Estoril 93, carrefour des destins

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Estoril 93, carrefour des destins

Message par Modena49 le Lun 26 Nov - 14:56:55

Le Grand Prix du Portugal 1993, couru à Estoril, voit six pilotes de grand talent à la croisée des chemins ... Alain Prost, Ayrton Senna, Michael Schumacher, Damon Hill, Jean Alesi et Mika Häkkinen, se trouvent tous à un tournant de leur carrière en ce dernier week-end de septembre 1993.

Six gladiateurs, six fauves affamés ... Six pilotes ne visant pas autre chose que la victoire.
Leur arène a pour nom Estoril, et l’asphalte moderne a remplacé le sable antique.

Le macadam est le décor de leurs exploits ... Au Grand Prix du Portugal 1993, Alain Prost, Ayrton Senna, Michael Schumacher, Damon Hill, Jean Alesi et Mika Häkkinen jouent tous une carte très importante de leurs carrières respectives ...

La pole position est réussie pour la deuxième fois de la saison par Damon Hill (Williams-Renault), la grille étant composée comme suit:

1er Damon Hill (Williams-Renault) / 2e Alain Prost (Williams-Renault)

3e Mika Häkkinen (McLaren-Ford) / 4e Ayrton Senna (McLaren-Ford)

5e Jean Alesi (Scuderia Ferrari) / 6e Michael Schumacher (Benetton-Ford)

Au championnat du monde, seuls deuxpilotes peuvent encore priver Prost de la couronne. Avec 81 points, le Professeur devance son coéquipier de Williams, Damon Hill (58 points) ainsi que son rival, le Brésilien Ayrton Senna (53 points). Avec 42 points, Michael Schumacher n’est plus en mesure de coiffer la couronne mondiale. Le sceptre 1993 se jouera donc entre Prost, Hill et Senna.

Novice en Grand Prix malgré deux apparitions avec Brabham Judd en 1992, Damon Hill réussit l’exploit de survivre au test Alain Prost en 1993. Si Adrian Newey n’a pas renouvelé avec la Williams Renault FW15 la quadrature du cercle réussie via la FW14B de 1992, la monoplace de Didcot reste une implacable fusée ... Le Londonien, fils du double champion du monde Graham Hill, a mit à profit son expérience de pilote essayeur de l’équipe anglo-française pour concurrencer le maestro français, fort de sa connaissance de la suspension active. Ame damnée, ombre de Mansell et Patrese en 1992, Damon avait eu tout le loisir de connaître ce système sur la diabolique FW14, chef d’oeuvre de Newey et Renault qui s’attira tous les superlatifs. Nourrissant encore l’espoir de terminer dauphin d’Alain Prost au classement final de ce Mondial 1993, Hill reste sur trois victoires consécutives: Budapest,Spa Francorchamps et Monza.
Visant un quatrième succès consécutif, l’Anglais espère surtout consolider sa position dans l’écurie phare de la F1 dans l’optique de 1994 ... Sa forme n’a cessé d’aller crescendo en 1993: premier podium à Interlagos, première pole position à Magny-Cours, première victoire à Budapest.

Au sortir deson année sabbatique de 1992, où s’il est reconstruit une motivation par d’innombrables randonnées en vélodans les cols pyrénéens, Alain Prost a exercé un veto irrévocable pour ne pas retrouver Ayrton Senna comme coéquipier chez Williams-Renault.Lassé de la guerre civile qui fit rage chez McLaren Honda en 1988 et 1989, le Français vise un quatrième titre en cette année 1993, dix ans après la couronne manquée avec Renault face à Nelson Piquet et Brabham BMW. Dès Kyalami, Prost montre qu’il est le patron, avec un grand chelem au pays de l’apartheid: pole position, victoire et record du tour. Seul manque le cavalier seul au triple champion du monde quand il quitte Johannesburg. Il imposera son joug implacable également à Imola, Barcelone, Montréal, Magny-Cours, Silverstone et Hockenheim.

