1950, les débuts de la Formule 1

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1950, les débuts de la Formule 1

Message par Modena49 le Dim 6 Juil - 23:50:57

1947 a vu la création de la Formule 2 pour permettre une nouvelle génération de jeunes pilotes ne disposant pas des moyens financiers suffisants pour accéder au sport automobile du niveau des grands prix. Elle est devenue la pépinière de ceux qui allaient devenir les meilleurs pilotes de F1.

1950 vit la création de la Formule 3 mais fait plus important, c'est cette année là que la FIA (Fédération Internationale de l'Automobile) annonça la création d'un championnat du monde. Le premier Grand Prix de Formule 1 fut celui de Pau le 10 avril 1950 remporté par Juan Manuel Fangio au volant d'une Maserati (Grand Prix d'essai). Le rôle du championnat du monde à été d'enlever la controverse vis-à-vis du réel champion mondial car avant cet évènement, plusieurs courses éparses étaient disputées et les pilotes ne pouvaient participer à toutes ces courses. 7 courses furent disputées dès la première année: le Grand Prix de Grande Bretagne à Silverstone, le Grand Prix de Monaco, les 500 milles d'Indianapolis, le Grand Prix de Suisse à Berne, le Grand Prix de Belgique à Spa, le Grand Prix de France à Reims et le Grand Prix d'Italie à Monza. Jusqu'en 1960 inclusivement, les points étaient attribués des positions 1 à 6 comme suit : 8-6-4-3-2-1 dont 1 point pour le meilleur tour et jusqu'en 1959, les points étaient partagés entre les pilotes qui s'étaient relayés au volant d'une même voiture.

Les quatre premières années furent complètement dominées par les italiennes. Alfa Romeo remporte toutes les courses ainsi que les trois premières places au championnat en 1950. En 1951 Alfa Romeo et Ferrari remportèrent toutes les course ainsi que les sept premières places du championnat. Ferrari surclasse tout le monde en 1952 en remportant les sept courses dont six consécutives pour Alberto Ascari (il totalisera 9 victoires consécutives avec les 3 de 1953). En 1953 seule une française marquera des points à part la domination des italiennes encore une fois.

1954 et 1955 furent dominées surtout par les italiennes mais elles ont eut fort à faire avec le retour des Mercedes avec sa W196 (les deux pays qui ont perdu la guerre ont remporté les 41 premiers Grands Prix). La situation qui prévalait avant la deuxième guerre mondiale était presque la même. C'est en 1955 que l'on vit le meilleur duo de l'histoire avec Juan Manuel Fangio et Sterling Moss.

1956 fut marqué par des innovations techniques de la part des allemandes dont la traction intégrale mais ce fut une tragédie aux 24 heures du Mans tuant 83 spectateurs qui força Mercedes de se retirer des Grands Prix de F1. Les italiennes devaient de ce fait dominer le championnat de Formule 1 pendant encore quelques années.

Les années 50 furent également marquées par une réglementation qui avait pour but principal de réduire la vitesse et les coûts mais aussi de renforcer les éléments de sécurité. Ce fut aussi le cas des décennies qui ont suivi. Les pilotes qui marquèrent cette décennie furent principalement Juan Manuel Fangio, Stirling Moss, Eugenio Castellotti, Maurice Trintignant, Guiseppe Farina, Piero Taruffi, Luigi Fagioli, Louis Rosier, Alberto Ascari, Froilan Gonzalez, Luigi Villoresi, Rudi Fisher, Mike Hawthorn, Karl Kling, Peter Collins, Jean Behra, Pat Flaherty, Luigi Musso, Tony Brooks, Ray Salvadori, Harry Schell, Phil Hill et Jack Brabham.

Les années 60

La fin des années 50 se caractérise par la fin de la domination italienne. En 1959 Jack Brabham remporte le premier de ses trois championnats du monde à bord de sa Cooper-Climax. Il a même fallut une fois qu'il pousse sa voiture sur plus d'un kilomètre et demi pour se voir donner le drapeau à damier à cause d'une panne d'essence. Les Fangio, Ascari, Farina et Gonzalez furent remplacés par les anglo saxons Phil et Graham Hill, Jim Clark, John Surtees, Bruce McLaren et Jack Brabham; et les Ferrari, Maserati, Lancia et Alfa Romeo cédèrent leur place aux Lotus, Cooper, Brabham et BRM. La Cooper-Climax comporte deux innovations: c'est une voiture à moteur arrière et c'est la première fois que le châssis et le moteur sont fabriqués par des entités différentes. Enzo Ferrari à déclaré que jamais une de ses voitures ne serait munie d'un moteur arrière parce que selon lui "on n'a jamais vu des chevaux pousser une charrue plutôt que de la tirer". Ceci est la preuve que tout le monde peut changer d'avis.

La réalité des années 60 fut les coûts très élevés du développement complet d'une voiture (moteur et châssis) et l'association entre constructeur et motoriste est devenue une nécessité. Aujourd'hui seuls Ferrari, Renault et Toyota développent encore les deux. De ce fait un certain Colin Chapman créera les meilleures innovations techniques avec les Lotus-Climax et les Lotus-Ford mais les innovations qui affecteront la Formule 1 à tout jamais fut l'apparition des ailerons (douteuses au début au niveau sécurité et bizarres sur le plan esthétique) et l'arrivée des nouveaux sauveurs du sport automobile: les sponsors du monde des affaires qui affichent toujours et plus que jamais leurs couleurs sur les voitures.
C'est au cours des années 60 que les voitures ont connu physiquement et mécaniquement le plus de changements toutes proportions gardées par rapport aux autres décennies y compris la dernière. Elles furent jusque là, les plus belles jamais produites. De formes banales en 1960, elles sont devenues minces, profilées, agiles et maniables; les courbes et formes des bolides ainsi que celles qu'elles empruntèrent sur la piste furent dessinées et négociées avec élégance, courage et générosité, en fait, elles furent le fruit de la création d'esprits doués d'une sagacité intellectuelle hors du commun. Cette époque représente une renaissance du sport automobile.

Bien entendu, la sécurité était encore une préoccupation lors de cette décennie; en effet la cylindrée des moteurs passa de 2,5 litres à 1,5 litres (elle a déjà atteint 4,5 litres en 1938), mais elle du passer à 3 litres en 1966 pour satisfaire à une demande supérieure en puissance car les restrictions ne permettaient plus aux motoristes de progresser suffisamment. C'est lors de cette décennie que l'on vu apparaître les moteurs turbocompressés de 1,5 litres. On rencontrait des moteurs V8, V10, V12 et même V16. Fait cocasse: on a même eu droit à une voiture à 4 roues motrices; inutile de vous dire que ce ne fut pas un grand succès. En 1961, le système de points est passé de la formule 8-6-4-3-2-1 à la formule 9-6-4-3-2-1 pour mettre plus d'emphase sur une victoire (jusqu'en 1990).
C'est lors de cette décennie également que l'on vit un pilote actif créer sa propre écurie. En effet, Jack Brabham courra au volant de ses propres voitures en 1962. Bien entendu cela a été difficile au début (Ça l'est encore aujourd'hui: on n'a qu'a penser à l"écurie BAR), mais il n'a quand même fallut que 4 années pour le voir remporter sa première victoire au volant d'une Brabham au Grand Prix de France, et fait encore plus éloquent, il fut le premier et encore le seul à remporter un championnat du monde au volant de ses propres voitures en 1966.

1967 fut une année charnière car elle marqua la fin de l'ère des voitures sans ailerons et sans publicité (jusque là, les voitures portaient encore les couleurs de leurs pays) et c'est cette année là aussi que l'on vit l'une des plus belles voitures jamais construites: la Lotus 49 conduite par Jim Clark. Les ailerons devinrent nécessaires car les voitures de plus en plus puissantes devenaient instables et très nerveuses dans les virages surtout pour ce qui est de l'adhérence des roues arrières (elles furent introduites au Grand Prix de Belgique en 1968 par Ferrari), et de plus, ces voitures furent surnommées les bombes sur roue car elles étaient remplies d'essence sur les côtés pour durer toute l'épreuve. Il est facile de s'imaginer ce qu'un accident pouvait avoir comme conséquence.

Ce fut la dernière année où l'on vit la réelle qualité des pilotes car sans appui aérodynamique, le pilote devait sentir son bolide jusqu'au bout des doigts pour pouvoir le contrôler. Si vous voulez savoir à quoi ressemblaient et comment se comportaient ces voitures, regardez la film de John Frankenheimer: Grand Prix, mettant en vedette James Garner et Yves Montant ou bien essayez de vous procurer le jeux vidéo Grand Prix Legends de Sierra où ont été précisément choisis les voitures de l'année 1967 pour les raisons déjà mentionnées et vous verrez que ces voitures sont très difficile à manier même en mode novice.

1968 à été marquée par la mort de Jim Clark lors d'une course de Formule 2 à Hockenheim en Allemagne. Cette disparition eu l'effet d'une bombe sur le monde du sport automobile car elle perdit à ce moment là son leader. On peut la comparer à celle d'Ayrton Senna en 1994 mais Clark avait la particularité d'être autant charismatique sur piste que hors piste, ce qui ne fut pas le cas de Senna.

1968 marqua aussi la domination de Ford Cosworth qui gagna tous les championnats du monde au point de vue motoriste jusqu'en 1974 avec entre autre Graham Hill qui devait prendre la relève de Jim Clark. En fait Ford Cosworth s'est associé lors de cette période avec Lotus, Matra, Tyrrell et McLaren et en plus, 1969 a vu les 10 premières places au championnat des pilotes remportées par des voitures motorisées par un Ford Cosworth. C'est également lors de cette année 1969 qu'il fut permis pour la dernière fois aux équipes privées d'utiliser les voitures d'un autre constructeur et de les inscrire aux courses. Ken Tyrrell fut le dernier à remporter le championnat avec une voiture "empruntée" (Matra) avec au volant Jackie Stewart.

Les pilotes qui marquèrent le plus cette époque furent Jack Brabham, Bruce McLaren, Stirling Moss, Innes Ireland, Phil Hill, Wolfgang von Trips, Jim Clark, Dan Gurney, Richie Ginther, Graham Hill, John Surtees, Lorenzo Bandini, Jackie Stewart, Jochen Rindt, Denny Hulme, Chris Amon, Jackie Ickx et Jean-Pierre Beltoise. Les meilleurs constructeurs furent Cooper, Lotus, Ferrari, BRM, Porsche, Lola, Brabham, Eagle, Honda, McLaren et Matra. Les meilleurs motoristes furent Climax, Ferrari, Lotus, Porsche, BRM, Honda, Repco, Maserati, Ford et Matra.

A SUIVRE
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Dernière édition par Modena49 le Jeu 28 Fév - 0:05:27, édité 1 fois



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Re: 1950, les débuts de la Formule 1

Message par Guylaine le Lun 7 Juil - 1:15:50

Excellent site je l'ai dans mes favoris!good job my friend!!!



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BONJOUR Invité PLAISIR DE TE VOIR !!!
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voilà la suite année 1970

Message par Modena49 le Jeu 28 Fév - 0:16:49

Les années 70

Le début des années 70 à été dominé principalement par le duo Ken Tyrrell - Jackie Stewart jusqu'à sa retraite en 1973 et par Emerson Fittipaldi sur Lotus-Ford. Ce fut la seule période de gloire pour Tyrrell car après le départ de Stewart, l'écurie Tyrrell est allée de mal en pis jusqu'à son rachat par BAR en 1999. Ferrari n'a pas fait grand chose avec seulement 6 victoire entre 1971 et 1974, mais ce fut l'embauche de l'autrichien Niki Lauda surnommé "l'ordinateur" qui fit en sorte de relancer cette équipe qui connut des succès comparables à aujourd'hui grâce à une nouvelle stratégie imaginée par Luca di Montezemolo (celui là même encore à la tête de Ferrari aujourd'hui) qui consistait à concentrer tous les efforts en course et de conception de voitures autour d'un seul pilote.
les débuts de la décennie 1970 Clermont Ferrand France 1970. La Matra de Beltoise devant la Lotus de Rindt


Lauda avait la particularité d'analyser le comportement d'une voiture dont l'incidence aérodynamique, le sur- et sous virage, l'accélération et la stabilité au freinage de façon légendaire. C'est en fait pour cette raison qu'il a connu une belle carrière mais une autre chose qui le caractérisait était qu'il ne se gênait pas pour dire à monsieur Enzo Ferrari que ses voitures comportaient des défauts; une chose impensable à faire en temps normal.
Ronnie Peterson sur sa March Ford 711 en 1971
Ferrari ne resta pas longtemps au sommet car l'écurie McLaren l'a vite rejoint suite à l'embauche de James Hunt. C'est lors de ces années que la fameuse rivalité Ferrari - McLaren est née. Les succès de Ferrari sont surtout attribués à sa fameuse boîte de vitesse transversale et à son moteur V12 à plat.
James Hunt et sa McLaren en 1976 le V12 à plat de Ferrari Ronnie Peterson et sa Lotus 76

1976 fut sans aucun doute l'année la plus excitante de cette décennie; tout y était: courses enlevantes, disqualifications, procès, appels, controverses, couronnement du champion au dernier Grand Prix et surtout un accident presque fatal à Niki Lauda en Allemagne où il fut brûlé très grièvement. Après avoir pris feu, sa voiture fut heurtée de plein fouet par une autre; arrivé à l'hôpital, les médecins croyaient tous qu'il allait mourir et on lui a même donné l'extrême onction. Ça ne l'a quand même pas empêché de revenir à la compétition six semaines plus tard, la tête couverte de pansements (il avait même du mal à enfiler son casque).
Lors de cette même année, Tyrrell a même eu l'audace d'inventer la P34 à 6 roues qui connut quand même du succès en enlevant les 3 ème et 4 ème places au championnat en plus de réaliser un doublé au Grand Prix de Suède. La fameuse bataille Lauda - Hunt de cette année créa un véritable engouement pour la Formule 1 dont on sentit les échos des années durant. Cette lutte fut gagnée par James Hunt car Niki Lauda s'arrêta au deuxième tour du dernier Grand Prix au Japon sous une pluie diluvienne en affirmant que sa vie valait plus qu'un championnat du monde.
la Tyrrell P34 James Hunt en 1977


Cette décision fut lourde de conséquences car même si Enzo Ferrari a appuyé son geste en public, il en fut tout autrement en privé: il lui a conseillé de se retirer des compétitions en lui offrant un travail comme directeur d'équipe mais Lauda refusa en prétextant qu'il pouvait encore gagner des courses et c'est ce qu'il fit en 1977 en remportant le championnat du monde devant Mario Andretti, Jody Scheckter et James Hunt. Il démissionna même avant la fin de la saison en affirmant que son équipe lui avait manqué énormément de respect. Ce geste fut considéré comme une trahison pour Enzo Ferrari car selon lui "on ne quitte pas la Scuderia Ferrari de cette façon". Cet évènement devait le forcer à trouver un autre phénomène. Il décida donc de donner sa chance à un pur inconnu: un certain Gilles Villeneuve.
1977 à vu naître la première voiture à effet de sol, la Lotus 78 créé par le toujours imaginatif Colin Chapman, qui était caractérisée par des courbes latérales proéminentes avec des jupes coulissantes qui exerçaient une force qui soudait littéralement la voiture au sol lui permettant de prendre des virages à haute vitesse mais en causant des bris mécaniques qui pouvaient avoir de graves répercussions à cause de la trop grande force G subie dans les virages. C'est lors de cette année qu'un motoriste futur champion du monde du nom de Renault fera son apparition. Il révolutionnera avec son moteur turbocompressé de 1,5 litres au lieu du moteur atmosphérique de 3 litres conventionnel.
la Lotus 78 le moteur Renault turbocompressé


En 1978 les autres équipes ont tenté de copier la voiture à effet de sol mais avec sa Lotus 79, Mario Andretti à enlevé le championnat devant son co-équipier Ronnie Peterson. Cette année a vu Gilles Villeneuve remporter la première de ses six victoires à vie sur le nouveau circuit de Montréal devant une foule survoltée avec sa Ferrari 312T3 numéro 12.
Mario Andretti et Ronnie Peterson avec la Lotus 79
L'année suivante fut une année Ferrari avec un doublé au championnat du monde malgré qu'ils n'avaient pas la meilleure voiture. C'est en 1979 que Gilles Villeneuve montra réellement son talent; et n'eut été la consigne de Ferrari qui favorisait un seul coureur qui était en l'occurrence Jody Scheckter, Gilles Villeneuve aurait remporté ce championnat, mais la loyauté de Villeneuve envers Ferrari était plus forte que sa fougue et son acharnement légendaires (on n'a qu'à penser à Eddy Irvine envers Michael Schumacher). C'est ce même Gilles Villeneuve qui procura un des plus beau duel jamais vu en course automobile entre lui et René Arnoux: les deux bolides se sont touchés roues contre roues et cela pendant plusieurs tours dans les virages; et c'est finalement Villeneuve qui remporta ce duel en enlevant la deuxième place (j'ai moi-même vu ce duel et je doit admettre que c'est quelque chose à voir). Ce fut le dernier championnat du monde gagné par Ferrari pour une période de 20 ans. Cette année là Lotus à essayé d'innover avec sa Lotus 80 sans ailerons: ce qui devait constituer une révolution technologique fut plutôt un véritable fiasco.
Gilles Villeneuve au volant de sa Ferrari en 1979 Gilles Villeneuve la Ferrari 312T3 le fameux duel Villeneuve-Arnoux Gilles victorieux à Montréal


