PEUGEOT 905
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PEUGEOT 905
Double Champion du monde des Rallyes, invincible en rallyes-raids dans les années 80, Peugeot se tourne vers le circuit à l'aube de la décennie suivante. Racée et sophistiquée, la 905 va se montrer à la hauteur du défi. Offrant une couronne mondiale à l'équipe française en 1992, elle signe également deux succès consécutifs aux 24 Heures du Mans.
Après avoir conquis deux titres mondiaux en rallyes avec la 205 Turbo 16 et enlevé quatre Paris-Dakar, l'équipe Peugeot Talbot Sport placée sous la direction de Jean Todt cherche de nouveaux challenges. Si la direction ne veut pas encore entendre parler de Formule 1, elle est, en revanche, très intéressée par les nouvelles orientations du Championnat du monde Sport proposées par la FIA (courses réduites à 500 km, moteurs atmosphériques de 3.5 litres, poids minimum fixé à 750 kg, etc.) Enfin, cerise sur le gâteau, l'instance fédérale affiche la volonté de promouvoir la discipline et promet même des couvertures TV ! Séduit par la formule et par l'idée de se frotter à Mercedes, Jaguar, Toyota, Mazda et Nissan, Peugeot lance son projet en 1988. Conçue sous la direction d'André de Cortanze, la 905 fait appel à des technologies d'avant-garde et bénéficie d'études aérodynamiques très poussées. Ainsi, son châssis en fibre de carbone réalisé en coopération avec Dassault bénéficie des dernières avancées de la recherche aéronautique et qui s'éloigne énormément de tout ce qui a été produit alors. Sur le plan mécanique, Jean-Pierre Boudy (un ancien de Renault F1) a opté pour un moteur V10 en alliage léger qui ne peut nier un air de famille prononcé avec les meilleures productions de la Formule 1 du moment. Affichant une remarquable qualité de fabrication et une présentation soignée dans le moindre détail, la 905 est présentée officiellement le 4 juillet 1990 sur le circuit de Magny Cours et effectue ses premiers tours de roues publics avec l'expérimenté Jean-Pierre Jabouille. Chargé de la mise au point, celui-ci reprend du service actif en faisant débuter la nouveauté aux 480 km de Montréal en compagnie de Keke Rosberg.
Au printemps 1991, le Championnat débute à Suzuka et Peugeot a envoyé cette fois deux 905, déjà modifiées, qui ont pris l'appellation "évolution 1". Si Rosberg-Dalmas sont vite trahis par leur mécanique, Baldi-Alliot triomphent à la surprise générale. L'euphorie sera de courte durée. A Monza, puis à Silverstone, les Peugeot sont totalement surclassées par les Jaguar et l'équipe française consciente de ses faiblesses travaille déjà sur une nouvelle évolution. En attendant, la firme française décide d'honorer le rendez-vous du Mans et aligne deux voitures spécialement préparées pour l'épreuve. Venue en repérage, l'équipe est là davantage pour apprendre que pour surprendre et elle ne se berce pas d'illusions. Conçues pour les courses "Sprint", les 905 vont animer comme prévu les premiers tours, mais elles ne passeront pas la 4e heure de course. Quelques semaines plus tard, avec la version "évolution 1 Bis" débute au Nürburgring, Peugeot va entrer pour de bon dans la spirale du succès. Conservant une cellule centrale inchangée, cette 905 se distingue par son aérodynamique complètement retouchée : montage d'un gros aileron arrière dans le prolongement immédiat du capot moteur raccourci à la verticale des roues, proue redessinée avec des ailes aux arêtes vives et capot avant remodelé intégrant sur toute sa largeur un aileron en forme de double lame. Enfin, côté moteur, le V10 s'est fait à la fois un plus puissant et plus léger d'une quinzaine de kilos.
