GP de Turquie, pilote par pilote

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GP de Turquie, pilote par pilote

Message par Modena49 le Jeu 12 Mai - 10:57:03

Sebastian Vettel - 1er : Une autre course hors pair pour le champion du monde en titre, qui semble avoir atteint un autre niveau de savoir-faire cette saison. Le gros accident survenu lors des essais libres du vendredi n'a eu aucun impact sur le reste de son week-end. Samedi, un seul tour bien accompli a suffi pour lui donner la pole position. Dimanche, un départ sans faille et une avance bien gérée ont fait en sorte que son dernier arrêt avait l'apparence d'un luxe que le pilote Red Bull pouvait se permettre. De toute évidence, sa confiance en soi est nettement supérieure à celle qui l'habitait l'an dernier à cette date. En quatre épreuves, Vettel a récolté 93 points sur les 100 disponibles. Un excellent début de saison, sans aucun doute, mais la route est encore longue.

Mark Webber - 2e : Un résultat très encourageant pour l'Australien, même s'il était à huit secondes de son coéquipier chez Red Bull. Sa case de départ était située du côté sale de la piste, ce qui a donné l'avantage à Rosberg pendant que Webber se défendait contre l'attaque de Hamilton dans le premier virage. Ces précieuses secondes perdues ont probablement fait toute la différence, surtout qu'il a presque facilement eu le dessus sur Alonso pendant les derniers tours. Après avoir terminé 5e, 4e, 3e et 2e au cours des manches précédentes, on devine son objectif pour le GP d'Espagne.

Fernando Alonso - 3e : Ferrari a été la surprise du week-end grâce à son nouvel ensemble. Alonso a profité du virage raté de Hamilton lors du premier tour et a ensuite été en mesure de suivre le rythme de Webber, et même davantage. Il a su bien gérer ses gommes et attaquer au moment ou elles étaient à leur plein potentiel. L'Espagnol aurait peut-être terminé à la 2e place, mais les pneus moins usés de Webber étaient supérieurs. Ce premier podium de la saison est entièrement mérité. Il ne s'y attendait peut-être pas lui-même.

Lewis Hamilton - 4e : Une approche plus agressive lors du départ, en particulier dans le premier virage aux côtés de Webber, lui aurait peut-être servi. Lorsque sa McLaren est sortie large deux virages plus loin, Hamilton s'est retrouvé derrière Alonso et Button. Loin d'être un premier tour parfait, mais son rythme de course ne lui aurait pas permis de remporter l'épreuve de toute façon. Cependant, le Britannique a bien récupéré d'un arrêt aux stands gâché par un écrou peu coopératif, assez pour rallier la 4e place. Mais pas de podium après sa victoire en Chine.


Nico Rosberg - 5e : Après s'être qualifié 3e et monté à la 2e place juste derrière Vettel dès le départ, Rosberg doit être déçu de ce résultat final. Mais il peut néanmoins se sentir encouragé par le développement de la Mercedes et par le nombre de points qu'il a récoltés. L'Allemand a fait ce qu'il pouvait pour contrôler sa monture pendant son premier relais, instable à l'arrière sur un mauvais train de pneus. Par la suite, il a patiemment remonté le classement pour terminer de nouveau dans le top 5.

Jenson Button - 6e : Le potentiel semblait grand lorsque Button a profité de l'erreur de son coéquipier Hamilton pour saisir la 5e place, et aussi plus tard lorsque le duo McLaren s'est livré à un excellent et long duel. Mais en insistant sur une stratégie à trois arrêts, Button a perdu du terrain. En restant coincé derrière Massa et Rosberg à mi-parcours, ses chances s'amenuisaient davantage. Vers la fin, ses pneus ne lui permettaient plus d'attaquer. Le fait qu'il ait critiqué la stratégie employée par son équipe, qui le faisait entrer aux stands alors qu'il considérait ses pneus toujours en bon état, démontre bien sa frustration.

Nick Heidfeld - 7e : Alors qu'il se battait au milieu du peloton, le trafic a été son ennemi tout au long de la course. Heidfeld n'a certainement pas apprécié voir son coéquipier Petrov taper le côté de sa voiture. Ferrari et Mercedes ont haussé le rythme ce week-end, au détriment de la monoplace Renault. Mais après avoir vu Heidfeld se rapprocher très près de Button lors des derniers tours, il est évident que sa monoplace demeure toujours compétitive.