Les pilotes qui retinrent l'attention lors de cette décennie furent Jochen Rindt, Jackie Ickx, Clay Regazzoni, Denny Hulme, Jack Brabham, Jackie Stewart, Chris Amon, Emerson Fittipaldi, Ronnie Peterson, François Cevert, Jo Siffert, Mario Andretti, Peter Revson, Carlos Reutemann, James Hunt, Jody Scheckter, Niki Lauda, Patrick Depailler, Gilles Villeneuve, Alan Jones et Jacques Laffite. Les meilleurs constructeurs furent Lotus, Ferrari, March, Brabham, McLaren, Tyrrell, BRM, Surtees, Hesketh, Ligier et Wolf.
L'année suivante fut une année Ferrari avec un doublé au championnat du monde malgré qu'ils n'avaient pas la meilleure voiture. C'est en 1979 que Gilles Villeneuve montra réellement son talent; et n'eut été la consigne de Ferrari qui favorisait un seul coureur qui était en l'occurrence Jody Scheckter, Gilles Villeneuve aurait remporté ce championnat, mais la loyauté de Villeneuve envers Ferrari était plus forte que sa fougue et son acharnement légendaires (on n'a qu'à penser à Eddy Irvine envers Michael Schumacher). C'est ce même Gilles Villeneuve qui procura un des plus beau duel jamais vu en course automobile entre lui et René Arnoux: les deux bolides se sont touchés roues contre roues et cela pendant plusieurs tours dans les virages; et c'est finalement Villeneuve qui remporta ce duel en enlevant la deuxième place (j'ai moi-même vu ce duel et je doit admettre que c'est quelque chose à voir). Ce fut le dernier championnat du monde gagné par Ferrari pour une période de 20 ans. Cette année là Lotus à essayé d'innover avec sa Lotus 80 sans ailerons: ce qui devait constituer une révolution technologique fut plutôt un véritable fiasco.
Gilles Villeneuve au volant de sa Ferrari en 1979 Gilles Villeneuve la Ferrari 312T3 le fameux duel Villeneuve-Arnoux Gilles victorieux à Montréal

Les pilotes qui retinrent l'attention lors de cette décennie furent Jochen Rindt, Jackie Ickx, Clay Regazzoni, Denny Hulme, Jack Brabham, Jackie Stewart, Chris Amon, Emerson Fittipaldi, Ronnie Peterson, François Cevert, Jo Siffert, Mario Andretti, Peter Revson, Carlos Reutemann, James Hunt, Jody Scheckter, Niki Lauda, Patrick Depailler, Gilles Villeneuve, Alan Jones et Jacques Laffite. Les meilleurs constructeurs furent Lotus, Ferrari, March, Brabham, McLaren, Tyrrell, BRM, Surtees, Hesketh, Ligier et Wolf.



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Les années 80

Message par Modena49 le Jeu 28 Fév - 0:20:37

Cette décennie a été particulièrement marquée par les progrès en aérodynamique qui ont commencé à la fin des années 70; en particulier par la technologie empruntée au programme spatial américain. Cette nouvelle technologie força les constructeurs à trouver de nouveaux matériaux beaucoup plus résistants à cause des exigences de l'aérodynamisme. De la monocoque rigide en aluminium on est passé au châssis en nid d'abeille en aluminium puis aux panneaux en nid d'abeille recouverts d'un matériau composite pour finalement aboutir à un châssis entièrement en composite.
châssis en nid d'abeille nouvel aérodynamisme

Une autre réalité fut de se procurer une soufflerie afin de pouvoir tester cette nouvelle technologie car une nouvelle philosophie s'est implantée en Formule 1: ce sont les moteurs qui devaient s'adapter au châssis et non plus l'inverse. Étant donné que la FISA (Fédération Internationale du Sport Automobile) interdit l'aérodynamique à effet de sol en 1982, les constructeurs ont dû mettre l'accent sur le développement des ailerons afin de compenser cette perte. Malheureusement, seulement les grandes écuries pouvaient se permettre ce luxe; à cause des coûts de plus en plus élevés dans le sport automobile, les petites écuries furent condamnées à disparaître tôt ou tard (une mention honorable est à attribuer à l'écurie Minardi qui est apparu au milieu de cette décennie et qui résiste encore et toujours aux coûts de développement de plus en plus élevés).

L'avancée technologique la plus spectaculaire fut tout de même la mise au point des moteurs turbocompressés introduits par Renault à la fin des années 70, mais qui ont vu leurs performances améliorées grâce entre autre au carburant pour fusées (à base de toluène et élaboré par les allemands pour la fusée V2 au cours de la guerre), et à la gestion électronique des systèmes. En fait, les moteurs passèrent de 500 à 1300 CV en seulement 5 années. Ces moteurs devinrent tellement puissants qu'on a dû les interdire graduellement jusqu'en 1989 car la sécurité et les coûts de production l'exigeaient. On assista donc au retour des moteurs atmosphériques (les V10 étant les plus performants) deux fois moins puissants mais réalisant tout de même des meilleurs chronos grâce à un meilleur temps de réponse et à une accélération plus progressive.
moteur turbocompressé Renault à moteur turbo


Une autre technologie importante fut celle de la suspension active qui était en fait gérée par l'électronique plutôt que par les lois de la physique. Mais elle fut au point seulement au début des années 90. Il ne faut pas oublier les progrès réalisés au niveau des pneumatiques grâce à de nouveaux composés et à l'arrivée des pneus radiaux qui remplacèrent les pneus à plis croisés traditionnels. De ce fait, cette technologie prendra de plus en plus d'importance au fil des années grâce à des fabricants comme Bridgestone, Goodyear, Michelin, Pirelli et Avon (et non, leurs pneus n'étaient pas faits de savon). Une autre invention qui aura des répercussions futures est celle des freins au carbone (il y eu même des boîtes de vitesse au carbone).

Le début des années 80 a vu la domination des moteurs Ford avec l'écurie Williams et les pilotes Alan Jones, Carlos Reutemann et le brésilien Nelson Piquet (Brabham - Ford). La nouvelle Ferrari 312T5 ne fut pas compétitive et Gilles Villeneuve ne récolta que 6 points en 1980.
Alan Jones et sa Williams en 1980 Alan Jones


En 1981, Nelson Piquet pris sa revanche sur Alan Jones en remportant le championnat du monde avec Brabham, une première depuis 1967. Cette saison fut surtout retenue par les disputes hors piste dont les journaux raffolaient. Ferrari s'est un peu repris avec son turbo V6, ce qui a permis à Gilles Villeneuve de remporter 2 victoires.
Nelson Piquet sur sa Brabham en 1981 Nelson Piquet


1982 fut une année étrange car même si Keke Rosberg ne remporta qu'une seule victoire, il enleva le championnat des pilotes avec seulement 44 points. Ce qui retint le plus l'attention cette année là fut bien sur le décès de Gilles Villeneuve à Zolder en Belgique lors des qualifications. Il y avait quelque chose dans l'air qui annonçait cette tragédie car la tension était extrême dans l'entourage de Ferrari; en plus des problèmes familiaux le touchant, il s'était sentit trahis par Ferrari lorsqu'il dû céder la première place à son coéquipier Didier Pironi au Grand Prix de San Marino; consigne exigée par l'écurie, alors qu'il aurait dû remporter cette course. Villeneuve fut profondément choqué par cette décision car il croyait encore à la stratégie de Ferrari qui favorisait un seul pilote; et il croyait que ce pilote était lui. En fait, ses chances de remporter le championnat du monde cette année là étaient très grandes et il le savait. Ce fut lors d'un accrochage avec le pneu arrière de la March de Jochen Mass qui fit faire plusieurs tonneaux à la Ferrari dû à une confusion entre les deux pilotes (Mass était réputé pour faire des manoeuvres nonchalantes). Lorsque la voiture s'est posée au sol, son siège fut éjecté et Villeneuve fut projeté contre une clôture provoquant des lésions importantes au cerveau. Les médecins ont conclus que les dégâts étaient trop importants pour espérer quoi que ce soit. On a donc dû débrancher les appareils qui le maintenait temporairement en vie. Ferrari ne prit pas part à la course lors de cette fin de semaine. Comble de malchance, au Grand Prix de Montréal son coéquipier Didier Pironi cala son moteur au départ alors qu'il avait la pôle position, ce qui provoqua la mort de Ricardo Paletti qui le heurta de plein fouet.

Rien de spécial ne s'est passé en 1983 à part le deuxième titre de Nelson Piquet et le retour du Grand Prix de Spa en Belgique (la piste passa de 14 à 7 km). 1984 vit les débuts de la domination McLaren avec Niki Lauda (champion) et le futur recordman Alain Prost. Lauda ne gagna que par 0.5 point; la plus petite marge de l'histoire de la Formule 1 (des demi point sont accordés quand une course se termine entre les 2 tours minimaux requis et 75% des tours complétés, dû à la mauvaise température ou tout autre facteur). La FIA prit l'une de ses plus mauvaises décisions cette année là en faisant disputer un des Grands Prix à Dallas sur une piste provisoire. Il fit tellement chaud que la piste se désagrégea sérieusement provoquant de nombreux accidents et Nigel Mansell s'est même évanoui en poussant sa voiture après un bris de boîte de vitesse alors qu'il menait la course. On ne revint plus jamais à Dallas. Fait rare, l'écurie Tyrrell s'est vu disqualifiée pour la saison 1984 pour tricherie: ils fixèrent des réservoirs d'eau à bord des voitures afin de varier leur poids.
Nelson Piquet dans sa Renault en 1983 Nigel Mansell s'évanouit à Dallas en 1984


Les deux saisons suivantes furent dominées par Alain Prost et McLaren mais la lutte fut chaude entre Prost, Mansell et Piquet pour le titre des pilotes en 1986 suite à la retraite de Lauda après la saison 1985. Il n'y eut que 3 maigres points de différence entre la première et la troisième place. Prost gagna son titre à la dernière course lorsque Mansell creva un pneu et lorsque Piquet fit un arrêt par précaution. 1986 marque l'apparition de l'écurie Benetton qui acheta Toleman, le retour du Grand Prix d'Espagne à Jerez et du premier Grand Prix dans les pays de l'est: l'Hungaroring de Budapest en Hongrie. 1986 fut tragique pour Elio de Angelis qui trouva la mort lors des essais au circuit Paul Ricard en France et pour Jacques Laffite qui se brisa les deux jambes sur le même circuit. Il dû prendre sa retraite après avoir égalé le record pour le nombre le plus élevé de Grands Prix disputés qui était de 176, détenu par Graham Hill.

1987 fut totalement dominé par Piquet et Mansell avec leur Williams -Honda même si Ayrton Senna s'est bien battu tout le long de la saison. Il fut bien récompensé l'année suivante en remportant le championnat devant son coéquipier Alain Prost; titre remporté par décompte des résultats (11 Grands Prix sur 16 furent retenus et Senna compila 8 victoires contre 7). Ce fut une année McLaren. Ferrari fit un bon retour cette année là en enlevant la troisième place au niveau des pilotes et la deuxième place au niveau des constructeurs.
Nelson Piquet champion 1987 Ayrton Senna en 1988 4 des plus grands: Senna, Prost, Mansell et Piquet


Prost à pu prendre sa revanche en 1989 devant Senna mais cette année là fut un combat acharné sur et hors piste entre les deux pilotes, chacun y allant de coups pas très sportif vis à vis de l'autre. Tout y était, accrochage, blocage, déclarations; ils se sont mis à se détester au point où Prost décida d'aller chez Ferrari l'année suivante au désespoir de McLaren. Leur rivalité s'est démontrée lors de la dernière course lorsque Senna a fait faire une sortie de piste à Prost en l'accrochant d'une façon peux conventionnelle. Prost dû abandonner et Senna finit premier mais fut disqualifié car des commissaires de piste l'on aidé à dégager sa voiture; ce qui n'était pas permis (aujourd'hui, il est permis de le faire si la voiture est directement dans la trajectoire de course et que cela représente un danger pour le pilote concerné ainsi que les autres pilotes qui pourraient le heurter).
accrochage entre Mansell et Senna en 1989 Senna et Prost au Japon, des regards qui en disent long


Les pilotes qui ont le plus marqué cette décennie sont Alan Jones, Nelson Piquet, Carlos Reutemann, Jacques Laffite, Didier Pironi, Keke Rosberg, Gilles Villeneuve, Alain Prost, John Watson, Niki Lauda, René Arnoux, Patrick Tambay, Elio de Angelis, Michele Alboreto, Nigel Mansell, Ayrton Senna, Stefan Johanson, Gerhard Berger, Thierry Boutsen et Riccardo Patrese. Les meilleurs constructeurs furent Williams. Ligier, Brabham, Renault, Lotus, McLaren, Ferrari, Benetton, Arrows et Tyrrell.



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Les années 90

Message par Modena49 le Jeu 28 Fév - 0:25:34

Le début des années 90 a surtout été consacré au perfectionnement de la technologie de la fin de la décennie précédente surtout à cause des modifications exigée par la FIA. Elle a vu aussi la domination passer de McLaren à Williams en 1992 avec Mansell en tête.
Senna sur McLaren Mansell sur Williams


Cette décennie fut tout de même celle de l'électronique, à tel point qu'à un moment donné, le pilote n'agissait presque plus sur la voiture; il gardait l'accélération à fond et la voiture s'ajustait d'elle-même. La télémétrie (paramètres enregistrés par ordinateur) devenait de plus en plus complexe et les périodes de débriefing interminables. Les pilotes avaient la possibilité de monter automatiquement les vitesses et l'embrayage leur permettant de maintenir le moteur à un niveau de Rpm convenable, à l'aide d'un bouton placé sur le volant (toutes les commandes furent placées sur le volant à partir de 1997). On a même réussi à faire en sorte que lorsqu'une roue arrière perdait de l'adhérence, de couper un ou plusieurs cylindres afin de rétablir la traction et cela si rapidement que le pilote ne s'en rendait pas compte; on appela cela l'anti-patinage qui fut interdit en 1994 tout comme la suspension active et les freins ABS parce que la Formule 1 se dirigeait vers un sport de salon car les pilotes avaient de moins en moins d'incidence sur les résultats d'une course (le ratio de la contribution voiture/pilote normal est d'environ 90%/10%). Les pressions exercées par les réseaux télévisés qui voulaient avoir plus d'action et par les écuries plus pauvres qui ne pouvaient plus suivre, ont eu raison de cette nouvelle technologie (on a même déclaré que sans les restrictions on aurait pu créer des voitures sans pilote). Cependant, l'anti-patinage a été réintroduit au Grand Prix de Barcelone 2001.