Réalisant le doublé à Magny-Cours, puis à Mexico, l'équipe Peugeot ne pourra pourtant refaire son retard sur Jaguar et devra se contenter de la 2e place au Championnat. Alors que les courses de Sport retrouvaient une nouvelle notoriété, la FIA allait torpiller la discipline en bouleversant les règles. Face à ce torpillage, la plupart des constructeurs désertent (Mercedes, Nissan, Porsche) et avec une douzaine de concurrents en piste, les épreuves sont indignes d'un Championnat du monde. Dans ce contexte, les 24 Heures du Mans qui obtiennent une dérogation pour admettre les anciennes "Groupe C", s'imposent comme le seul rendez-vous d'importance de l'année.
Peugeot, conscient de l'enjeu, fait un gros effort et lance un vaste programme d'essais d'endurance sur le circuit Paul Ricard. Après six séances de simulation de 24 heures, la 905 a surmonté ses problèmes de fiabilité et dépassé les 5000 km sans problème. Spécifiquement préparées pour Le Mans (régime moteur réduit de 1000 t/mn, boîte renforcée, aileron avant supprimé), les trois 905 doivent faire face à une puissante Armada Toyota forte de cinq voitures et à deux Mazda étroitement dérivées de la Jaguar XJR 14, Championne du monde 1991. Dès les essais, les Peugeot affichent leurs ambitions. Philippe Alliot explose tous les records établis en signant la pole à plus de 243 km/h. Dalmas le rejoint en première ligne, alors que la troisième 905 réalise le 6e temps derrière un trio de Toyota. La pluie s'est invitée et au départ, les deux Peugeot respectent les consignes de prudence et conservent leurs positions. Sur une piste détrempée, la Mazda de Weidler se montre très offensive et passe en tête, mais dès le 24e tour, la Peugeot n° 1 de Dalmas-Warwick-Blundell prend le commandement. Elle ne le quittera plus. Retardée d'abord par des soucis de boîte, la n° 2 d'Alliot-Baldi-Jabouille s'empare de la seconde place à partir de 21 heures, alors que la troisième Peugeot navigue assez loin après un accrochage en début de course. Au matin, sur une piste qui s'assèche enfin, l'équipe Peugeot connaît des moments difficiles : Alliot est sorti de la piste à deux reprises et se retrouve 5e à six tours et peu après, la 905 de Ferté-Wendlinger-Van de Poele qui a effectué une belle remontée pendant la nuit, doit renoncer (moteur cassé).
Enfin, l'inquiétude est à son comble, quand la voiture de tête doit elle aussi observer un arrêt au stand pour remplacer toute une batterie de boîtiers électroniques. Warwick repart et rassure tout le monde en adoptant immédiatement une cadence soutenue. Si la n° 1 connaît une fin de course sans histoire, la n° 2 perd à nouveau trois tours sur des ennuis de boîte et devra se contenter de la médaille de bronze derrière la Toyota de Sekiya-Raphanel-Acheson. Vainqueur au Mans, Peugeot s'impose ensuite dans les trois dernières épreuves du Championnat et enlève un titre mondial, hélas, guère significatif. Moribond, le Championnat disparaît est enterré en 1993 et Le Mans demeure la seule épreuve d'endurance européenne au calendrier. Dans ce contexte pourtant peu favorable, Peugeot décide de remettre son titre en jeu face à Toyota, avide de revanche et n'hésite pas à apporter des innovations à ses 905. Outre un surcroît de puissance pour le V10, le montage d'une boîte de vitesses transversale à commande séquentielle s'impose comme la grande nouveauté. Après une longue série de tests d'endurance au Castellet, l'équipe aligne à nouveau trois 905 dont une pour les "jeunes" Christophe Bouchut et Eric Hélary (issus de la filière 905 spider) associé à l'expérimenté Geoff Brabham (fils aîné du triple Champion du monde de F1) détenteur de quatre consécutifs en IMSA. Aux essais, Alliot signe une nouvelle fois la pole, mais un accident au Virage Porsche l'empêche d'améliorer un temps plus modeste qu'en 1992. Il devance la Toyota d'Irvine, alors que les deux autres 905 sont en 3e (Dalmas) et 6e position (Brabham).
