 1979 puis seulement 1 point en 1980. Il passe chez Alfa Roméo en 1981, marque 3 points et se met en réserve de la F1 pour 1982, trouvant les contraintes des F1 à effet de sol bien trop désagréables, notamment du fait de l'absence de suspensions et de tout besoin de finesse dans leur pilotage. Back to the States ! Il a 41 ans, 125 Grands Prix, 12 victoires, 17 poles positions.

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Mais c'était sans compter sur l'ombrageux caractère de Carlos Reutemann. Après avoir annoncé qu'il quittait Williams en fin de saison 1981, ce dernier revient sur sa décision en novembre et reste sociétaire de Williams Grand Prix. Toutefois l'intersaison ne lui a pas suffi pour digérer la perte du titre 1981. L'écurie avait alors joué la carte "Jones" et ce dernier n'avait rien fait pour aider son coéquipier pourtant mieux placé au championnat.

En 1982 Reutemann a donc disputé et achevé en seconde position le premier Grand Prix en Afrique du Sud. Puis il a décidé, lors du Grand Prix du Brésil, de mettre un terme définitif à sa carrière. Laissant l'écurie Williams bien dépourvue.

C'est alors Andretti qui est appelé à le remplacer lors du Grand prix des USA à Long Beach. Essayant la pourtant vieillissante FW 07 C sur le circuit de Willow Springs, il découvre ce qu'est une "vraie" F1 à effet de sol. Et se déclare impressionné. Qualifié en 14e position à pratiquement une seconde de son coéquipier Rosberg, il abandonne sur rupture de suspension alors que Rosberg finit second. Fin de l'épisode Andretti - Williams.

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Les circonstances vont ensuite jouer un tour pas drôle du tout à la scuderia Ferrari. Décès de Gilles Villeneuve sur accident aux essais du Grand Prix de Belgique en mai, puis grave accident de Didier Pironi en Allemagne en août. La scuderia dispute trois Grands Prix avec le seul Patrick Tambay puis fait appel pour les deux derniers Grands Prix de la saison à Mario Andretti. L'entrainement intensif à Fiorano lui permet sans doute de s'adapter plus en profondeur à la redoutable Ferrari C126 C2. A tel point qu'il s'élance de la pole position et achève la course sur le podium. A Las Vegas pour le dernier Grand Prix de la saison il abandonne. Dernier Grand Prix pour Andretti. Il a 42 ans, 128 Grands Prix, 12 victoires, 18 poles positions.

Mais sa carrière était loin d'être finie. Il participa au CHAMPCAR ( Indy) jusqu'en 1994. Remporta sa dernière victoire à Phoenix en 1993. Fut titré en 1984 pour la quatrième fois dans la discipline.

En sport il participa encore 6 fois aux 24 heures du Mans qui lui tenaient à coeur, finit second en 1995 comme nous l'avons vu et y fit sa dernière apparition en 2000 à l'âge de 60 ans. Avec une 15e place sur la Panoz LMP1.

Illustration @Rob Ijbema
Photo Mario Andretti @ Auto-Hebdo - Portraits 1978 - DR
Photo Mario Andretti Lotus 80 @ Olivier Rogar
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3 - Alan Jones

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Sa masse imposante déambule dans les paddocks du début de saison européenne en 1983. A la veine recherche d’un sponsor qui lui permettrait de courir pour Arrows. La quête sera infructueuse… Sa saison 1983 se limitant au Grand Prix des Usa Ouest à Long Beach. Qualifié en 12e position, une demie seconde plus rapide que son coéquipier Marc Surer. Il doit abandonner du fait de l’inconfort de la voiture. Ses 96 kilos bon poids n’y étant pas totalement étrangers… Back to the bush !

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Le temps passe très vite en F1. Alan Jones a quitté l’arène depuis dix huit mois seulement. Sur une victoire qui plus est. Titré en 1980, 86 Grands Prix disputés, 12 victoires, 6 pole positions. Ce que l’on peut appeler un « client ». L’australien aux bottines de course en kangourou vert, aux propos francophobes bien sentis – l’époque est celle Jean Marie Balestre, exécré par toutes les écuries britanniques non utilisatrices de moteurs turbo - est un coriace, un accrocheur, un battant.

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Ses débuts en F1 se sont faits en 1975 chez Lord Hesketh puis chez Embassy Hill. En 1976 il court, comme Henri Pescarolo, sur une Surtees dont le sponsor est un hymne à l’amour libre. Autres temps… Les choses sérieuses démarrent pour lui en 1977 lorsqu’il est appelé à remplacer l’infortuné Tom Pryce chez Don Nichols à la tête de l’écurie Shadow. Grand Prix d’Autriche sous la pluie et première victoire.

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Frank Williams est en train de monter son projet F1, le bon cette fois-ci. Avec des vrais bons gros sponsors. Dont le groupe Bin Laden... Il ne rate pas non plus l’opportunité de recruter Alan Jones. Le potentiel entrevu au cours de la saison 1978 se concrétise en 1979. Jones gagne les quatre derniers Grands Prix et finit 3eau championnat.

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En 1980 il est titré avec 5 victoires et Carlos Reutemann comme co-équipier au rang de second pilote. Hiérarchie qui posera problème dès 1981. Carlos refusant de céder la victoire à Alan au Brésil, une sourde rivalité s’instaure qui va faire perdre le titre aux deux pilotes. Pour un point en ce qui concerne Carlos… Alan Jones achève sa saison par une seconde victoire mais il a décidé de prendre sa retraite. Saison difficile, fin de l’ère des moteurs atmosphériques, investissements importants dans une ferme à quelques dizaine de miles de Melbourne, victoire de l’un de ses bestiaux au concours agricole de la foire de Melbourne ; Il a 35 ans, une autre vie l’attend !

Et pourtant il revient à nouveau ! En 1985, Carl Haas monte son écurie de formule 1 « Force » avec Teddy Mayer, l'ancien patron de McLaren et le soutien de Beatrice, un sponsor issu de l’industrie agro-alimentaire. L’écurie compte Neil Oatley comme concepteur et un certain Ross Brawn dont on entendra reparler... Le moteur Hart qui propulse la fine et efficace monoplace conçue par Lola semble fragile. Aucune arrivée en trois Grands Prix disputés. Alan-Jones.jpgPour 1986 l’écurie se renforce avec l’arrivée d’une seconde auto pour Patrick Tambay, disponible du fait de l’arrêt d’activité de Renault F1. En cours de saison apparaissent successivement le moteur Ford Turbo qui remplace le Hart et l’ingénieur Adrian Newey, encore quelqu'un dont on entendra reparler ! Jones réussira alors à marquer quatre points (une sixième et une quatrième place). Tambay en marquera deux. Beatrice étant parti dès le début de saison, Carl Haas jette l’éponge en revendant sa structure F1 à Bernie Ecclestone. A ce propos il serait intéressant d’en savoir plus sur cette aventure. L’heure de la retraite définitive a sonné pour Alan Jones. Il arrête son compteur à 117 Grands Prix et toujours 12 victoires et 6 pole positions. Il a 40 ans.

...à suivre

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Photo Alan Jones @ Auto-Hebdo - Portraits 1978 - DR
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