Circuit de Rouen-les-Essarts
Page 1 sur 1•
Circuit de Rouen-les-Essarts
Le Circuit de Rouen-les-Essarts est un circuit de course automobile français d’une longueur de 6,542 km, installé sur la commune de Grand-Couronne près de Rouen.
Dès son ouverture en 1950, le circuit de Rouen-les-Essarts a été reconnu comme un des meilleurs circuits d'Europe, avec des stands modernes, une large piste et des tribunes pour les spectateurs. Le circuit (qui utilisait des routes publiques) présentait néanmoins quelques défauts comme un virage pavé en épingle à cheveux et des endroits sans visibilité dans les parties boisées du parcours.
Le Circuit de Rouen-les-Essarts a accueilli cinq Grands Prix de France de Formule 1, le dernier en 1968 où Jo Schlesser trouva la mort dans l’incendie de sa voiture. Le circuit continuera à accueillir les épreuves de Formule 2 jusqu'à 1978 et sera utilisé pour divers championnats automobiles français.
Le circuit a connu plusieurs configurations différentes. Depuis sa construction en 1950 sa longueur était de 5,1 km, en 1955, des travaux importants l'ont porté à 6,542 km, sa configuration la plus célèbre. La construction d'une nouvelle autoroute traversant le circuit a vu une nouvelle section de piste construite et la longueur de la piste a été réduite à 5,543 km. Finalement, en 1974, une chicane permanente a été construite à Six Frères et cette partie du circuit a été rebaptisée Des Roches.
Le circuit a été fermé en 1994 pour des raisons économiques et de sécurité, puisqu'il est très difficile d'organiser une course de voitures sur des routes publiques en faisant respecter les normes modernes de sécurité.
Il est toujours possible de rouler sur la configuration de circuit originale. En 1999, toute preuve du passé de compétition automobile a été effacée, y compris par la démolition des tribunes et des stands. Le secteur pavé de l’épingle à cheveux au Nouveau Monde a également été asphalté
Anecdotes
Le nom Les Essarts vient d’un village qui a été incorporé dans la commune de Grand-Couronne en 1874.
Le circuit accueillit le Tour de France 1954 et 1956 cycliste pour un contre la montre.
Rouen 1968
La triste édition 1968 disputée sur le circuit de Rouen-les-Essarts. Triste car le français Jo Schlesser y trouva la mort alors qu’il disputait à 40 ans son premier Grand Prix "au volant d’une vraie formule 1". L’année 1968 fut particulièrement dramatique et à l’approche du jour de la course, le 7 juillet, un sinistre pressentiment envahissait le paddock. En effet, le 7 avril, le grand Jim Clark disparaissait au cours d’une course de F2 à Hockenheim, puis ce fut le tour de Mike Spence le 7 mai et enfin de Lodovico Scarfiotti le 8 juin.
Malheureusement la funeste coïncidence des dates se vérifia une nouvelle fois sur le circuit normand. Le peloton entamait son troisième tour sur une piste grasse lorsque la Honda de Schlesser sortit trop large de la courbe des Six-Frères et alla frapper le talus. Sous le choc, la monoplace dont le réservoir contenait encore 200 litres de carburant, prit feu instantanément. La chaleur était telle autour du brasier qu’aucun secouriste ne put s’en approcher pour tenter de sauver l’infortuné pilote. Jo Schlesser était un ami intime de Guy Ligier qui, pour lui rendre hommage, baptise encore aujourd’hui ses voitures des initiales "JS".
La course proprement dite se disputa sur une piste détrempée et vit pour la première fois la victoire du tout jeune Jacky Ickx (22 ans) au volant d’une Ferrari devant la Honda de Surtees et la Matra-Ford de Stewart. Le pilote belge profita de son choix de pneus avant de départ pour littéralement surclasser ses adversaires et les reléguer tous à près d’un tour.