Dès le départ, Alliot s'échappe, mais Irvine se montre très rapide et prend la tête jusqu'aux premiers ravitaillements. Pendant deux heures les deux Peugeot d'Alliot et Dalmas et les deux Toyota d'Irvine et Lammers ne seront séparées que par une poignée de secondes. Peu avant 20 heures, la Peugeot n° 2 perd 34 minutes à la suite d'une spectaculaire fuite d'huile et si la n° 1 résiste aux assauts des Toyota, Jean Todt décide de lui apporter du soutien en faisant remonter la n° 3 vers la tête. A 23 heures, les deux 905 sont au commandement et creusent peu à peu l'écart sur leurs rivales japonaises, menées par Irvine. Peu avant 4 heures du matin, la course bascule, lorsque la voiture de Dalmas-Boutsen-Fabi connaît des soucis de transmission. La n° 3 assure le relais au commandement, alors que la n° 2 tournant à un rythme élevé est remontée à la 4e place. Irvine déchaîné bat à six reprises le record du tour, mais il est t toujours 3e à trois tours de la Peugeot n° 1 qui a repris la tête peu après 7 heures. Cette dernière ne va profiter longtemps de sa position : un collecteur d'échappement desserré lui fait perdre un tour et Bouchut-Hélary-Brabham s'installent définitivement au commandement à 9 heures du matin. De leur côté, Alliot-Baldi-Jabouille remontent toujours et lorsque la Toyota d'Irvine perd beaucoup de temps sur des problèmes d'embrayage, elle s'empare de la troisième place. A 13 heures, les trois Peugeot occupent les trois premières places et, hormis une portière envolée sur la n° 2, plus rien ne viendra troubler leur fin de course. Peugeot réalise un superbe triplé et les voitures passent la ligne un peu à la façon des Ford en 1966.
Championne du monde et maintenant doublement victorieuse des 24 Heures du Mans, la 905 ne pouvait pas rêver de plus beaux adieux à la course.
PEUGEOT 905
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
PEUGEOT 905
CHÂSSIS : monocoque en carbone
MOTEUR : 10 cylindres en V à 80°
CYLINDREE : 3499 cm3
BOÎTE DE VITESSES : Peugeot à 6 rapports
PNEUMATIQUES : MICHELIN
DIMENSIONS :
Longueur : 4,80 m
Largeur : 1,96 m
Hauteur : 1,04 m
Empattement : 2,80 m
Voie AV : 1,63 m
Voie AR : 1,55 m
POIDS : 780 kg (Le Mans)
VITESSE MAXI : 350 km/h
RESULTATS PEUGEOT 905
LE MANS
1991
Baldi - Alliot - Jabouille (5), abandon (moteur)
Dalmas - Rosberg - Raphanel (6), abandon (transmission)
1992
Dalmas - Warwick - Blundell (1), 1er
Baldi - Alliot - Jabouille (2), 3e
A. Ferté - Van de Poele - Wendlinger (31), abandon (moteur)
1993
Bouchut - Hélary - Geoff Brabham (3), 1er
Dalmas - Boutsen - T.Fabi (1), 2e
Baldi - Alliot - Jabouille (2), 3e
AUTRES COURSES
Suzuka 1991 : Baldi - Alliot, 1er
Magny Cours 1991 : Rosberg - Dalmas, 1er ; Baldi - Alliot, 2e
Mexico 1991 : Rosberg - Dalmas, 1er ; Baldi - Alliot, 2e
Silverstone 1992 : Warwick - Dalmas, 1er
Donington 1992 : Baldi - Alliot, 1er ; Warwick - Dalmas, 2e
Suzuka 1992 : Warwick - Dalmas, 1er
Magny Cours 1992 : Baldi - Alliot, 1er ; Bouchut - Hélary, 2e
source http://www.caradisiac.com


