Champions de père en fils

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Champions de père en fils

Message par Modena49 le Dim 18 Jan - 0:54:29

force d'accompagner "Papa" sur les circuits, de tenir un chronomètre, de passer un panneau, les enfants de champion sont nombreux à avoir attrapé le virus de la course. Si leur entrée en scène est souvent plus facile, le talent, lui, n'est pas toujours héréditaire.



"Ceux qui sont tombés dedans quand ils étaient petits", seront pilotes comme "papa" et peut-être champion un jour. Si leur nom, le souvenir des exploits paternels, leurs relations ouvrent d'abord bien des portes, la montée en régime est souvent nettement plus ardue. Certains prennent conscience que leur vocation n'était qu'un simple caprice de gosses, d'autres encore ne supportent pas les inévitables comparaisons et renoncent à porter le poids d'une trop lourde succession, et enfin, il y a ceux qui réussissent à se faire un prénom.

Graham et Damon Hill : profession Champion du Monde !

De la longue carrière de son père, Damon ne se souvient que des dernières années. Quand en 1975, Graham décide de mettre un terme à sa carrière après une non-qualification sur son circuit fétiche de Monaco, Damon est soulagé. Il va avoir quinze ans et enfin pouvoir goûter à une vraie vie de famille, sans connaître la peur. Et puis, cet accident d'avion de l'automne, où son père trouve la mort en compagnie de tous les membres de son écurie de F1. Pour Damon, c'est un monde qui s'effondre. En plus de la douleur, la famille est pratiquement ruinée. La compétition ne sera d'abord pour lui qu'une forme de thérapie pour lutter contre son mal de vivre et ses angoisses. Faute de moyens, il s'oriente vers la moto, et c'est sa mère qui le fera changer de voie. La monoplace lui semblant tout de même moins dangereuse....

Damon se laisse convaincre et suit, sans grande conviction, les cours de l'école Winfield à Magny Cours en 1983. Eliminé de la finale du Volant Elf, il prend tout de même quelques semaines plus tard le départ de sa première course de Formule Ford à Brands Hatch. Pas très assidu en 1984 malgré une victoire et une belle 5e place au Formule Ford Festival, Damon se prend enfin au jeu l'année suivante et donne un aspect plus professionnel à sa carrière. Formule 3 d'abord, puis formule 3000, il fait ses classes, s'affirme comme un excellent metteur au point, se montre convaincant sur les tracés exigeants comme Spa ou Dijon mais Damon, le discret, Damon le gentil est toujours oublié à l'heure des promotions. Contacté par FrankWilliams, il endosse l'uniforme du parfait pilote essayeur F1 en 1988, mais il lui faudra encore patienter près de quatre ans avant de débuter en Grand Prix. "Prêté" à l'équipe Brabham qui est alors très loin de ses splendeurs passées, Damon réussit néanmoins à qualifier à deux reprises la médiocre monoplace. Une ténacité qui finit par convaincre Williams qui le titularise en 1993 aux côtés d'Alain Prost.

Critiqué pour la minceur de son palmarès, contesté par de nombreux observateurs, Damon ne tarde cependant pas à s'imposer. Non seulement rapide en qualifications, sûr en course, il gagne même à trois reprises lorsque son leader connait des défaillances mécaniques. Damon a désormais sa place en F1 mais doit encore se contenter des seconds rôles. Après la tragique disparition d'Ayrton Senna en 1994, il devra encore composer avec un Mansell sur le retour ou un ambitieux Coulthard avant de recevoir enfin le soutien inconditionnel de son équipe et d'enlever le titre mondial en 1996

Antonio et Alberto Ascari unis dans la tragédie

En 1925, Antonio Ascari est avec Giuseppe Campari le pilote vedette de la Squadra Alfa. Lors du GP de l'ACF disputé pour la première fois sur le nouveau circuit de Montlhéry, sa machine quitte la piste alors qu'il mène largement la course. Antonio décède peu après. Alberto, alors âgé de 7 ans ne sait pas encore qu'il va écrire la suite de la légende.

