GP de Malaisie, pilote par pilote

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GP de Malaisie, pilote par pilote

Message par Modena49 le Mar 12 Avr - 0:55:59

Sebastian Vettel - 1er : Le début de la saison se déroule parfaitement pour le champion en titre : deux fois poleman, deux fois vainqueur en autant d'épreuves. Toutefois, la domination vue en Australie s'est amenuisée en Malaisie puisque la pole position du pilote Red Bull a été clairement menacée par la McLaren de Lewis Hamilton samedi. Dimanche, Vettel a su contenir son adversaire au premier virage, mais son avance de sept secondes, au bout du 10e tour, était surtout le résultat de Nick Heidfeld dont la Renault bloquait la lancée des ténors. Un problème de SREC à mi-parcours aurait pu avoir des conséquences plus importantes si les pneus trop usés de Hamilton n'avaient pas cassé le momentum de ce dernier. La Red Bull demeure très rapide et compétitive, sans aucun doute, mais elle n'a pas dominé en Malaisie.

Jenson Button - 2e : Après une première course décevante, et après avoir été battu à deux reprises par son coéquipier lors des qualifications, cette deuxième place est un excellent résultat pour Button. Autant pour les points que le moral. Comme prévu, il a su gérer ses gommes parfaitement, mais il a aussi été en mesure de récupérer le terrain perdu aux deux Renault lors du départ. Sans oublier que sa McLaren souffrait de sous-virage pendant son premier relais. Un ajustement sur l'aileron avant lors de chaque arrêt lui a très bien servi. Il est maintenant second dans le classement des pilotes.

Nick Heidfeld - 3e : La preuve, encore une fois, que Heidfeld est un pilote très constant et persévérant. Le pilote Renault a certainement effectué le meilleur départ du plateau : 6e à l'extinction des feux, l'Allemand se pointait à la 2e place dès le second virage. Le SREC lui a permis de contenir les attaques de Hamilton et il a su profiter des erreurs de pilotage d'Alonso et Hamilton pour décrocher une belle 3e place. Coïncidence, c'est le premier podium de Heidfeld depuis le GP de Malaisie 2009. C'est aussi le deuxième podium consécutif de Renault suite à celui de Petrov en Australie. Du beau travail.

Mark Webber - 4e : Un SREC inopérant lui a coûté plusieurs places au départ, soit six au cours des deux premiers tours. Il arrivait à doubler des adversaires dans certains virages, mais ceux-ci profitaient des lignes droites pour récupérer leur bien. Autrement dit, le SREC est un outil indispensable (comme pourrait l'attester Heidfeld). Toutefois, il n'y a pas que du négatif : une stratégie à quatre arrêts élaborée par Red Bull a vu Webber remonter jusqu'à la 4e place. Avec quelques tours de plus, il aurait probablement réussi à doubler Heidfeld, dont les pneus étaient sur le point de s'écrouler, et à grimper sur le podium.

Felipe Massa - 5e : Mieux qu'en Australie, mais Ferrari ne répond pas à ses propres attentes. De plus, une perte de temps lors d'un arrêt a fait perdre trois places à Massa. Le rythme de la Ferrari semble supérieur en course qu'en qualifications, mais comme Massa l'a souligné, une bonne position de départ est également primordiale. D'ailleurs, sur ce sujet, le Brésilien a encore été largement battu par son coéquipier Alonso.

Fernando Alonso - 6e : L'Espagnol pouvait s'attendre à rejoindre le podium, mais une rare erreur de pilotage alors qu'il pourchassait Hamilton de trop près a eu comme résultat un aileron avant endommagé et un passage aux stands non programmé. Après la course, les commissaires lui ont collé une pénalité de 20 secondes pour avoir provoqué cette collision, mais cela n'a rien changé à sa position dans le classement. Alonso aurait peut-être protesté s'il en avait été autrement. L'important, c'est que Ferrari a pu démontrer qu'elle se rapproche de McLaren et Red Bull. Mais il faudrait néanmoins gagner une seconde au tour lors des qualifs.

Kamui Kobayashi - 7e : Le seul pilote ayant été en mesure de rejoindre le top 10 avec une stratégie à deux arrêts. Il a passé la majorité de son temps à se défendre plutôt qu'à attaquer, mais le Japonais est demeuré patient. Il savait qu'en gérant ses pneus soigneusement, les places perdues en piste seraient récupérées en évitant un arrêt. Le scénario s'est déroulé comme prévu, ce qui démontre que la Sauber est effectivement une monoplace compétitive. Et cette fois, l'aileron arrière étant parfaitement conforme, les points sont acquis.

