Paris Vienne
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Paris Vienne
En 1902, l'Automobile Club de France organise une épreuve entre Paris et Vienne.
Cette fois, les frères Renault décident de ne plus se cantonner aux victoires dans leurs catégories, mais ils s'engagent sur deux fronts avec quatre voiturettes (Type I 10CV) et trois voitures qui courent pour le classement général (Type K 24 CV). Ces dernières, les fameuses type K sont pourvues du tout premier moteur 4 cylindres de la marque.
Elles possèdent déjà cette fameuse silhouette avec leurs capots "Alligator" qui fera partie du patrimoine Renault à venir, et qui permettra de reconnaître facilement une Renault. Une marque de fabric' en fait.
La face avant est inclinée, pour ne pas dire profilée, et leur capot en pente douce est encore flanqué de radiateurs latéraux. La transmission aux roues arrières s'effectue par chaîne. Le 26 Juin au petit matin, les voitures se présentent place de la Concorde à Paris afin de procéder aux formalités de vérification.
Chaque équipage comporte un pilote et son mécanicien. Les trois Renault type K sont pilotées par Louis Renault, son frère Marcel, et Louvet.
Marcel, inquiet, tourne en rond devant l'hôtel Crillon, il est nerveux, impatient, inquiet, la tension monte. L'heure du départ approche. Marcel se change, troque son chapeau melon contre un casque de cuir, chausse ses lunettes et enfile ses gants. Cela faisait 6 heures qu'il attendait. Il va enfin pouvoir s'élancer au volant de sa voiture d'un rouge couleur sang, avec le numéro 147.
La première étape mène de Paris à Belfort: 408 kilomètres de route sans histoires. Des commissaires sont placés aux endroits stratégiques; ils agitent un drapeau bleu pour demander un ralentissement à l'approche d'un village, ou d'un virage dangereux. Et quand ils brandissent un drapeaux jaunes, les pilotes doivent obligatoirement s'arrêter. Et oui, les "codes" des couleurs de drapeaux ne sont pas les même qu'en F1 de nos jours.
Parti parmi les derniers, Marcel Renault est contraint de dépasser de nombreux concurrents moins rapides que lui, afin de soutenir un vitesse élevée. Chaque dépassement est dangereux, car sur ces routes sinueuses et non revêtues, les voitures soulèvent d'impressionnants nuages de poussière au travers desquels il faut deviner sa trajectoire.
Le deuxième jour, le 27 juin 1902, la course est neutralisée. La route reliant Belfort à Bregenz et un simple parcours de liaison à travers la Suisse.
En effet, ce pays n'est pas habilité à organiser des courses automobiles et il n'y a aucun service de surveillance mis en place le long de ses routes. Les concurrents ont donc le temps de jouer aux touristes en traversant les Alpes à 30 km/h de moyenne....
Le lendemain, les choses sérieuses reprennent. Le parcours devient plus sinueux, les routes plus étroites, les dépassement sont de plus en plus dangereux et aventureux.
Marcel Renault est parti de Bregenz en 23ème position, et avec la montée de l'Arlberg, les conditions de circulation se détériorent. Par endroit, la chaussée a été ravinée par le déferlement des torrents. Les accidents sont inévitables. Louis Renault lui-même sera victime d'une sortie de route après avoir essayé de doubler un de ses rivaux; il brisera une roue en heurtant un talus et terminera l'étape au ralenti afin de faire réparer sa voiture à Salzbourg. Marcel, soucieux de l'accident de son frère termine tout de même septième au classement général et second de sa catégorie.
Mais la course n'est pas finie...
Le 29 Juin, le départ de la troisième étape est annoncé. Marcel Renault est désormais le seul sur une Renault à pouvoir remporter l'épreuve. Il part donc le couteau entre les dents avec une seule idée en tête: battre Edmond sur Darracq, qui occupe la tête de la catégorie. S'annonce alors une formidable course contre la montre: après les 75 premiers kilomètres, c'est chose faite: il passe devant Edmond. Marcel est désormais troisième mais il ne veut pas s'en satisfaire et vise maintenant la victoire au général.
Il décide d'augmenter encore un peu plus l'allure tout en prenant bien soin de ménager ses pneumatiques. Après la traversée de Saint-Ploten, il dépasse la Mercedes de Zborowski. Il n'a plus devant lui que Maurice Farman. Il en viendra aussi à bout. Vienne est en vue.
C'est ainsi que Marcel Renault, formidable pilote, entre en grand vainqueur dans l'une des plus bouillonnantes capitales de ce tout début de siècle.
Un an plus tard, Marcel Renault se tuera dans cette même course. Il était donc normal de rendre hommage à ce fabuleux pilote, qui a beaucoup contribué à l'image de Renault.