Avec le Losange, Prost a l’occasion de porter l’estocade à ses dauphins Hill et Senna sur son circuit fétiche, Estoril,où il a triomphé à trois reprises avec Woking: 1984, 1987 et 1988. Sevré de victoires depuis Hockenheim, le champion français veut encore ajouter une ligne à son palmarès somptueux. Annonçant sa retraite sportiveen cette fin de saison 1993, Prost laisse donc une place vacante à Didcot, dans la très convoitée écurie Williams-Renault. Lassé de la politique absurde de la FIA, isolée dans sa tour d’ivoire, déconnectée des préoccupations des piloteset qui l’a très durement sanctionné en Principauté de Monaco, déçu de la froideur des relations avec Frank Williams et Patrick Head, Alain Prost tire sa révérence et ne visera pas coûte que coûte une cinquième couronne qui lui permettrait d’égaler au panthéon de la F1 le mythe qu’est l’Argentin Juan Manuel Fangio. L’usure du pouvoir (et de l’environnement si politico-médiatique de la F1) a fait son oeuvre sur Prost, rattrapé par l’érosion du temps plus que par le déclin à proprement parler. Le terrible abandon de Monza, où Prost a vécu le coup de sort de trop, a été la goutte d’eau faisant déborder le vase pour le champion français, tel Jack Brabham en 1970 ... Ne voulant plus vivre ce genre de déceptions après un problème mécanique, Prost raccrochera donc son casque sur une ultime couronne, tel Jackie Stewart fin 1973. Il a mis dans le secret son avocat Jean-Charles Roguet, avant d’officialiser la nouvelle le vendredi précédant la course d’Estoril.

Egalement accusé par les journalistes de gérer son championnat comme un épicier, le Français veut l’emporter au Portugal avec panache, et clouer le bec à ses détracteurs sur la piste. Il s’agit d’opposer un démenti cinglant à ceux qui contestent à Prost la capacité de tirer la quintessence d’un bolide, se délectant de ses malheurs, témoins les deux courses catastrophiques que furent pour lui Interlagos (abandon) et Donington (3e après une avalanche de problèmes).

De retour en tant que pilote titulaire dans un cockpit de F1, le jeune Finlandais Mika Häkkinen se paie le luxe de devancer sur la grille de départson prestigieux coéquipier chez McLaren, le triple champion du monde brésilien Ayrton Senna. 48 millièmes de seconde, un souffle mais un écart qui suffit à Häkkinen pour s’attirer le feu des projecteurs ...L’ancien pensionnaire de Lotus, où il avait éclipsé Johnny Herbert en 1992, remplace Michael Andretti chez McLaren. Du Capitole à la Roche Tarpéienne, il n’y a qu’un pas, que Ron Dennis a fait franchir au fils du champion du monde 1978. Malgré son podium italien, Michael Andretti paie ses trop nombreux ratés, et quand il quitte la Lombardie, l’Américain ne sait pas encore qu’il ne pilotera plus jamais une F1 en compétition officielle. Promu au rang de titulaire, Häkkinen déploie ses ailes de phénix au moment propice. Lui qui fut un espoir de premier rangà son arrivée en F1 en 1991,fort d’un titre de champion d’Angleterre de F3 en 1990, confirme l’étendue de sa classe en devançant Senna sur un tour lancé, soit la chasse gardée du prodige de Sao Paulo. En course, il s’agit donc de confirmer face au redoutable pilote qu’est Ayrton Senna, en prenant le meilleur sur le champion brésilien. Un tel exploit permettrait au Finlandais de pérenniser son statut de titulaire avec Woking pour 1994, car les chaises musicales se préparent: Prost à la retraite, Senna va quitter McLaren pour Williams. Häkkinen a donc une chance unique d’être la nouvelle clé de voûte de McLaren, à lui de convaincre Ron Dennis qu’il a l’étoffe d’un futur prince de la F1. Ce week-end portugais est donc crucial pour le jeune blond de 25 ans, qui joue son avenir.