Une autre innovation fut celle de l'hydraulique qui permet entre autre des changements de vitesse plus rapides tout en remplaçant d'autres pièces, mais expliquer en détail cette technique serait peu compréhensible pour le commun des mortels.
les ingénieurs s'affairent l'hydraulique


Les voitures des années 90 sont tellement devenues complexes et performantes que malgré les divers règlements limitatifs (obliger les boîtes de vitesse semi-automatiques commandé par le pilote, le retour des moteurs 3 litres, les planchers à niveau, le rétrécissement de voie et de carrosserie et les pneus à rainures réduisant la surface d'adhérence), les performances vont en s'améliorant. On n'a qu'à penser à la première course de 2001 en Australie où le record de piste fut abaissé de 3,6 secondes par rapport à l'année précédente malgré le nouveau règlement forçant les écuries à relever l'aileron avant à 15 cm afin de réduire l'effet aérodynamique. Nous sommes dans une ère d'espionnage industriel car contrairement aux décennies précédentes où toutes les nouvelles innovations étaient visibles à vue, les trouvailles modernes sont pour la plupart invisibles; et celles qui sont visibles sont maintenant cachées par soit un drap, un coussin ou un moule (on cache même les pneus et les ailerons jusqu'au départ).
les ailerons ont beaucoup progressés on tente le plus possible de cacher ses secrets pneu à rainures


1990 est née dans la controverse suite à l'histoire Senna - Prost au Japon la saison précédente. Senna a même accusé le président de la FISA Jean-Marie Balestre, d'avoir favorisé Prost après l'avoir disqualifié. Cette déclaration a faillit le faire suspendre pour la saison mais le président est revenu sur sa décision quelques jours avant le début de la saison. Heureusement pour Senna car il a enlevé le championnat devant Prost. La fin de la saison s'est terminée comme la précédente au Japon, avec un accrochage entre Senna et Prost au premier virage les faisant abandonner tous les deux et donnant du même coup la palme à Senna. Le conflit repris de plus belle.
Ayrton Senna

Senna gagna à nouveau le titre en 1991 mais cette fois devant Mansell; Prost fut relégué au cinquième rang. Cette année vit l'apparition du futur grand pilote Michael Schumacher avec Jordan en Belgique, mais il passa directement à Benetton la course suivante. Malgré une voiture peu performante, il pu tout de même démontrer son talent. La saison se termina par une déclaration incendiaire de Senna vis à vis le président sortant Jean-Marie Balestre, l'accusant à nouveau de l'avoir fait perdre le championnat de 1989. C'est lors de la saison 1991 que le système de points passa de la formule 9-6-4-3-2-1 à la formule plus récente 10-6-4-3-2-1 pour encore mettre plus d'emphase sur une victoire (jusqu'en 2002).
Senna contre Mansell au Japon Schumcher au volant de sa Jordan


1992 fut l'année Nigel Mansell et Williams. Il domina totalement la saison avec 9 victoires et 164 points (près du triple de la deuxième place). Il fut en fait assuré du championnat après seulement le onzième Grand Prix. Il pu se retirer avec les grands honneurs en annonçant sa retraite pour une seconde fois. Il fit une courte carrière en Indy Car. 1992 a également vu la première victoire de Michael Schumacher en Belgique.
Mansell dans sa Williams en Belgique Nigel Mansell


Après une année d'absence, Alain Prost revient en force avec Williams en remportant le titre des pilotes 1993 devant son rival de toujours, Ayrton Senna. Cette année fut plus calme entre les deux pilotes mais Senna fut à nouveau réprimandé au Grand Prix du Japon après avoir cherché la bagarre à Eddy Irvine. Cela ne l'empêcha pas de démontrer son talent sous la pluie au Grand Prix d'Europe à Donington en terminant premier et avec un tour d'avance sur Alain Prost malgré le fait que Williams avait une meilleure voiture que McLaren. 1993 a également vu arriver un autre futur champion du nom de Mika Häkkinen en remplacement de Michael Andretti chez McLaren (qui connaît encore une belle carrière en Indy car). La saison s'est terminée avec la retraite d'Alain Prost avec non moins de 51 victoires en carrière et 4 titres mondiaux; un de moins que Juan Manuel Fangio. La saison suivante Senna passa à l'écurie Williams.
Alain Prost sur Williams

1994 fut une année tragique et controversée. Elle fut frappée par la mort d'Ayrton Senna et de Roland Ratzenberger à San Marino la même fin de semaine. Ce cauchemar débuta avec l'accident de Rubens Barrichello lors des essais du vendredi alors qu'il fit littéralement un vol plané avec sa Jordan. Il s'en sortit miraculeusement. Ce ne fut pas le cas de Ratzenberger le lendemain lorsqu'il heurta un mur à 320 km/h. Il n'eut aucune chance. Le Grand Prix débuta le lendemain dans une ambiance étrange; on sentait qu'il allait se passer quelque chose mais personne ne se doutait de ce qui allait suivre. Senna menait la course au deuxième tour lorsqu'il amorça la courbe rapide de Tamburello devant Michael Schumacher. Il perdit le contrôle à cause d'un bris de suspension soudain, percuta le mur et fut frappé à la tête par sa roue avant qui s'était détachée. La mort fut immédiate. Même s'il avait un comportement controversé, la Formule 1 perdit l'un de ses meilleurs pilote dans toute son histoire. Le Grand Prix suivant à Monaco faillit faire une autre victime en Karl Wendlinger qui eut un accident à la sortie du tunnel lors des qualifications; il resta dans le coma durant un mois.
Barrichello l'a échapé belle Senna, une très grande perte


Cette série d'accidents à fait réfléchir les pilotes plus que jamais car ils ont exigé que le circuit de Barcelone en Espagne soit modifié en y ajoutant des chicanes temporaires afin de ralentir les voitures; ce qui fut fait. Cette tragédie a fait réfléchir aussi la FIA qui exigea aux constructeurs de fabriquer des monocoques beaucoup plus résistantes et sécuritaires. On se doit de constater que le message a bien passé car depuis cette année là, il n'y a pas eu de décès de pilotes en Formule 1 même si les accidents spectaculaires ont été fréquents (on n'a qu'a penser au carambolage au Grand Prix de Belgique en 1998 et aux accidents de Villeneuve et Zonta sur BAR l'année suivante au même endroit). La Formule 1 connut une petite crise de popularité par la suite et vis à vis cette inquiétude, on demanda à Nigel Mansell de faire un retour pour le reste de la saison; ce qu'il fit.
carambolage en Belgique en 1998

Le reste de la saison fut la controverse entourant Michael Schumacher qui doubla deux fois Damon Hill lors du tour de chauffe (ce qui est strictement interdit), et il fut suspendu pour deux courses car en plus il a ignoré le drapeau noir qui lui a été attribué. Le Grand Prix de Hockenheim fut marqué par l'incendie spectaculaire de la Benetton de Jos Verstappen lors d'un arrêt au puits, qui s'en tira miraculeusement avec des brûlures mineures. La controverse se poursuivit au dernier Grand Prix lorsque Schumacher perdit le contrôle et sachant bien qu'ayant trop endommagé sa voiture il tamponna la voiture de Hill qui suivait (volontairement selon certains) qui fut trop endommagée à son tour pour terminer la course. Schumacher gagna donc le championnat des pilotes par un seul point et Benetton son premier titre.
la voiture de Verstappen prend feu Schumacher perd le contrôle Schumacher tamponne Hill


Schumacher récidiva en 1995 de façon spectaculaire en remportant 9 victoires et cette fois ci, sans controverse. Le Grand Prix du Canada fut mémorable pour les nostalgiques de Gilles Villeneuve en voyant Jean Alesi remporter la victoire sur la Ferrari numéro 27; sa seule et unique en carrière (il lui a fallu 91 Grands Prix pour y arriver).
Schumacher et Hill en Belgique Alesi vainqueur à Montréal


Schumacher ayant passé à Ferrari; et Benetton ayant une voiture décevante, cela s'annonçait bien pour Damon Hill en 1996 mais un nouveau venu du nom de Jacques Villeneuve, champion en Indy car, a failli tout bousiller. En effet, n'eut été un bris mécanique (fuite d'huile) Villeneuve aurait remporté son premier Grand Prix à vie en Australie mais il a dû céder la première place à Hill sinon sa voiture n'aurait pas terminé la course. Ce fut un duel Williams tout le long de la saison remporté par Hill; une première dans la famille depuis son père Graham Hill.
Schumacher et Villeneuve

1997 s'annonçait bien pour Villeneuve et Williams suite au départ de Hill pour Jordan mais Schumacher et Ferrari surprirent tout le monde et la lutte pour le championnat se fit jusqu'à la dernière course de la saison. Ce fut une fin excitante car Villeneuve reçut une sanction au Grand Prix du Japon pour avoir ignoré un drapeau jaune lors des qualifications. Williams fit appel. Villeneuve prit part à la course et finit cinquième tandis que Schumacher remporta la victoire; mais Williams dû abandonner les 2 points récoltés car l'appel lancé risquait de suspendre Villeneuve pour la dernière course de la saison. Schumacher se présenta à Jerez avec un point d'avance. Il se produisit quelque chose de particulier lors des qualifications: Villeneuve, son coéquipier Frentzen et Schumacher on fait le même chrono au millième de seconde près (1 minute 21 secondes et 72 millièmes). Étant donné que Villeneuve à réalisé le chrono en premier, il prit la pôle position devant Schumacher et Frentzen. Schumacher prit la tête mais Villeneuve revenant en force, il était évident pour Schumacher que ce n'était qu'une question de temps avant que Villeneuve ne le double. Il prit donc la décision de tamponner Villeneuve mais se sortit lui-même de la course; un geste qui rappela celui qu'il avait fait à Damon Hill 3 ans plus tôt. Mais cette fois la FIA décida de le sanctionner en le disqualifiant pour la saison (aucun point) au lieu de le suspendre pour les deux premières courses de 1998. Villeneuve n'avait qu'à terminer cinquième pour s'assurer du championnat. Sa voiture fut endommagée lors de ce contact avec Schumacher car il dû laisser passer Häkkinen et Coulthard lors du dernier tour pour finalement terminer troisième et célébrer son titre.
Schumacher tamponne Villeneuve Villeneuve célèbre sa victoire


McLaren en a surpris plus d'un en 1998 en s'adaptant le mieux aux changements exigés par la FIA qui consistait à réduire la largeur de la voiture. Häkkinen a tellement dominé la première moitié de saison que lorsque Schumacher est revenu en force, il était trop peu trop tard. Deux accidents spectaculaires ont retenu l'attention lors de cette année: à Montréal lorsque Alexander Wurz fit une longue glissade la voiture à l'envers et à Spa en Belgique avec le plus spectaculaire carambolage jamais vu détruisant 13 voitures alors que Coulthard dérapa en milieu de piste provoquant un effet boule de quille lors d'une pluie diluvienne. Lors de la même course Schumacher à eu la peur de sa vie lorsqu'il a frappé l'arrière de la voiture de ce même Coulthard et qu'il a vu sa roue passer près de sa tête. Il a voulu s'en prendre physiquement à Coulthard par la suite probablement parce que cet accrochage lui a rappelé l'incident de Senna.
Alexander Wurz s'est retrouvé dans une drôle de position Mika Hakkinen, champion

1999 fut une saison difficile pour Häkkinen et McLaren même s'ils ont enlevé les honneurs malgré les mauvaises stratégies, les erreurs de pilotage et la malchance. Bien que la double fracture à la jambe qu'ait subit Schumacher le mettant hors de la course au championnat, Häkkinen a dû se battre jusqu'à la fin contre Irvine, surtout lorsque Schumacher est revenu en fin de saison prêter main forte à son coéquipier. En fait, la victoire devait tellement être évidente que ces problèmes ont mis beaucoup de pression sur les épaules du champion; et il a même craqué à Monza en s'effondrant en larmes en retrait de la piste après s'être lui-même sorti de la course, affirmons-le, comme un amateur l'aurait fait. Ce fut également l'année où Villeneuve passa à la nouvelle écurie BAR qui fit des promesses en l'air car ils ont connu une véritable saison de misères.
Hakkinen au volant de sa flèche d'argent Hakkinen ne peux retenir ses larmes à Monza Schumacher se brise la jambe à Silverstone Jacques Villeneuve chez BAR


L'année 2000 terminait le deuxième millénaire et célébrait le cinquantième anniversaire de la Formule 1. Schumacher était affamé suite à son accident de l'année d'avant et il connut un très bon début de saison lui permettant d'enlever son troisième titre à vie devant Häkkinen. Ce fut une saison enlevante tout de même qui se décida à l'avant dernière course. Il y eu deux moments particulièrement émouvants: lorsque Barrichello eut sa première victoire à Hockenheim (ce fut une victoire digne d'un grand pilote) car il était le premier brésilien à gagner une course depuis Ayrton Senna; et lorsque Schumacher rejoignit ce même Senna au tableau des victoires avec 41 à Monza; où on l'a vu s'effondrer en larmes lors de l'entrevue d'après course. Ceci prouve que les pilotes sont humains.
Barrichello est très ému après sa seule victoire

Troisième titre pour Schumacher



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Je n'ai jamais rêvé de l'être.
Je reste un artisan provincial.

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L'année 2000

Message par Modena49 le Jeu 28 Fév - 0:37:49

Les pilotes ayant le plus marqué cette fin de siècle furent Ayrton Senna, Alain Prost, Nelson Piquet, Gerhard Berger, Nigel Mansell, Ricardo Patrese, Michael Schumacher, Mika Häkkinen, Damon Hill, David Coulthard, Johnny Herbert, Jean Alesi, Heinz-Harald Frentzen, Jacques Villeneuve, Eddy Irvine, Rubens Barrichello et Ralf Schumacher. Les meilleurs constructeurs furent McLaren, Ferrari, Williams, Benetton, Tyrrell, Jordan, Lotus, Ligier, Stewart et BAR.

Que nous réserve l'avenir ?
On ne sais pas trop à quoi l'avenir de la Formule 1 ressemblera car de toute évidence, les ingénieurs réussissent toujours à contrer les tentatives faites par la FIA de ralentir les voitures et cela depuis toujours mais on peut dire que pour la sécurité des pilotes, c'est mission accomplie mais les malchances existeront toujours; on n'a qu'a penser à la mort du pompier à Monza en 2000 où l'on a vu la roue de Frentzen prendre une étrange trajectoire pour finalement le heurter; et au décès du commissaire de piste en Australie quand Villeneuve a eu peur pour sa vie lorsqu'il est partit en volant et que sa roue à trouvé une mince ouverture dans la clôture où se situait ce commissaire.

La réflexion qu'il y aurait à faire serait peut être: faut-il laisser l'électronique et la technologie prendre le dessus sur la qualité du pilotage ou l'inverse. Moi je serais pour la deuxième option tout comme certains pilotes dont Jacques Villeneuve car je crois que c'est avant tout la raison d'être de la course automobile de donner le meilleur spectacle possible avec des pilotes et non des voitures comme vedettes; et en plus pour favoriser les constructeurs moins fortuné afin de créer une certaine parité dans la lutte au championnat; ce qui augmenterait l'intérêt pour ce sport.

L'année 2001 fut l'année Michael Schumacher. En plus de dominer complètement la saison au niveau des points, il a brisé 2 records importants: le nombre de victoires (53) et le nombre de points (801). Il ne lui manque plus que les championnats (5) et les pôles positions (65).



Michael saute de joie


Un quatrième championnat pour Schumi


Schumi champion du monde


Schumacher et son épouse


La Ferrari, trop forte cette année


La grande déception fut sans nul doute la performance de Mika Häkkinen et de McLaren en général car même si David Coulthard s'en est bien sortit en terminant au second rang, sans Mika Häkkinen pour lui mettre de la pression, Michael Schumacher n'a jamais été inquiété au premier rang du championnat du monde des pilotes.



David Coulthard


Mika Hakkinen


L'écurie McLaren


Ferrari fut devant McLaren toute la saison


La plus grande surprise fut l'arrivée de Williams chez les meilleurs constructeurs car rien n'indiquait une telle progression au début de la saison, mais malheureusement pour Williams, cette amélioration est survenue un peu trop tard. L'autre grande surprise fut celle de Sauber qui a terminé au quatrième rang chez les constructeurs (donc la meilleure des autres écuries). On attendait beaucoup plus Jordan, BAR ou Benetton à cette position.



Juan Pablo Montoya


Ralph félicité par son frère après une victoire


Un premier podium pour Heidfeld


Une bonne saison pour Sauber


Jordan a eu une saison plutôt moyenne, celle de BAR promettait mais elle fut plutôt en dent de scie malgré les deux podiums de Jacques Villeneuve (une première pour BAR) et celle de Benetton a plutôt mal débuté mais les progrès de Renault ont été remarqués à la fin de la saison. Ainsi, on peut prévoir le retour de cette écurie au niveau des grands d'ici une année ou deux.



Jordan à Montréal


BAR à Monaco


Villeneuve, une autre saison de misère


Un premier podium pour BAR


Jordan et BAR loin derrière


Jaguar à connu une maigre progression et ne semble pas vouloir se démarquer des plus faibles malgré un bon budget. Arrows et Prost ont connu une saison à leur image et Minardi tente toujours de survivre même si c'est encore la seule écurie qui n'a pas récolté de point cette année.



Une saison d'enfer pour Prost


L'écurie Minardi toujours vivante


Minardi seule dans son petit monde


La fin de la saison a été obscurcie par les événements du 11 septembre à New York à tel point qu'on a même pensé annuler le Grand prix de Monza et les deux derniers car le championnat des pilotes et des constructeurs était déjà décidé. Ferrari a posé un beau geste en n'affichant aucune publicité sur ses voitures et sur ses uniformes tout en arborant un museau noir pour signifier le deuil. Les italiens ont même reporté les festivités prévues pour les deux championnats remportés par Ferrari.