Lewis Hamilton - 8e : Sa course a été en partie compromise samedi, quand un de ses trains de gommes tendres a été endommagé et rendu inutilisable pour le GP. Hamilton a donc été obligé de chausser des gommes dures lors d'un relais alors que ses rivaux roulaient sur des tendres. Il ne pouvait maintenir le rythme. Les choses se sont compliquées davantage lorsqu'Alonso s'est pointé derrière lui et a frappé sa McLaren en tentant de le doubler. Alonso a été pénalisé pour la manœuvre, tandis que Hamilton a été pénalisé pour avoir trop souvent changé de trajectoire pour se protéger. Contrairement à son rival, l'ajout de 20 secondes a vu le Britannique perdre une place, passant de la 7e à la 8e au bénéfice de Kobayashi. Une journée à oublier, sauf pour les quelques points récoltés.


Michael Schumacher - 9e : Tous les espoirs de voir la Mercedes aussi rapide en course qu'en qualifications se sont évaporés au bout de quelques tours. Après son deuxième arrêt, Schumacher s'est retrouvé à l'extérieur du top 10. Toutefois, avec une monoplace plus légère et des opportunités s'offrant à lui, le Kaiser a rejoint la 9e place et gagné deux points. Mais il est évident que Mercedes a encore du chemin à faire.

Paul di Resta - 10e : Pour une recrue au volant d'une voiture qui n'est pas la plus compétitive, di Resta a bien fait en marquant un autre point en Malaisie. Cependant, celui-ci est plus mérité puisque le pilote Force India n'a pas profité de la disqualification de deux voitures devant lui, comme ce fut le cas en Australie. Deux belles manœuvres de dépassement laissent croire que l'Écossais apprend vite les rouages de la F1.

Adrian Sutil - 11e : Au début de la course, une touchette contre la voiture de Barrichello a obligé Sutil à rentrer aux stands pour changer l'aileron avant de sa Force India. Ce faisant, il a perdu un grand nombre de places. L'Allemand a par la suite réalisé une course très solide, adoptant ce qui devenait alors une stratégie à deux arrêts (en excluant le changement de museau) et remontant le peloton jusqu'à la 11e place. Mais pas de points.

Nico Rosberg - 12e : Un mauvais départ l'a vu reculer de plusieurs places pour se retrouver au milieu du peloton. "Si vous perdez quatre places avec notre package actuel, c'est très difficile de récupérer", admettait Norbert Haug, le patron de Mercedes Motorsport. Rosberg, qui s'est avoué vaincu lors d'une bagarre avec di Resta, en était évidemment conscient. Deux courses, deux circuits très différents, résultats similaires.

Sébastien Buemi - 13e : Son premier objectif était de réussir son départ s'il voulait que sa stratégie à deux arrêts fonctionne. Mission accomplie, sauf qu'il a malencontreusement saboté ses efforts en appuyant sur le limiteur de vitesse deux fois plutôt qu'une dans la voie des stands, une erreur qui a désactivé le système qu'il venait d'activer. Pour avoir excédé la vitesse permise, les commissaires ont émis une pénalité stop-go de 10 secondes. Sa course a ainsi été ruinée, mais il a tout de même remporté la bataille des coéquipiers ayant cours chez Toro Rosso.

Jaime Alguersuari - 14e : Son départ a été meilleur que celui de son coéquipier Buemi, mais il a ensuite perdu du terrain sur des trains de pneus dont la dégradation était constamment élevée. L'espagnol veut analyser les raisons avec les ingénieurs de Toro Rosso pour éviter que cela se reproduise. "Vu les problèmes, terminer cette course est un accomplissement en soi", a dit Alguersuari.


Heikki Kovalainen - 15e : Une performance encourageante, la plus compétitive de Team Lotus jusqu'à ce jour. Surtout quand on sait que le Finlandais a rejoint le drapeau à damier sur une stratégie à deux arrêts. Kovalainen a si bien préservé ses gommes qu'il a tranché sept secondes à l'écart qui le séparait d'Alguersuari lors du dernier tour. Une boucle de plus et il le dépassait sûrement. C'est bon signe.