Après avoir conquis deux titres mondiaux en rallyes avec la 205 Turbo 16 et enlevé quatre Paris-Dakar, l'équipe Peugeot Talbot Sport placée sous la direction de Jean Todt cherche de nouveaux challenges. Si la direction ne veut pas encore entendre parler de Formule 1, elle est, en revanche, très intéressée par les nouvelles orientations du Championnat du monde Sport proposées par la FIA (courses réduites à 500 km, moteurs atmosphériques de 3.5 litres, poids minimum fixé à 750 kg, etc.) Enfin, cerise sur le gâteau, l'instance fédérale affiche la volonté de promouvoir la discipline et promet même des couvertures TV ! Séduit par la formule et par l'idée de se frotter à Mercedes, Jaguar, Toyota, Mazda et Nissan, Peugeot lance son projet en 1988. Conçue sous la direction d'André de Cortanze, la 905 fait appel à des technologies d'avant-garde et bénéficie d'études aérodynamiques très poussées. Ainsi, son châssis en fibre de carbone réalisé en coopération avec Dassault bénéficie des dernières avancées de la recherche aéronautique et qui s'éloigne énormément de tout ce qui a été produit alors. Sur le plan mécanique, Jean-Pierre Boudy (un ancien de Renault F1) a opté pour un moteur V10 en alliage léger qui ne peut nier un air de famille prononcé avec les meilleures productions de la Formule 1 du moment. Affichant une remarquable qualité de fabrication et une présentation soignée dans le moindre détail, la 905 est présentée officiellement le 4 juillet 1990 sur le circuit de Magny Cours et effectue ses premiers tours de roues publics avec l'expérimenté Jean-Pierre Jabouille. Chargé de la mise au point, celui-ci reprend du service actif en faisant débuter la nouveauté aux 480 km de Montréal en compagnie de Keke Rosberg.
Au printemps 1991, le Championnat débute à Suzuka et Peugeot a envoyé cette fois deux 905, déjà modifiées, qui ont pris l'appellation "évolution 1". Si Rosberg-Dalmas sont vite trahis par leur mécanique, Baldi-Alliot triomphent à la surprise générale. L'euphorie sera de courte durée. A Monza, puis à Silverstone, les Peugeot sont totalement surclassées par les Jaguar et l'équipe française consciente de ses faiblesses travaille déjà sur une nouvelle évolution. En attendant, la firme française décide d'honorer le rendez-vous du Mans et aligne deux voitures spécialement préparées pour l'épreuve. Venue en repérage, l'équipe est là davantage pour apprendre que pour surprendre et elle ne se berce pas d'illusions. Conçues pour les courses "Sprint", les 905 vont animer comme prévu les premiers tours, mais elles ne passeront pas la 4e heure de course. Quelques semaines plus tard, avec la version "évolution 1 Bis" débute au Nürburgring, Peugeot va entrer pour de bon dans la spirale du succès. Conservant une cellule centrale inchangée, cette 905 se distingue par son aérodynamique complètement retouchée : montage d'un gros aileron arrière dans le prolongement immédiat du capot moteur raccourci à la verticale des roues, proue redessinée avec des ailes aux arêtes vives et capot avant remodelé intégrant sur toute sa largeur un aileron en forme de double lame. Enfin, côté moteur, le V10 s'est fait à la fois un plus puissant et plus léger d'une quinzaine de kilos.
Réalisant le doublé à Magny-Cours, puis à Mexico, l'équipe Peugeot ne pourra pourtant refaire son retard sur Jaguar et devra se contenter de la 2e place au Championnat. Alors que les courses de Sport retrouvaient une nouvelle notoriété, la FIA allait torpiller la discipline en bouleversant les règles. Face à ce torpillage, la plupart des constructeurs désertent (Mercedes, Nissan, Porsche) et avec une douzaine de concurrents en piste, les épreuves sont indignes d'un Championnat du monde. Dans ce contexte, les 24 Heures du Mans qui obtiennent une dérogation pour admettre les anciennes "Groupe C", s'imposent comme le seul rendez-vous d'importance de l'année.