Cette fois, les frères Renault décident de ne plus se cantonner aux victoires dans leurs catégories, mais ils s'engagent sur deux fronts avec quatre voiturettes (Type I 10CV) et trois voitures qui courent pour le classement général (Type K 24 CV). Ces dernières, les fameuses type K sont pourvues du tout premier moteur 4 cylindres de la marque.
Elles possèdent déjà cette fameuse silhouette avec leurs capots "Alligator" qui fera partie du patrimoine Renault à venir, et qui permettra de reconnaître facilement une Renault. Une marque de fabric' en fait.
La face avant est inclinée, pour ne pas dire profilée, et leur capot en pente douce est encore flanqué de radiateurs latéraux. La transmission aux roues arrières s'effectue par chaîne. Le 26 Juin au petit matin, les voitures se présentent place de la Concorde à Paris afin de procéder aux formalités de vérification.
Chaque équipage comporte un pilote et son mécanicien. Les trois Renault type K sont pilotées par Louis Renault, son frère Marcel, et Louvet.
Marcel, inquiet, tourne en rond devant l'hôtel Crillon, il est nerveux, impatient, inquiet, la tension monte. L'heure du départ approche. Marcel se change, troque son chapeau melon contre un casque de cuir, chausse ses lunettes et enfile ses gants. Cela faisait 6 heures qu'il attendait. Il va enfin pouvoir s'élancer au volant de sa voiture d'un rouge couleur sang, avec le numéro 147.
La première étape mène de Paris à Belfort: 408 kilomètres de route sans histoires. Des commissaires sont placés aux endroits stratégiques; ils agitent un drapeau bleu pour demander un ralentissement à l'approche d'un village, ou d'un virage dangereux. Et quand ils brandissent un drapeaux jaunes, les pilotes doivent obligatoirement s'arrêter. Et oui, les "codes" des couleurs de drapeaux ne sont pas les même qu'en F1 de nos jours.
Parti parmi les derniers, Marcel Renault est contraint de dépasser de nombreux concurrents moins rapides que lui, afin de soutenir un vitesse élevée. Chaque dépassement est dangereux, car sur ces routes sinueuses et non revêtues, les voitures soulèvent d'impressionnants nuages de poussière au travers desquels il faut deviner sa trajectoire.
Le deuxième jour, le 27 juin 1902, la course est neutralisée. La route reliant Belfort à Bregenz et un simple parcours de liaison à travers la Suisse.
En effet, ce pays n'est pas habilité à organiser des courses automobiles et il n'y a aucun service de surveillance mis en place le long de ses routes. Les concurrents ont donc le temps de jouer aux touristes en traversant les Alpes à 30 km/h de moyenne....
Le lendemain, les choses sérieuses reprennent. Le parcours devient plus sinueux, les routes plus étroites, les dépassement sont de plus en plus dangereux et aventureux.
Marcel Renault est parti de Bregenz en 23ème position, et avec la montée de l'Arlberg, les conditions de circulation se détériorent. Par endroit, la chaussée a été ravinée par le déferlement des torrents. Les accidents sont inévitables. Louis Renault lui-même sera victime d'une sortie de route après avoir essayé de doubler un de ses rivaux; il brisera une roue en heurtant un talus et terminera l'étape au ralenti afin de faire réparer sa voiture à Salzbourg. Marcel, soucieux de l'accident de son frère termine tout de même septième au classement général et second de sa catégorie.
Mais la course n'est pas finie...
Le 29 Juin, le départ de la troisième étape est annoncé. Marcel Renault est désormais le seul sur une Renault à pouvoir remporter l'épreuve. Il part donc le couteau entre les dents avec une seule idée en tête: battre Edmond sur Darracq, qui occupe la tête de la catégorie. S'annonce alors une formidable course contre la montre: après les 75 premiers kilomètres, c'est chose faite: il passe devant Edmond. Marcel est désormais troisième mais il ne veut pas s'en satisfaire et vise maintenant la victoire au général.
Il décide d'augmenter encore un peu plus l'allure tout en prenant bien soin de ménager ses pneumatiques. Après la traversée de Saint-Ploten, il dépasse la Mercedes de Zborowski. Il n'a plus devant lui que Maurice Farman. Il en viendra aussi à bout. Vienne est en vue.
C'est ainsi que Marcel Renault, formidable pilote, entre en grand vainqueur dans l'une des plus bouillonnantes capitales de ce tout début de siècle.
Un an plus tard, Marcel Renault se tuera dans cette même course. Il était donc normal de rendre hommage à ce fabuleux pilote, qui a beaucoup contribué à l'image de Renault.

Un mythe, Une passion, une légende
Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."


Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."


Re: Paris Vienne
Heu... y aurait pas comme une erreur, là ?
...Vienne est en vue.
C'est ainsi que Marcel Renault, formidable pilote, entre en grand vainqueur dans l'une des plus bouillonnantes capitales de ce tout début de siècle.
Un an plus tard, Marcel Renault se tuera dans cette même course. Il était donc normal de rendre hommage à ce fabuleux pilote, qui a beaucoup contribué à l'image de Renault.
Re: Paris Vienne
Guylaine?
Quoi mes pensées?
Quand deux doyens se tirent la pipe tu t'enlèves de là!
Merci ma pensée j'exécute et
Quoi mes pensées?
Quand deux doyens se tirent la pipe tu t'enlèves de là!
Merci ma pensée j'exécute et

Re: Paris Vienne
C'est juste pour taquiner, et parce que la formulation n'est pas très précise.
En réalité, on comprend bien que Paris-Vienne et Paris-Madrid s'inscrivent dans la continuité.
En réalité, on comprend bien que Paris-Vienne et Paris-Madrid s'inscrivent dans la continuité.
Re: Paris Vienne
Pas besoin juste à faire exploser son micro-onde et ça va on a toutes les sensations
::Je suis dans la cave pour me changer d'air justement! 
::Je suis dans la cave pour me changer d'air justement! 
Re: Paris Vienne
Evil Possum a écrit:C'est juste pour taquiner, et parce que la formulation n'est pas très précise.
En réalité, on comprend bien que Paris-Vienne et Paris-Madrid s'inscrivent dans la continuité.
1902 : victoire de Marcel Renault dans la course Paris-Vienne.
1903 : mort de Marcel Renault dans la course Paris-Madrid.
Un mythe, Une passion, une légende
Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."


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Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."


Re: Paris Vienne
Moi quand tu veux pas de problème
Un mythe, Une passion, une légende
Ferrarisimo nel sangue e nel cuore da allora sempre
Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
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Je n'ai jamais été un grand constucteur.
Je n'ai jamais rêvé de le devenir.
Je reste un artisan provincial."

















Je ne peux plus sentir ma cave
Doyen et toi le grand spécialiste Modena??