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Message par Guylaine le Ven 21 Mar - 7:18:04

Charles Goodyear et l’étrange histoire du caoutchouc
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] Au milieu de l’été 1834, un quincaillier en faillite de Philadelphie, Charles Goodyear, entra dans un magasin de la Roxbury India Rubber Co., premier fabricant américain de produit en caoutchouc. Il voulait présenter à son directeur une nouvelle valve qu’il avait mise au point pour des gilets de sauvetage en caoutchouc. Le directeur secoua tristement la tête et lui dit que son entreprise n’avait pas besoin de valve et s’estimerait même heureuse de simplement rester en vie.
Il montra à Goodyear pourquoi : des étagères entières étaient recouvertes d’articles de caoutchouc qui avaient fondu en une masse malodorante sous la chaleur torride. Il lui confia qu’à l’usine de l’entreprise, à Roxbury (Massachussets), on croulait sous les milliers d’articles retournés par des clients furieux. Ses dirigeants s’étaient même rencontrés en pleine nuit pour enterrer dans une fosse près de 20 000 $ d’inventaire avarié et puant.
]La « ruée sur le caoutchouc » du début des années 1830 avait cessé aussi brutalement qu’elle avait commencé. Au début, tout le monde avait voulu des articles fabriqués dans cette nouvelle gomme imperméable découverte au Brésil. Des usines avaient poussé pour répondre à cette demande. Puis, soudain, les clients s’étaient lassés de cette matière malcommode qui devenait aussi dure que du bois au froid et molle comme de la glu en été. De toutes les entreprises nées durant cette ruée, aucune ne survécut plus de cinq ans. Les investisseurs perdirent des millions : pour tout le monde, c’en était fini du caoutchouc en Amérique.
Déçu, Goodyear rempocha sa valve et, pour la première fois de sa vie, eut l’occasion d’observer du caoutchouc de près. Il en avait bien eu quelques morceaux pour jouer dans son enfance mais, à 34 ans, se découvrit une curiosité et une admiration soudaines pour cette mystérieuse gomme élastique. Il n’y a sans doute aucune autre substance inerte qui attise autant l’esprit , déclarera-t-il plus tard.

De retour à Philadelphie, Goodyear fut jeté en prison pour dettes. Ce n’était pas la première fois; ce ne serait pas la dernière. Il demanda à son épouse de lui apporter un morceau de caoutchouc naturel et un rouleau à pâte. Seul dans sa cellule, il fit ses premières expériences avec du caoutchouc, pétrissant la gomme des heures entières.
Si le caoutchouc était naturellement adhésif, se demanda-t-il, pourquoi ne pas y ajouter une poudre pour en réduire l’adhérence -- comme la poudre de magnésie qui se vendait en pharmacie? C’est ce qu’il fit dès sa sortie de prison, avec des résultats prometteurs.[/size]
Il persuada un ami d’enfance de l’aider financièrement dans sa modeste entreprise. Goodyear, son épouse et ses jeunes filles fabriquèrent dans leur cuisine des centaines de couvre-chaussures en caoutchouc séché à la poudre de magnésie. L’été arriva avant qu’ils aient pu les vendre et il vit sa production fondre en une pâte difforme.

Les voisins se plaignant des odeurs malodorantes qui émanaient de chez lui, il déménagea à New York pour poursuivre ses expériences. Un ami lui procura une chambre au quatrième étage d’un immeuble qui lui servit de « laboratoire ». L’un de ses beaux-frères vint le voir dans ses quartiers misérables pour le sermonner, pour lui rappeler que ses enfants avaient faim et pour lui dire que le caoutchouc était mort. « C’est moi qui le ressusciterai », lui répondit Goodyear.
Il ajoutait maintenant deux agents de séchage à son caoutchouc, de la poudre de magnésie et de la chaux, améliorant chaque fois son produit. Lors d’un salon commercial à New York, il impressionna même le jury qui lui attribua une médaille.[/size]
Goodyear usait de tout son talent artistique à la décoration de ses maigres échantillons, les peignant, les dorant, appliquant des reliefs décoratifs aux surfaces. À court de matériau, il décida un jour de réutiliser un vieil échantillon décoré et le trempa dans de l’acide nitrique pour en ôter la peinture de bronze. L’échantillon noircit et Goodyear le jeta.
Quelques jours plus tard, il crut se souvenir que la pièce noircie avait une texture différente. Il la récupéra dans les ordures et s’aperçut qu’il avait raison. L’acide nitrique avait eu un effet inattendu sur le caoutchouc, le rendant doux et sec comme un tissu. C’était la meilleure pièce de caoutchouc que jamais personne n’avait produite.
Un homme d’affaires de New York lui avança plusieurs milliers de dollars pour entamer une production commerciale. Mais la panique financière de 1837 mit rapidement un terme à ses fonds et à son entreprise naissante. À nouveau sans le sou, Goodyear et sa famille furent réduits à camper dans son usine de caoutchouc inactive de Staten Island et à vivre du poisson pêché dans le port.