Peugeot, conscient de l'enjeu, fait un gros effort et lance un vaste programme d'essais d'endurance sur le circuit Paul Ricard. Après six séances de simulation de 24 heures, la 905 a surmonté ses problèmes de fiabilité et dépassé les 5000 km sans problème. Spécifiquement préparées pour Le Mans (régime moteur réduit de 1000 t/mn, boîte renforcée, aileron avant supprimé), les trois 905 doivent faire face à une puissante Armada Toyota forte de cinq voitures et à deux Mazda étroitement dérivées de la Jaguar XJR 14, Championne du monde 1991. Dès les essais, les Peugeot affichent leurs ambitions. Philippe Alliot explose tous les records établis en signant la pole à plus de 243 km/h. Dalmas le rejoint en première ligne, alors que la troisième 905 réalise le 6e temps derrière un trio de Toyota. La pluie s'est invitée et au départ, les deux Peugeot respectent les consignes de prudence et conservent leurs positions. Sur une piste détrempée, la Mazda de Weidler se montre très offensive et passe en tête, mais dès le 24e tour, la Peugeot n° 1 de Dalmas-Warwick-Blundell prend le commandement. Elle ne le quittera plus. Retardée d'abord par des soucis de boîte, la n° 2 d'Alliot-Baldi-Jabouille s'empare de la seconde place à partir de 21 heures, alors que la troisième Peugeot navigue assez loin après un accrochage en début de course. Au matin, sur une piste qui s'assèche enfin, l'équipe Peugeot connaît des moments difficiles : Alliot est sorti de la piste à deux reprises et se retrouve 5e à six tours et peu après, la 905 de Ferté-Wendlinger-Van de Poele qui a effectué une belle remontée pendant la nuit, doit renoncer (moteur cassé).
Enfin, l'inquiétude est à son comble, quand la voiture de tête doit elle aussi observer un arrêt au stand pour remplacer toute une batterie de boîtiers électroniques. Warwick repart et rassure tout le monde en adoptant immédiatement une cadence soutenue. Si la n° 1 connaît une fin de course sans histoire, la n° 2 perd à nouveau trois tours sur des ennuis de boîte et devra se contenter de la médaille de bronze derrière la Toyota de Sekiya-Raphanel-Acheson. Vainqueur au Mans, Peugeot s'impose ensuite dans les trois dernières épreuves du Championnat et enlève un titre mondial, hélas, guère significatif. Moribond, le Championnat disparaît est enterré en 1993 et Le Mans demeure la seule épreuve d'endurance européenne au calendrier. Dans ce contexte pourtant peu favorable, Peugeot décide de remettre son titre en jeu face à Toyota, avide de revanche et n'hésite pas à apporter des innovations à ses 905. Outre un surcroît de puissance pour le V10, le montage d'une boîte de vitesses transversale à commande séquentielle s'impose comme la grande nouveauté. Après une longue série de tests d'endurance au Castellet, l'équipe aligne à nouveau trois 905 dont une pour les "jeunes" Christophe Bouchut et Eric Hélary (issus de la filière 905 spider) associé à l'expérimenté Geoff Brabham (fils aîné du triple Champion du monde de F1) détenteur de quatre consécutifs en IMSA. Aux essais, Alliot signe une nouvelle fois la pole, mais un accident au Virage Porsche l'empêche d'améliorer un temps plus modeste qu'en 1992. Il devance la Toyota d'Irvine, alors que les deux autres 905 sont en 3e (Dalmas) et 6e position (Brabham).