Orphelin de son meilleur ennemi Prost en 1992, Ayrton Senna a portéson art au pinacle en 1993 ...Vainqueur opportuniste à Interlagos, lauréat d’une course folle à Donington, le virtuose Brésilien a tutoyé la perfection la plupart du temps, faisant corps avec sa monture. Merveille d’électronique, lanouvelle McLaren MP4/8 souffre d’un vilain talon d’Achille, un moteur trop peupuissant face au V10 Renault. Pigiste de luxe en début de saison, Senna a donc placé une épée de Damoclès au-dessus de Ron Dennis. Mais le team manager britannique sait combien la passion d’Ayrton pour son métier de pilote est forte, viscérale même ... Dennis a vu juste, et Senna courra toute la saison 1993 avec McLaren. Le panache du prodige de Sao Paulo permet àMcLaren de limiter les dégâts dansl’ombre de Williams, partageant les miettes du festin avec l’écurie Benetton dont la figure de proue est le jeune espoir allemand Michael Schumacher. Mais Benetton disposede laversion8du moteur Ford Zetec, là où McLaren et Senna doivent se contenter de la 7 jusqu’à Budapest ... L’ombre de Honda plane sur la saison du Brésilien, qui compense par son talent exceptionnel le déficit de puissance du modeste V8 Ford Zetec par rapport au V10 Renault RS5. Succès opportuniste donc à Interlagos, cavalier seul sous la pluie apocalyptique de Donington, victoire chanceuse à Monaco (sixième succès record dans le dédale de la Principauté, record de Graham Hill battu) suite aux problèmes de Prost et Schumacher ... Après son triomphe dans le labyrinthe monégasque, Senna connaît une terrible disette ... Piqué au vif dans son orgueil après s’être fait battre en qualifications par son jeune coéquipier Häkkinen, le roi Senna veut venger ce camouflet et imposer sa férule au Portugal, pays où il remporta au printemps 1985 ses premiers lauriers parmi l’élite des pilotes ... A l’heure de quitter McLaren pour Williams en 1994, le stakhanoviste de travail qu’est Senna se doit de terminer sur une note positive avec l’écurie de Ron Dennis, qui lui a apporté la gloire avec trois couronnes mondiales (1988, 1990, 1991). Cependant, une interview de Dennis vers des journalistes anglais,aux mots très crus envers son pilote brésilien,a refroidi les relations entre Senna et son chef d’écurie ... Figure de proue de McLaren, le champion brésilien s’en tiendra au minimum de cordialité en ce week-end lusitanien, qu’il espère conclure par une douche de champagne, une des dernières pour Woking avant de rejoindre Didcot, car Senna a vécu les saisons 1992 et 1993 comme un purgatoire, dans l’ombre de Mansell en 1992 puis dans celle de Prost en 1993. Ce n’est pas un hasard si Senna a répondu par l’affirmative en décembre 1992 à une invitation d’Emerson Fittipaldi, lui permettant de venir tester une Penske sur le circuit de Firebird, non loin de Phoenix ... Senna ne donnera pas suite, mais sa lassitude psychologique trouve enfin une fin. Le Pauliste se consume d’impatience, après avoir mangé son pain noir pendant tant de courses sur une monoplace imparfaite avec McLaren, le voilà transcendé à l’idée de rejoindre Williams en 1994, et de pouvoir défier Prost pour l’anté-pénultième fois en 1993 ...

Pilote de caractère, Jean Alesi porte à bout de bras la Scuderia Ferrari, reprise par Jean Todt depuis le Grand Prix de France. Vainqueur des 24 Heures du Mans 1992 et 1993 avec Peugeot, Todt trouve le Cavallino en piteux état, telle Rome après Néron. La moindre victoire semble utopique tant Ferrari, dernière irréductible à utiliser l’arme du V12 à l’ère du V10 roi vivant son apogée avec Renault, est loin du niveau des top teams que sont Williams, Benetton et McLaren. Mais Alesi a du coeur, un coeur provençal aux racines siciliennes et il n’abdique jamais, en témoigne deux podiums arrachés avec les tripesà Monaco et Monza. Le pilote français, clé de voûte de l’équipe italienne malgré le come-back de Gerhard Berger, espère donc réussir un nouveau podium à Estoril. Mais Alesi, qui a choisi Ferrari au détriment de Williams en 1991, après avoir été la révélation de 1990 avec Tyrrell (deux fois deuxième derrière son idole Senna, à Phoenix et Monaco), a fait parler le coeur avant la raison, se fourrant dans un guêpier dans lequel il enlisera les promesses entrevues en début de carrière.