Vitaly Petrov - 8e : Sa course a été compromise lorsque Schumacher l'a frappé pendant le 2e tour (il a reconnu son erreur). Dommage que la manœuvre de dépassement du Russe ait été perturbée, car elle était assez audacieuse. Petrov s'est toutefois montré un peu trop agressif par la suite, tapotant une voiture ici et là, en particulier celle de son coéquipier Heidfeld. Mais à son mérite, le pilote Renault est parvenu à doubler Buemi lors du dernier tour. Quelques points de plus en banque.

Sébastien Buemi - 9e : Le Suisse a signé une belle performance, il a d'ailleurs été le seul pilote à bien faire fonctionner une stratégie à trois arrêts. Tout en soignant ses pneus, le pilote Toro Rosso a persévéré pendant que d'autres s'arrêtaient aux stands. Vers la toute fin, sur des gommes usées, Buemi pouvait difficilement se défendre contre les deux pilotes Renault. Mais il a tout de même récolté deux points, alors c'est bien.

Kamui Kobayashi - 10e : Parti complètement en fond de grille, une remarquable remontée a permis au Japonais de saisir le dernier point disponible. Comme c'est souvent le cas, il a livré un bon spectacle. Son habileté à préserver ses pneus tout en doublant ses adversaires a été un élément crucial de sa course. Sur son premier train de pneus à gomme dure, le pilote Sauber s'est montré rapide et a roulé beaucoup plus longtemps que ceux qui le précédaient. Et après avoir été poussé sur l'herbe, Kobayashi a même réussi à dépasser Schumacher. Peu de choses sont à son épreuve. Il avait promis de rapporter un point à l'équipe, c'est chose faite.

Felipe Massa - 11e : Il semblait rapide lorsqu'il a doublé Hamilton à la toute fin de son premier relais, mais une minute plus tard Massa échappait cette place en perdant la compétiton d'arrêt simultané contre le pilote McLaren. Après cela, sa course s'est compliquée davantage. En bloquant ses roues, ce qui a aussi endommagé ses pneus, le Brésilien a presque frappé Button. Lors d'un arrêt, il a laissé les roues arrière de sa Ferrari tourner dans le vide, retardant ainsi le travail des mécanos. Un virage pris trop large lui a coûté trois places. Comparée à la course de son coéquipier Alonso, celle de Massa a été un désastre.

Michael Schumacher - 12e : Une autre course qui semble démontrer que les instincts du septuple champion semblent moins aiguisés que jadis. Sa stratégie de course a été ruinée lorsqu'il a tourné trop vite sur Petrov : son aileron avant cassé, Schumacher s'est vu forcé d'effectuer un arrêt dès la fin du 2e tour. Plus tard, alors qu'il tentait de regagner le terrain perdu, il poussait Kobayashi sur l'herbe à 320 km/h. Le pilote Mercedes a passé le reste de la course à se battre contre les deux Toro Rosso et la Williams de Barrichello. Pas trop de joie à l'arrivée.

Adrian Sutil - 13e : Il a tiré le maximum d'une stratégie à trois arrêts, mais sa Force India n'avait tout simplement pas la vitesse requise pour viser le top 10 et les points, surtout lors d'une course n'ayant connue aucun abandon devant lui. Mais Sutil a livré une belle bataille en fin de parcours contre Pérez : ils étaient séparés par moins d'un dixième de seconde à l'arrivée. Pas de points, mais un peu d'excitation. Premier pilote à terminer avec un tour de retard sur le meneur.

Sergio Pérez - 14e : Une opportunité de marquer des points a été gâchée par ce qui pourrait être une erreur de pilotage. Au début de l'épreuve, la recrue mexicaine n'a pu éviter de frapper l'arrière de la Williams de Pastor Maldonado, qui freinait juste devant sa Sauber. Un arrêt prématuré aux stands s'est avéré nécessaire pour changer son aileron avant, ruinant ainsi sa stratégie de course. Au vu des performances de Kobayashi, la voiture était assez véloce pour viser les points.

Rubens Barrichello - 15e : Puisqu'il partait de la 11e place, Barrichello pouvait espérer marquer les premiers points de la saison pour Williams. Mais un SREC défectueux l'a privé de très utiles surplus de puissance. De plus, les freinages sont devenus difficiles. C'est officiel, après quatre courses et zéro points, le championnat 2011 est maintenant le pire début de saison dans toute l'histoire de l'écurie Williams. Mais il y a une petite lumière au bout du tunnel : malgré tous les problèmes, la voiture a néanmoins gagné en vitesse.