C'est Enzo Ferrari, qui en souvenir de l'amitié et de l'admiration qu'il portait à son père, va lui mettre le pied à l'étrier. Alberto qui a fait ses classes à moto, débute à l'occasion des Mille Miles de 1940 sur la Tipo 815, l'ancètre de toutes les Ferrari, mais ne peut rallier l'arrivée. Il reprend le volant en 1946, d'abord sur de modestes Cisitalia, puis des Maserati de l'ami "Gigi" Villoresi et même le temps d'une course celui d'une Alfetta, au GP de l'ACF 48. Tout un symbôle !. Mais c'est avec Ferrari qu'Alberto va bâtir son palmarès : 11 victoires en 15 courses en 1952 et 53 et deux titres mondiaux avec l'invincible Ferrari 500. Rejoignant Lancia en 1954, il se heurte à de nombreux problèmes de mise au point avec la D24 révolutionnaire conçue par Vittorio Jano. Alberto compense les faiblesses de sa machine par un pilotage de plus en plus téméraire.Cela lui vaut même un plongeon dans le port de Monaco lors du Grand Prix de 1955. Ce sera sa dernière apparition en course.Quelques semaines plus tard, il se tuait à Modene en essayant de façon impromptue (en costume carvate !) une Ferrari Sport.

Le clan Andretti

Chez les Andretti, la course est avant tout une histoire de famille. Des deux frères jumeaux Aldo et Mario, c'est le second qui a le mieux réussi : champion du monde de F1 en 1978, vainqueur à Indianapolis en 1969, champion de formule Indy, des dizaines de victoires dans toutes les disciplines et une carrière exemplaire de plus de trente ans... Dès la fin des années 80 Mario n'était plus le seul Andretti en piste. Michael, son fils aîné, couronné successivement en Formule Atlantic, puis en Super V accède à l'Indy-Car en 1986. A Portand, Mario ne devance que 7/10 Michael à l'arrivée. La relève est d'autant plus assuré que John, le fils d'Aldo arrive à son tour et que Jeffrey, le jeune frère de Michael fait ses classes en Indy-Lights. Ce qui devait arriver, arriva ! Le 26 mai 1991, quatre Andretti sont au départ des 500 Miles d'Indianapolis et les quatre sont à l'arrivée : Michael (2e), John (5e), Mario (7e) et Jeffrey (15e) est sacré "Rookie of the year". Depuis, "papy" Mario a pris sa retraite (sauf Le Mans !), John est parti courir en Nascar, Jeffrey gravement accidenté a préféré mettre un terme à sa carrière en 1993 et Michael, après un bref passage en F1, tente toujouirs d'accrocher une victoire à Indianapolis

La dynastie Unser ou l'histoire sans fin !

Chez les Unser, depuis trois générations, les hommes de la famille sont pilotes. Tous, sans exception ! Sans doute un micro climat généré par le fameux "Pike's Peak" qui domine depuis toujours la terre d'exil de cette famille originaire de Suisse. La course et la conquète de cette montagne devient l'obsession de trois premiers fils Unser : Louis gagnera en 1934 et encore huit fois jusqu'en 1953, Joe n'en aura pas le temps, (il se tuera sur la route en 1926 alors qu'il allait disputer les 500 Miles d'Indianapolis) et enfin Jerry, plus porté vers la mécanique, triomphera par procuration en préparant les machines de ses frères puis de ses quatre fils.

Quatre fils dont des jumeaux : Jerry Jr vainqueur à deux reprises du Peak (il trouvera la mort aux essais d'indianpolis en 1959) et Louie, double vainqueur avant d'être cloué dans un fauteuil roulant par une terrible maladie. Et puis, les petits derniers : Bobby (13 succès à Pike's Peak, 3 à Indianapolis et 35 en Indy-Cart), Al (Triple champion de Formule Indy en 1970, 83 et 85), quadruple vainqueur des 500 miles). Si vous suivez toujours, on passe à la troisième génération !
Al Junior, le fils de ce dernier cité, lui a résolument boudé la montagne mais a lui aussi décroché deux couronnes en Formule Indy (1990 et 94) et deux victoires à Indianapolis en 1992 et 94.

