Monza, lieu sacré de la F1

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Monza, lieu sacré de la F1

Message par Modena49 le Sam 17 Sep - 13:32:14

GP Week a rencontré Jean Alesi le week-end dernier, suite au Grand Prix d'Italie remporté avec brio par Sebastian Vettel et Red Bull. En plus d'évaluer Bruno Senna, le Français explique comment Vettel a pu gagner la course au Temple de la vitesse sans avoir la plus rapide des voitures.

Tout le monde aime Monza. Ce doit être un événement très important pour un ancien pilote Ferrari ayant du sang sicilien...
On ressent le vrombissement de la piste à 15 kilomètres d'ici. Monza est un endroit très spécial, l'ambiance y est beaucoup plus grande que partout ailleurs. Lorsqu'ils disent que cette piste est une cathédrale dédiée à la vitesse, ce n'est pas une exagération. La course, c'est une religion ici. Pour les tifosi, c'est le Vatican. Les pilotes ressentent la pression des fans même s'ils ne pilotent pas pour Ferrari. Sebastian Vettel était ravi de gagner ici, et il n'est même pas italien ! Lorsque vous arrivez ici, vous savez qu'il faut bien faire.

Vitaly Petrov, Rubens Barrichello et Nico Rosberg ont été d'innocentes victimes lors du carambolage du virage 1. Existe-il une situation plus frustrante pour un pilote ?
Non, certainement pas. Lorsqu'une voiture est en perte de contrôle sur l'herbe, il n'y a plus rien à faire. (Tonio) Liuzzi était comme une météorite. Vous saviez qu'il allait frapper, mais pas où. Et pendant que nous regardions la scène à la télévision, en sachant qu'un accident était imminent, les autres pilotes ignoraient complètement ce qui allait se passer. Ils attaquent le virage, lèvent le pied, surveillent les voitures devant et BOUM ! Aucune chance de retenir son souffle ou faire quoi que ce soit. C'est très effrayant. La poussière retombe et vous êtes assis là, confus, le souffle coupé, en état de choc, à vous demander ce qu'il s'est passé. C'est un sentiment très désagréable.

À la conclusion de sa deuxième course pour Lotus Renault GP, Bruno Senna a marqué ses deux premiers points en F1. Il a vite trouvé son rythme, non ?
De nos jours, surtout sans avoir la possibilité de faire des essais privés, l'effort nécessaire pour être immédiatement rapide et compétitif est énorme. Je suis donc très impressionné et également content pour lui. La pression qu'apporte son nom de famille n'est pas toujours positive, elle peut être destructive. Mais il se nourrit de cette pression et je peux vous assurer qu'il amène une énergie fantastique au sein de l'équipe. Tout le monde les soutient, lui et Vitaly (Petrov), alors qu'ils donnent leur maximum.

Vous avez couru avec Ayrton Senna. Ressentez-vous quelque chose de spécial, de revoir le nom Senna sur les écrans ?
Bien sûr. Ayrton est une légende. Ce n'est pas un grand nom, c'est LE nom. De revoir le casque jaune en piste, sans oublier la livrée noire et or (de la voiture), et la façon dont Bruno pilote... C'est spécial pour nous tous.


Vous vous êtes senti comment après avoir marqué vos premiers points en F1 ? C'était lors de vos débuts, une 4e place sur le circuit Paul Ricard à la conclusion de votre course à domicile. Ce devait être incroyable.
C'était totalement inattendu, bien sûr. J'étais simplement heureux de piloter, j'espérais bien faire et ne pas m'humilier. À un moment j'ai aperçu mon panneau et il y était indiqué P2, j'ai cru qu'il s'agissait d'une erreur. Plus vite on récolte des points, mieux on se sent.

Les deux voitures Renault se sont qualifiées dans le top 10 à Monza. Est-ce la preuve que l'équipe a progressé depuis la fin de la pause estivale ?
Définitivement. Ils ont fait un grand pas en avant, ce qui est génial. Vers la fin de la saison, les équipes ont souvent tendance à perdre du terrain car elles se concentrent davantage sur la voiture de l'année prochaine. Mais Lotus Renault continue le développement de la voiture actuelle car elle a encore beaucoup de potentiel. Tout le savoir acquis avec ces améliorations s'appliquera directement sur la voiture 2012.

Est-ce que vous vous attendiez à voir Red Bull aussi rapide ici, surtout qu'ils étaient rarement les plus rapides en vitesse de pointe ?
Tout le monde en parlait. C'était la preuve qu'Adrian Newey (directeur technique de Red Bull) a construit une monoplace globalement parfaite, capable de gagner partout. À Monza, ce n'est pas une question de vitesse de pointe mais d'équilibre. Tout le monde était en état de choc lorsque Vettel a décroché la pole position : comment peut-il être premier sans être le plus rapide sur les lignes droites ? Au final, l'équilibre de sa voiture était tellement bon qu'il est parvenu à réaliser la meilleure vitesse moyenne sur un tour complet.

Est-ce que Michael Schumacher en a trop fait alors qu'il contenait Lewis Hamilton ?
C'était génial de revoir Michael se battre comme un guerrier parmi les meneurs. Mais il a dépassé un peu les limites, oui. Vous ne devriez changer de trajectoire qu'une ou deux fois ; lui le faisait deux ou trois fois. Mais tout ce que je peux dire, c'est 'wow', quelle belle course. Ils ont livré une bonne bataille.

Adam Hay-Nicholls
16 septembre 2011


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