Ferrari arbore le museau noir


Pas de publicité sur les voitures Ferrari


Une vielle Ferrari


Faute de festivité on s'amuse


Les faits marquants ont été les records de Michael Schumacher, le retour de l'anti-patinage, le retour de Michelin avec de belles performances, les premières victoires de Ralf Schumacher et de Juan Pablo Montoya, l'abandon de Mika Häkkinen au dernier tour du Grand prix d'Espagne alors qu'il était premier, le départ de ce même Mika Häkkinen (ce devait être pour une saison mais son départ fut définitif) et de Jean Alesi après 201 Grand prix disputés et l'accident spectaculaire de Luciano Burti en Belgique qui fut ensevelit sous des dizaines de pneus et que l'on croyait mort pendant plusieurs minutes.



Une première victoire pour Montoya


Une première victoire pour Ralph


Le moteur de Hakkinen rend l'âme au dernier tour


L'adieu de Jean Alesi


La voiture de Burti après son accident en Belgique


L'année 2002 semble vouloir promettre car il devrait y avoir une bonne lutte entre Ferrari, Williams et espérons-le McLaren. Benetton et Sauber pourraient brouiller les cartes, mais les autres écuries ne semblent pas vouloir progresser rapidement. Soulignons l'arrivée de l'écurie Toyota qui sera la seule avec Ferrari à produire son châssis et son moteur mais normalement une première année en Formule un est toujours difficile malgré un bon budget (on n'a qu'à penser à BAR). Espérons que Toyota contredira la tradition.

2002 fut totalement dominée par Ferrari et Michael Schumacher à tel point que l'écurie la plus proche, Williams, a terminé avec 129 points derrière. De mémoire d'homme, je n'ai jamais vu une si nette domination à tous les points de vue, car en plus d'être très performante, la Ferrari 2002 est très fiable.

Schumacher gagne à Melbourne


Ralph Schumacher gagne à Sepang


Schumacher gagne au Brésil


Schumacher gagne à Imola


Schumacher gagne à Barcelone


La domination Schumacher s'est poursuivie car il s'est assuré le championnat dès le Grand prix de France qui était la onzième course. En plus de ramasser 142 points, il à éclipsé le record de victoires en en remportant 11, tout en réalisant 17 podiums sur 17 et en remportant un cinquième titre des pilotes.


Barrichello à connu une bien meilleure saison en terminant deuxième au classement général avec 4 victoires et en permettant à Ferrari de réaliser 9 doublés dont 5 consécutifs. On peut dire qu'il a bien respecté son contrat et les attentes de Ferrari.



Schumacher gagne de façon controversée en Autriche


Coulthard gagne à Monaco


Schumacher gagne à Montréal


Barrichello gagne le Grand prix d'Europe


La grande déception de l'année fut en même temps cette domination de Ferrari car on peut dire que l'on a eu une saison assez ennuyeuse et en plus il a fallut qu'ils trichent en Autriche en ordonnant à Barrichello de laisser gagner Schumacher lors du dernier virage. Ce geste eut des conséquences beaucoup plus graves qu'ils s'y attendaient car il attira les huées et les tollés de tous les journalistes et des amateurs de F1, y compris les tifosis. En fait, ce geste fut si désastreux que la popularité de la Formule 1 a tombé de façon inquiétante car les amateurs se sont rendus compte que Ferrari se croyait tout permis et cela les a choqué avec raison, et je suis l'un d'entre eux. J'espère que cela ne se reproduira plus jamais car ce geste va à l'encontre de l'esprit sportif en F1.


Il a donc fallut que la FIA mette se culottes et agisse en pénalisant Ferrari (de façon très timide selon moi) et elle songe même a instaurer un système de handicap pour les écuries les plus performantes afin d'égaliser le plus possible les chances de gagner pour les autres. C'est un point très délicat et discutable mais s'il faut agir de la sorte afin de rendre la F1 plus excitante et ainsi attirer à nouveau les amateurs perdus, Je suis d'accord pour ce genre de système mais seulement de façon temporaire, jusqu'à ce qu'un certain équilibre entre les écuries soit atteint. Ce n'est pas que les autres constructeurs n'ont pas évolués, au contraire, les records de piste en font foi, mais une seule s'est démarquée des autres.

Schumacher gagne à Silverstone


Schumacher s'assure le titre à Magny-cours


Schumacher gagne chez lui à Hockenheim


La saison 2002 fut difficile pour certaines écuries dont Arrows qui n'a pas participé aux dernières courses faute de budget, Jaguar qui a continué à connaître des ennuis malgré une fin de saison promettante, il en va de même pour Renault, BAR et Jordan. Sauber n'a pas connu une aussi bonne saison que l'an dernier mais elle ne fut pas mauvaise, Minardi a récolté 2 points très touchants et McLaren montre à nouveau de bons signes. Il faut accorder une bon prix à Toyota qui a connu une bonne première saison. Il faut dire qu'ils sont arrivés en F1 bien préparés.



Barrichello gagne en Hongrie


Schumacher gagne en Belgique


Barrichello gagne à Monza


Les tifosis sont en délire


Un autre point important pour l'année 2002 est l'influence de plus en plus grande des pneumatiques. Les fabricants de pneus trouvent constamment de nouvelles gommes qui s'adaptent aux pistes, aux températures, aux voitures et même aux pilotes. Les pneumatiques font maintenant partie des éléments dominants d'une monoplace.



Finalement une bonne prestation pour Irvine et Jaguar


Barrichello gagne à Indianapolis


Schumacher gagne à Suzuka


Ferrari, toute une équipe


La voiture de l'année


Une seule chose reste à souhaiter, c'est que 2003 sera une saison plus enlevante et qu'elle donnera lieu à des duels entre les meilleurs pilotes, chose que l'on ne voit pas assez souvent en Formule 1, malgré d'importants changements à plusieurs circuit dont principalement celui d'Hockenheim qui n'est plus un circuit aussi rapide.

Officiellement depuis le 16 janvier 2003, la FIA a finalement décidé d'abolir la télémétrie active (bidirectionnelle) et la transmission automatique; de même que toute consigne d'équipe favorisant un pilote en particulier. Voilà de bonnes nouvelles pour les petites écuries et les vrais amateurs de F1 qui pourront voir à nouveau une plus grande compétition entre les meilleures équipes et la valeur accrue pour la qualité du pilotage. Espérons que Ferrari n'essayera pas trop de tricher, mais il ne faut pas trop en demander; toutefois on constate que la FIA est sur la bonne voie pour regagner les amateurs perdus et pourquoi pas en gagner d'autres !

Finalement une année intéressante, et cela, en grande partie aux nouveaux règlements de la FIA vis à vis de la télémétrie bidirectionnelle et des consignes d'équipe, mais surtout pour la nouvelle formule de qualification qui consiste à ne faire qu'un tour rapide l'un après l'autre, selon un ordre établi la veille lors de la pré qualification. Les pilotes étant seuls sur la piste, ne se gênent pas les uns les autres et on peut ainsi voir la vrai qualité de pilotage de chacun. Bien sûr, cette formule a souvent occasionné des revirements mais cela est valide pour tout le monde, et je dois même dire que c'était plus intéressant car il était très difficile de deviner qui serait en pôle et ainsi de suite, ce qui n'était pas le cas lors des dernières années. Le système de pointage est passé du format 10-6-4-3-2-1 au nouveau format 10-8-6-5-4-3-2-1, pour ainsi donner plus de chance aux équipes plus faibles de faire des points, et de permettre un classement plus serré au championnat.


Coulthard gagne le Grand Prix d'Australie Podium du Grand Prix d'Australie Raikkonen gagne le Grand Prix de Malaisie Podium du Grand Prix de Malaisie Beaucoup de sorties de piste lors du Grand Prix du Brésil L'accident d'Alonso mettait un terme à la course
Le Grand Prix du Brésil fut arrêté à cause du trop grand nombre de débris sur la piste Podium temporaire pour le le Grand Prix du Brésil, Alonso s'étant rendu à l'hôpital Fisichella saute son moteur en rentrant aux puits alors que la course fut stoppée Fisichella célèbre sa première victoire en Formule 1 M.Schumacher gagne le Grand Prix de Saint-Marin Podium du Grand Prix de Saint-Marin

Une autre chose intéressante fut de voir les autres grandes écuries rejoindre Ferrari au niveau technique. La Ferrari 2003 a évolué par rapport à la 2002 mais n'a pas outrageusement dominé les autres, ce qui a donné une course au championnat enlevant jusqu'à la fin. On s'attendait à ce que la McLaren soit la principale rivale de la Ferrari mais à cause du retard constant de la sortie de la nouvelle McLaren, c'est Williams qui en a profité pour terminer deuxième. En fait, la nouvelle McLaren ne fut que l'évolution constante de celle de l'année dernière.
M.Schumacher gagne le Grand Prix d'Espagne Podium du Grand Prix d'Espagne M.Schumacher gagne le Grand Prix d'Autriche Podium du Grand Prix d'Autriche Montoya gagne le Grand Prix de Monaco Podium du Grand Prix de Monaco

Les performances de Williams n'ont pas vraiment surpris. On connaissait tous la capacité de cette voiture, surtout grâce à son moteur BMW puissant. Le problème se situait au niveau des réglages par rapport au châssis. Lorsque l'équipe Williams a su trouver la bonne formule, les résultats n'ont pas tardés à se faire sentir. N'eut été d'un cafouillage de dernière minute, Williams et Montoya auraient pu enlever les deux titres. Il faut ajouter que Michael Schumacher a connu l'enfer lors de la dernière course alors qu'il était presque impossible à lui et à son équipe, de perdre le titre des pilotes. Mais, avouons-le, Schumacher et Ferrari méritaient ces deux titres. peu importe ce qu'en disent les dénigreurs.
M.Schumacher gagne le Grand Prix du Canada Podium du Grand Prix du Canada R.Schumacher gagne le Grand Prix d'Europe Podium du Grand Prix d'Europe R.Schumacher gagne le Grand Prix de France Podium du Grand Prix de France

Contre toute attente, ce fut McLaren et Raikkonen qui ont mieux fait dans l'ensemble, malgré une voiture en manque d'évolution. Mais la grande surprise fut l'arrivée de Renault parmi les meilleures écuries. Lors des dernières années, il n'y avait que deux écuries à la fois qui se disputaient le championnat : Ferrari - McLaren, Ferrari - Williams. Mais maintenant il y en a quatre. Si l'évolution de Renault progresse dans le bon sens, la ou les saisons suivantes seront les plus enlevantes jamais vues depuis très longtemps.
Barrichello gagne le Grand Prix de Grande-Bretagne Podium du Grand Prix de Grande-Bretagne Accident spectaculaire de Raikkonen lors du Grand Prix d'Allemagne Montoya gagne le Grand Prix d'Allemagne Podium du Grand Prix d'Allemagne

Je ne passerai pas sous silence la progression des autres écuries comme BAR qui a connu une bonne fin de saison en terminant au cinquième rang, Toyota qui s'en va dans le bon sens et cela seulement après deux années de participation, et Jaguar qui s'est trouvé un pilote admirable en Mark Webber qui a fait bien paraître toute l'équipe. Sauber à connu un peu de difficultés sauf pour un podium en fin d'année et une nouvelle soufflerie qui l'aidera à mieux progresser. Malheureusement pour les deux dernières, Minardi est demeuré dans la cave du classement mais cela était attendu, et Jordan a connu une saison d'enfer sauf pour une victoire au Brésil dans des circonstances très chanceuses, alors que la course à été interrompue à cause de la pluie constante et des débris sur la piste, pendant que Fisichella franchissait la ligne d'arrivée et sautait son moteur au même moment. Juste auparavant, Raikkonen qui menait le Grand Prix, s'était arrêté aux puits pour son arrêt de routine.
Alonso gagne le Grand Prix de Hongrie Alonso devient le plus jeune pilote à gagner un Grand Prix de Formule 1 Podium du Grand Prix de Hongrie M.Schumacher gagne le Grand Prix d'Italie Podium du Grand Prix d'Italie

Deux choses ont terni un peu cette belle saison. D'abord, la saga entourant le Grand Prix du Canada 2004 qui démontre que l'argent est plus important que la passion pour certaines personnes, et l'autre saga, celle de Jacques Villeneuve, qui mérite une fin de carrière beaucoup plus digne que celle-là. Au moment de la rédaction de cette page, il n'a pas de volant pour 2004 mais il faut garder espoir. Pour ce qui est du Grand Prix du Canada, il sera probablement sauvé mais attendons. Personnellement, je pense que s'il y a un Grand Prix de trop, c'est celui d'Imola qui attire de moins en moins de partisans, et qui est en plus le deuxième Grand Prix d'Italie. Car il ne faut pas se leurrer, il y'en deux en Italie et en Allemagne même si on essai de camoufler cela sous une autre appellation.

L'Amérique toute entière a besoin d'un coup de pouce pour voir la Formule 1 prendre sa place et devenir plus populaire, et ce n'est pas en enlevant un ou des Grands Prix sur ce continent que l'on y arrivera.
M.Schumacher gagne le Grand Prix des États-Unis Bonne prestation de Frentzen lors du Grand Prix des États-Unis Un podium pour Frentzen et Sauber lors du Grand Prix des États-Unis Podium du Grand Prix des États-Unis

Toutefois, la saison 2003 a été très intéressante et très enlevante (8 gagnants différents sur 16 Grands Prix), et je suis persuadé que les partisans qui ont décrochés l'an dernier à cause du phénomène Ferrari, sont revenus pour la plupart et que les prochaines années peuvent être vues sous un angle positif et prometteur.

L'année 2004 est un peu le reflet de celle de 2002 avec une domination totale de Ferrari. L'écurie italienne a enregistrée un record de points avec un total de 262, comprenant 15 victoires sur 18, ne laissant que des miettes à McLaren, Renault et Williams avec 1 victoire seulement pour chacune d'entre-elles.

Pourtant, tout semblait indiquer que Williams avec son museau révolutionnaire, la progression de Renault et la forme très avant-gardiste de la nouvelle McLaren, ferait en sorte qu'une lutte beaucoup plus serrée se produirait pour le championnat du monde; mais encore une fois, Ferrari a déjouée tous les experts en nous présentant une voiture très performante et très fiable.


Grand Prix d'Australie 2004 Grand Prix de Malaisie 2004 Grand Prix de Bahreïn 2004 Grand Prix de Saint-Marin 2004
La BAR 2004 La Ferrari 2004 La Williams 2004 avec son museau spécial La McLaren 2004

La seule différence avec l'année 2002 est que chaque victoire de Ferrari ne semblait pas aussi fulgurante par rapport aux autres écuries, nous donnant l'impression presque à chaque course que tout n'était pas nécessairement dans la poche pour la Scuderia.

La grande vedette de la saison est bien sûr Michael Schumacher avec ses 13 victoires dont 7 consécutives. Il aurait pu en remporter 13 d'affilée s'il n'avait pas commit une erreur étrange à Monaco. Ferrari et Schumacher nous ont encore une fois démontrés qu'ils étaient encore les meilleurs à s'adapter aux règlements constamment en changement de la FIA. Barrichello a fait mention honorable avec 2 victoires et sa deuxième place au Championnat du monde des pilotes.

La grande surprise de l'année est sans équivoque l'arrivée en force de BAR qui n'allait nulle part depuis sa création en 1999, mais qui a surpris tout le monde en enlevant la deuxième place du Championnat des constructeurs; éclipsant Williams, McLaren et Renault. Avec un excellent pilote comme Button et un autre prometteur en Sato, BAR a presque tout fait sauf remporter une victoire. Ses succès sont dues à un châssis beaucoup plus performant et a un moteur plus puissant et plus fiable.


Grand Prix d'Espagne 2004 Grand Prix de Monaco 2004 Résultat de l'une des très rare erreur de M.Schumacher à Monaco Grand Prix d'Europe 2004
La Jaguar 2004 La Jordan 2004 La Minardi 2004 La Renault 2004

D'un autre côté, Williams a beaucoup déçu avec sa quatrième place au Championnat des constructeurs. La forme particulière de son aileron avant avait donné de bon résultats en soufflerie mais ce fut différent en situation de Grand Prix. Ce concept avait déjà été étudié par Ferrari mais il fut rejeté. Avec un museau conventionnel à la fin de la saison, Williams a connu plus de succès et a remporté sa seule victoire.

McLaren a connu un début de saison très difficile mais personne ne fut réellement surpris. Ce qui étonna tout le monde c'est lorsque l'écurie a annoncé en milieu de saison qu'elle terminera en force avec probablement une victoire. Les sceptiques ont été confondus car cela s'est avéré vrai, mais l'équipe termina tout de même au cinquième rang après Williams, à cause de son très lent début de saison.

Renault fut la seule écurie en début de saison qui nous démontra les résultats qui étaient attendus. L'écurie française est demeurée au deuxième rang du Championnat des constructeurs jusqu'au Grand Prix d'Italie, vers la fin de saison. Tout allait bien pour Renault jusqu'au Grand Prix du Canada où l'équipe s'est mise a connaître des problème chroniques, particulièrement au niveau de la suspension. Le départ de Trulli et l'arrivée de Villeneuve pour les trois derniers Grands Prix n'ont pas donnés les résultats escomptés. Ce fut peut-être un mauvais pari de prendre un pilote inactif depuis 1 an qui ne connaissait pas la voiture, malgré un talent indéniable.