Les deux fils de Bobby ont également repris le flambeau : Bobby Junior, vainqueur de la catégorie Midget au Peak en 1977, a finalement renoncé à une carrière sportive ; Robby, le plus jeune, lui s'est imposé en 1989 sur une Peugeot 405 T16 et poursuit depuis une carrière en formule Indy (5e notamment à Indianapolis en 1998). Enfin, leur cousin, Johnny, (le fils de Jerry Jr) a débuté lui aussi en formule Indy en 1996... Un bilan bien provisoire, car la quatrième génération arrive ! le fils de Al Jr, prénommé lui aussi, Al, vient de débuter lui aussi en monoplace après avoir semé la panique en karting.

A suivre.



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Re: Champions de père en fils

Message par Modena49 le Dim 18 Jan - 0:57:24

Geoff, Gary, David, les trois fils de l'Australien

Lorsque Jack Brabham décroche sa troisième couronne mondiale, Geoff, l'aîné est alors âgé de 14 ans et n'a jamais été aussi heureux. A l'occasion de chaque congé scolaire, il oublie la pesanteur de son collège anglais pour prendre la route avec le Team Brabham. Il se rend utile, fait le panneautage, cotoie, les Jim Clark, Graham Hill, Dan Gurney et tous les autres... Pas mal comme souvenirs d'enfance ! Quand le clan au grand complet reprend le chemin de l'Australie, après la retraite de "Sir Jack" en 1970, Geoff s'adonne d'abord à la moto, avant de passer à la monoplace menant de front Formule Ford et Formule 2 australienne. Champion en F2 en 1975 et lauréat d'une bourse pour aller courir en Europe l'année suivante. Ron Tauranac, le vieux complice de son père vient de fonder Ralt et c'est tout naturellement au volant de l'une de ses F3 que Geoff participe au championnat britannique. Barré par les Piquet, Warwick et autres Daly, il décide alors de s'exiler aux Etats Unis. Vainqueur du championnat de Formule Super V en 1979, champion Canam 1980, il passe ensuite en Formule Indy. En dépit de débuts prometteurs (5e à Indianapolis en 1981), il ne parviendra jamais à signer un succès en six saisons. Recruté par l'équipe Nissan en IMSA en 1987, il se montre nettement plus à son avantage dans cette discipline. Cumulant les victoires, il sera champion de la catégorie de 1988 à 91. Sa victoire aux 24 Heures du Mans 1993 avec Peugeot reste le plus beau fleuron de sa carrière.

La carrière de Gary, le cadet, est beaucoup plus chaotique. Quatrième du championnat anglais de formule Ford 2000 en 1984, il se lance ensuite lui aussi en F3 sur une production de "tonton Tauranac". Soutenu par son père qui va recréér une écurie, pou lui, il termine 6e du championnat 1987, puis second l'année suivante avec quatre victoires. Vainqueur du championnat britannique de F3000 en 1989, il tente de passer en F1 avec l'équipe italienne Life. Un fiasco ! Ecoeuré, il rejoint Geoff aux Etats Unis en 1991 et triomphe en sa compagnie aux 12 heures de Sebring sur une Nissan. Après quelques bonnes sorties en IMSA, il est depuis l'un des particpants les plus assidus du championnat australien des voitures de Tourisme.

David, le petit dernier, est peut-être le plus doué et le plus passionné des trois. Plus souvent au guidon de sa moto sur les pistes australiennes que sur les bancs de l'école, il se lance d'abord en formule Ford, puis enlève le championnat australien de F2 en 1987. Débutant en F3 l'année suivante sur une... Ralt, il enlève le championnat B, puis le titre britannique en 1989. Débutant en F1 sur une Brabham à bout de souffle, il rejoint ensuite l'équipe Jaguar avec laquelle il s'imposera aux 1000 km du Nürburgring 1991. Retrouvant la F1 en 1994 avec le team Simtek, financé en grande partie par son père, il ne parviendra jamais à marquer le moindre point au championnat. Après un passage en Tourisme, David est aujourd'hui l'un des piliers de l'équipe Panoz en endurance.