Jaime Alguersuari - 16e : La majorité de sa course s'est effectuée avec des pneus arrière en mauvais état. Alguersuari a donc passé son temps à garder sa Toro Rosso sous contrôle. Pour l'instant, la raison pour laquelle ses pneus se dégradaient plus rapidement que ceux de son coéquipier Buemi, qui a terminé dans les points, demeure un mystère. Mais l'Espagnol fera le maximum pour aider ses ingénieurs à élucider le problème rapidement, surtout avant sa course à domicile dans deux semaines.

Pastor Maldonado - 17e : Deux accidents pendant les essais libres du vendredi ont mal débuté son week-end, et la situation s'est guère améliorée ensuite. Qualifié 14e, le Vénézuélien a fait ce qu'il pouvait au volant d'une Williams survireuse du début à la fin de l'épreuve. Par conséquent, ses chronos passaient de raisonnables à peu satisfaisants. Pour ajouter à une journée déjà compliquée, Maldonado a écopé d'une pénalité de passage par la voie des stands après avoir excédé la limite de vitesse lors d'un arrêt. Une autre performance décevante pour le champion GP2 en titre.

Jarno Trulli - 18e : Un résultat qui marque la première fois que l'Italien termine devant son coéquipier Kovalainen depuis la manche d'ouverture en Australie. Trulli semble de plus en plus à l'aise aux commandes de la Lotus, dont les sensations de la direction assistée ne lui plaisaient pas. Mais il continue de dire que le meilleur est à venir. Peut-être bien en Espagne, où la voiture sera équipée d'un important nouveau package.

Heikki Kovalainen - 19e : Un problème hydraulique, qui affectait le fonctionnement de son aileron arrière ajustable et du différentiel, a causé des ennuis au Finlandais. Comme on peut l'imaginer, sa Lotus était loin d'être docile. Mais Kovalainen a néanmoins réussi à lui faire franchir la ligne d'arrivée. Stratégiquement, chausser des gommes dures pendant ses deux derniers relais n'était probablement pas le meilleur choix, mais peut-être valait-il mieux suivre cette voie vu l'état de sa monoplace. Premier pilote à avoir deux tours de retard sur le meneur.

Jérôme d'Ambrosio - 20e : Un bon week-end pour le pilote Belge de l'écurie Virgin, surtout qu'il s'est montré plus rapide que son coéquipier Glock lors des essais et des qualifications. L'équipe ne pouvait pas demander mieux. De plus, d'Ambrosio a été le seul pilote a réaliser une stratégie à deux arrêts. Un accomplissement en soi quand on connaît le niveau de dégradation des pneus Pirelli.

Narain Karthikeyan - 21e : Une autre course complétée pour Karthikeyan, mais avec un tour de retard sur d'Ambrosio (donc trois de retard sur le meneur). HRT s'est peut-être rapprochée de Virgin en conditions de qualification, mais l'écart demeure grand en conditions de course.

Tonio Liuzzi - 22e : Lors d'un de ses arrêts, un écrou problématique s'est avéré très coûteux en temps. Pour compliquer les choses davantage, sa HRT avait la fâcheuse tendance de rapidement user ses pneus avant. Liuzzi était loin d'avoir le rythme de ses adversaires : l'Italien a franchi la ligne d'arrivée avec cinq tours de retard sur le vainqueur.

Abandons

Paul di Resta (défaillance) : Sa course s'est terminée lors du 44e tour, immédiatement après que l'Écossais ait effectué un arrêt aux stands. A la demande urgente de son équipe, il s'est rangé sur le côté au plus vite. Étrangement, Force India n'a pas dévoilé la nature du problème, se contenant d'expliquer qu'elle avait "identifié une défaillance sur la voiture." Di Resta ne semblait pas en mesure de terminer dans le top 10 de toute façon.

Timo Glock (boîte de vitesses) : Un week-end difficile pour l'Allemand. Déjà que le nouveau système d'échappement de la Virgin ne fonctionnait pas comme prévu en Turquie, Glock a perdu le 5e rapport alors qu'il se dirigeait vers la grille. Les mécanos ont bien tenté de remplacer la boîte de vitesses avant le départ, mais c'était une mission impossible.

Laurence Edmondson / Chris Medland / Daniel Bastien
8 mai 2011


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