Talbot Sunbeam Lotus
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Talbot Sunbeam Lotus
Dans sa courte carrière, elle s'est appelée successivement Chrysler, Sunbeam, parfois Simca et enfin Talbot. Incapable dans ce chaos de se faire un nom, cet ultime fruit d'une industrie britannique décadente devra s'adjoindre un cinquième patronyme pour sortir de l'anonymat. Siglée Lotus et devenue audacieuse, elle s'offrira même un championnat du monde des rallyes.
était une fois quatre bonnes fées qui avaient pour nom Chrysler, Sunbeam, Simca et Talbot. La première était ruinée, la seconde sénile, la troisième épuisée et la quatrième se réveillait après un long sommeil. Elle se penchèrent sur le berceau d'une petite berline compacte et ratèrent complètement leur coup de baguette magique. Cherchant désespérément son identité, cette pauvre auto mal aimée et mal vendue semblait condamnée. Heureusement, Colin Chapman, un grand magicien veillait. D'un éclair de génie dont il a secret, il sauve l'orpheline en lui offrant prestige et noblesse. Affichant fièrement sa griffe Lotus, elle soigne son look en adoptant de belles peintures deux tons et se met résolument au sport en chaussant des jantes larges. Si elle ne peut toujours pas déclencher l'enthousiasme de l'adorateur de coupés italiens avec sa silhouette anguleuse, elle ne manque de séduire l'amateur de belles mécaniques. Ensorcellée par le quatre cylindres à seize soupapes conçu par Colin Chapman, la Talbot Sundman Lotus s'offre des performances de premier plan en flirtant sans pudeur avec les 200 km/h. Une jolie fleur dans une peau de vache...
Georges Brassens nous avait bien prévenu dans sa chanson que les apparences sont trompeuses. Cette Anglaise n'a rien d'une Lady et elle ne s'encombre pas de bonnes manières. Elle est bruyante, gourmande en carburant, peu accueillante et guère confortable. Propulsion typée à la limite de la caricature, elle possède le caractère mais aussi les défauts d'un pur-sang et sa conduite sur chaussée humide tient souvent plus dressage que du pilotage. Mais quel tempérament sur le sec: des accélérations à couper le souffle, des montées en régime franches et une direction d'une infaillible précision. Un cocktail explosif à consommer toutefois avec modération car son freinage ne se montre pas d'une redoutable efficacité.
Rare mais peu recherchée, la Talbot Sunbeam Lotus peut être considérée comme une bonne affaire en regard de ses tarifs: de 10 000 F pour une base saine à restaurer à 10 000 euros pour un modèle en excellent état Pour ce prix, peu de véhicules peuvent , en effet, se flatter de possèder un moteur signé par Colin Chapman, des performances de premier plan et un titre mondial des rallyes !
Fiable sur le plan mécanique et peu sensible à la corrosion, la Talbot Sunbeam Lotus est presque une voiture sans histoire à condition de bénéficier d'un entretien soigné. La faiblesse de sa batterie est la seule ombre à ce tableau idyllique. Mais connaissez vous une Anglaise sans pépins électriques...
Carte d'identité
Moteur : 4 cyl. en ligne
Cylindrée : 2172 cm3
Puissance : 155 ch
Vitesse maxi : 200 km/h