Jacques Villeneuve : le poids du myhte

Rien n'agace davantage Jacques Villeneuve que les éternelles références à son père Gilles. Il est pilote, jeune, bien dans sa peau et ne revendique aucun héritage. Fermez le ban ! L'automobile, la technique ou encore la magie de Ferrari le laissent totalement froid.

Seule la vitesse l'intéresse et la formule 1 en est la suprême expression. Faute de mieux ! "Si j'avais été moins nul en maths, j'aurais aimé être pilote de chasse. Mach 2 en trois dimensions, c'est quand même autre chose !" La course, il l'a rencontre d'abord un peu par hasard. A 17 ans, en Italie, Jacques apprend dans le même temps à conduire et à piloter ! Le souvenir de Gillles est si vivace dans la péninsule que les portes des écuries s'ouvrent au simple énoncé de son nom. Après un challenge Alfa Romeo, il se retrouve très vite, trop vite dans le baquet d'une F3. En dépit d'un matériel performant, il fréquente davantage les fonds de grille que les podiums. Faisant preuve d'une étonnante matûrité, il décide de quitter ce cocon, pour faire ses preuves au Japon et finit par progresser très sérieusement. L'étape suivante sur le continent nord-américain, lui sera encore plus profitable. Vainqueur du championnat de Formule Atlantic en 1994, il débute dans la foulée en Formule Indy et finit second à Indianapolis. Vainqueur l'année suivante sur l'oval et du championnat, il cède alors aux sirènes de la F1. Échouant de peu en 1996, il enlève le titre mondial 97 après un duel mémorable avec Michael Schumacher.


Stewart et compagnie

Que ce soit en Formule Ford, en F3 ou encore en Formule 3000, la carrière de Paul Stewart, le fils du trriple champion du monde de F1, n'a pas laissé des souvenirs impérissables. Lucide, Paul s'est ensuite tourné avec plus de bonheur vers la carrière de team-manager. D'abord en F3 et F3000, en créant le Paul Stewart Racing, puis en F1 en 1997. Grâce à l'entregent de son père et au soutien de Ford, le Team Stewart a réussi à décrocher sa première victoire au Nürburgring en 1999. Malgré la reprise du Team par Jaguar cette année, Paul sera toujours sur le terrain.


Christian Fittipaldi : mon oncle d'Amérique

Wilson, le frère aîné d'Emerson double champion du monde de F1, a lui aussi couru en Grand Prix au début des années 70 et fut à l'origine de la première F1 brésilienne : la Copersucar. Christian, son fils, s'est révélé très tôt : champion d'Amérique du Sud de F3 à 18 ans, 4e du championnat britannique de F3 l'année suivante et enfin champion international de F3000 en 1991. Après trois saisons de F1 avec des Minardi et des Arrows dépassées, il se dirige vers la formule Indy en 1995 où il retrouve son oncle Emerson le temps d'une saison. 2e à Indianapolis pour ses débuts, 5e du championnat l'année suivante, il sera victime d'un très grave accident en 1997. De retour en piste en 98, il a repris le chemin du succès et à moins de 30 ans, il demeure l'un des favoris du championnat.

Le tour du monde des fils à papa !

Afrique du Sud

Né en 1974, Toby Scheckter, le fils du dernier champion du monde sur Ferrari, a fait ses débuts en course en 1997. Remarqué la saison passée dans le championnat britannique de F3, il vient de tester la Jaguar F1 lors d'une séance privée. Jody Scheckter qui avait totalement disparu des circuits depuis près de vingt ans se retrouve soudain très motivé d'autant que son second fils vient lui aussi de débuter en Formule Ford.