Grand Prix du Canada 2004 Grand Prix des États-Unis 2004 Ralph Schumacher subit une commotion cérébrale à Indianapolis Grand Prix de France 2004
La Sauber 2004 La Toyota 2004 Williams revient avec un museau conventionel en fin de saison Schumacher et Barrichello terminent premier et deuxième au Championnat

Il y a eu beaucoup de controverse entourant Sauber à cause d'un modèle qui ressemblait à s'y méprendre à la Ferrari de 2003 (Est-ce encore une nouvelle tactique de Ferrari ?). Malgré une voiture presque parfaite et un moteur Ferrari très performant, Sauber ne fut pas à la hauteur de la situation en début de saison. Cela prouve que même si on détient une voiture remarquable, la compétence d'une équipe est tout aussi importante afin de retirer tout le potentiel d'une F1. Cependant, avec sa toute nouvelle soufflerie, Sauber nous a démontré qu'elle pourra connaître un futur meilleur en ayant connu une fin de saison intéressante, éclipsant Renault lors des dernières courses. L'arrivée de Jacques Villeneuve en 2005 augure bien, car malgré une prestation moyenne avec Renault, Villeneuve pourra se consacrer pleinement à une voiture qu'il connaîtra mieux.

Toyota a connu une saison ordinaire en n'amassant que 9 points, avec des pilotes qui ont joué à la chaise musicale. L'entreprise semblait hésiter à débloquer un budget suffisant afin de mieux progresser. On se demandait en fin de compte, vers quoi Toyota voulait s'orienter. Par contre, l'équipe a annoncé qu'en 2005 les résultats seraient meilleurs avec l'acquisition de Mike Gascoyne comme aérodynamicien, Ralf Schumacher comme pilote vedette et un moteur qui devrait être plus performant.
Grand Prix de Grande-Bretagne 2004 Grand Prix d'Allemagne 2004 Grand Prix de Hongrie 2004 Accrochage à Spa lors du départ Grand Prix de Belgique 2004

Jaguar a connu une histoire similaire à Toyota mais l'écurie a surpris tout le monde en annonçant sa vente en fin de saison et une non participation probable pour 2005, à moins de trouver preneur. Cette situation a mis la FIA dans l'embarras car les écuries Jordan et Minardi se retrouveraient sans moteur pour 2005 (étant fournis par Ford et Cosworth). Il y aurait donc une possibilité qu'il n'y ait que 7 écuries pour 2005, mais je doute que cela se produise. Je suis confiant à ce que la FIA et les équipes impliquées trouveront une solution à ce problème.

Quoi dire de Jordan et Minardi sauf que l'histoire se répète. Les deux écuries sont constamment au bord du gouffre, menaçant à chaque année de se retirer du circuit de la F1. On doit tout de même reconnaître leur passion et leur acharnement qui font en sorte qu'ils surmontent tout de même leurs problèmes financiers. Donnons une attention particulière à Minardi qui a réussie a amasser 1 point (ce qui n'est pas le cas à chaque année) car même si c'est la pire voiture du circuit, elle termine la plupart du temps ses courses, ce qui augmente ses possibilités de point. D'un autre côté, félicitation à Jordan avec son entente avec Toyota pour l'obtention d'un moteur pour 2005.

Nonobstant les performances de Ferrari, ce qui marqua la saison 2004 fut la saga des pilotes Williams qui ont annoncés dès le début de saison qu'ils partaient, créant ainsi un climat plutôt tendu; la saga Button entre BAR et Williams (remportée par BAR); la saga Trulli avec Renault, malgré le fait que la seule victoire de l'écurie a été remportée par ce dernier; la commotion cérébrale de Ralf Schumacher qui lui a fait manquer 6 courses; la vente de Jaguar; le retour de Jacques Villeneuve et du Grand Prix de Canada (qui révolutionne à nouveau avec sa visite des paddocks); les nouveaux circuits de Bahreïn et de Shanghai; et le passage de Montoya pour McLaren, Ralf Schumacher avec Toyota, Mark Webber avec Williams, Giancarlo Fisichella avec Renault et Jacques Villeneuve avec Sauber en 2005.


Grand Prix d'Italie 2004 Le nouveau circuit ultra-moderne de Shanghai Grand Prix de Chine 2004 Grand Prix du Japon 2004 Grand Prix du Brésil 2004

L'ascension de BAR, Renault et Sauber, le retour probant de Williams et McLaren et les promesses de Toyota nous laissent croire que la saison 2005 sera plus serrée mais est-ce que ce sera le cas? Tout dépend de Ferrari mais j'ose espérer que la prochaine saison sera plus intéressante.

Il sera intéressant de suivre le dossier GPWC impliquant Ferrari, Renault, BMW et Daimler Chrysler qui menacent de créer un championnat parallèle à celle de la FIA pour 2008. Cette formule a pour but d'améliorer la situation financière des écuries, permettant une distribution plus adéquate des revenus, d'éviter les changements constants des règlements et d'éliminer certaines autres faiblesses. Cette formule est intéressante et je crois qu'elle permettra de faire avancer les pourparlers entre les deux parties d'ici là.

Ce qu'il faut se poser comme question est: Est-ce qu'il y a assez de place pour deux Championnats de ce type en F1? On n'a qu'à penser à ce qui est arrivé au Baseball majeur à la fin du XIXe et au début du XXe siècle lorsque des hommes d'affaire et des joueurs ont voulu créer leur propre ligue (Ligue Fédérale et Ligue des joueurs) à cause des mésententes avec les dirigeants, ce qui a provoqué une crise majeure, provoquant la faillite de presque toutes les ligues, menant le sport au bord du gouffre. C'est un pensez-y bien mais j'ose espérer que les deux parties seront assez intelligentes pour éviter cela.

Nouveaux règlements 2005

Les principaux changements pour la saison 2005 sont les suivants:

Utilisation d'un moteur unique pour 2 Grand Prix.

Rehaussement de l'aileron avant.

Avancement de l'aileron arrière.

Réduction du diffuseur et de la carrosserie à l'avant des roues arrières.

Utilisation d'un seul train de pneu pour les qualifications et la course.

Ceux qui changeront de moteur seront pénalisés de 10 places pour la course ou devront partir en fond de grille selon le cas. Le but visé est de réduire la puissance moteur ainsi que les coûts. En 2006 les moteurs seront des V8 de 2,4 litres mais les petites équipes pourront utiliser un V10 de 3,0 litres avec une puissance réduite pour 2006 et 2007 afin de ne pas être trop pénalisées par rapport aux équipes plus riches.

Les autres changements ont pour but principal de réduire les vitesses en enlevant de l'appui aérodynamique dans les virages et en enlevant de l'adhérence dans les courbes par rapport aux pneus, car la gomme devra être plus dure et plus résistante. Les ravitaillements se feront seulement pour l'essence et ceux qui voudront changer de pneus devront le faire hors séquence et une pénalité en temps sera appliquée en plus. La pénalité devrait être d'une minute.

Enfin la saison tant attendue depuis plusieurs années qui met en vedette une féroce rivalité entre pilotes et écuries tout en excluant Ferrari. Avouons que les déboires de la Scuderia ont surpris tout le monde car on s'attendait à une autre domination de sa part. Renault et McLaren nous ont fait retenir notre souffle jusqu'à la fin alors que le championnat des constructeurs était encore en jeux.

Avec ses 24 ans et 2 mois, Fernando Alonso deviens le plus jeune champion du monde et il a pu démontrer son immense talent avec une voiture fiable. Renault a été la meilleure voiture de la saison même si elle a été éclipsée par McLaren a plusieurs reprises. Le problème chez McLaren a été un manque de fiabilité, ce qui a pénalisé Kimi Räikkönen à maintes reprises. N'eut été ces problèmes, McLaren aurait enlevé les deux championnats. Mais la saison 2005 comporte 19 courses et il faut être constant toute l'année si on veux être champion, c'est ce qu'a fait Renault.

Ferrari a finalement été rattrapée mais il faut dire que si Bridgestone avait été plus à la hauteur, la Scuderia italienne aurait peut-être pu se battre pour le titre, car malgré un début boiteux, Ferrari s'est bien reprise par la suite en terminant au troisième rang des pilotes et des constructeurs.


Australie 2005 Malaisie 2005 Bareïn 2005 Saint-Marin 2005
Espagne 2005 Monaco 2005 Monaco 2005 Nürburgring 2005

Si BAR avait surprit l'an dernier, cette année la palme revient à Toyota qui a atteint ses objectifs très tôt dans la saison. Mike Gascoyne a apporté à Toyota ce qui lui manquait pour en faire une écurie de pointe; mais il était moins 5 car si les résultats s'étaient avéré mitigés, il y aurait eu un grand ménage car Toyota représente l'un des plus gros budget en F1. Gascoyne a déclaré qu'il était très confiant et la saison 2005 lui a donné raison. Cet homme fait partie des très rares ingénieurs qui peuvent faire la différence dans une équipe.

Williams représente bien ce qu'est la Formule 1, en ce sens que les succès des équipes de pointe sont cycliques. Après certains succès ces dernières années, on voit bien cette écurie redescendre encore une fois. La saison fut moyenne malgré l'acquisition de Mark Webber qui a en fait déçu tout comme Fisichella pour Renault et Montoya pour McLaren. Et comme un problème en attire d' autres, Williams a cessé son association avec BMW, perdant ainsi d'importants commanditaires. L'avenir proche avec Cosworth laisse présager une saison difficile en 2006.


Fiasco à Indianapolis, les spectateurs montrent leur frustration Jordan - Une des 3 écuries prenant part à la course à Indianapolis Minardi - Une des 3 écuries prenant part à la course à Indianapolis Ferrari - Sa seule victoire en 2005 à Indianapolis
Canada 2005 France 2005 Grande-Bretagne 2005 Allemagne 2005

Contrairement à 2004, BAR a connue une saison très difficile, ne marquant ses premiers points qu'au dixième Grand Prix de la saison en France. L'écurie a connu divers problèmes mécaniques mais c'est surtout sa suspension de 3 courses qui lui a fait mal. BAR a en effet été jugée coupable de tricherie pour avoir utilisé un réservoir double sans l'accord de la FIA. L'équipe s'en est tout de même bien tiré car BAR aurait pu être suspendue pour le reste de la saison, ce qui aurait été dramatique étant donné la grande rivalité avec Toyota. Pour ce qui est de ses pilotes, Button a été fidèle à lui-même tandis que Sato a bien mérité son billet de sortie en décevant.

Red Bull a été une agréable surprise. L'ancienne écurie Jaguar s'est entourée d'un excellent personnel et s'en est bien tiré, malgré une voiture 2004 très ordinaire. Les ingénieurs ont fait un travail superbe pour permettre à cette écurie de terminer tout juste derrière BAR. L'avenir de Red Bull est prometteur.

Sauber a connu une saison digne d'elle, soit juste devant les 2 pires écuries: Jordan et Minardi. Le développement de la voiture a été ralentie par un budget restreint malgré 2 pilotes de talent, et par sa vente imminente à BMW. Le retour de BMW comme constructeur depuis les années 1950 semble être de bonne augure étant donnée son plus grand budget et son sérieux dans le domaine de la course automobile.


Hongrie 2005 Turquie 2005 Turquie 2005 Italie 2005

La saison pitoyable de Jordan était attendue étant donné le remue ménage de sa vente au Russo-canadien Alex Shnaider. L'avenir de cette écurie semblait être prometteur mais la stratégie de Shnaider ne semble pas intéresser outre mesure les intérêts russes, sur qui il avait mit ses espoirs. Peut-être devrait-il faire un tour du côté du Canada car l'intérêt pour le sport automobile dans ce pays est très présent, surtout au Québec.

L'histoire de la tenace écurie Minardi tire maintenant à sa fin. Après avoir lutté farouchement pendant des années à la hausse des prix d'exploitation en F1, tout en demeurant constamment dans la cave du classement général depuis sa fondation, l'équipe sera vendue à Red Bull USA et devrait porter le nom de Scuderia Toro Rosso. Son nom demeurera italien mais elle servira de tremplin pour les futurs pilotes américains. Rendons hommage à Minardi pour son courage car elle va nous manquer.
Belgique 2005 Belgique 2005 Belgique 2005 - Accrochage entre Sato et Schumacher Belgique 2005 - Accrochage entre Sato et Schumacher Belgique 2005 - Schumacher dit sa façon de penser à Sato

Les événements qui ont marqué la saison furent bien sûr le fiasco du Grand Prix d'Indianapolis qui a vu seulement 6 voitures prendre le départ (Ferrari, Jordan et Minardi), à cause d'un problème de conception des pneus Michelin. Cela a fait très mal à la popularité de ce sport aux USA, qui connaissait une recrudescence d'intérêt depuis la disparition des pilotes américains en F1. Cet événement ne fait que démontrer les désaccords entre la FIA et l'association des constructeurs. Le seul point positif de ce fiasco sera peut-être de faire bouger les choses. Rendons tout de même hommage à Michelin pour avoir pris ses responsabilités en prenant tout le blâme et en recommandant aux écuries chaussées par Michelin, de ne pas prendre part à la course (les pneus auraient été usés après 10 tours à cause de la pression exercée par la portion incluant l'anneau de vitesse). Plusieurs amateurs furent déçus mais ne vaut-il pas mieux prévenir que guérir car si un pilote avait perdu la vie, on en aurait parlé pendant longtemps.

Il y aura eu également beaucoup de changements au point de vue des constructeurs ces 2 dernières années avec les ventes de Jaguar et Jordan l'an dernier et de Minardi à Red Bull USA, Sauber à BMW et BAR à Honda cette année. On constate que la tendance mène de plus en plus les anciens motoristes manufacturiers de voitures vers l'acquisition totale d'une équipe. Pendant longtemps, Ferrari a été la seule dans ce domaine à cause des coûts élevés de développement; mais aujourd'hui, la compétition est de plus en plus féroce sur le marché des voitures conventionnelles, ce qui force la main des manufacturiers à faire face à ces coûts de développement afin d'en tirer de plus grands profits dans les ventes et surtout pour leur image de marque. Faire partie intégrale du monde du sport automobile démontre un intérêt certain pour la performance et la fiabilité. C'est pour cette raison que Toyota, Honda, Renault et BMW font face à la musique et vont en ce sens. Il ne serait pas surprenant de voir prochainement d'autres importants manufacturiers faire la même chose.


Brésil 2005 Brésil 2005 - Alonso champion du monde Japon 2005 Chine 2005 - 7 victoires pour Alonso Chine 2005 - Renault championne du monde

Pour ce qui est des pilotes, ceux qui ont impressionné sont Alonso, Räikkönen, Trulli, Coulthard, Klien et Monteiro, et ceux qui ont déçu sont les frères Schumacher, Fisichella, Montoya dans l'ensemble, Webber, Karthikeyan et Sato. Les autres se sont débrouillés avec ce qu'ils avaient sous la main. Certains passerons à une autre équipe comme Barrichello chez Honda, d'autres se verrons montré la porte comme Sato et Karthikeyan, et pour d'autre, l'avenir est incertain comme Villeneuve avec BMW qui ne veut toujours pas confirmer son poste malgré son talent.

Il ne faut pas oublier le nouveau circuit d'Istanbul qui est probablement le meilleur à avoir été construit à ce jour et qui donne les plus grandes sensations aux pilotes, et le sauvetage in extremis du Grand Prix du Canada, malgré toute la controverse entourant le scandale des commandites qui a touché entre autre tout le monde du sport canadien depuis quelques années, entachant quelque peu cet événement.

Avec la venue du moteur V8 en 2006, il est difficile de prédire qui seront les meilleurs, peut-être que la mauvaise saison de Ferrari était le prix à payer pour revenir devant les autres tout comme l'a fait Renault en 2004, cela ne serait pas surprenant de la part de cette équipe, mais je présume que les meilleurs écuries seront toujours les mêmes, en espérant que certaines autres comme Toyota, Honda, BMW et Red Bull viendront mêler les cartes. On verra bien.

Les changements pour 2006

Moteur: Toutes les équipes doivent avoir un moteur V8 de 2.4 litres ou un V10 bridé (20% de moins en puissance).

Pneus: Les équipes pourront changer de pneus lors des ravitaillements comme avant mais seront limitées à 7 trains de pneus pour la fin de semaine.

