Un homme un pilote une grande histoire de passion

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Un homme un pilote une grande histoire de passion

Message par Modena49 le Dim 20 Juil - 1:00:22

Leurs chemins ne pouvaient que se croiser. Comment imaginer une seconde que le plus grand pilote de l’histoire automobile ait pu éviter baquet de la plus prestigieuse des monoplaces ? Impossible. Avant que l’Allemand n’hérite du volant de la Rossa en 1996, pratiquement tous les géants de la F1 avaient déjà eu l’honneur et le privilège de défendre les couleurs du clan rouge. De Juan Manuel Fangio à Alain Prost en passant par Nicky Lauda, Nigel Mansell, Gilles Villeneuve ou Alberto Ascari, les plus grands ont roulé pour Ferrari. De cette liste, un seul nom manque
Deux ans après le tragique décès du Brésilien à Saint-Marin en 1994 et après deux sacres consécutifs, Michael Schumacher, en pleine gloire, rallie la Scuderia. Jean Todt, aux commandes de l’équipe depuis 1993, n’a pas chômé pour arracher à Flavio Briatore celui que l’on appellera plus tard le Baron Rouge. Et pour cause. Au début des années 90, la firme italienne poursuit sa longue traversée du désert. Le dernier titre Constructeurs remonte à 1983. Même Alain Prost, appelé à la rescousse entre 1990 et 1991, n’était pas parvenu à mettre fin au calvaire. Les Transalpins commençaient à traîner une sale réputation, surtout depuis que le Français avait osé s’attaquer à l’institution en comparant sa monoplace à un «camion».

Après de longues entrevues gardées secrètes, Jean Todt parvient à convaincre Schumi. L’Allemand prend le risque de tout perdre en s’engageant avec Ferrari. La recrue ne mettra pas longtemps à s’adapter à son nouvel environnement. Après sept courses, Michael Schumacher signe son premier succès en rouge, sous une pluie torrentielle en Espagne au volant de la F310, qu’il qualifie encore de «plus mauvaise monoplace de sa carrière». Il réussit déjà pourtant l’exploit de terminer 3e du championnat avec autant de victoires. La machine Ferrari a encore bien des ratés mais semble relancée.

La saison suivante, il rivalise avec Jacques Villeneuve pour le gain du titre. Mais une de ses manœuvres de roublard à Jerez, lorsqu’il tente délibérément d’embrocher le Canadien, lui vaut d’être déclassé du championnat. Logiquement. 2e du championnat en 1998, le surdoué passe tout proche de la catastrophe lorsqu’il se brise les deux jambes à Silverstone. Revenu plus fort encore en fin de saison, Michael Schumacher se met alors au service de son coéquipier Eddie Irvine, en lice pour le titre mondial. Dans un rôle inhabituel de lieutenant, il offre la victoire sur un plateau à l’Irlandais en Malaisie. Insuffisant pour lui permettre de coiffer Hakkinen mais salutaire pour offrir le premier titre mondial Constructeurs depuis 1983. Dès lors, plus rien n’arrêtera le redressement du Cheval Cabré. Ecrabouillant tout sur son passage, la Scuderia décroche ensuite cinq couronnes mondiales entre 2000 et 2004 et autant de sacres Pilotes pour l’Allemand. Jamais dans l’histoire de la F1 une écurie n’avait autant dominé son sujet.

Jamais non plus une relation n’avait été si forte entre le pilote et tous les membres de son équipe. Une histoire de onze années à l’image de celle nouée avec Jean Todt qui a commenté non sans émotion la retraite de son ami dans la presse transalpine : «Michael a été l’auteur d’un chapitre unique dans l’histoire de la Formule 1 et de celle de Ferrari en particulier. C’est un homme exceptionnel qui deviendra une légende en tant que pilote. Pour ma part, c’est un très grand ami et nous avons vécu ensemble des expériences uniques.» On a souvent dit que les destins du Petit Napoléon et de Schumi, étaient liés. C’est vrai. Car si Jean Todt a accepté de poursuivre sa mission chez le Rouges, la perspective de travailler avec l’Allemand dans le futur a forcément pesé dans la balance au moment des choix. Il est probable que le plus grand ambassadeur du constructeur (dont les ventes ont bondi sous l’ère Schumacher), occupera de hautes responsabilités à l’avenir au sein du groupe. Le mariage entre Schumi et Ferrari n’est pas prêt de se terminer.



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