Allemagne

Né avec le siècle, Hans Stuck a enlevé plus 500 victoires en 35 ans de carrière. L'homme de la grande aventure Auto Union ne mit un terme à sa carrière qu'en 1960. Huit ans plus tard, Hans Junior débute à son tour au volant d'une BMW avant de passer en Formule 2 en 1973, puis en F1 dès l'année suivante. Un bail qui va durer six ans pendant lesquels son style plus que spectaculaire fera le bonheur des photographes mais ne compensera jamais le manque de compétitivité de ses monoplaces. La consécration viendra plus tard en endurance avec Porsche : 13 victoires mondiales, dont deux aux 24 Heures du Mans en 1986 et 87, un titre de champion du monde en 1985.
Profitant d'une épreuve disputé sur le Nürburgring en 1957, Edgar Barth décide de ne pas regagner la "paradis" est-allemand. Pilote Porsche et triple champion d'Europe de la montagne, il succombe d'un cancer en 1963. Jurgen, son fils, âgé de seize ans, est alors pratiquement "adopté" par Porsche. Il mène à bien des études d'ingénieur, travaille au service courses et prend à son tour le volant en 1970. Intègré ensuite à l'équipe officielle, il enlève les 24 Heures du Mans en 1977.

Australie

Champion d'Australie en 1958, vainqueur de son Grand Prix national l'année suivante avec sa Maserati 250 F, Stan Jones reçoit alors des offres de BRM et de Ferrari. il préfère rester aux Antipodes et poursuit sa moisson de succès jusqu'en 1963. Cette même année, Alan, son fils débute en karting. Après un apprentissage difficile en Angleterre entamé à l'aube des années 70, Alan entre chez Williams au bon moment. Quatre victoires en 1979, puis le titre mondial l'année suivante ! Fortune faite, il parviendra à racheter en Angleterre la Masearti 250 F de son père et abandonnera la F1 peu après.

Belgique

Chez les Pilette, la course est une tradition familiale depuis trois générations. Théodore, le grand-père, entame sa carrière au début du siècle avec des Mercedes, et finira même 5e à Indianapolis en 1913. André, le père, sera champion de Belgique en 1954, pilotera en F1, puis en formule Junior jusqu'en 1963 avant de passer le relai à Teddy. Celui-ci, après une longue carrière en tourisme avec Alfa Romeo passera à la monoplace. Il sera champion international de formule 5000 en 1974 et participera la même année au GP de ETATS UNIS. Au-delà du clan Andretti ou de la dynastie Unser, la course en famille aux Etats Unis est une tradition bien établie. En formule Indy, les exemples foisonnent : Gary et Tony Bettenhausen Jr, vainqueurs à eux deux d'une demi douzaine de courses et fils de Tony, le double champion Indycar en 1951 et 58 mort aux essais des 500 Miles 1961. Les Johnny Parsons Jr, Bill Vukovitch Jr, Parnelli Jones jr, tous fils d'anciens vainqueurs des 500 miles ont connu des fortunes diverses. En Nascar, trois générations de Petty ont incendié les speedways : Richard le "King" bien sûr avec ses 1185 courses et ses 200 victoires, mais avant lui Lee son père (54 victoires) et aujourd'hui son fils Kyle.
Dans les formules plus "européennes" on a vu aussi Al Holbert, multi champion IMSA, fils de Bob spécialiste en son temps de la Porsche RSK puis des Cobra ; John Paul Jr vainqueur avec son père des 24 heures de Daytona et des 12 heures de Sebring 1982 sur une Porsche 935. Enfin, David Donohue, le fils de Mark vainqueur à Indianapolis en 1972, triple champion Transam et victime d'un accident mortel aux essais du GP d'Autriche 1975, effectue une très belle carrière actuellement en championnat du monde GT avec une Chrysler Viper.