Qualifications: Il n'y aura plus de séance d'un tour lancé. Désormais il y aura deux séances de 15 minutes (avec petite quantité d'essence) et une troisième de 20 minutes (avec la quantité d'essence qu'il y aura lors de la course). Lors de la première, on élimine les 6 voitures les plus lentes ou n'ayant pas enregistré de temps, et on recommence à zéro pour les 16 autres (Classification des positions 17 à 22). Lors de la deuxième séance, on élimine encore les 6 voitures les plus lentes ou n'ayant pas enregistré de temps, et on recommence à zéro pour les 10 autres (Classification des positions 11 à 16). Lors de la dernière séance, les 10 meilleurs voitures sont classée de 1 à 10 selon les meilleurs temps.

À noter que les voitures qui seront classées de 11 à 22 pourront faire des réglages et mettre la quantité d'essence voulue; et que les voitures classées de 1 à 10 ne pourront pas faire de réglages (parc fermé), seront pesées pour avoir la même quantité d'essence lors du départ de la course que lors de la dernière séance de qualifications. Le but est de faire rouler les voitures le plus possible afin de brûler la quantité d'essence nécessaire afin d'enregistrer le meilleur temps à la fin et pour donner un meilleur spectacle aux spectateurs.

Essais libres: Il y aura 3 séances au lieu de 4: vendredi de 11H-12H et de 14H-15H, et le samedi de 11H-12H.

2006 sera une saison mémorable, non seulement à cause de la course au championnat qui nous a tenu en haleine jusqu'à la fin, mais aussi parce qu'elle marque la fin d'une époque avec les départs de Michael Schumacher, Jacques Villeneuve et Juan Pablo Montoya.

C'est la relève de la garde qui a déjà débuté cette année et qui se poursuivra en 2007. Quelques vétérans poursuivrons pour quelque temps, mais on entre dans la génération des pilotes de l'ère de l'électronique; fini la période des bons vieux pilotes qui avaient l'instinct des réglages avec une bonne connaissance mécanique. Les nouveaux pilotes ont l'avantage des simulateurs, qu'ils utilisent dès leur très jeune age; ce qui fait qu'ils passent à la Formule 1 beaucoup plus rapidement qu'auparavant. C'est la nouvelle donne. Espérons seulement que le sport n'en souffrira pas et qu'il demeurera aussi passionnant qu'avant.


Ferrari à Melbourne Renault à Bahreïn McLaren à Bahreïn McLaren en Allemagne Raïkkonen, l'homme de glace

Avec ce qu'on a vu cette saison, l'avenir à court terme est prometteur car avec les nouvelles équipes mises en place, on peux constater qu'il s'insurge lentement une certaine parité entre les équipes. Les meilleurs des dernières années sont toujours les meilleurs, mais des équipes comme BMW, Honda, Red Bull, Toyota et même Toro Rosso, progressent, certaines plus vites que d'autres.

L'avenir de certaines équipes est cependant nébuleuse, comme par exemple Ferrari qui perd le meilleur pilote qu'ils n'aient jamais eu pour le développement de la monoplace ainsi que son ingénieur Ross Brawn. Renault perds Alonso au profit de Fisichella, qui n'est pas selon moi un pilote numéro 1. On dit le plus grand bien d'Heikki Kovalainen et de plusieurs autres mais ils devront faire leurs preuves. McLaren gagne Alonso mais devra faire preuve de plus de fiabilité. BMW, Honda et Toyota sont sur la bonne voie, tandis que Red Bull fait tout en son pouvoir pour progresser. Williams inquiète car cette équipe ne semble pas trop savoir où elle s'en va et le manque de ressources fait son effet. J'espère seulement que cette équipe légendaire va se reprendre en main. Toro Rosso, Super Aguri et Midland qui devient Spyker ont des moyens modestes mais progressent tout de même.


Toro Rosso à Imola Toyota à Sepang Montagny sur Super Aguri Midland à Bahreïn 2006 a marqué le décès tragique de Édouard Michelin

Cette saison ressemble un peu à celle de l'an dernier, en ce sens que la première moitié a été surtout dominée par Renault et la seconde plus par Ferrari. La fin de la saison nous a fait connaître des rebondissements auxquels on n'était pas habitués (moteurs sautés de Schumacher et d'Alonso), ce qui fait que les pronostiques changeaient à chaque course.

Renault a débuté en force avec un Alonso déterminé. Ferrari et Schumacher se sont ressaisis et ont chauffés Renault jusqu'à la fin, avec seulement une différence de 5 points au niveau des constructeurs. On a vu un Massa prometteur avec une fin de saison en force, qui sera secondé l'an prochain par un Räikkönen qui a encore une fois démontré son sang froid malgré les déboires de McLaren. Cette dernière a encore connue des problèmes de fiabilité et de stabilité en congédiant Montoya à la mi-saison. McLaren comptera sur Alonso pour gagner mais plusieurs membres importants de l'équipe s'en vont. Il faudra les remplacer rapidement.

Honda nous a étonné avec sa victoire et pour des résultats dans certaines courses mais cette équipe semblait perdue sur certains circuits. Si Honda gagne en stabilité, elle sera à surveiller et pourrait même se battre pour le titre prochainement. Toyota s'améliore lentement, malgré les moyens financiers mis à sa disposition. Elle a été supplantée par Honda pour la bataille du Japon, qui a été gagnée de façon inattendue par Super Aguri pour ce qui est de la popularité envers le public (car c'est la seule équipe japonaise qui fait courir des japonais).

BMW progresse bien et de façon intelligente, avec de jeunes pilotes prometteurs, même si un Villeneuve n'aurait pas été de trop. Red Bull a connue une saison en dent de scie mais au moins, elle fait tout en son pouvoir pour s'améliorer. Williams plafonne depuis quelques années. Cette équipe a besoin d'un pilote d'impact et d'investisseurs pour pouvoir se relever, car elle en est capable, elle l'a déjà prouvé.

Midland n'a fait que figure de présence en ne développant presque pas. Dire que cette équipe nous avait convaincue qu'elle serait rapidement en milieu de peloton avec des promesses qu'elle n'a pas tenue. Toro Rosso et Super Aguri n'on guère fait mieux, mais elles au moins, elles ont montré une volonté de s'améliorer et une passion que l'on a bien sentie.


BMW à Bahreïn Villeneuve à Sepang Red Bull à Melbourne Coulthard en Superman Promotion de Superman avec Red Bull

Les départs de Montoya, Villeneuve et Schumacher vont paraître, surtout pour les deux derniers. Montoya a un talent indéniable mais n'a pas la motivation nécessaire pour être champion du monde. Villeneuve a prouvé sa valeur mais une mauvaise réputation due a une mauvaise gestion de carrière a joué contre lui. Et que dire de Schumacher qui a connu une carrière incroyable mais qui s'est fait montrer la sortie, avec classe il faut le dire, même s'il lui restait encore quelques bonnes saisons sous le pied.

Que peut-on dire de lui que c'est un étrange personnage qui a un talent remarquable pour piloter et pour développer (n'oublions pas que Ferrari n'allait nulle part avant son arrivée), une motivation surprenante pour la mise en forme, les essais et l'esprit d'équipe, mais il y a en lui une tache noire qui démontre qu'il est prêt à tout pour gagner, à la frontière ou au-delà de la légalité, et je pense sincèrement qu'il n'a pas besoin de cela pour gagner. Il est vrai qu'il a été avantagé par une équipe qui favorise un pilote mais n'est-ce pas le retour de l'ascenseur avec tout ce qu'il a apporté à cette même équipe ? C'est un personnage qui démontrait une froideur au début mais qui s'est raffiné avec le temps et on a vu qu'il était humain lorsqu'il a éclaté en sanglot devant des millions de gens après qu'il ait rejoint Senna au niveau des victoires. Schumi, on l'aime ou on ne l'aime pas mais ce qui est certain c'est que son départ va paraître. On pourra au moins dire qu'il a quitté la Formule 1 avec panache, avec une prestation incroyable à son dernier Grand Prix et cela, malgrés toutes les difficultés qu'il a connu au cours la fin de semaine. Je lui souhaite une bonne retraite même si je ne suis pas tout-à-fait convaincu qu'il ait quitté pour de bon.

Le seul point négatif qu'il y a eu cette saison sont les décisions prises par la FIA contre Renault afin de favoriser Ferrari. Le fait d'interdire en plein milieu de la saison l'utilisation d'un dispositif placé dans l'aileron avant (Mass Dumper), dispositif accepté en début de saison, a beaucoup nuit à Renault; ainsi que la pénalité infligée à Alonso qui aurait nuit à Massa lors des qualifications, était totalement ridicule car les extraits vidéo ont prouvé le contraire. Inutile de dire que la FIA a été la risée et a été vertement critiquée par presque tous les médias du monde. Comble de tout, Ferrari sort ses roues lenticulaires arrières et la FIA approuve. Ferrari a la réputation de bien s'entendre avec la FIA, serait-ce l'explication de ces décisions ? J'espère que cela ne se reproduira plus car on joue à un jeu dangereux qui pourrait nous faire perdre des milliers d'amateurs. Des amateurs que l'on a regagner après les saisons somnifères dominées par les Ferrari.


Mass Dumper Roue lenticulaire
Honda à Sepang Monaco et sa course annuelle d'anciennes voitures Monaco et sa course annuelle d'anciennes voitures Monaco et sa course annuelle d'anciennes voitures Williams à Imola

Le début de saison 2007 devrait ressembler à l'année 2006 à cause des développements en cours depuis les 15 derniers mois, mais il risque d'y avoir des surprises vers la mi-saison à cause des changements importants dans plusieurs équipes importantes. Ferrari risque de plafonner sans un bon développement sauf si le rôle de Schumacher au sein de l'équipe devient plus importante, au risques de devenir pilote d'essai ou même remplaçant pour un Massa qui ne produirait pas.




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Message par Modena49 le Jeu 28 Fév - 0:38:44

Renault va sûrement connaître des difficultés et McLaren devrait encore prendre du temps à se relever de tous ses changements. Ce qui risque d'arriver c'est que Honda, Toyota, BMW et même Williams vont en profiter pour gagner du terrain sur les meilleurs et que la course au championnat sera chaude, mais elle devrait être remportée par Ferrari qui semble être l'équipe la plus stable pour l'année à venir, et il ne faut pas oublier l'avantage qu'auront les équipes actuellement munies de pneus Bridgestone sur celles équipées par des Michelin car l'adaptation aux nouveaux pneus risque de prendre quelques courses. Mais ce que je prévois présentement, c'est que la parité entre les équipes va se préciser dans les années à futures.


Fisichella est ému après la mort de son meilleur ami quelques jours auparavant Des difficultés pour Schumi à son dernier Grand Prix Un dernier drapeau à damier pour Schumi? Massa gagne son Grand Prix national Schumi passe le flambeau à Massa

Il y aura quelques changements aux règlements pour 2007, des changements attendus depuis longtemps et qui tombent sous le sens. La FIA s'est inspirée quelque peu du sport automobile nord américain pour ce qui est de la voiture de sécurité.

Les changements pour 2007

Moteur: Toujours 1 moteur pour 2 Grands Prix mais les équipes pourront en utiliser comme il leur plait pour les essais du vendredi, sans être pénalisées.

Neutralisations: Il sera interdit de rentrer aux puits tant que la voiture de sécurité n'aura pas trouvé le meneur afin de ne pas favoriser certains pilotes.

Les retardataires devront se placer derrière les meneurs afin de ne pas gêner la relance et d'ainsi priver un meilleur spectacle aux amateurs.

Pneus: Bridgestone sera le seul manufacturier de pneu pour tout le monde

L'année 2007 passera à l'histoire pour avoir été la saison la plus serrée jamais vue en F1 : 1 seul point sépare les 3 premiers pilotes et 1 seul point également entre les 2 premiers constructeurs (si on considère les points de McLaren). En effet, Kimi Räikkönen a été la surprise de l'année en remportant son premier championnat du monde alors qu'il était pratiquement éliminé avec 3 courses à faire (une des meilleurs remontée de l'histoire).

Personne n'aurait cru que Ferrari partirait avec les 2 championnats en milieu d'année car McLaren dominait allégrement la saison jusqu'au moment où le fameux jugement du Conseil International de Sport Automobile, condamnait McLaren pour espionnage industriel après avoir mis la main sur un document explicite sur la Ferrari F2007; document fournit par un ex ingénieur de Ferrari, engagé par McLaren. Le Conseil International à jugé que McLaren avait profité des innovations de Ferrari pour prendre un sérieux avantage pour la course au championnat. Le Conseil a disqualifié McLaren pour la saison (aucun point) mais pas les pilotes, ce qui est un peu étrange car si Hamilton ou Alonso avait gagné le championnat des pilotes avec une McLaren disqualifiée, cela aurait été un non sens. Il est vrai que les pilotes de McLaren ne sont pas a blâmer et que Ferrari a été négligeant dans cette histoire, mais le résultat aurait tout de même été controversé. Ferrari a également fait une plainte contre Renault pour le même type d'histoire mais la FIA a rejeté la plainte.


McLaren MP4-22 Ferrari F2007 BMW-Sauber F1.07 Renault R27 Williams FW29

L'autre grande surprise de l'année fut la performance du nouveau venu, Lewis Hamilton, premier pilote noir de l'histoire de la Formule 1. Tout le monde croyait qu'il aurait appuyé Fernando Alonso afin de terminer premier au classement général mais il a montré tellement de régularité dans ses courses, qu'il a tenu en haleine tous les experts jusqu'à la fin. Il aurait remporté le titre des pilotes n'eut été d'une mauvaise prestation inexplicable lors de ses deux dernières courses. Il a donné l'impression d'avoir cessé toute combativité en étant presque assuré du championnat. On se souviendra longtemps de son erreur lors de sa rentré aux puits en Chine alors qu'il allait trop vite et qu'il s'est enlisé dans le seul endroit du circuit où il y avait encore du gravier.

Les performances de Hamilton ont apporté une féroce rivalité entre lui et Alonso, rivalité qui rappel celle qu'il y a eu entre Alain Prost et Ayrton Senna dans les années 1989-1990. Cette rivalité a provoqué le divorce entre Alonso et McLaren car ce dernier accusait son équipe de favoriser Hamilton a son détriment. Alonso s'est en quelque sorte vengé en déclarant à la presse qu'il était au courant de l'espionnage menée par McLaren sur Ferrari car il aurait communiqué par email à ce sujet, alors que McLaren avait exigé de ses pilotes un silence total sur le processus en cours.


RedBull RB3 Toyota TF107 et Spyker F8 VII Toro Rosso STR-02 Honda RA107 Spyker F8 VII et Super Aguri SA05

Les autres surprises au niveau des pilotes sont les prestations de Nick Heidfeld, Robert Kubica, Heikki Kovalainen et même Nico Rosberg qui on tous bien fait avec les moyens du bord. Ceux qui ont déçu son Giancarlo Fisichella, Mark Webber, Ralf Schumacher et Scott Speed. Ces derniers, a part peut-être Webber, n'ont pas démontré qu'ils étaient encore fait pour la F1. Les autres comme Adrian Sutil, Vitantonio Liuzzi, Sebastian Vettel et Takuma Sato, n'ont pas pu démontrer leur talent avec les montures qu'ils avaient.

À part McLaren et Ferrari qui ont totalement dominé la saison, il faut souligner la fantastiques prestation de BMW Sauber qui a démontré que c'est une équipe très bien organisée et qui s'est grandement améliorée avec l'aide de 2 excellents pilotes. Ceux qui ont vraiment déçu sont surtout Honda, Toyota et RedBull qui était pourtant pas si mal en 2006. Renault ne pouvait pas vraiment faire mieux avec les pneus Bridgestone car cette voiture était très performante avec des Michelin. L'adaptation n'est pas complète. Pour ce qui est de Williams c'est un peu le statut quo. On ne s'attendait pas a mieux pour Toro Rosso, Super Aguri et Spyker même si les deux premiers ont bien parus à quelques occasions.

On peut dire que ce qui a marqué l'année 2007 c'est l'histoire McLaren-Ferrari, la belle remontée de Räikkönen, la prestation de plusieurs nouveaux pilotes et la déception de certains vétérans, la montée en flèche de BMW Sauber qui sera sérieusement à surveiller en 2008 et la déception d'autres équipes bien nanties, le règlement du manufacturier de pneu unique, en l'occurrence Bridgestone, qui a favorisé certaines équipes qui possédaient déjà ces pneus en 2006. Cependant, la FIA a tout de même égalisé les chances en exigeant que les équipes doivent utiliser au moins une fois deux types de pneus (tendre et moins tendre) durant la course à moins qu'il y ait pluie durant la majeure partie de l'épreuve.


Accident de Kubica à Montréal Kubica s'en sort tout de même indemne

On ne doit pas oublier le spectaculaire accident de Robert Kubica à Montréal lors du Grand Prix du Canada qui doit miraculeusement la vie à sa voiture et à tous les équipements de sécurité qui accompagnent le pilote, entre autre le fameux harnais Hans pour le cou. Cet accident démontre encore une fois que la sécurité en F1 a atteint un tel niveau qu'il est presque impossible aujourd'hui de perdre la vie dans cette discipline.