était une fois quatre bonnes fées qui avaient pour nom Chrysler, Sunbeam, Simca et Talbot. La première était ruinée, la seconde sénile, la troisième épuisée et la quatrième se réveillait après un long sommeil. Elle se penchèrent sur le berceau d'une petite berline compacte et ratèrent complètement leur coup de baguette magique. Cherchant désespérément son identité, cette pauvre auto mal aimée et mal vendue semblait condamnée. Heureusement, Colin Chapman, un grand magicien veillait. D'un éclair de génie dont il a secret, il sauve l'orpheline en lui offrant prestige et noblesse. Affichant fièrement sa griffe Lotus, elle soigne son look en adoptant de belles peintures deux tons et se met résolument au sport en chaussant des jantes larges. Si elle ne peut toujours pas déclencher l'enthousiasme de l'adorateur de coupés italiens avec sa silhouette anguleuse, elle ne manque de séduire l'amateur de belles mécaniques. Ensorcellée par le quatre cylindres à seize soupapes conçu par Colin Chapman, la Talbot Sundman Lotus s'offre des performances de premier plan en flirtant sans pudeur avec les 200 km/h. Une jolie fleur dans une peau de vache...
Georges Brassens nous avait bien prévenu dans sa chanson que les apparences sont trompeuses. Cette Anglaise n'a rien d'une Lady et elle ne s'encombre pas de bonnes manières. Elle est bruyante, gourmande en carburant, peu accueillante et guère confortable. Propulsion typée à la limite de la caricature, elle possède le caractère mais aussi les défauts d'un pur-sang et sa conduite sur chaussée humide tient souvent plus dressage que du pilotage. Mais quel tempérament sur le sec: des accélérations à couper le souffle, des montées en régime franches et une direction d'une infaillible précision. Un cocktail explosif à consommer toutefois avec modération car son freinage ne se montre pas d'une redoutable efficacité.
Rare mais peu recherchée, la Talbot Sunbeam Lotus peut être considérée comme une bonne affaire en regard de ses tarifs: de 10 000 F pour une base saine à restaurer à 10 000 euros pour un modèle en excellent état Pour ce prix, peu de véhicules peuvent , en effet, se flatter de possèder un moteur signé par Colin Chapman, des performances de premier plan et un titre mondial des rallyes !
Fiable sur le plan mécanique et peu sensible à la corrosion, la Talbot Sunbeam Lotus est presque une voiture sans histoire à condition de bénéficier d'un entretien soigné. La faiblesse de sa batterie est la seule ombre à ce tableau idyllique. Mais connaissez vous une Anglaise sans pépins électriques...
Carte d'identité
Moteur : 4 cyl. en ligne
Cylindrée : 2172 cm3
Puissance : 155 ch
Vitesse maxi : 200 km/h




Un mythe, Une passion, une légende
Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."


Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."


Re: Talbot Sunbeam Lotus
Petite rectification, cher ami... à ne pas prendre mal !
Sunbeam était depuis un bon moment déjà une Talbot... de la branche anglaise d'origine.
La branche française était Talbot, certes, mais Darracq, puis "Lago", quand Sunbeam-Talbot-Darracq est entré dans le giron de Rootes, en 1938 !
Là où l'affaire se corse, c'est quand la branche française de Talbot (Lago, donc) bouffée par Simca, elle-même bouffée par Chrysler, qui avait bouffé Rootes, s'est retrouvée à rebaptiser la Sunbeam...Talbot, par la grâce des mariages internationaux !
Jusqu'au jour où tout ça a été refourgué à Peugeot, et a disparu.
...et je ne suis pas sûr de ne pas m'être planté quelque part !
http://www.motorbase.com/manufacturer/by-id/107
Une Sunbeam-Talbot "2 liter" de 1938

Sunbeam était depuis un bon moment déjà une Talbot... de la branche anglaise d'origine.
La branche française était Talbot, certes, mais Darracq, puis "Lago", quand Sunbeam-Talbot-Darracq est entré dans le giron de Rootes, en 1938 !
Là où l'affaire se corse, c'est quand la branche française de Talbot (Lago, donc) bouffée par Simca, elle-même bouffée par Chrysler, qui avait bouffé Rootes, s'est retrouvée à rebaptiser la Sunbeam...Talbot, par la grâce des mariages internationaux !
Jusqu'au jour où tout ça a été refourgué à Peugeot, et a disparu.
...et je ne suis pas sûr de ne pas m'être planté quelque part !
http://www.motorbase.com/manufacturer/by-id/107
Une Sunbeam-Talbot "2 liter" de 1938