Après avoir dominé copieusement Nelson Piquet fin 1991, laminé Martin Brundle en 1992, Michael Schumacher a ridiculisé Riccardo Patrese en 1993 chez Benetton Ford. Le jeune espoir allemand n’en finit pas de confirmer son immense talent. Son ardent désir d’évoluer au zénith est contrecarré par la domination de Williams et la capacité de Senna à cueillir des victoires d’anthologie (Interlagos, Donington). Après la campagne fructueuse de 1992, Schumi ne veut pas voir 1993 rester à l’état de jachère, lui qui se pose en premier outsider de Senna pour 1994, quand le Brésilien sera à 100 % orphelin de Prost. Héritier des Caracciola,Rosemeyer, Von Trips et autres Bellof, Michael Schumacher doit démocratiser la F1 en Allemagne, pays de grands constructeurs tels que Mercedes, Porsche et BMW, mais qui attend toujours un pilote champion du monde. Après Spa Francorchamps en 1992, juge de paix s’il en faut, le Mozart allemand a l’occasion de faire parler son talent sur un autre circuit de vérité, Estoril ... Et comme Senna, Schumacher rêve de mettre fin à la kyrielle de victoires de Williams, véritable Léviathan de la F1, avec 22 pole positions consécutives entre Magny-Cours 1992 et Estoril 1993, mais également 7 victoires de rang entre Montréal 1993 et Monza 1993. Du circuit Gilles-Villeneuve à l’autodrome lombard, l’écurie de Didcot n’a pas connu l’odeur et encore moins le goût de la défaite. Près de Lisbonne, Schumacher est bien déterminé à calmer les ardeurs des deux étalons de la F1 que sont Alain Prost et Damon Hill.

Ce dernier cale tragiquement sur la grille, perdant tout le bénéfice de sa pole position, dans une tragédie identique à celle de son coéquipier Prost à Budapest. Le Français avait souligné les problèmes de la Williams dès Donington, dans une longue litanie de plaintes ...

Au départ, Jean Alesi surprend la meute à bord de son bolide écarlate.Après cette mise en action tonitruante, l’idole des tifosi court avec panache, 19 tours en tête, mettant fin à un calvaire de presque deux ans des tifosi, privés de l’image d’une Ferrari en tête d’un Grand Prix. Mais Michael Schumacher s’impose vite comme l’homme fort de la course portugaise, sur un circuit de vérité dont Jacques Laffite disait: Estoril, c’est un circuit de pilotes. A chaque virage, il faut braquer, freiner et rétrograder.

Senna, lui,a été sacrifié sur l’autel d’Estoril, faute de fiabilité de son moteur Ford, ce propulseur qui lui aura causé tant de problèmes en 1993, loin du faste des années Honda. Sans le Brésilien, un seul pilote peut donc priver les Williams Renault, en la personne d’Alain Prost, d’une huitième promenade de santé en ce premier dimanche d’automne, au Portugal ... Michael Schumacher, le grand espoir de la F1 et pierre angulaire de l’ambitieuse écurie Benetton, va donc livrer une joute terrible à Alain Prost et Mika Häkkinen, meilleures chances respectives de Didcot et Woking, pour se hisser sur la plus haute marche du podium.