Finlande

Avant de se découvrir des champions du monde de F1 (Rosberg puis Hakkinen) la Finlande était avant tout une terre de rallymen. Henri Toivonen, le fils de Pauli vainqueur du Monte Carlo 1966 et champion d'Europe des rallyes en 1968, enlève le championnat de Finlande en 1974. En 1980, il touche à la consécration en remportant le RAC, puis le Monte Carlo vingt ans exactement après son père. Au printemps 1986, il devait trouver la mort au Tour de Corse. Harry, le petit frère, débuta aussi en rallyes en 1980. Après l'accident mortel de Henri, il s'orienta vers les circuits au volant d'une Porsche 956.

France

En 1950, Louis Rosier remporte les 24 Heures du Mans en compagnie de son fils Jean-Louis. Ce dernier ne boucla que deux tours au volant de la Talbot lorsque son père s'accorda une pause de ... 10 minutes.
Jean-Louis Behra, le fils de "Jeannot le Téméraire" disputa le premier championnat de France de F3 en 1964 sur une Brabham mais faute de résultats, il mit rapidement un terme à sa carrière.
Jean Alesi, que l'on ne présente plus, a littéralement baigné dans l'ambiance course. Carrossier à Avignon, son père Franck était aussi l'un des participants les plus assidus des courses de côte du sud-est.
Anthony Beltoise, le fils aîné de Jean-Pierre et neveu de François Cevert a débuté par le karting avant d'enlever le volant Elf. Formule Renault, puis F3 (2e du championnat de France 1996) et enfin F3000 en 1997. Faute de budget, Anthony est ensuite passé à la coupe Renault Clio V6 (vainqueur à Monaco) et au Tourisme (1er des 24 heures de Spa en 1999. Julien son petit frère a fait ses classes en F. Renault et poursuit actuellement en F3.

Grande-Bretagne

Sir Malcom Campbell et son fils Donald, furent de redoutables chasseurs de records du monde de vitesse et, tous deux payèrent de leurs vies cette quète d'absolu.
Dans les disciplines plus traditionnelles, les exemples ne manquent pas. Ainsi, Tim Parnell, dont le père Reg fut l'un des meilleurs pilotes de Grand Prix des années cinquante, commença lui aussi à courir en F1 en 1961. Après le décès de son père en 1964, Tim reprit alors le Reg Parnell Racing, l'une des meilleures équipes privées de F1 de l'époque.
Colin Davis, l'un des meilleurs pilotes britanniques en Formule Junior, puis vainqueur notamment de la Targa Florio en 1964, était le fils de "Sammy", le vainqueur des 24 Heures du Mans 1927 sur Bentley.
Justin Bell, fils de Derek, quintuple vainqueur des 24 Heures du Mans, a débuté en 1987 en Formule Ford avant de s'orienter vers l'endurance. Peu convaincant pendant plusieurs saisons Justin semble avoir trouvé sa voie au volant des Chrysler Viper. Il a été sacré champion du monde de la catégorie GT2 en 1997.

Italie

L'exemple le plus connu est celui d'Alessandro Fiorio, le fils de Cesare, directeur sportif de Lancia et pilote lui-même à l'aube des années soixante. Fiorio junior s'est adjugé le titre mondial rallyes en Groupe N en 1989 sur une... Lancia.

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Re: Champions de père en fils

Message par Invité le Jeu 17 Mar - 18:32:19

Pour la France, tu aurais pu mettre également le cas des Prost (Alain et Nicolas)

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Re: Champions de père en fils

Message par Guylaine le Jeu 17 Mar - 19:28:03

Très vrai ! Very Happy



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BONJOUR Invité PLAISIR DE TE VOIR !!!
Apprendre ce qu'était hier pour savoir aujourd'hui et faire demain... : HISTORIQUE F1.

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MICHAEL SCHUMACHER est le Roi de la F1, jusqu'à preuve du contraire...Il est le plus grand de tous .Il est maintenant = LÉGENDE VIVANTE ...mais dans quelle conditon... ♥♥♥ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
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Re: Champions de père en fils

Message par Invité le Ven 18 Mar - 8:13:43

On peut rajouter également la famille Piquet (Nelson et Nelson Jr) et la Famille Rosberg.

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Re: Champions de père en fils

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