Palmarès
6 juillet 1952 France Rouen les Essarts ASCARI Alberto Ferrari
2 7 juillet 1957 France Rouen les Essarts FANGIO Juan-Manuel Maserati
3 8 juillet 1962 France Rouen les Essarts GURNEY Dan Porsche
4 28 juin 1964 France Rouen les Essarts GURNEY Dan Brabham
5 7 juillet 1968 France Rouen les Essarts ICKX Jacky Ferrari
Dès son ouverture en 1950, le circuit de Rouen-les-Essarts a été reconnu comme un des meilleurs circuits d'Europe, avec des stands modernes, une large piste et des tribunes pour les spectateurs. Le circuit (qui utilisait des routes publiques) présentait néanmoins quelques défauts comme un virage pavé en épingle à cheveux et des endroits sans visibilité dans les parties boisées du parcours.
Le Circuit de Rouen-les-Essarts a accueilli cinq Grands Prix de France de Formule 1, le dernier en 1968 où Jo Schlesser trouva la mort dans l’incendie de sa voiture. Le circuit continuera à accueillir les épreuves de Formule 2 jusqu'à 1978 et sera utilisé pour divers championnats automobiles français.
Le circuit a connu plusieurs configurations différentes. Depuis sa construction en 1950 sa longueur était de 5,1 km, en 1955, des travaux importants l'ont porté à 6,542 km, sa configuration la plus célèbre. La construction d'une nouvelle autoroute traversant le circuit a vu une nouvelle section de piste construite et la longueur de la piste a été réduite à 5,543 km. Finalement, en 1974, une chicane permanente a été construite à Six Frères et cette partie du circuit a été rebaptisée Des Roches.
Le circuit a été fermé en 1994 pour des raisons économiques et de sécurité, puisqu'il est très difficile d'organiser une course de voitures sur des routes publiques en faisant respecter les normes modernes de sécurité.
Il est toujours possible de rouler sur la configuration de circuit originale. En 1999, toute preuve du passé de compétition automobile a été effacée, y compris par la démolition des tribunes et des stands. Le secteur pavé de l’épingle à cheveux au Nouveau Monde a également été asphalté
Anecdotes
Le nom Les Essarts vient d’un village qui a été incorporé dans la commune de Grand-Couronne en 1874.
Le circuit accueillit le Tour de France 1954 et 1956 cycliste pour un contre la montre.
Rouen 1968
La triste édition 1968 disputée sur le circuit de Rouen-les-Essarts. Triste car le français Jo Schlesser y trouva la mort alors qu’il disputait à 40 ans son premier Grand Prix "au volant d’une vraie formule 1". L’année 1968 fut particulièrement dramatique et à l’approche du jour de la course, le 7 juillet, un sinistre pressentiment envahissait le paddock. En effet, le 7 avril, le grand Jim Clark disparaissait au cours d’une course de F2 à Hockenheim, puis ce fut le tour de Mike Spence le 7 mai et enfin de Lodovico Scarfiotti le 8 juin.
Malheureusement la funeste coïncidence des dates se vérifia une nouvelle fois sur le circuit normand. Le peloton entamait son troisième tour sur une piste grasse lorsque la Honda de Schlesser sortit trop large de la courbe des Six-Frères et alla frapper le talus. Sous le choc, la monoplace dont le réservoir contenait encore 200 litres de carburant, prit feu instantanément. La chaleur était telle autour du brasier qu’aucun secouriste ne put s’en approcher pour tenter de sauver l’infortuné pilote. Jo Schlesser était un ami intime de Guy Ligier qui, pour lui rendre hommage, baptise encore aujourd’hui ses voitures des initiales "JS".
La course proprement dite se disputa sur une piste détrempée et vit pour la première fois la victoire du tout jeune Jacky Ickx (22 ans) au volant d’une Ferrari devant la Honda de Surtees et la Matra-Ford de Stewart. Le pilote belge profita de son choix de pneus avant de départ pour littéralement surclasser ses adversaires et les reléguer tous à près d’un tour.


Palmarès
6 juillet 1952 France Rouen les Essarts ASCARI Alberto Ferrari
2 7 juillet 1957 France Rouen les Essarts FANGIO Juan-Manuel Maserati
3 8 juillet 1962 France Rouen les Essarts GURNEY Dan Porsche
4 28 juin 1964 France Rouen les Essarts GURNEY Dan Brabham
5 7 juillet 1968 France Rouen les Essarts ICKX Jacky Ferrari
Un mythe, Une passion, une légende
Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."

Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."


Modena49- Administrateur




- Messages : 1424
Inscrit le : 11 Mar 2008
Age : 59
Localisation : Suisse Genève
Emploi/loisirs : Fonctionnaire Ma collection de ferraris
Humeur : Un ptit sourire fait tellement plaisir
Re: Circuit de Rouen-les-Essarts
Ce circuit avait quelque chose de Spa, avec ses montées et ses descentes ultra-rapides. Splendide.
Le freinage du Nouveau Monde était impressionnant à voir.
Je l'ai déjà écrit, j'étais dans la remontée, après l'épingle, presqu'en face de là où Schlesser a eu son accident.
La stupeur a été totale, alors que nous venions tous voir un pilote français dans une nouvelle auto qui se révèlerait peut-être compétitive...
Après, la victoire d'Ickx est passée presque inaperçue. Et pourtant, il la méritait bien.
On attendait beaucoup des matra de Stewart et Beltoise, après la Hollande.
Malheureusement, leurs pneus se révélèrent nettement moins performants en France.
C'est le dernier GP auquel j'aie assisté sur un circuit, après je me suis contenté d'aller voir les essais au Castellet, et de voir les courses à la télé.
Le freinage du Nouveau Monde était impressionnant à voir.
Je l'ai déjà écrit, j'étais dans la remontée, après l'épingle, presqu'en face de là où Schlesser a eu son accident.
La stupeur a été totale, alors que nous venions tous voir un pilote français dans une nouvelle auto qui se révèlerait peut-être compétitive...
Après, la victoire d'Ickx est passée presque inaperçue. Et pourtant, il la méritait bien.
On attendait beaucoup des matra de Stewart et Beltoise, après la Hollande.
Malheureusement, leurs pneus se révélèrent nettement moins performants en France.
C'est le dernier GP auquel j'aie assisté sur un circuit, après je me suis contenté d'aller voir les essais au Castellet, et de voir les courses à la télé.