Plus tard, Goodyear trouva encore une fois du financement à Boston et connut quelques brèves périodes de prospérité. Ses associés obtinrent un contrat du gouvernement pour 150 sacs postaux, fabriqués selon le procédé à l’acide nitrique. Après les avoir fabriqués, Goodyear était si sûr de lui qu’il les entreposa dans une pièce chaude et emmena sa famille en vacances pour un mois. À son retour, les sacs avaient fondu. Sous la surface « sèche comme du tissu » se trouvait la même substance collante qu’auparavant.[/size]
Après cinq années futiles, Goodyear se retrouvait encore une fois sur la paille. Les fermiers autour de Woburn (Massachussets) où ils vivaient maintenant, donnaient du lait à ses enfants et les laissaient ramasser quelques pommes de terre pour se nourrir.
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Re: Goodyear:

Message par Guylaine le Ven 21 Mar - 7:29:51



La grande découverte survint durant l’hiver 1839. Goodyear utilisait maintenant du soufre dans ses expériences sur le caoutchouc. Bien que Goodyear lui-même soit resté flou sur les détails, l’histoire la plus persistente veut qu’un jour de février il soit allé au magasin général de Woburn pour y montrer sa dernière concoction de gomme au souffre. Les railleries qui fusèrent du groupe assemblé autour du poêle firent perdre contenance au petit inventeur dont les manières étaient généralement douces. Il brandit une poignée de gomme collante dans les airs mais elle lui glissa des doigts pour atterrir sur le poèle brûlant.
]Lorsqu’il voulut l’en décoller, il s’aperçut qu’au lieu de fondre comme de la mélasse, elle avait pris la consistance d’un cuir brûlé. Et, autour de la partie calcinée, il y avait un collier brun et élastique - de la "gomme élastique" encore une fois, mais si profondément altérée que c’était littéralement une nouvelle substance. Il avait obtenu un caoutchouc étanche.
Cet incident est souvent cité comme exemple « d’accident » heureux ayant abouti à une découverte. Goodyear s’en défendait pourtant avec véhémence. Selon lui, comme dans le cas de la pomme de Newton, l’incident ne pouvait avoir de sens que pour quelqu’un « dont l’esprit était préparé à en déduire une inférence ». Donc, ajoutait-il, seulement pour celui qui « faisait preuve de la plus grande persévérance devant son sujet ».
]L’hiver qui suivit cette découverte fut le plus noir de sa vie. Souffrant de dyspepsie et de goutte, la santé abîmée, il poursuivait ses expériences en béquilles. Il savait maintenant que la chaleur et le soufre altéraient miraculeusement le caoutchouc. Mais à quel degré? Pendant combien de temps? Avec une patience infinie, il faisait cuire des morceaux de caoutchouc dans du sable chaud, les faisait griller comme des guimauves, les ébouillantait à la vapeur d’une bouilloire, les pressait entre deux fers chauds. Lorsque son héroïque épouse sortait son pain du four, il y glissait des morceaux de sa gomme malodorante.
La peur de mourir et d’emporter son secret avec lui le rendit insomniaque. Il emprunta de l’argent en donnant en gage sa montre et les meubles de la maison.
Une fois la vaisselle disparue en gage, il fit des assiettes en caoutchouc. Mais la nourriture elle-même finit par manquer.
Ce printemps-là, il se rendit à Boston pour chercher des amis, n’en trouva aucun et fut jeté en prison pour sa note d’hôtel impayée de 5 $. Lorsqu’il revint à la maison, il apprit le décès de son jeune nourrisson. Incapable de payer ses funérailles, Goodyear transporta le petit cercueil au cimetière dans un chariot emprunté. Sur les 12 enfants de Goodyear, six moururent en bas âge.


Enfin, il découvrit que l’application de vapeur sous pression à environ (270° F) donnait les résultats les plus uniformes. Il écrivit alors à son beau-frère de New York - qui l’avait jadis sermonné sur ses obligations paternelles - pour lui faire part de sa découverte. Cette fois-ci, le riche tisserand se montra intéressé. Charles lui dit en effet qu’un tissage de fil de caoutchouc produirait l’effet gaufré qui était alors en vogue pour les chemises d’homme. Deux usines de "tissu gaufré" furent promptement mises en fonction et, s’étalant fièrement sur les plastrons de chemise des dandies du monde entier, le caoutchouc connut un succès international.
Dès qu’il le put, Goodyear liquida ses intérêts dans la manufacture - qui auraient pu faire de lui un millionnaire - pour retourner à ses expériences. Il voulait tout refaire en caoutchouc : des billets de banque, des instruments de musique, des drapeaux, des bijoux, des voiles et même des bateaux. Il fit faire son portrait sur caoutchouc; ses cartes de visite étaient en caoutchouc, son autobiographie fut imprimée sur caoutchouc et reliée du même métal; il portait des chapeaux, des vestes et des cravates en caoutchouc.
Goodyear voyait déjà dans le caoutchouc ce que nous tenons pour acquis aujourd’hui : le premier et le plus versatile des « plastiques » modernes. Il le percevait comme un « cuir végétal » capable de défier les éléments, un « métal élastique », un substitut du bois qui pouvait être moulé.
Certaines des réalisations contemporaines, décrites comme de « nouvelles » applications pour le caoutchouc; avaient en fait été proposées par Goodyear un siècle et demi plus tôt. C’est le cas des emballages alimentaires extensibles en Pliofilm (un plastique dérivé du caoutchouc), de la peinture caoutchoutée, des ressorts de voitures, des butoirs de traversiers, des roues de brouette, des canots de sauvetage pneumatiques, des combinaisons de plongée...
Les contrats de licence accordés par Goodyear pour l’exploitation commerciale de ses nombreux brevets lui étaient ridiculement défavorables. Par exemple, il percevait des redevances de 0,03 $ par verge de tissu utilisé dans la fabrication des plastrons gaufrés; le fabricant licencié empochait 3 $ de profit sur cette même verge de tissu.