Ferrari Champion du monde des Constructeurs Hamilton étonne 3 pilotes qui ont bien fait en 2007 Rivalité Alonso-Hamilton Raïkkonen Champion du monde des Pilotes

2007 à été une année très excitante et controversée, phénomène qui a été rare durant les années de domination de Michael Schumacher et de Ferrari. Espérons que cela va continuer car on note une certaine tendance vers la parité pour ce qui est de la qualité des voitures, parité qui va probablement se réaliser si la FIA fait encore des efforts pour réduire les coûts d'opération pour les équipes. Il y aura toujours des forts et des faibles mais les victoires, espérons-le, seront plus difficiles a obtenir.

Les changements pour 2008

Les équipes n'auront plus droit au mulet.

Pas de pénalité pour un premier bris de moteur.

La boîte de vitesses doit durer 4 Grands Prix.

Qualifications :

Q1 - 20 minutes au lieu de 15.

Q2 - 15 minutes comme avant.

Q3 - 10 minutes au lieu de 15.

Les pilotes qualifiés en Q3 ne peuvent plus rajouter de l'essence comme avant.

Disparition de la gestion électronique :

Interdiction de l'antipatinage.

Interdiction de l'antiblocage des roues arrières.

Interdiction du départ automatisé.

Interdiction du réglage du différentiel virage par virage.

Protection latérale de la tête des pilotes haussée de 5cm.

Adjonction de 5.75% de composantes Bio au carburant traditionnel.

Brésil - Interlagos, le 2 novembre 2008. Le championnat se joue entre Lewis Hamilton qui part favori avec 7 points d'avance et Felipe Massa qui court devant ses partisants qui sont survoltés. La pluie trouble le départ et on doit mettre les pneus pluie. Les stratégies sont quelque peu changées. Massa connaît un excellent départ et menera toute la course. Pour être champion du monde, Hamilton doit terminer 5e ou plus haut. Il sera 4e, 5e ou 6e tout le long de la course ce qui fait que le championnat se jouera par des miettes.

Dernier tour : Massa est toujours premier, Hamilton est 5e mais Vettel le chauffe depuis quelques tours avec sa Toro Rosso meilleure qu'on ne le pensait. Miracle, Vettel passe Hamilton et ce dernier n'arrive pas a reprendre sa place. La pluie s'est remise de la partie quelques tours plus tôt et les équipes ont dû s'ajuster. Elles se souviennent du Grand Prix de Belgique où dans une situation similaire, Alonso et Heidfeld s'étaient arrêtés pour changer de pneus pour passer à ceux pour la pluie alors qu'ils étaient loin au classement. Résultat : Ils ont réussi à dépasser presque tout le monde et Heidfeld finira deuxième tandis que Alonso terminera quatrième.

Les équipes font de même au Brésil sauf Toyota avec Glock. Massa franchit la ligne d'arrivée et est champion du monde à ce moment. Dernier virage, Hamilton ne pourra pas dépasser Vettel qui a une voiture trop efficace. Le sort semble être décidé, Massa sera couronné chez lui et ce sera l'euphorie. Mais attention, autre miracle, on a oublié que Glock tournait en 1min 44 sec depuis 3 tours avec ses pneus pour temps sec, 30 sec de plus que les autres, on voit alors Hamilton doubler Glock et passer la ligne d'arrivée derrière Vettel mais en 5e place, ce qui lui procure le championnat du monde. C'est l'euphorie chez McLaren et Ferrari car on croit dans les deux camps que son pilote est champion. Ferrari devra déchanter lorsqu'il verra que Hamilton finit 5e. Massa est ému et sera bon perdant. Il est fier de ses supporteurs et de ce qu'il est. Je lui lève mon chapeau car il termine deuxième avec beaucoup de classe. Cela aurait été trop pour Hamilton de manquer le championnat encore une fois et cette fois ci non pas par 1 point mais avec une égalité départagée par le nombre de victoires qui favorisait Massa.


Ferrari et Force India Hamilton Champion du Monde McLaren et Red Bull Massa est plein d'émotions en gagnant la course mais en perdant le championnat Honda

Voilà ce qui résume en gros la saison 2008 qui a été encore meilleure que 2007. Une saison où la pluie a eue son mot a dire entre autre en Belgique, au Brésil et a Monza avec l'aventure Toro Rosso. Où le championnat est passé entre les mains de Hamilton, Raïkkönen, Hamilton, Kubica, Massa et finalement Hamilton et où on a vu 7 pilotes différents remporter la victoire avec Hamilton, Massa, Raïkkönen, Kubica, Kovalainen, Alonso et Vettel.

2008 a vu aussi une révélation avec Vettel pour sa victoire pleinement méritée à Monza avec une Toro Rosso qui nous a étonné en fin de saison. Tous les partisants de l'ex ecurie Minardi ont eu une pensée pour eux car ce sont les mêmes mécaniciens qui sont restés et c'est en fait un hommage rendu à une ancienne équipe qui a bravé vents et marées jusqu'au bout pour finalement vendre à une autre équipe qui a finalement abouti à quelque chose. Mais il y'a aussi les déceptions comme Piquet Jr. qui n'aime pas se faire appeler ainsi et Bourdais qui aurait dû faire mieux. Les autres pilotes ont été fidèles à eux même selon la qualité de voiture qu'ils avaient.

Pour ce qui est des équipes : Ferrari mérite son 16e titre des constructeurs malgré des gaffes qu'on ne voyait pas du temps de Ross Brawn et de Jean Todt. McLaren s'est très bien relevé du scandale de 2007, BMW Sauber a fait un bon prodigieux couronné d'une victoire, Renault a très bien terminé une saison mal commencée, Toro Rosso a mieux fait que son équipe mère Red Bull, Toyota et Honda ont déçu, Williams a été plutôt moyenne avec quelques réjouissances, Force India, qui n'est pas une équipe ridicule, a fait ce qu'elle a pu mais elle a fait face a des équipes qui ont évolué plus vite, et finalement l'équipe très simpathique de Super Aguri qui a dû lancer la serviette après 4 Grands Prix a cause des coûts trop élevés en F1.


Toro Rosso Toyota Williams Renault Super Aguri se retire après 4 Grands Prix

2008 passera à l'histoire et la dernière course de l'année sera une course d'anthologie dans l'histoire de la F1. Personne ne s'est ennuyé cette année; les passionnés comme moi ont vibrés toute l'année tandis que les spectateurs occasionnels ont été bien servis et se souviendront de 2008.

Tout risque de chambouler en 2009 car les changements majeurs apportés aux voitures risque de causer des surprises. Rappelons-nous de 1998 lorsque McLaren est sortit de nulle part avec des changements du même ordre (redimention de la voiture et apparition des pneus à rainures). Cette fois, c'est l'aileron arrière qui sera diminué de façon importante et ce sera le retour des bons vieux pneus slick. Mais tout comme en 1998, ce sera l'équipe qui s'adaptera le mieux à ces changements qui dominera la saison 2009. Personne à cette date ne peux prevoir qui ce sera. Faites attention ! vous pourriez avoir de grosses surprises.

Finalement, rendons hommage à David Coulthard qui se retire après une bonne carrière et aussi à Rubens Barrichello qui a battu le vieux record de Riccardo Patrese qui avait disputé le plus grand nombre de Grands Prix, soit 256. Barrichello a ainsi atteint les 270. Espérons pour lui qu'il pourra continuer.


Première victoire de Kubica et BMW Sauber Première victoire de Kovalainen Victoire de Alonso Première victoire pour Vettel et Toro Rosso Déception de Massa

Les changements pour 2009

L'aileron avant sera plus large de 40 cm et plus basse de 7,5 cm pour favoriser l'adhérence lorsqu'on suit une autre voiture.

L'aileron arrière sera plus étroit de 25 cm et plus haut de 15 cm pour réduire les turbulence et favoriser les dépassements.

Il y aura des déflecteurs ajustables sur les ailerons a un maximum de 6 degrés et qu'on pourra régler 2 fois par tour.

SREC (Système de Récupération d'Énergie Cinétique) qui récupère de l'énergie au freinage et l'emmagasine dans des batteries situées à l'avant. Il permet une poussée de 80 CH durant 6,6 secondes que le pilote pourra utiliser 1 fois par tour. Il pèse 30 kg donc certaines équipes ne l'utiliseront pas car ce système n'est pas obligatoire pour 2009.

Retour des pneus lisses avec les mêmes dimentions mais la différence de gomme sera plus marquée entre 2 types différents.

Chaque équipe utilisera un maximum de 8 moteurs par pilote pour la saison. Ils sont libres de les utiliser où ils veulent mais l'utilisation d'un neuvième moteur entrainera un recul de 10 places à la grille de départ.

La révolution moteur est réduite à 18000 tr/min.

Lors d'une neutralisation, les puits restent ouverts mais les pilotes en piste devront respecter une vitesse maximum selon le circuit et cela tant que la course ne sera pas relancée.

Les essais privés sont réduits a 15000 km/an (la moitié) et seront interdits durant la saison pour forcer les équipes a rouler le vendredi aux essais libres. Cependant, il y aura une permission de 8 jours pour des tests en ligne droite afin d'améliorer l'aérodynamisme des voitures.

Il n'y a pas eu de changements importants sur les voitures de la sorte depuis 1998 alors que Mclaren avait surpris tout le monde en remportant le championnat du monde en sortant de nulle part. Cette année, Brawn GP a encore plus surpris en répétant l'exploit.

Cette écurie n'était même pas certaine de naître alors que l'achat de Honda n'était pas encore officielle juste avant la limite des inscriptions pour 2009. Ross Brawn a réalisé un coup de maître en achetant une monoplace qui a bénéficié du plus long développement en 2008 et en s'associant avec Mercedes pour le moteur et la boîte de vitesses (les meilleurs du circuit). La voiture n'avait pas le SREC mais Brawn a vu juste en se concentrant sur une pièce aérodynamique située à l'arrière de la voiture. Cette pièce compensait pour une technologie qui fut abandonnée par 7 autres équipes et lui a permit d'amasser assez de points en début de saison pour enlever le Championnat du monde des pilotes et des constructeurs. Les autres équipes les ont imités par la suite.

La saison a été divisée en deux parties : la première dominée complètement par Brawn GP et la deuxième par Red Bull et Mclaren. C'est vraiment la stratégie de Brawn qui lui a donné le championnat car ayant moins de moyens financier, il s'est contenté de développer suffisamment sa voiture pour rester dans les points le reste de la saison. Donc, note de 10 pour Ross Brawn.


Button Champion du Monde Button Champion du Monde Button et Barrichello, un duo surprise Barrichello nous a donné une saison excitante Button et Brawn GP Champions du Monde

Les autres équipes comme Red Bull, McLaren et Ferrari ont eu un début de saison difficile mais ont bien terminé. La saison 2010 sera très intéressante pour eux. Toyota, BMW Sauber, Renault et Toro Rosso ont déçu malgré certains bons coups. BMW Sauber se retirera malheureusement après la saison à cause de la situation économique mondiale. Force India a fait un bond prodigieux en fin de saison en récoltant une pôle et un podium en Belgique. La voiture s'avère efficace sur les circuits rapides uniquement.


BMW Sauber se retire Brawn GP surprend tout le monde Ferrari a connu une saison en dent de scie Force India étonne sur les circuits rapides McLaren a connu un départ lent mais fini en force

Bravo a Jenson Button qui n'a commis aucune erreur durant l'année; il a donc terminé toutes ses courses et a marqué régulièrement des points pour remporter son premier Championnat du monde des pilotes. Sebastian Vettel, Rubens Barrichello et Mark Webber ont été fantastiques; Lewis Hamilton et Kimi Räikkönen se sont bien débrouillés avec une voiture plus performante en fin de saison; Jarno Trulli, Felipe Massa, Timo Glock et Nico Rosberg ont montré leurs talents avec une voiture moyenne, et Fernando Alonso a fait de son mieux avec une voiture décevante.

Nick Heidfeld et Robert Kubica ont été victimes d'une voiture qui comptait sur le SREC pour compétitionner mais ce fut un fiasco. Heikki Kovalainen, Sébastien Buémi, Kazuki Nakajima, Vitantonio Liuzzi, Romain Grosjean et Jaime Alguersuari ont été décevants tandis que Sébastien Bourdais, Nelson Piquet Jr. et Luca Badoer ont été misérables.


Red Bull aurait pu enlever le Championnat des constructeurs avec plus de constance Renault déçoit et crée un scandale Toro Rosso stagne Toyota réalise des performances aussi bonnes que mauvaises Williams se débrouille bien malgré tout

Donnons une mention d'honneur à Giancarlo Fisichella et Adrian Sutil qui ont agréablement surpris sur les circuits rapides même si Fisichella s'est écroulé avec Ferrari après le remplacement de Felipe Massa et aussi Kamui Kobayashi qui impressionne. Serait-il le pilote japonais tant attendu depuis 1950?

Autre que la surprise de Brawn GP, ce qui a retenu l'attention des partisans en 2009 fut malheureusement l'échec du SREC qui représentait probablement l'avenir dans le monde de l'automobile. Seulement McLaren et Ferrari ont pu profiter des avantages évidents de ce système mais le développement était coûteux et les équipes n'ont pas eu le temps nécessaire pour le perfectionner. Cet échec est en partie responsable du départ de BMW Sauber qui a consacré beaucoup d'argent et d'énergie pour développer ce système.

Le scandale Renault qui a vu Flavio Briatore être banni de la F1 parce qu'il a triché au Grand Prix de Singapour en 2008 en demandant à Nelson Piquet Jr. de provoquer un accident a un moment précis et a un endroit où il était impossible de retirer la voiture avec une grue afin de favoriser Fernando Alonso avec la voiture de sécurité. Alonso avait effectivement remporté la victoire. Ce geste fut très mal reçu dans une compagnie réputée comme Renault et aussi son principal commanditaire ING Direct qui s'est dissocié de l'écurie. Notons que Piquet s'est vengé de son renvoi sinon l'histoire ne serait probablement jamais sortie.

N'oublions pas la blessure spectaculaire de Felipe Massa qui a reçu un ressort en plein visage alors qu'il allait a plus de 260 km/h. Cet incident aurait pu lui être fatal malgré la très grande improbabilité d'un décès en F1 actuellement. Il faudra peut-être penser a un système de protection pour la tête car rappelons-nous l'accident fatal de Henry Surtees, le jeune fils de John Surtees qui est décédé le 19 juillet après avoir reçu un pneu sur la tête en pleine course.
Fisichella surprend tout le monde avec Force India Résultat historique pour Force India Fisichella termine deuxième L'accident de Massa L'accident de Massa Décès tragique de Henry Surtees

La saison 2009 a été intéressante mais beaucoup moins palpitante qu'en 2008. En 2010 on risque d'avoir encore des surprises mais la saison devrait être dominée par Red Bull, McLaren et peut-être Ferrari. Les autres vont sûrement provoquer des surprises mais je crois que Brawn Gp ne répètera pas son exploit de 2009 même s'il sera compétitif. N'oublions pas l'arrivée de 3 nouvelles équipes (Campos, USF1 et Lotus) et peut-être une quatrième avec le rachat de BMW Sauber.

Les changements pour 2010

Abandon du SREC.

Les ravitaillements en essence seront interdits (uniquement les changements de pneus).

Flap de l'aileron avant réglable par le pilote.

Flasques déflecteurs des roues interdites.

Pneus avant plus étroits.

Le réservoir d'essence passe d'une capacité de 110-120 litres à 230-240 litres.

Augmentation de l'empattement en longueur moyenne à 15-18 cm.

Boîte de vitesses plus compacte pour compenser la longueur de la voiture et pour faciliter l'utilisation du diffuseur.

Nouveau système de points : Les 10 premières places seront cotées de la façon suivante 25, 18, 15, 12, 10, 8, 6, 4, 2, 1.

La FIA a vu juste en 2010 afin de trouver une recette pour nous offrir un meilleur spectacle avec ses nouveaux règlements dont entre autre le nouveau système de pointage qui favorise les retours au classement avec plusieurs bonnes performances consécutives. En effet, les amateurs ont été bien gâtés avec plusieurs rebondissements et changements au sommet du classement général.