Timo Glock - 16e : Sa Virgin est passée devant Trulli lors du premier tour, mais par la suite le manque de cadence était très évident. Alors que d'autres abandonnaient, la fiabilité de sa voiture lui a permis de gagner des places dans le classement, même si c'est par défaut. Mais Glock devra demeurer patient : bien qu'apparemment fiable, avec deux tours de retard sur le meneur, sa voiture n'est pas compétitive.

Vitaly Petrov - Abandon (mais classé 17e) : Comme Heidfeld, Petrov a réussi un départ canon. Très bien parti pour récolter des points, une erreur de pilotage à quatre tours de la fin est venue mettre un terme à ses ambitions. Après être sorti large, sa Renault a frappé un talus et s'est envolée. L'impact au sol a été assez fort pour que Petrov se retrouve avec un volant détaché dans les mains. La satisfaction de savoir qu'il peut être compétitif atténuera peut-être les douleurs au dos qu'il doit ressentir. Après l'avoir vu monter sur le podium en Australie, ses patrons doivent espérer que ses performances ne seront pas en dent de scie comme l'an dernier. Petrov est néanmoins classé, même si c'est bon dernier, puisqu'il a complété plus de 90 % de la distance de course.

Tonio Liuzzi - Abandon (structure, 47e tour) : La monoplace HRT s'est montrée plus rapide que prévu lors des qualifications et plus fiable que prévu pendant la course. Au volant d'une voiture instable, pour cause d'aileron arrière endommagé, Liuzzi s'est rendu jusqu'au 47e des 56 tours avant que l'équipe décide de mettre fin à son GP par mesure de sécurité. Bien sûr, HRT a encore énormément de travail à faire, surtout après avoir été exclue en Australie, mais au moins les ingénieurs ont maintenant des données de course sur lesquelles se pencher. C'est déjà ça de gagné en Malaisie.

Jérôme d'Ambrosio - Abandon (électronique, 43e tour) : Une performance solide, quoique peu spectaculaire pour la recrue de l'écurie Virgin. La voiture n'est pas compétitive, mais la première référence d'un pilote est toujours son coéquipier, et le Belge n'était pas si loin de Glock. Après avoir frappé un vibreur un peu fort, la voiture de d'Ambrosio s'est éteinte.

Jarno Trulli - Abandon (embrayage, 32e tour) : Un départ quelque peu lent, résultat d'un système anti-calage peu docile, a été suivi par une roue bloquée dans le virage 1 après un changement de train de pneus. Deux facteurs ayant contribué au retard de l'Italien. Par la suite, c'était au tour de l'embrayage de tirer sa révérence. Course difficile, mais au moins les performances de son coéquipier Kovalainen démontrent que Lotus semble sur la bonne voie.


Sergio Pérez - Abandon (dommages, 24e tour) : Une pièce s'étant détachée de la Toro Rosso de Buemi est venu frapper et endommager le plancher de sa Sauber. Non seulement l'impact a eu comme effet de déclencher l'extincteur du cockpit, mais le système électrique a été mis hors service. Le Mexicain n'a donc pas eu l'occasion d'impressionner comme il l'avait fait en Australie.

Rubens Barrichello - Abandon (hydraulique, 23e tour) : Malchanceux, un pneu a crevé juste au moment où il venait de franchir l'entrée de la voie des stands. Le pilote Williams a lentement complété un tour du circuit de Sepang avant de pouvoir chausser un nouveau train de pneus. Sa course était déjà ruinée, mais le système hydraulique a décidé d'avoir le dernier mot. Un autre week-end décevant pour Barrichello et son équipe.

Narain Karthikeyan - Abandon (surchauffe, 15e tour) : Il se trouvait déjà loin derrière quand les éléments liquides se sont mis à surchauffer. Pour sauver le moteur, HRT lui a demandé de mettre un terme à sa course. Au moins Liuzzi a pu engranger un plus grand nombre de kilomètres ; l'équipe en a besoin.

Pastor Maldonado - Abandon (moteur, 9e tour) : Très tôt dans l'épreuve, le moteur de sa Williams a connu des ratés. Impossible de se battre ni de gagner du terrain. Au bout du 9e tour, exactement comme en Australie, le Vénézuélien était contraint à l'abandon pour cause de défaillance technique. En deux courses, la recrue n'a complété que 18 tours au total. Ce sera peut-être mieux en Chine, le week-end prochain.

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