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Re: Goodyear:

Message par Guylaine le Ven 21 Mar - 7:38:07

Goodyear dut
poursuivre les « pirates de brevets » dans 32 causes, certaines jusqu’en Cour suprême. Dans une cause célèbre en 1852, son avocat n’était nul autre que le Secrétaire d’état Daniel Webster. Goodyear offrit 15 000 $ à Webster pour abandonner son poste temporairement et venir défendre sa cause - à l’époque, le montant le plus élevé jamais versé en honoraires à un avocat. Après deux jours de plaidoirie, Webster obtint une injonction permanente contre toute contrefaçon de brevet. Le jugement fit les manchettes mais n’empêcha pas les contrefaçons.Goodyear tarda à demander des titres internationaux pour ses brevets. Cependant, il avait envoyé en Angleterre des échantillons de sa gomme au soufre traitée à chaud, sans en dévoiler les détails. Le pionnier britannique du caoutchouc, Thomas Hancock, vit l’un de ces échantillons et remarqua une trace jaunâtre en surface révélant la présence de soufre. Avec cet indice, il s’empressa de réinventer en 1843 le processus de vulcanisation du caoutchouc, quatre ans après Goodyear. Lorsque Goodyear voulut obtenir un brevet anglais pour son invention, il s’aperçut que Hancock l’avait devancé de quelques semaines.
Hancock lui proposa de partager la propriété du brevet à moitié s’il abandonnait sa poursuite. À tort, il refusa - et perdit sa cause. Un ami de Hancock baptisa le procédé « vulcanisation », en hommage à Vulcain, dieu du Feu chez les Romains.

Aux Expositions universelles de Londres et Paris des années 1850, Goodyear se fit ériger de superbes pavillons en caoutchouc, du plancher au toit. Lorsque son brevet français fut annulé pour un détail technique et ses redevances brusquement interrompues avant qu’il n’ait eu le temps d’acquitter ses factures, les gendarmes vinrent le cueillir pour le jeter pendant 16 jours « à l’hôtel » - c’est ainsi qu’il appelait la prison, qui lui était familière. C’est là qu’il fut décoré de la Croix de la Légion d’honneur, attribuée par l’Empereur Napoléon III.
Lorsqu’il mourut, en 1860, ses dettes atteignaient 200 000 $. Avec le temps, malgré tout, le cumul des redevances permit à sa famille de vivre confortablement. Son fils, Charles Junior, hérita d’un bien encore plus précieux que l’argent -- son talent inventif -- et se bâtit une petite fortune dans l’outillage pour l’industrie de la chaussure.
Ni Goodyear, ni sa famille n’ont eu un quelconque lien avec l’entreprise qui porte leur nom, la Goodyear Tire & Rubber Co., aujourd’hui la plus grande entreprise au monde dans l’industrie du caoutchouc, valant plusieurs milliards de dollars. La seule entreprise qui remonte directement à Goodyear est la United States Rubber, qui absorba jadis une petite entreprise dont il avait déjà été administrateur.

Aujourd’hui, il y a un hévéa (l’arbre à caoutchouc) pour deux habitants sur terre. Trois millions de personnes en récoltent la sève. À eux seuls, les États-Unis importent près de la moitié de la récolte mondiale et produisent autant sinon plus de caoutchouc synthétique à partir de dérivés du pétrole. L’industrie de transformation du caoutchouc aux États-Unis fait vivre près de 300 000 personnes et produit chaque année des biens d’une valeur globale de 6 milliards de dollars.
Tout cet énorme appareil doit son existence à un irascible inventeur qui aurait pu mourir dans l’amertume mais en a décidé autrement.
"« La vie, disait-il, ne saurait être évaluée selon les richesses accumulées. Je ne suis pas disposé à me plaindre que d’autres aient récolté les fruits de ce que j’ai semé. Un homme ne devrait avoir de regrets que lorsqu’il sème et que personne ne récolte. »




REPRODUIT DU NUMÉRO DE JANVIER 1958 DU READER’S DIGEST
©1957 THE READER'S DIGEST ASSOCIATION, INC., PLEASANTVILLE, N.Y. 10570. IMPRIMÉ AUX ÉTATS-UNIS.
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