Dès le départ, Alliot s'échappe, mais Irvine se montre très rapide et prend la tête jusqu'aux premiers ravitaillements. Pendant deux heures les deux Peugeot d'Alliot et Dalmas et les deux Toyota d'Irvine et Lammers ne seront séparées que par une poignée de secondes. Peu avant 20 heures, la Peugeot n° 2 perd 34 minutes à la suite d'une spectaculaire fuite d'huile et si la n° 1 résiste aux assauts des Toyota, Jean Todt décide de lui apporter du soutien en faisant remonter la n° 3 vers la tête. A 23 heures, les deux 905 sont au commandement et creusent peu à peu l'écart sur leurs rivales japonaises, menées par Irvine. Peu avant 4 heures du matin, la course bascule, lorsque la voiture de Dalmas-Boutsen-Fabi connaît des soucis de transmission. La n° 3 assure le relais au commandement, alors que la n° 2 tournant à un rythme élevé est remontée à la 4e place. Irvine déchaîné bat à six reprises le record du tour, mais il est t toujours 3e à trois tours de la Peugeot n° 1 qui a repris la tête peu après 7 heures. Cette dernière ne va profiter longtemps de sa position : un collecteur d'échappement desserré lui fait perdre un tour et Bouchut-Hélary-Brabham s'installent définitivement au commandement à 9 heures du matin. De leur côté, Alliot-Baldi-Jabouille remontent toujours et lorsque la Toyota d'Irvine perd beaucoup de temps sur des problèmes d'embrayage, elle s'empare de la troisième place. A 13 heures, les trois Peugeot occupent les trois premières places et, hormis une portière envolée sur la n° 2, plus rien ne viendra troubler leur fin de course. Peugeot réalise un superbe triplé et les voitures passent la ligne un peu à la façon des Ford en 1966.
Championne du monde et maintenant doublement victorieuse des 24 Heures du Mans, la 905 ne pouvait pas rêver de plus beaux adieux à la course.
PEUGEOT 905
CARACTERISTIQUES TECHNIQUES
PEUGEOT 905
CHÂSSIS : monocoque en carbone
MOTEUR : 10 cylindres en V à 80°
CYLINDREE : 3499 cm3
BOÎTE DE VITESSES : Peugeot à 6 rapports
PNEUMATIQUES : MICHELIN
DIMENSIONS :
Longueur : 4,80 m
Largeur : 1,96 m
Hauteur : 1,04 m
Empattement : 2,80 m
Voie AV : 1,63 m
Voie AR : 1,55 m
POIDS : 780 kg (Le Mans)
VITESSE MAXI : 350 km/h
RESULTATS PEUGEOT 905
LE MANS
1991
Baldi - Alliot - Jabouille (5), abandon (moteur)
Dalmas - Rosberg - Raphanel (6), abandon (transmission)
1992
Dalmas - Warwick - Blundell (1), 1er
Baldi - Alliot - Jabouille (2), 3e
A. Ferté - Van de Poele - Wendlinger (31), abandon (moteur)
1993
Bouchut - Hélary - Geoff Brabham (3), 1er
Dalmas - Boutsen - T.Fabi (1), 2e
Baldi - Alliot - Jabouille (2), 3e
AUTRES COURSES
Suzuka 1991 : Baldi - Alliot, 1er
Magny Cours 1991 : Rosberg - Dalmas, 1er ; Baldi - Alliot, 2e
Mexico 1991 : Rosberg - Dalmas, 1er ; Baldi - Alliot, 2e
Silverstone 1992 : Warwick - Dalmas, 1er
Donington 1992 : Baldi - Alliot, 1er ; Warwick - Dalmas, 2e
Suzuka 1992 : Warwick - Dalmas, 1er
Magny Cours 1992 : Baldi - Alliot, 1er ; Bouchut - Hélary, 2e
source http://www.caradisiac.com

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BONJOUR Invité PLAISIR DE TE VOIR !!!
Un mythe, Une passion, une légende
Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."



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