Red Bull a fait la pluie et le beau temps en dominant les autres équipes malgré un désavantage vis-à-vis McLaren avec son aileron arrière soufflé; désavantage qui a été rapidement comblé par la majorité des autres équipes. Autre fait; les pilotes Red Bull ont tout fait pour se saborder involontairement ou volontairement selon les courses. Webber n’a pas accepté la décision de l’équipe qui le mettait non officiellement deuxième pilote. Vettel a souvent mal réagit devant la pression en multipliant les gaffes en pilotant de façon trop agressive ou trop peu prudente entre autre avec son propre co-équipier. Vettel et Webber auraient du se disputer à eux seuls le titre mondial mais Alonso a su profiter des gaffes et malchances de Red Bull pour se hisser en tête presque jusqu’à la fin.
Red Bull 2010 McLaren 2010 Ferrari 2010 Mercedes 2010

Ferrari a bien fait toute la saison malgré un désavantage par rapport à Red Bull et McLaren. Même si le titre des constructeurs lui a échappé depuis plusieurs courses, elle pouvait espérer le titre des pilotes grâce à sa régularité. Tout semblait indiquer qu’Alonso remporterait le championnat mais une erreur de stratégie leur a coûté cet exploit lors du dernier Grand Prix de la saison à Abu Dhabi. Il faut reculer loin pour se souvenir d’une telle erreur de Ferrari en F1. En effet, Alonso était partit troisième même si une quatrième place était suffisante peu importe les résultats de Webber et Vettel. À cause d’un arrêt trop précoce, Alonso est demeuré derrière Petrov le reste de la course sans pouvoir le dépasser car la Renault avait une meilleure vitesse de pointe en ligne droite, ce qui ne lui permettait pas de s’approcher suffisamment pour pouvoir tenter quoi que ce soit afin de le dépasser.
Renault 2010 Williams 2010 Force India 2010 BMW Sauber 2010

Webber tant qu’à lui a connu une contre performance en qualification, le classant derrière Alonso et on sentait qu’il n’avait pas de réelle intention d’attaquer le pilote Ferrari, ce qui aurait grandement aidé son co-équipier; mais nous savions tous que les relations entre les deux pilotes Red Bull n’étaient pas au mieux. Petrov, ce nouveau venu a déçu toute la saison mais on doit dire qu’il en a surpris plus d’un en tenant le coup devant un pilote aussi expérimenté et talentueux qu’Alonso. Il a peut-être sauvé son poste pour l’an prochain.

Outre les pilotes vedette, mes coups de cœur vont aux pilotes Lewis Hamilton qui s’est bien battu toute la saison, Jenson Button qui a enlevé 2 victoires, Nico Rosberg qui a dominé son co-équipier Michael Schumacher toute la saison, Robert Kubica qui a été dans le top 10 en qualification toute la saison sauf à Abu Dhabi, Rubens Barrichello qui a terminé dixième au classement avec une voiture moyenne et Kamui Kobayashi qui a été spectaculaire toute la saison avec un handicap majeur en étant avec BMW Sauber.
Toro Rosso 2010 Lotus 2010 Hispania 2010 Virgin 2010

Mes déceptions vont aux pilotes Felipe Massa qui s’est effondré après qu’il ait eu la consigne d’équipe de laisser gagner Alonso en Allemagne et à Michael Schumacher qui a eu un comportement très douteux à plusieurs occasions, risquant de provoquer des accidents et accrochages inutiles avec d’autres pilotes. Les autres ont été performants selon la qualité de leur voiture et on ne peut pas vraiment leur reprocher grand chose ni leur donner un grand crédit pour avoir démontré un talent exceptionnel.

Pour ce qui est des écuries, Red Bull, McLaren et Ferrari nous ont donné un excellent spectacle tout le long de la saison; Mercedes a bien terminé l’année malgré un lent début, Renault et Williams ont performé dans la mesure du possible, BMW Sauber, Force India et Toro Rosso n’ont pas livré la marchandise, Lotus a démontré une vive volonté d’amélioration malgré une saison pitoyable tandis que Virgin et Hispania n’ont peut-être pas leur place en F1.
Aileron Arrière Soufflé de McLaren Pilotes F1 2010 Pilotes F1 2010 Vettel Champion du Monde 2010

2011 s’avère tout aussi excitante que 2010 car on devrait voir le retour du SREC, une nette amélioration pour plusieurs écuries et quelques surprises inattendues. Plusieurs pilotes réguliers ne méritent pas de revenir comme Liuzzi, Petrov et Kovalainen tandis que d’autres vont changer d’équipe comme cela arrive à chaque année. En terminant, félicitations à Sebastian Vettel pour tous ses records en F1 en étant le plus jeune pilote à réaliser tous ces exploits dont le plus jeune Champion du Monde de F1.

Les changements pour 2011

Retour du SREC.

Interdiction des ailerons flexibles et arrières soufflés.

Aileron arrière mobile.

Deuxième câble de retenu pour les roues en cas de collision.

Le poids limite passe à 640 kg pour compenser le surplus occasionné par le SREC.

Renforcement du plancher de Kevlar de 3 mm.

Sanctions plus sévères pour les manoeuvres douteuses lors de dépassements.

Sanctions plus sévères et plus variées pour tout autre infraction (peux aller du passage au puit à la discalification immédiate).

Interdiction de travailler la nuit sur les voitures.

Interdiction du mulet toujours en vigueur mais autorisation de préparer un châssis supplémentaire. Si le pilote l'utilise après les qualifications (accident ou bris), il partira des puits.

Retour du 107% du temps pour les qualifications.

Les pilotes devront faire 5 courses au lieu de 4 avec la même boîte de vitesses.

Les stratégies d'équipes sont à nouveau autorisées.

La vérification et le pesage se feront tout au long de la fin de semaine (du jeudi au dimanche et après chaque épreuve de qualification).

11 jeux de pneus autorisés (6 à gomme dure, 5 à gomme tendre) plus 4 jeux intermédiaires et 3 jeux de pluie. Les pilotes qui ont fait Q3 devront prendre le départ avec le même jeu de pneu.

Interdiction de l'aileron à design de requin.
L'année 2011 est synonyme de Red Bull et de Sebastian Vettel qui ont totalement dominé la saison. Vettel a fracassé le record de points et a battu le nombre de pôles en une saison détenu depuis 1992 par Nigel Mansell; en inscrivant 15 pôles.

Vettel a réellement démontré son talent en travaillant dans un climat plus détendu et a surpassé son coéquipier Mark Webber qui n'a pas livré la marchandise en terminant troisième au Championnat des pilotes avec la meilleure voiture du circuit.
Vettel et Red Bull Champions 2011 Vettel et Red Bull Champions 2011 Vettel et Red Bull Champions 2011

Les courses ont toutes été excitantes cette saison surtout à cause de l'aileron arrière mobile qui a permis des dépassements dans des endroits habituellement impossibles; même à Monaco nous avons été bien servi. Le SREC n'a pas eu l'impact voulu dans cette situation et l'aileron arrière mobile lui a volé la vedette mais le SREC a cette fois été mieux géré par les équipes et son principal apport se fera surtout sentir chez les voitures conventionnelles.

Deux autres pilotes ont volé la vedette : Jenson Button et Fernando Alonso qui ont très bien performés malgré un retard marqué des McLaren et Ferrari par rapport à Red Bull qui a même dominé sur des circuits qui normalement ne lui étaient pas avantageux. Lewis Hamilton a déçu avec des comportements en piste qui ont semé la discorde avec d'autres pilotes; un comportement qui a reflété sa vie privée qui a été très mouvementée en 2011. Il a tout de même terminé la saison avec une attitude plus relaxée.

McLaren et Ferrari ont progressé mais pas suffisament vite pour rattraper Red Bull mais la fin de la saison laisse promettre une année 2012 plus équilibrée entre ces 3 écuries. Felipe Massa a été ordinaire et ne semble pas avoir mieux progressé que sa voiture contrairement à Alonso qui a pu palier à ce manquement grâce à son talent.


Sebastian Vettel dans la Red Bull RB7 Jenson Button dans la McLaren MP4-26 Fernando Alonso dans la Ferrari F150 Michael Schumacher dans la Mercedes W02

Michael Schumacher et Nico Rosberg ont bien fait mais la Mercedes semble avoir subitement plafonnée, demeurant entre deux chaises avec des performances inférieures aux 3 meilleures mais supérieures aux autres. L'écurie va devoir faire une prise de conscience sur sa destinée car la maison mère semble se concentrer beaucoup à son image de marque par rapport à ses voitures de route plutôt qu'à la Formule 1.

Force India est demeurée elle-même mais elle a pu révéler le talent de Paul Di Resta qui a étonnamment surpris en passant de la catégorie DTM à la F1 comme si de rien n'était. Adrian Sutil tant qu'à lui a connu une saison égale à sa voiture.

Renault qui se nommera officiellement Lotus en 2012, a beaucoup souffert de l'absence de Robert Kubica qui permettait à l'équipe de progresser. Nick Heidfeld à été moyen mais on a vu Vitaly Petrov et Bruno Senna démontrer des signes encourageants pour le futur.


Nick Heidfeld dans la Renault R31 Adrian Sutil et Paul Di Resta dans la Force India VJM04 Sergio Pérez dans la Sauber C30 Sébastien Buémi dans la Toro Rosso STR-6

Même si Sauber n'a pas vraiment avancée, on s'attendait à mieux de Kamui Kobayashi qui nous avait démontré beaucoup de potentiel avec Toyota. Sergio Pérez s'est bien comporté et n'a pas été du tout ridicule en course.

Toro Rosso n'a pas profité des avancées de Red Bull et n'a pas eue un rendement égal. C'est une voiture qui a agréablement surprise lors de certaines courses et a fortement déçue en d'autres cas. Jaime Alguersuari et Sébastien Buémi ont subi beaucoup de pression vers la fin de la saison en recevant pratiquement un ultimatum s'ils ne performaient pas mieux. Ils ont subitement amélioré leur situation.

Williams a encore une fois énormément déçue et n'est plus l'écurie gagnante d'autrefois. C'est dommage car Franck Williams demeure le dernier pont entre l'ancienne époque des années 1960 et les années modernes. Il est le dernier propriétaire qui a en lui une véritable passion pour la F1 et j'ignore jusqu'à quand cela va durer mais lorsqu'il se retirera il nous manquera à tous. Tout comme son patron, Rubens Barrichello représente lui aussi un pont entre deux époques concernant les pilotes. Il détient le record pour le nombre de Grands Prix disputés et il semble que ce soit terminé pour lui en F1. Le nombre de 323 courses représente plus du tiers du nombre de Grands Prix de Formule 1 disputés dans l'histoire et il n'est pas prêt d'être battu. Pour ce qui est de Pastor Maldonado, on voit bien que c'est un pilote qui est là pour la commandite et n'apporte pas grand chose à l'équipe.


Rubens Barrichello et Pastor Maldonado dans la Williams FW33 Jarno Trulli dans la Team Lotus T128 Narain Karthikeyan dans la Hispania F111 Timo Glock dans la Virgin MVR-02

Pour ce qui est de Team Lotus, Virgin et Hispania, seule Team Lotus qui se nommera Caterham en 2012 semble être sérieuse. L'équipe a une réelle motivation pour poursuivre son chemin mais elle aura besoin de meilleurs pilotes que Heikki Kovalainen qui qu'en a moi n'a pas sa place en F1 et Jarno Trulli qui est en fin de carrière. Virgin semble avoir été abandonnée par son propriétaire Richard Branson qui a visiblement démissionné et Hispania n'a pas les moyens de suivre les autres même si la voiture prend moins de retard en course et a démontré plus de fiabilité cette saison. Elle a même surpassée Virgin en performances ce qui est tout de même une consolation. Son véritable problème est de trouver des pilotes de qualité tout comme Minardi le faisait malgré ses problème de performances.

Après la tempête Red Bull - Vettel en 2011, on peut s'attendre à une lutte plus serrée en 2012 avec McLaren et Ferrari qui devraient être plus compétitifs. Espérons qu'il y aura d'autres surprises inattendues.



Les changements pour 2012

Les sorties d'échappements sont désormais strictement règlementées afin de s'assurer que l'effet aérodynamique des gaz d'échappements sur la monoplace soit conservé à un minimum absolu;

Trois journées d'essais seront réalisées en cours de saison;

Les structures d'impact latéral seront désormais soumises à des tests revus à la hausse;

Une monoplace ne pourra plus prendre part aux essais de pré-saison sans avoir passé tous les crash-tests;

La durée maximale d'une course est fixée à 4 heures;

Avant que la voiture de sécurité ne rentre aux stands, les voitures à plus d'un tour seront autorisées à dépasser le safety car pour se remettre dans la file des voitures derrière le safety car pour ne pas gêner lors de la reprise;

Les monoplaces qui se trouvaient dans les stands lors de la suspension d'une course pourront être autorisés à rejoindre les autres monoplaces sur la grille dans la position où ils se trouvaient lors de la suspension de la course;

Les pilotes ne peuvent plus quitter la piste sans raison justifiée, par exemple couper une chicane lors des tours de reconnaissance ou lors d'un tour de rentrer aux stands pour gagner du temps pour conserver du carburant;

Les pilotes ne peuvent désormais plus revenir sur la trajectoire de course s'ils l'ont quittée pour défendre leur position;

Tous les pneumatiques alloués à un pilote peuvent désormais être utilisés lors de la première journée d'essais; avant seuls trois trains pouvaient être utilisés;
Le museau de l'aileron avant sera abaissé afin d'éviter qu'il aille frapper la tête du pilote en cas de collision.

2012 marquera l'histoire pour avoir été l'année qui a vu 8 pilotes différents remporter au moins une victoire dont 7 différents dans les 7 premières courses de la saison. Le suspense pour le championnat du monde tiendra jusqu'à la dernière épreuve malgré que Fernando Alonso possède une voiture déficiente par rapport à Sebastian Vettel et Lewis Hamilton.
Red Bull Champion du Monde des Constructeurs Ferrari termine 2e grâce à Alonso McLaren termine 3e à cause d'une manque de fiabilité

Sebastian Vettel remporte ainsi son troisième championnat du monde des pilotes en ayant profité de plusieurs malchances de Fernando Alonso qui semblait se diriger vers la première place. Ses 2 abandons en Belgique et au Japon ont permis à Vettel de prendre les devants et de garder l'avantage jusqu'à la fin. Alonso n'avait pas la meilleure voiture du circuit car Ferrari a terminé à 60 points de Red Bull, mais il marqua de précieux points à chaque course, terminant à seulement 3 points de Vettel.

Pour ce qui est des coéquipiers, Mark Webber a bien fait avec 2 victoires mais Felipe Massa a encore une fois déçu en ne se mettant a performer qu'en fin de saison. Les autres pilotes qui se sont démarqués sont Kimi Räikkönen avec la première victoire de Lotus depuis les 2 victoires d'Ayrton Senna en 1987, en terminant troisième au championnat; Lewis Hamilton avec 4 victoires qui aurait eu un meilleur sort avec une voiture plus fiable; Jenson Button avec 3 victoires, Nico Rosberg avec la première victoire de Mercedes depuis 1955 et Pastor Maldonado avec une stupéfiante victoire en ayant dominé toute la fin de semaine à Barcelone dans sa Williams.


Lotus remporte sa première victoire depuis 1987 Mercedes remporte sa première victoire depuis 1955 Sauber a étonné avec 4 podiums Force India demeure en milieu de peloton

Retenons la belle saison de Sauber avec ses 2 pilotes Kamui Kobayashi qui termina troisième au Japon et Sergio Pérez qui a réalisé 3 podiums et qui s'est fait remarqué en gérant très bien ses courses; ce qui lui permettra de passer à McLaren en 2013 en remplacement de Lewis Hamilton qui ira chez Mercedes avec le départ final de Michael Schumacher.


Williams a remporté une victoire surprenante malgré une saison décevante Toro Rosso stagne en milieu de peloton Caterham progresse lentement Marussia plafone depuis sa création

Romain Grosjean a montré beaucoup de vitesse en qualification mais s'est fait suspendre durant une course en ayant provoqué plusieurs abandons en étant trop téméraire en début de course; il a failli causer un drame en Belgique en faisant passer la Sauber de Pérez tout près du cockpit d'Alonso. Les pilotes Mercedes Nico Rosberg et Michael Schumacher ont eu une saison très décevante malgré la victoire de Rosberg et Schumacher n'a récolté qu'un maigre podium. Force India a connu une saison très ordinaire ainsi que Williams et Toro Rosso qui sont demeurés en milieu de peloton; et finalement Caterham, Marussia et Hispania n'ont pu encore une fois récolter un seul point. L'avenir d'Hispania est en ce moment incertain.


Hispania est le souffre douleur de la F1; son avenir est incertain Sebastian Vettel Champion du Monde des Pilotes Alonso termine à seulement 3 points de Vettel Une grande carrière qui se termine et une autre qui débute

En résumé, une saison très excitante avec des courses spectaculaires; principalement dû aux nouvelles technologies comprenant le SREC et le DRS qui permettent plus de dépassements. L'année 2013 s'annonce similaire avec quelques changements de pilotes mais pas trop dans le domaine technique des voitures avent la saison 2014 qui sera probablement une autre année charnière tout comme 1998 et 2009.

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