Dépassant le Finlandais au 25e tour, Schumacher met ensuite à profit sa stratégie à un seul arrêt, calquée sur celle des Williams, tandis que McLaren et Ferrari ont prévu deux haltes. Au 29e tour, Prost ravitaille à son tour, laissant le commandement à Schumacher, qui ne lâchera plus les rênes du Grand Prix du Portugal.Senna out sur casse moteur, Woking rentrera bredouille puisque Häkkinen termine sa course dans le mur au 33e tour, dans l’ultime virage du circuit. L’hécatombe se poursuit au 36e tour avec l’abandon de Gerhard Berger, coéquipier d’Alesi chez Ferrari.
Tel un vétéran, le champion allemand surveille son poursuivant Alain Prost depuis les rétroviseurs de sa Benetton Ford. Mais la Williams Renault ne fond pas sur sa proie, car Schumacher sait combien l’enjeu du jour est critique. Machiavélique, le jeune Allemand n’a pas besoin de forcer son talent pour aller chercher sa première victoire de 1993. Mais la pression est là, car Schumacher est en retard sur son tableau de marche. S’il veut être un outsider crédible face à Senna en 1994, il se doit de finir 1993 avec au moins une victoire au compteur. Guettant une faute qui ne viendra jamais, Prost colle les échappements de son jeune rival, sans pour autant commettre le péché d’orgueil.
Courant avecun discernement digne de Niki Lauda, son ancien coéquipier chez McLaren en 1984, Alain Prost ne force pas le destin en ce dimanche 26 septembre 1993 à Estoril. Il franchit la ligne moins d’une seconde derrière Michael Schumacher, et devient champion du monde avec 87 points, contre 62 pour Damon Hill, 53 pour Ayrton Senna et 52 pour le vainqueur du jour. Hill a terminé 3e après une implacable remontée, tandis qu’Alesi a cédé une minute pleine à Schumacher, un gouffre pour le Cavallino...

C’est l’apothéose pour le Français qui devient quadruple champion du monde, et dépasse les triples champions que sont JackBrabham, Jackie Stewart, Niki Lauda, Nelson Piquet et AyrtonSenna en devenant le dauphin de Juan Manuel Fangio dans le cénacle de la F1.

Ironie du destin, Prost ceint cette nouvelle couronne à Estoril, théâtre en 1984 d’une de ses plus cruelles défaites, contre Niki Lauda. Son coéquipier de McLaren TAG Porsche l’avait devancé au championnat d’un demi-point, le succès de Prost à Monaco n’ayant rapporté que la moitié des points en raison d’une distance parcourue inférieure à 75 % de la distance programmmée.

D’habitude introverti, Prost cède en ce Grand Prix du Portugal 1993à la tentation du tour d’honneur avec le drapeau tricolore, imitant ainsi la célébration faite par Senna à Interlagos 1991, dans un contexte différent (première victoire au Brésil pour le prince Ayrton).

Mais le chant du cygne de Prost attendra le Grand Prix d’Australie. Après Estoril, il reste deux courses, Suzuka et Adelaïde, pour ajouter une 52e voire une 53e victoire à son palmarès déjà auréolé d’une gloire immortelle.
Mais l’autre Pantagruel de la Formule 1, Ayrton Senna,à l’appétitcolossal aiguisé par une disette, effectuera une razzia sur cette fin de campagne 1993.

Galvanisé par son contrat de 1994 avec Williams-Renault, vexé de la défaite en qualification à Estoril contre son jeune coéquipier Mika Häkkinen, Ayrton Senna termine 1993 sur les chapeaux de roue, signant ses 40e et 41e victoires en carrière. Un chapitre se clot avec la retraite de Prost, le départ de Senna de McLaren pour Williams,et la fin du duel Prost - Senna. Sur le podium d’Adelaïde, où Michael Schumacher manque à l’appel, Damon Hill a la chance d’accompagner les deux titans de la F1 pour une ultime photo souvenir. Malgré le confort spartiate, à trois sur la plus haute du marche du podium, le Londonien n’oubliera jamais ce moment unique, aux côtés d’Alain Prost et Ayrton Senna, les deux plus grands pilotes de la décennie écoulée.
L’ambassadeur en chef qu’est Senna disparaîtra quelques mois plus tard à Imola.


par AxelBorg
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